Arts et spectacles

  • Les éditions Mermod publient en 1951 une édition de luxe de Pour un herbier, illustrée par Raoul Dufy.
    Cet ouvrage est le fac-similé du n° LXXXIX (exemplaire réservé à l'artiste et aux collaborateurs) de l'édition originale, conservé à la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, au sein de la prestigieuse collection Jacques Doucet.

    "La rencontre entre Colette et Dufy était celle de sensibilités voisines. Souvent, dans les derniers temps, Colette me demanda à revoir cet ouvrage." Maurice Goudeket (dernier époux de Colette), dans Près de Colette, Flammarion, p.247-248

  • La Provence des peintres Nouv.

    Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, de nombreux peintres furent attirés par les paysages de la Provence. Ses caractéristiques géographiques - un territoire qui s'étend de la Méditerranée jusqu'à la chaîne alpine - autant que sa longue et riche histoire, lui confèrent une place d'exception.
    Quelques personnalités vont rompre avec ces conventions et amorcer un renouveau qui a pour particularité d'exprimer la singularité de la lumière provençale, tels que Joseph Vernet, Hubert Robert et ensuite Cézanne et Van Gogh. La lumière tranchante et irradiante du Midi, sa nature pleine de contrastes ne peuvent manquer de séduire les impressionnistes et néo-impressionnistes français et étrangers : Monet, Renoir, Signac, Cross, Van Rysselberghe ... À leur suite, les fauves trouvent en Provence le champ de prédilection de leurs expérimentations sur la couleur.
    Au fil des générations, jamais ne se dément l'attrait de cette région où les grands maîtres de l'art du XXe siècle, Matisse et Picasso, puisent aussi leurs ressources et leurs motifs pour définitivement faire entrer la Provence dans la légende des peintres modernes.

  • L'Orient de Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) est imprégné d'histoires et d'influences contemporaines. Dès ses oeuvres de jeunesse, le lien entre textes et images illustrant l'Orient et l'Antiquité semble évident pour le jeune artiste.
    Cet Ailleurs - qui est constitutif de sa vocation d'écrivain - s'affirme très vite comme la contrée de tous les excès, des rêves de luxe impossible, où un esthète exigeant pourrait dormir dans des "hamacs en plume de colibri".
    Premier beau livre sur Flaubert et les arts, cet ouvrage examine à la fois les images et les oeuvres qui ont marqué la formation visuelle de l'écrivain, ou qui ont été les sources avérées de ses créations et les nombreuses réinterprétations plastiques auxquelles celles-ci ont donné lieu. Dès son époque - c'est le cas de Gustave Moreau qui ne peindra pourtant jamais de tableaux directement inspirés de son oeuvre -, puis après sa mort, les illustrateurs, sculpteurs, peintres des courants les plus divers s'en emparent, de Georges-Antoine Rochegrosse à Salvador Dali. À l'époque moderne, le cinéma et la bande dessinée s'approprient également des romans de Flaubert, comme Philippe Druillet qui a consacré une partie de ses albums et de son oeuvre gravée à Salammbô.

  • Georgia O'Keeffe Nouv.

    Née en novembre 1887 dans le Wisconsin, Georgia O'Keeffe étudie à l'Institut d'art de Chicago et à la Ligue des étudiants en art de New York. Figure incontournable du cercle d'Alfred Stieglitz, éminent photographe et galeriste new-yorkais dont elle sera la muse et la compagne, elle est au centre de l'effervescence de l'art américain au début du XXe siècle.
    Tout au long du siècle, elle dessine en pionnière une voie qui lui est propre, entre figuration et abstraction, modernisme et primitivisme, végétal et minéral, nature et architecture. Ses vues urbaines, ses fleurs, ses paysages hypnotiques - rives sylvestres de Lake George, plaines et canyons du Texas, panoramas désertiques du Nouveau-Mexique ...-, ses squelettes et os d'animaux, souvent en gros plan, forment des motifs récurrents qui s'inscrivent dans un courant biomorphique et subjectif en rupture avec l'abstraction géométrique.
    À travers cette monographie de référence, Citadelles & Mazenod invite ses lecteurs à célébrer l'originalité et la singularité d'une artiste visionnaire, en présentant un panorama iconographique d'une ampleur sans précédent.

  • L'aquarelle

    Marie-Pierre Sale

    Ouvrage de référence, L'Aquarelle étudie au fil d'une remarquable iconographie, le développement de l'aquarelle occidentale en tant que technique - singularisée par la polychromie et l'exigence de transparence -, et en tant que genre à partir de la fin du XVIIIe siècle, depuis la pratique du dessin colorié dans l'enluminure médiévale jusqu'aux lavis libres et éclatants de couleurs des artistes de l'abstraction. portée par les paysagistes, les artistes naturalistes puis les jeunes avant-gardes, elle connaît sa période d'apogée dans le dernier tiers du XIXe siècle. Vers la fin du siècle, c'est en France que s'est déplacé l'épicentre de la modernité : Johan Barthold Jongkind, Paul Cézanne et, dans une moindre mesure, Paul Signac - héritier de Delacroix - seront à l'origine des révolutions majeures pour l'histoire de l'aquarelle au XXe siècle.

  • La Tapisserie de Bayeux relève de deux "miracles" : son exceptionnelle richesse visuelle et son remarquable état de conservation près d'un millénaire après sa réalisation. Longue de près de 70 mètres, elle appartient aux histoires nationales de la France et de l'Angleterre, et figure depuis 2007 au registre "Mémoire du monde" de l'Unesco. Entièrement brodée à l'aiguille en fils de laine colorés, elle relate la conquête du royaume d'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie en une longue succession d'images, ce qui fait d'elle "l'ancêtre" de la bande dessinée.
    Beaucoup d'encre a coulé mais les interrogations que suscitent son contexte de création et ses significations restent, aujourd'hui encore, énigmatiques. Le livre que nous proposons permet de faire le point sur l'état actuel des recherches et de se plonger dans l'histoire passionnante de cette somptueuse broderie.

  • Le shâhnâmè de Shah Tahmasp : le livre des rois Nouv.

    Rédigé au XIe siècle par le célèbre poète perse Ferdowsi, le Shâhnâmè, autrement dit Le Livre des Rois, raconte en 50 000 vers l'histoire légendaire de l'ancien royaume d'Iran, de ses origines mythiques à la conquête arabe en 651 apr. J.C. Cette vaste épopée littéraire donna lieu à de nombreuses éditions, la plus remarquable étant celle exécutée à Tabriz pour Shah Tahmasp, qui gouverna l'Iran de 1524 à 1576. D'une exécution remarquable, ses miniatures, alliant la finesse de la calligraphie et du dessin à l'art du coloris, sont considérées comme l'un des plus grands manuscrits enluminés au monde. Ses 258 folios illustrés, désormais dispersés entre des collections publiques et privées de l'Amérique du Nord, de l'Europe et du Moyen-Orient, sont ici pour la première fois rassemblés en un seul volume et reproduits avec un soin extrême (cinquième couleur or incluse).
    Ces planches sont précédées de textes de Sheila R.Canby qui offrent une introduction passionnante et aisément accessible à cet ensemble monumental. En fin d'ouvrage, des légendes commentées et une liste illustrée des principaux personnages permettent au lecteur de suivre au plus près les épisodes mouvementés de ce captivant récit en images.

  • Le personnage de légende qu'est devenu Toulouse-Lautrec (1864-1901) - forgé autour de ses origines aristocratiques, de son infirmité congénitale et d'une vie aussi brève que nourrie d'excès - a longtemps masqué l'originalité profonde de son travail d'artiste. Sans négliger les incidences d'une biographie romanesque, il est nécessaire de reconsidérer l'oeuvre : plus de 700 peintures, quelque 5000 dessins et près de 400 lithographies et affiches.
    Replacé dans le contexte socio-culturel foisonnant de la fin de siècle, sa carrière se déploye sur une douzaine d'années, le conduisant à varier les techniques, à enrichir les matières, riches et brillantes, à jouer subtilement des couleurs vives, claires, rehaussées de noir, avec un goût indéfectible pour le portrait, non sans puiser aux sources de l'art japonais.
    Lautrec est l'un des rares artistes internationalement reconnus dont la faveur exceptionnelle tient pour partie à des sujets équivoques, dont la prostitution. À une époque de grand conformisme, c'est la singularité qui l'inspire, le menant à créer sa propre voie, hors des conventions sociales, morales et artistiques, passant du milieu fermé de la noblesse à la bohème de Montmartre, du château des comtes aux cercles de l'avant-garde.

  • L'émergence de l'abstraction au début du XXe siècle a mené à un changement total de paradigme. Cet ouvrage vise à retracer l'épopée de ces oeuvres qui s'émancipent du réel et la rupture majeure qu'elles provoquent dans l'histoire de l'art.
    Ni absence du monde, ni sacrifice de la signification, l'abstraction vise un langage universel, en lien étroit avec les mutations technologiques de la société portées par les nouveaux médias, de la photographie au cinéma jusqu'à la vidéo et la révolution des cultures numériques.
    Ce champ élargi des pratiques de l'art abstrait oblige à repenser la géographie globale de son histoire et de ses développements, en prenant en compte les circulations mondiales de cette aventure de l'esprit et des formes.
    Des aquarelles de William Turner aux expérimentations cybernétiques dans l'art contemporain, ce voyage en abstraction montre à l'échelle internationale - de l'Europe au Japon en passant par l'Amérique latine et les États-Unis - la pluralité des formes, des pratiques et des concepts qui ont nourri cette quête.

  • Modigliani

    Thierry Dufrêne

    Le prisme de la légende de "l'artiste maudit" a longtemps troublé la vision de l'oeuvre d'Amedeo Modigliani. Cet ouvrage monographique invite à se plonger dans l'univers de cette légende artistique du Paris bohème et à envisager son oeuvre d'un nouvel oeil. Plus largement, ce sont les traits d'une société en complète mutation que le peintre a su saisir : la nouvelle place des femmes (la fameuse "Garçonne"), la mise en exergue de la jeunesse et le cosmopolitisme. Une société qu'il aborde selon des convictions sociales jamais démenties avec une prédilection pour les sujets populaires. Quand à son style, il puise ses racines dans l'univers parisien sans jamais s'y enfermer : traversée du cubisme sous l'égide du marchand Paul Guillaume jusqu'à un langage "cubo-métaphysique", désir de simplification au temps de Léopold Zborowski.
    La magie qu'exerce plus particulièrement la dernière période (1918-1919), marquée par un séjour prolongé de l'artiste sur la Côte d'Azur, ne peut s'appréhender sans prendre en compte l'élévation des portraits de femmes, Jeanne, Hanka ou Lunia, qui équilibrent hiératisme issu du Gréco, maniérisme réinventé des attitudes et matière lumineuse de la palette.

  • Exceptionnel, ce livre l'est à plus d'un titre. 50e volume de la collection "L'Art et les grandes civilisations", il offre aux arts décoratifs une place de choix au sein du vaste champs de la création artistique mondiale qu'explore depuis plus de cinquante années cette collection de référence.
    Longtemps considérés par les historiens de l'art comme "mineurs", les arts décoratifs sont désormais un réel sujet de recherche. L'heure est venue de proposer une nouvelle synthèse et de dresser un état des lieux chronologique des arts décoratifs en Europe, de la Renaissance à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.
    Les auteures ont composé un vaste panorama s'intéressant à la question de la circulation des modèles, des artistes et des artisans, aux matériaux et aux techniques sans en délaisser aucun - arts du métal, du bois, du feu, du fil, du papier -, aux usages, à l'évolution des formes, à la variation du goût et au rôle des collectionneurs et des marchands.

  • Retraçant en détail la vie de Léonard, ce livre mêle une approche artistique et scientifique afin de percevoir au mieux le génie de cet homme hors du commun. Doté d'une curiosité sans égale, cet artiste-savant s'est intéressé à tous les domaines : philosophie, mathématiques, mécanique, optique, anatomie, cartographie, architecture, astronomie, météorologie, sans oublier bien sûr l'art de la peinture, de la sculpture, mais aussi le théâtre et la musique ! Artiste prolifique, Léonard a représenté sans relâche le monde qui l'entourait, lui conférant une justesse rarement atteinte, tant en peinture qu'en dessin.
    Outre la quinzaine de tableaux célèbres qui lui sont attribués, Léonard de Vinci a laissé derrière lui un nombre impressionnant de carnets et manuscrits témoignant d'une infatiguable quête de compréhension du monde.
    Explorant l'inventivité créative infinie de l'artiste, ce livre montre toutes les facettes d'un génie jusqu'aux découvertes et attributions les plus récentes.

  • Inventé à partir de la boutade ironique d'un critique d'art sans qualité, le mot "impressionnisme" désigne moins un mouvement cohérent que la rencontre d'un groupe de peintres, soudé par le même rejet de l'académisme, qui choisirent d'exposer ensemble leurs oeuvres, entre 1874 et 1886. Qu'y a-t-il de commun, en effet, entre les paysages ruraux aux tons sourds de Pissarro et les coulisses de l'Opéra, traversées de lumière électrique et de tulle multicolore, peintes par Degas ?
    Né sous le signe de Manet, l'impressionnisme s'oppose profondément à la conception classique de l'art et annonce l'avènement d'un nouvel ordre esthétique. Travail en plein air et sur le motif, scènes de la vie moderne et quotidienne, couleurs claires et juxtaposées, style inachevé "non fini", touches visibles et légères, vibration de la lumière, effets de cadrage : en moins de vingt ans, en fixant tout un monde de sensations et de visions éphémères, ces artistes ont réalisé l'une des révolutions les plus importantes de l'histoire de la peinture.
    Outre le récit "historique", cette histoire de l'impressionnisme expose pleinement les caractéristiques de cette "nouvelle peinture" et la singularité qui, en dépit d'un projet commun, distingue les artistes du groupe des Batignolles. Elle révèle par ailleurs comment l'impressionnisme influencera les artistes à l'étranger (Angleterre, États-Unis, Espagne, Scandinavie ...), résonnera dans les autres arts (musique, littérature, photographie, cinéma) et conduira aux néo - et post-impressionnisme puis aux grandes mutations du XXe siècle, telle l'abstraction.

  • Au tournant du XIXe siècle, Vienne, capitale du vaste empire austro-hongrois, devient l'épicentre d'une pensée avant-gardiste qui s'exprime contre le conservatisme ambiant, symbolisé par les façades néo-classiques de la Ringstrasse. Musique, littérature, philosophie, arts plastiques ouvrent de nouvelles voies à la perception. Les cafés de la vieille ville s'animent de l'effervescence de cette émulation créatrice. C'est l'époque de Sigmund Freud et de Ludwig Wittgenstein, de Gustav Mahler et d'Arnold Schönberg, de la Sécession (1897-1905) - courant conduit par les artistes Gustav Klimt, Joseph Hoffmann et Koloman Moser qui ambitionnent de rassembler les arts en une Gesamtkunstwerk, une oeuvre d'art totale. Dans cet esprit, la Wiener Werksätte, atelier fondé en 1903, réunit architectes, décorateurs, stylistes et artisans pour diffuser auprès du plus grand nombre cette nouvelle esthétique de la modernité.
    Avec ses quelque mille illustrations et plus de soixante artistes abordés, cette synthèse exceptionnelle menée par trois spécialistes de renom expose l'extrême fécondité de cette période dans tous les champs de la création ; peinture, dessin, arts décoratifs mais aussi architecture, photographie et arts appliqués tels que le graphisme, la verrerie, la joaillerie, la mode ... Un éclairage particulier est donné au rôle de la femme dans toutes ces disciplines. 

  • Cet ouvrage e´blouissant met en lumie`re une partie de la collection textile de Thomas Murray, marchand d'art extra-europe´en qui a re´uni au fil des anne´es un ensemble rare de textiles japonais inconnus du public franc¸ais. Leur e´tat de conservation exceptionnel et leur grande beaute´ ont conduit a` leur acquisition par le Minneapolis Institut of Art en mars 2019.
    Divise´ en trois parties, ce livre pre´sente trois grandes cate´gories de textiles japonais ainsi que diffe´rentes techniques de tissage qui leur sont associe´es. Ceux, extre^mement rares, re´alise´s par le peuple Ai¨nou surprennent tout d'abord par leur matie`re, leur finesse et leur beaute´ singulie`res. Les seconds textiles sont de´signe´s sous le terme Mingei, terme cre´e´ par Soetsu Yanagi au de´but du XXe sie`cle et qui signifie « art populaire ». Utilise´s dans la vie quotidienne, ils sont empreints d'une de´licatesse naturelle et e´le´gante. Quant au chapitre Okinawa, il met en lumie`re les cre´ations de cette i^le japonaise connue notamment pour ses bingata, des textiles aux couleurs vives et e´clatantes aux traits e´pais.
    Gra^ce a` des reproductions splendides et de tre`s nombreux de´tails, ce livre te´moigne de la finesse et de la somptuosite´ cre´ative dont savent faire preuve les tisserands japonais.

  • Et si la magie du cinéma avait partie liée à la peinture ? Aux tableaux que revisite parfois le réalisateur afin de mettre en image son scénario, aux oeuvres ou ambiances picturales qui s'imposent aux spectateurs au visionnage de certains films.
    Cet ouvrage est né de ces regards croisés entre le septième art et la peinture, là où l'image filmique cache ou révèle une image picturale.
    À cet exercice, presque tous les grands courants cinématographiques se sont illustrés car très nombreux sont les réalisateurs qui ont développé, consciemment ou non, une esthétique en affinité avec l'art silencieux et immobile qu'est la peinture.
    Des frères Lumière à David Lynch, une étude passionnante sur les rapports féconds de la peinture et du cinéma.

  • Yoshitoshi fut le plus prolifique et le plus marquant des maîtres de l'estampe japonaise à l'ère Meiji. Cet ouvrage présente son chef-d'oeuvre, les "Cent aspects de la lune" (Tsuki hyakushi), une série commencée en 1885 et terminée juste avant la mort de l'artiste en 1892. En son temps déjà, chaque nouvelle estampe publiée était un évènement, les tirages s'épuisant bien souvent dès le matin de leur parution.
    Cet ensemble rare, inspiré de récits historiques ou légendaires, est chargé de paradoxes. Tout en perpétuant la tradition nationale, Yoshitoshi inventait un style nouveau, largement inspiré de l'Occident. En un temps où les moyens de reproduction de masse -photographie, lithographie- rendaient l'estampe obsolète, le public s'arrachait celle des "Cent aspects de la lune". L'iconographie renvoyait au patrimoine historique, mais l'artiste révolutionnait l'ukiyo-e par sa façon de peindre l'intensité des émotions humaines.  Chacune des cent estampes est ici reproduite en fac-similé de l'édition originale. Un livre de commentaires retrace la biographie de Yoshitoshi. Des reproductions complémentaires illustrent sa puissante imagination et l'épanouissement de son style personnel. L'auteur éclaire ensuite l'importance de la série dans l'art japonais de l'estampe, ainsi que les aspects techniques de sa producution. Enfin, les récits des "Cent aspects de la lune" sont détaillés planche par planche. 

  • Le livre Les animaux occupaient une place centrale dans la société médiévale. Ce livre propose de visualiser cette présence animale au Moyen Âge à travers les représentations que l'on en trouve dans l'enluminure.  La richesse matérielle, ornementale et iconographique  de ce mode d'expression artistique en fait le témoin privilégié de son époque dont il est également emblématique entre tous les arts.  Ce livre est richement illustré de plus de six cents reproductions d'enluminures peintes durant tout le Moyen Âge dans sa plus large acception (du IVe  au début du XVIe  siècle). Nombre d'entre elles qui sont encore inédites ou très peu connues en dehors du cercle des spécialistes, se verront ainsi mises en lumière et portées à la connaissance d'un plus grand nombre d'amateurs. Ces derniers trouveront dans cet ouvrage de nouvelles clefs de lecture du bestiaire de l'art médiéval, comme de la vision du monde qu'il exprime.

     

  • Billet, pièce de monnaie, lettre de change, carte de crédit, action boursière, lingot peints, en marbre, porcelaine, bois doré, acier ou encore flottants dans un aquarium : la représentation de l'argent est omniprésente dans les oeuvres d'art. Le présent ouvrage l'étudie dans le long terme, depuis la résurgence de la monnaie métallique à la fin du Moyen Âge jusqu'à l'époque actuelle, en envisageant l'Occident, l'Europe tout d'abord, puis l'Amérique quand celle-ci, conquise et modernisée, se convertit au numéraire.
    Durant ces siècles, la situation démographique, économique, sociale, technologique, fiduciaire change : la peinture se modifie au gré des styles et sa place même dans la création n'est plus la même : elle n'est plus aujourd'hui le medium dominant et dès lors sont examinées les installations, la photographie et l'image mouvante - le cinéma ou la vidéo - ainsi que le point de vue des artistes femmes.

  • Les enseignes commerciales, omniprésentes dans l'espace urbain, sont des objets peu considérés. Signes d'une société capitaliste, souvent jugées d'un goûtn douteux, dénoncées pour leur agressivité publicitaire, les enseignes font mauvais genre. Et pourtant, elles sont partie intégrante de l'environnement visuel de générations de passants.
    Cet ouvrage propose de retracer l'histoire de l'enseigne à une époque charnière de son histoire, des années 1850 à l'entre-deux-guerres. Ces années voient, en effet, l'enseigne traditionnelle concurrencée par la lettre, le logo, la marque, et invitent à s'interroger sur ce que cet objet indique de l'évolution de notre rapport aux images.
    Le livre vise à mettre en lumière de nouvelles approches qui touchent à l'histoire de la peinture, de l'architecture, des arts décoratifs et du design, du graphisme et de la typographie, de la photographie, mais aussi à l'histoire sociale, urbaine, commerciale et publicitaire.

  • Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains.
    Cet "âge d'or" est un moment historique marque par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir.
    Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice.

  • Cet ouvrage vous invite à pénétrer dans les secrets du Livre de Kells, trésor inestimable du Trinity College de Dublin. Réalisé très probablement dans le courant du IXe siècle, il s'agit de l'un des manuscrits médiévaux enluminés les plus connus au monde. Chef-d'oeuvre du christianisme irlandais, il déroule sur 340 folios les quatre Évangiles du Nouveau Testament accompagnés de notes et d'explications. Riche d'un très grand nombre d'enluminures d'une fraîcheur incomparable, ce manuscrit met en scène avec somptuosité les portraits des évangélistes ou leurs représentations symboliques, la Vierge, le Christ et divers épisodes bibliques ainsi que des entremêlements complexes de lettres, d'animaux et de figures humaines, empreints d'humour et de fantaisie.
    Au fil des pages, ce livre vous présentera les folios les plus importants de ce chef-d'oeuvre et vous conduire dans les arcanes de sa création, mettant en lumière la question des scribes et des artistes à l'origine de cette oeuvre, la matérialité de l'ouvrage, mais aussi son histoire ainsi qu'une description détaillée de son iconographie.

  • L'art brut

    Martine Lusardy

    L'art brut n'est donc pas "l'art des fous". À côté des créations associés aux asiles psychiatriques -étudiées dès les années 1920 par le docteur Hans Prinzhorn -et l'art médiumnique, se rangent celles de "l'homme du commun" selon Dubuffet - celui qui est en dehors des circuits artistiques.
    Hier confidentiel, aujourd'hui consacré, instituionnalisé et médiatisé, l'art brut a une histoire et la réalité qu'il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. D'autres appellations ont vu peu à peu le jour, correspondant à la démarche de nouveaux amateurs et à leur souci de baliser le territoire (hors normes, singuliers, outsider, habitant-paysagiste ...). Outre l'ouverture à de nouveaux champs de prospection, l'interaction avec l'art contemporain, dans une perspective de décloisonnement et d'élargissement, est une mise à l'épreuve de la notion d'art brut.
    Les créations de "l'art brut" sont davantage des énigmes que des productions qui se laisseraient facilement appréhender par notre conceptualité. Aloïse, Wöfli, Darger, Walla, Zinelli, Traylor, Sawada nous fascinent, nous touchent, nous éprouvent sans que nous puissions établir un rapport formel entre eux. L'enjeu est ailleurs. C'est dans le grand créateur d'art brut, le hors norme, le marginal, que nous voyons l'homme accompli et victorieux. Cet "Autre" de la culture ne réalise-t-il pas les possibilités les plus hautes de l'homme, l'héroïque construction de soi, son humanisation, finalement la fin véritable qu'est la culture ? 

  • L'incorrigible anticonformiste qu'était Paul Gauguin a métamorphosé le processus de création artistique et ouvert la voie aux générations futures. Il fallut pourtant attendre les dernières décennies du XXe siècle pour que l'on mesure véritablement la portée de son oeuvre. On connaît bien le peintre, même si l'on n'a pas toujours conscience de ce que son originalité a de radical. Son travail novateur dans le domaine de la sculpture, de la céramique, du dessin et de la gravure ne reçoit en revanche que depuis peu toute l'attention qu'il mérite. Quant à ses théories révolutionnaires sur les matériaux et les techniques, elles se sont propagées très lentement à l'ensemble des arts visuels.
    Ce livre examine la production artistique de Gauguin dans sa totalité, retraçant son évolution de jeune peintre du dimanche autodidacte jusqu'à l'artiste majeur, dont l'oeuvre pèse sur l'orientation de l'art moderne. Confrontant vie privée et vie publique, mythe et réalité, il propose un aperçu de l'art de Gauguin par le biais d'une sélection d'oeuvres qui révèlent l'interdépendance des idées et des médias au long de son parcours.

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