Arts et spectacles

  • Basquiat

    Collectif

    Depuis la mort de jean-michel basquiat en 1988, l'intérêt suscité par son oeuvre ne s'est jamais démenti, tant du point de vue du marché (il est toujours aujourd'hui l'un des artistes les plus chers du monde) que du point de vue de l'histoire de l'art, et même de l'histoire tout court.
    C est que, au-delà de son aventure personnelle, celle d'un météore qui a traversé et conquis le champ de l'art en huit courtes années, il aura, selon l'heureuse expression de bernard millet, " laissé un signe, une parole, une écriture terrifiante et implacable qui ne cesse de raconter des faits de civilisation [...] " cinquante-sept reproductions en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de basquiat.
    Un texte clair et précis i situe son oeuvre dans le xxe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • Il est aussi intéressant qu'audacieux de rééditer un ouvrage auquel Picasso avait contribué de son vivant. Cette édition soignée révèle à quel point l'artiste, on le sait, aime expérimenter : la gravure sur linoléum est un nouveau terrain de jeu qu'il investit d'emblée avec autorité, même s'il n'a jusque-là utilisé la gravure sur bois que de manière exceptionnelle.
    D'emblée il s'autorise tous les sujets : de la corrida à une interprétation d'un portrait de femme de Cranach, des portraits alternant versions naturalistes et abstraites aux bacchanales à l'atmosphère sereine... Il ne fait aucun doute pour Wilhelm Boeck que « ce qui caractérise ces gravures sur lino, c'est la synthèse de la matière et de la technique avec les métamorphoses d'une oeuvre multiforme qui n'obéit qu'à son créateur ».

  • Van gogh

    Collectif

    Soixante-deux oeuvres et documents reproduits en grand format invitent à un parcours passionnant dans l'univers de van gogh.
    Un texte clair et précis situe son oeuvre dans le xixe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • Car racing 1968 Nouv.

  • Erró 2015-2018

    Stephane Correard

    Le jeune Erró, 87 ans en 2019 s'amuse de la verve des grands maîtres et plus spécialement, ces trois dernières années, de celle Picasso. Car Erró aime visiter galeries et expositions du monde entier, dont « Picasso.mania » à laquelle il a lui-même participé au Grand Palais en 2015 : il s'est réapproprié l'artiste luimême et son entourage, ses références mêmes, devenus sujets d'Erró, en les bousculant à sa manière dans des séries dont les titres - « Face Framing » ; « Blue Manga Framing », « For Men » - suffisent à annoncer «les couleurs» !
    Les multiples déclinaisons du format carré très présent sont bien décrites par l'auteur qui, connaissant son Erró par coeur saisit les réminiscences à l'oeuvre... dans l'oeuvre, tout en débusquant simultanément des allusions aux mangas ou au Street Art.

  • Il s'agit du premier livre d'art consacré à la mémoire des artistes, célèbres ou anonymes, qui ont mis leur créativité au service de l'abolition de la traite et de l'esclavage des êtres humains. Plus d'une centaine d'oeuvres reproduites témoignent de l'âpreté du combat autant que de la force d'engagement de ces écrivains et artistes tout au long des cinq siècles écoulés et jusqu'à la période la plus contemporaine.

  • Cet ouvrage particulier est le fruit d'une rencontre inattendue entre Tahar Ben Jelloun, célèbre écrivain, poète et calligraphe, et Thomas Dhellemmes, photographe aussi élégant que discret. Lorsque le premier découvre les photos du second, son enthousiasme se manifeste par la création spontanée et simultanée de textes pour accompagner les photographies et de dessins évocateurs à la fois de la calligraphie et de l'enluminure traditionnelle

  • Cinquante reproductions en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de zao wou-ki.
    Un texte clair et précis situe ses oeuvres dans le xxe siècle, montre ses découvertes et raconte l'histoire de sa vie.
    Zao wou-ki est un peintre tout à fait universel et profondément chinois : il est permis de parler à son propos d'une " tentation de l'occident " - en particulier pour avoir choisi la voie de la peinture à l'huile qui n'est pas une technique chinoise. mais il reste essentiellement un peintre oriental puisque son oeuvre révèle tout ce qui atteste le caractère sacré de l'art chinois.

  • Skate art

    Romain Hurdequint

    T out comme le street art s'est popularisé et imposé, de la rue aux salles des ventes puis même dans les musées pour devenir un mouvement artistique reconnu, le skate art tend à faire de même. Aujourd'hui la planche se montre sur les cimaises des galeries et l'objet dépasse sa pratique. De plus en plus prisés par les artistes et les créateurs, la planche de skateboard est devenue un support artistique, et une source d'inspiration intarissable. Devenu le reflet des différents mouvements de notre société, cet objet usuel ordinaire est en constante évolution, passant de jeux de matières, de formes, de graphismes soignés et d'oeuvres délirantes. Le skate art n'a pas fini de nous surprendre et de faire parler de lui !

  • La tauromachie dans l'oeuvre de Picasso.Toros...Le mot seul possède une magie. Il ouvre à l'imagination les portes d'un monde. L'accent espagnol le rend encore plus évocateur, la première syllabe fichée avec violence comme pieu en terre, la seconde soufflée, rauque, se prolongeant en écho, comme l'appel et le défi que l'homme jette au fauve.
    De tels mots sont les sésames d'un merveilleux moderne. Ils ont résisté à l'inflation de la publicité touristique et aux interprétations littéraires.
    Aucun écrivain n'a su cependant transcender de sujet comme le plasticien qu'est Picasso. Sans renoncer à la représentation du sujet, Picasso sélectionne ses aspects les plus significatifs et son art confère à la corrida une valeur symbolique qui dépasse singulièrement le spectacle folklorique auquel l'ignorance de ses détracteurs la réduit arbitrairement.
    La tauromachie tient une place considérable dans tout l'oeuvre de Picasso.
    Dès 1890, il dessinait des scènes de corrida.

    On partage le goût passionné de Picasso pour la tauromachie, on communie avec lui dans l'enthousiasme de la grande fête populaire, on croit comprendre soudain ce qu'il voit, ce qu'il sent, ce qu'il retient et, comme pour le public, le drame se situe bien au-dessus du duel qui oppose la bête énorme à l'homme vulnérable « chaussé de bs roses » pour reprendre l'expression de Dominguin.

    A travers Picasso, la corrida signifie pour nous autant que pour lui.

    La corrida, c'est la poésie profonde du pays natal, un des visages éternels de l'Espagne, des règles strictes et inhumaines comme l'inquisition, mais aussi un lyrisme à la Lorca.

    La corrida, c'est un motif artistique d'une richesse merveilleuse et déconcertante, c'est les courbes impressionnantes de l'arène, c'est le soleil éblouissant qui blanchit le sable, c'est des jeux d'ombres et de lumières infinis, c'est un répertoire de formes étranges, tantôt figées comme des statues, tantôt filant comme des astéroïdes, et si notre oeil ne parvient plus à les saisir, le crayon de Picasso, lui, le peut.

    La corrida, c'est un thème humain éternel, un symbole vivant. Je n'ose la comparer au combat renouvelé du bien et du mal...

    C'est un mythe qui date des origines de l'humanité, une figuration où chaque spectateur se débarrasse de ses terreurs et de son agressivité, c'est Thésée mettant un terme à l'odieux sacrifice exigé par le Minotaure, et depuis des siècles se rejoue, comme une cérémonie expiatoire, la mort du monstre divin affamé de chair.
    Le torero répétant le geste de Thésée trace de sa cape un dédale mouvant autour de la bête avant de l'affronter, le dos au soleil, en un hallucinant tête- à- tête auquel il ne peut échapper qu'en plongeant son fer à l'emplacement le moins accessible.

    Mais tout est dans Picasso.

    Déjà avec ses dessins de 1933, Picasso mettait dans le regard du taureau une férocité consciente symbolisant un destin implacable. En 1936, une composition à l'encre de Chine humanise la bête, tandis que des personnages antiques nous transportent loin en Crête.

    D'où ces allures d'officiants que prennent le torero et ses assistants.
    On n'est pas au cirque, on incarne une légende. Et on ne saurait dire sans abus où va la sympathie de Picasso, si son héros favori est l'homme ou la bête.

    La corrida pour lui est une entité indissociable, chacun des combattants ne peut justifier son existence que par la présence de son adversaire. Cette confrontation se répète pour faire de la corrida une part essentielle de l'oeuvre de Picasso et le thème dominant des dessins de cet album.

    (Extrait du texte de Georges Boudaille) Identité du livre Le fondateur du Cercle d'Art, Charles Feld, travaillait en étroite collaboration avec Picasso. Plus de vingt livres sur la création du démiurge furent ainsi le fruit de cette amitié.

    Dès que l'on ouvre le livre Toros y toreros la participation directe de Picasso à la réalisation est immédiatement perçue : la couverture, les pages de faux-titre et de titre ont été dessinés par lui-même.

    L'ouvrage est le fac-similé de trois carnets de dessins, avec leurs repentirs et leurs annotations, et une série de seize dessins en sépia sur des feuilles séparées, tous unis par le thème dominant de la corrida.

  • Peintre français contemporain, Olivier Masmonteil produit une oeuvre particulièrement singulière, à contre-courant du minimalisme. Diplômé de l'École des beaux-arts de Bordeaux, il crée aussi bien paysages, natures mortes, scènes de genre, nus et vanités, très souvent prétextes à revisiter les oeuvres des grands maîtres de l'histoire de l'art. La peinture est morte ? Vive Olivier Masmonteil !

  • 1967, le troisième volume de la collection « Car Racing », témoigne de l'avènement progressif de la photo couleur appréciée des industries et marques automobiles qui en ont bien saisi toute l'importance. Les photographes jonglent désormais avec les pellicules noir et blanc et couleurs, et toujours au plus près des pilotes.
    Nombreuses sont les histoires évoquées, parmi lesquelles la formidable épopée Ford avec son moteur Cosworth, complétées de portraits de pilotes de François Cevert à Bruce McLaren et de parcours de concepteurs de légende parmi lesquels Amédée Gordini et autre Enzo Ferrari...
    Dans leurs commentaires, Johnny Rives et Manou Zurini ne boudent pas leur plaisir de retrouver tous ceux qu'ils ont côtoyés dans la fièvre des circuits ne livrant informations et anecdotes.

  • Erró 2012-2015

    Erro

    Après une éclipse, Erro est de nouveau dans l'actualité depuis sa rétrospective de 2013 au MAC de Lyon et son solo show chez Emmanuel Perrotin à New York, début 2016. Depuis 60 ans, cet artiste atypique né en islande, qui travaille à Paris, consacre son existence à la création de toiles, d'oeuvres, qui sont autant d'images à la croisée des chemins entre pop art et surréalisme. Ce livre, 3è volume de son catalogue raisonné, retrace trois ans de travail en atelier et plusieurs centaines d'oeuvres qui font désormais partie des grands classiques contemporains. Nourri comme les artistes pop par la politique et l'économie, Erro fait preuve d'une insatiable curiosité, n'hésitant pas à emprunter à Murakami ou aux Pokemon, comme jadis il le fit avec Picasso ou la bande dessinée.

  • Dans L'Atelier de Paul Rambié - puisqu'il s'agit de fait des oeuvres réalisées et conservées dans l'atelier parisien -, c'est la très longue carrière d'un peintre âgé de cent ans mais toujours actif, qui est évoquée avec une focalisation sur les trente dernières années : de l'expressionnisme évident de ses portraits et autoportraits, en passant par des oeuvres dites « musicalistes » par l'artiste lui-même, jusqu'à ce large ensemble très empreint du mysticisme et de la foi qui l'anime.
    Car Paul Rambié, qui a toujours vécu de sa peinture, a orienté sa réflexion picturale vers l'expression du sacré.
    Et pour servir cet ambitieux projet, il a travaillé principalement l'huile pour la richesse de sa matière, la subtilité des couleurs souvent sourdes et sombres ou subtilement éclairées.

  • Renoir

    Collectif

    Cinquante-six chefs-d'oeuvre reproduits en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de pierre-auguste renoir.

    Un texte clair et précis situe son oeuvre dans le xixe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • Peter Stämfli est né en Suisse en 1937. Il est proche du Pop Art et compagnon de route, en France, des artistes de la Figuration Narrative, crée en 1964. Il a représenté la Suisse à la biennale de Venise en 1970. En 1985, pour la Biennale de Middelheim, à Anvers, il réalise le prototype d'une sculpture de 30 m de long - empreinte de pneu enfoncée dans le sol - dont la version définitive sera acquise par le Fonds départemental d'art contemporain du Val-de-Marne. En 2008, il crée avec sa femme Anna-Maria, la Fundaciò Stämpfli à Sitges (Espagne), un centre d'art contemporain réunissant les oeuvres d'artistes contemporains des années 60 à nos jours.

  • Il s'agit de m'exprimer en profondeur sur la danse contemporaine que j'ai rencontrée et découverte sur mon passage. Une danse que j'ai adoptée et qui a façonné ma perception du monde et ma vie, mais aussi celle de nombre de jeunes créateurs de ma génération en Afrique. A l'image d'un guide ou d'un éclaireur, je mets mon expérience au service de cette jeune génération de danseurs et chorégraphes et vais à leur rencontre.Salia Sanou Salia Sanou portait le livre en lui. Le voulait.
    Le manuscrit est arrivé chez l'éditeur, tout fini, ou presque, vibrant d'intensité et d'intelligence. C'est le livre d'une fierté qui remet les pendules à l'heure et fait taire bien des débats le plus souvent véhiculés par des « experts » n'ayant jamais mis les pieds en Afrique. Ou si peu ! Parlant de l'Afrique, comme si le continent avait échappé à la mondialisation D'évidence, il fallait quelqu'un d'Afrique. Quelqu'un qui sache les contextes et les références de toutes ces démarches artistiques, expérimentales.
    Peut-on imaginer un livre, qui soit plus que celui-ci, un concentré de notre post-modernité, naviguant en un mouvement incessant entre Afrique et Europe et continent américain ? De ses études pour devenir commissaire de police à la rencontre avec la chorégraphe française Mathilde Monnier : l'auteur se lance sans filet.
    Dans le miroir que Salia Sanou tend à lui-même, c'est toute l'Afrique qui se reflète. Qui vit, exposant ses maux, des guerres civiles jusqu'aux famines actuelles (au village de Léguéma, une centaine de personnes vit de la réussite de l'enfant du pays).

    Le chorégraphe apporte ici un livre qui ne s'appesantit plus dans les débats périmés. Il n'est ni traité d'exotisme, ni essai sur les évolutions et les ramifications entre danses africaines et danses noires américaines.
    Même si ces thèmes sont à un moment ou à un autre abordés, ils sont pris dans une pâte en train de lever. Dans ce livre, le passé s'enroule dans le présent et le futur proche, selon une conception du temps qui ouvre les perspectives et souligne l'intelligence dialectique d'artistes en pleine création, intimement mêlés au développement de leurs pays, tout en étant confrontés au jugement des Occidentaux qui les financent. Une adaptabilité à comprendre le monde dans ses différences que bien des compagnies européennes, plus fortunées, pourraient leur envier. Éclairant.

    Est-ce parce que le mouvement est jeune ? Rien ne semble impossible à ces artistes. Et c'est de cette énergie-là que témoigne Salia Sanou.
    Son parcours, de Léguéma à aujourd'hui, si singulier, renvoie pourtant à la réalité multiple de la danse que pratiquent les chorégraphes d'origine africaine. Ce parcours, écrit tantôt comme une autobiographie, tantôt comme une analyse, vibre d'un style oratoire, imagé, drôle, plein d'amour aussi, celui du conteur, probablement hérité de son grand-père Baba Sourô.
    C'est un livre de combat porté par un chorégraphe-poète.
    Qui construit sa phrase en suivant le rythme du tangwana, fameux tambour de son enfance qu'il dit « entendre battre derrière chaque musique qu'il s'agisse de Bach ou d'électro-funk".

  • Christian Ruhaut

    Bernard Noël

    Le tableau dit Christian Ruhaut, est une fenêtre ouverte sur quelque chose...
    Cette chose, bien sûr n'est pas là avant que le tableau existe, mais le tableau une fois terminé, la " chose " demeure en instance d'apparition. " Je ne vois pas l'intérêt de reproduire ce qui existe déjà. L'important pour moi est de faire apparaître ce qui n'existe pas, y compris dans ma propre pensée. C'est réellement une aventure, dont à l'avance, je ne connais ni le déroulement, ni l'issue. S'il y a forme, ce n'est pas l'aspect essentiel. Je ne donne pas d'importance à la forme. La forme fige, encadre. " " Si elle existe, elle n'est pas définie préalablement : aucun trait de crayon sur la toile blanche qui va déterminer un projet. C'est à l'opposé de ma première période où tout était pensé, défini et dessiné au préalable. A présent, je traduis plutôt un état d'être, une aspiration, un ensemble de sentiments et d'émotions qui m'habitent dans l'instant où je peins. Un sentiment, une émotion, l'aspiration n'ont pas de forme. Nous pouvons représenter la paix par une colombe blanche. Cela n'est qu'un code qui limite. Je ne pense pas que cette représentation réveillera ou révèlera chez le spectateur le sentiment qui s'y rapporte. " " A présent, le tableau se compose au fur et à mesure, un geste en appelle un autre, telle couleur en appelle une autre. L'essentiel est de rester ouvert aux multiples possibilités présentes, de se laisser guider. " " Mes tableaux n'ont d'ailleurs pas de titres. Trois raisons à cela. La première : le titre induit une idée, il oriente, il fige. Il fait obstacle à l'aventure. Il détermine ce que le spectateur doit voir. Le voyage devient difficile. Le titre ramènera toujours à ce qui doit être, à ce qui a été défini au préalable.
    " Deuxième raison : je ne mets pas de titre parce que je ne connais pas ce que je peins. Je ne connais pas les lieux. Tout ce que je sais, c'est que les tableaux sont peints dans mon atelier, dans un espace temps particulier. C'est l'Atelier." " Troisième raison : pas de titre parce que pas de forme à préciser, pas d'intention préalable. " Christian Ruhaut Les tableaux témoins ou les oeuvres sur papier que Christian Ruhaut a conservées indiquent diverses périodes.
    La première peut être qualifiée de " surréaliste ", terme un peu trop facile car s'il y a bien là un certain fantastique onirique, l'intérêt est dans la création d'un espace où l'on sent que l'imaginaire respire en soufflant des figures aux postures étranges.
    La période suivante est d'apparence plus abstraite. Elle est composée d'une marqueterie de petits aplats informels ou d'empreintes dont l'assemblage séduit l'oeil et le satisfait esthétiquement.
    Deux tableaux exceptionnels d'allure expressionniste Chaos et La Guerre des Trois dont on ne saurait dire qu'ils constituent une période puisqu'ils sont sans suite et sans précédents. Leur puissance expressive est telle qu'elle emporte toute réserve.
    Mais l'oeuvre de Christian Ruhaut est chargée d'une force qu'il qualifie " d'émotionnelle ". Ce qu'elle est de toute évidence tout en étant pensive et musicale. Ce qu'elle ne saurait être si elle n'était pas avant tout l'émanation - ou l'empreinte - de celui qui dépose en elle sa réflexion, sa pensée, sa vie .
    Bernard Noël

  • Picasso est l'auteur de plusieurs révolutions dans l'art. Toutes passent à travers la rupture radicale qu'il a apporté dans la conception de la relation du peintre à son modèle, par rapport à la tradition. Ses découvertes ne sont pas transmissibles : les mutations formelles déterminées par l'incroyable créativité de Picasso n'ont qu'un seul dénominateur commun ; la personnalité du créateur. C'est de lui-même que parle principalement le peintre dès le départ, non du modèle, de sa psychologie ou de sa plastique.

  • Carte blanche au photographe Marcel Hartmann sur les cours et les coulisses de l'édition 2018 du Tournoi de Roland-Garros.

empty