Arts et spectacles

  • La pierre de construction est dotée d'une riche histoire. Utilisé depuis l'Antiquité, ce matériau noble et solide a connu un renouveau ces trente dernières années grâce aux nouvelles techniques d'extraction et de taille. Son usage s'est ainsi étendu à des édifices plus variés malgré la concurrence croissante du béton et du verre. Indispensable à la restauration des monuments historiques, la pierre naturelle doit apporter la preuve de ses qualités écologiques et de sa rentabilité pour garantir son avenir dans une démarche de développement durable.
    Cet ouvrage illustré recense les nombreuses ressources lithiques du sous-sol français et retrace l'évolution de leur circuit jusqu'à l'exploitation de plus en plus réglementée dans les carrières et chantiers. En croisant les approches complémentaires des géologues, archéologues et historiens, il permet d'accéder à une compréhension globale de l'économie et de l'aventure du bâti en France et en Europe.

  • Le cinéma n'enregistre pas seulement ce qui existe, il arrive qu'il fabrique des objets pour les filmer. Des « objets de cinéma » qui peuvent être aussi bien des parodies d'oeuvres d'art que des machines à voyager dans le temps. Comment penser ces simulacres qui dénoncent au sein du film ses artifices fictionnels ? Quelle relation entretiennent-ils avec le cinéma et les arts plastiques ? Cet ouvrage s'est donné pour objectif de replacer ces objets dans la culture visuelle du cinéma français des années 1960 et de débattre des questions théoriques qu'ils soulèvent, notamment de la capacité du cinéma à mettre en fiction le pouvoir des autres arts.
    Au point de rencontre entre la théorie artistique et la fiction cinématographique, l'histoire de ces objets hybrides permet de comprendre que le cinéma peut se faire historien d'art et que l'histoire de l'art est elle-même une longue suite de fictions sur les pouvoirs attribués aux objets.

  • au cours de ces dernières décennies, l'intérêt pour la photographie ancienne n'a fait que s'accroître auprès d'un public très divers : collectionneurs, conservateurs, archivistes mais également amateurs soucieux de conserver au mieux de précieux témoignages familiaux ou régionaux aux travers de quelques images.
    souci de préservation d'autant plus justifié pour la photographie qu'elle est sans doute l'un des biens culturels les plus populaires et les plus répandus dans notre société. connaître et reconnaître les photographies, savoir comment les manipuler, les ranger est l'objectif de ce guide, car malgré une histoire relativement courte, ces 150 dernières années ont vu naître une multitude de procédés photographiques ayant chacun leur spécificité et réclamant des soins adaptés.
    cet ouvrage porte à la connaissance du public les évolutions les plus récentes dans ce domaine avec un souci de clarté, de concision et de simplicité.

  • Institution éminemment liée à la monarchie, reflet de son faste et de ses ambitions, le Garde-Meuble de la Couronne voit son existence prestigieuse remise en cause au moment de la Révolution. Bien qu'amoindri dans ses attributions, il résiste temporairement à l'austérité républicaine avant de disparaître en mai 1798, faute de soutien à son action artistique.
    Aleth Tisseau des Escotais s'est intéressée au sort mouvementé de cette administration, de sa dépossession à sa renaissance maîtrisée avec l'Empire sous le nom de Mobilier impérial. Elle retrace son fonctionnement concret et l'évolution de ses différentes missions à des périodes charnières de son histoire au tournant des XVIIIe et XIXe siècles.

  • Le présent ouvrage retrace l'histoire de l'orfèvrerie produite en Picardie - Monnaie d'Amiens - depuis le Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. La juridiction d'Amiens comprenait quinze villes et s'étendait de Calais jusqu'à Noyon. Plus de quinze ans de travail ont été nécessaires pour réunir la documentation et les pièces représentatives de la région picarde. Les biographies de près de 1150 orfèvres (avec 300 poinçons) y sont synthétisées et s'appuient sur des sources largement inédites.
    Établis pour chacune des communautés d'orfèvres, des tableaux de la marque et des poinçons de communauté (260 poinçons) permettent de référencer les objets.
    Enfin, le catalogue de 378 oeuvres, issues d'un corpus de près de 500 pièces connues, permet de mettre à la portée de tous, chercheurs, collectionneurs et amateurs, un patrimoine mobilier de grande qualité, exceptionnel à Abbeville ou à Calais, souvent très dispersé et peu accessible.

  • A la fin du XIXe siècle, Louis Lumière lançait le défi d'apporter au grand public un moyen simple de faire des photographies en couleurs. Il y parviendra, en 1907, en commercialisant sous le nom de plaque autochrome ce qui allait devenir un procédé phare de l'histoire de la photographie en couleurs. Une couche de fécules colorées, recouverte d'une couche photosensible en noir et blanc, telle est l'autochrome : cette simplicité déconcertante n'en masque pas moins une extrême complexité dans sa réalisation qui a retardé de plusieurs années la production industrielle. Une fois acquis, le savoir-faire fut solidement protégé par des brevets ou des secrets " maison ". Pour mieux comprendre la genèse de ce procédé, son essor et sa mise en oeuvre, il fallut collecter des témoignages mais également rassembler des documents épars. Les grandes étapes de la mise au point de ce procédé présentées ici ont été reconstituées au cours d'une longue enquête. Quant aux images que l'autochrome nous livre, elles suscitent la même fascination aujourd'hui qu'hier ; cet ouvrage nous fait partager une part de leur mystère et nous incite à mieux les préserver.

  • Comment fabriquait-on un vitrail au Moyen Âge ? Quelles étaient les étapes de son exécution, depuis le dessin du carton jusqu'à la mise en plomb et la pose de ces lumineuses peintures ? Difficiles questions auxquelles permet de répondre cette enquête menée à partir des écrits et de l'oeuvre d'Antoine de Pise, maître verrier actif à la fin du XIVe siècle. Ce chapelain pisan nous a laissé une admirable verrière à la cathédrale de Florence ainsi qu'un traité sur la pratique du vitrail d'une richesse insoupçonnée. La conservation conjointe, tout à fait exceptionnelle pour cette époque, du texte et de l'oeuvre d'un même auteur permet d'appréhender d'un bout à l'autre le processus complexe de création des vitraux dans l'un des plus brillants centres artistiques de l'Europe médiévale, Florence.
    Dénué d'ambition théorique, le manuel d'Antoine de Pise est une source de renseignements techniques sur le métier de maître verrier. Il est ici publié en fac-similé, transcrit et, pour la première fois, traduit en français. Pour en comprendre les enseignements, une équipe de spécialistes en a reproduit chaque " recette " en atelier, sur le modèle de l'archéologie expérimentale. À l'appui de cette approche novatrice de la technique artistique, les résultats d'analyses physico-chimiques révèlent certains aspects jusqu'ici méconnus, depuis la composition des verres jusqu'à leur gravure ou l'utilisation des alliages métalliques. D'autre part, l'étude de la verrière d'Antoine de Pise replace ce magnifique ensemble dans un double contexte, le chantier de construction de la cathédrale de Florence et le milieu artistique de cette florissante cité. Enfin, de nombreux documents d'archives tout comme la transcription et la traduction en français de tous les traités médiévaux connus à propos du vitrail viennent enrichir ce panorama.
    Grâce à la réunion de diverses compétences, de l'historien d'art au paléographe, du maître verrier à l'historien de la technologie en passant par le chimiste, ce sont les multiples facettes de l'art du vitrail de la fin du Moyen Âge en Toscane qui sont mises en lumière.

  • Le concept d'oeuvre d'art totale, issu du romantisme allemand et défini par Wagner au milieu du XIXe siècle, constitue un point d'ancrage fondamental permettant de comprendre l'origine des avant-gardes à la fois dans leur conception, leur action et leur représentation.
    L'oeuvre d'art totale, ou Gesamtkunstwerk, est animée par une volonté totalisante qui se réalise à travers l'union des arts dans le désir de refléter l'unité de la vie. Entre 1908 et 1914, ce concept se trouve au croisement de plusieurs mouvements artistiques que l'on a généralement l'habitude d'envisager dans une succession temporelle artificielle et en cloisonnant les disciplines. C'est ainsi que l'auteur revisite les mouvements futuriste et expressionniste, ainsi que la naissance de l'abstraction.
    Il explique l'aboutissement de cette gestation et son étendue en passant par la musique, le théâtre et le cinéma d'avant-garde. Des artistes tels que Kandinsky, Malévitch, Scriabine, Schönberg ou encore Russolo et Boccioni préparent la voie à la conception de l'art que nous connaissons aujourd'hui, en donnant à la représentation artistique des possibilités jusque-là inédites puisque l'art se réalise en devenant un véritable acte social.
    Le spectateur ou l'auditeur est associé à cette démarche utopique et vit alors une expérience conçue comme une épreuve initiatique. Cette nouvelle conception de l'art s'accompagne d'une conscience du temps historique qui aboutira aux expériences de l'abstraction cinétique visant la matérialisation du temps par l'espace. Un ouvrage permettant de mieux apprécier le changement radical qui s'opère dans l'art au début du XXe siècle.

  • Au début du XXe siècle, plus de mille monastères bouddhiques de rite tibétain s'élevaient en Mongolie méridionale, l'actuelle Région autonome de Mongolie-Intérieure en Chine. Un siècle plus tard, on en compte moins de deux cents. Si l'on ne peut que déplorer les disparitions massives, les monastères épargnés constituent une partie appréciable d'un vaste ensemble architectural élaboré depuis la fin du XVIe siècle. Ce patrimoine original, d'une immense richesse, mérite d'être étudié aussi bien en tant qu'héritage culturel d'un peuple nomade qu'en raison de son poids dans l'histoire de l'architecture bouddhique en Extrême-Orient.
    Placée entre deux puissants voisins, le Tibet et la Chine, la Mongolie est riche d'une histoire forgée sur le mythe d'ancêtres prestigieux, nourrie par une pratique sensible des religions et du bouddhisme en particulier, une histoire qui s'appuie sur des structures sociales écartelées entre nomadisme et sédentarisation. Ce passé se lit à travers les vestiges des monastères, dont l'éclectisme témoigne du brassage des influences et de la subtile adaptation de modèles pan-asiatiques aux besoins de communautés locales.
    Temples et monastères de Mongolie-Intérieure étudie, dans le cadre historique complexe de la Mongolie méridionale, les caractéristiques principales du patrimoine bouddhique mongol, tant du point de vue de ses enjeux spirituels, économiques ou stratégiques, que de celui des conceptions architecturales et des techniques de construction elles-mêmes. Il dresse une typologie de référence et recense les principaux monastères de Mongolie-Intérieure, localisés chacun sur une carte, en un catalogue minutieusement documenté, dont le détail est fourni sur CD-rom illustré : les 156 monastères sont accompagnés d'une notice décrivant leur histoire, leur plan au sol, l'architecture de leur temple principal, les sources épigraphiques éventuelles ainsi que les références bibliographiques utiles.

  • Un des traits fondamentaux de la modernité est la mise en mémoire, la mise en musée, forme particulière du rappel de l'histoire mais aussi de son oubli.
    À partir d'une enquête ethnographique de terrain, l'auteur raconte comment, après avoir été le temple de l'industrie métallurgique française, Le Creusot est devenu dans les années 1970 le théâtre d'un rassemblement contestataire cherchant à révolutionner l'histoire de la ville grâce à un musée. Le temps d'une génération se sont succédées des formes de muséographies qui ont accompagné le démantèlement d'un système de production paternaliste.
    La scène muséale érigée dans le château de la Verrerie, ancienne résidence patronale des Schneider, est devenue le lieu de cette histoire. Mais l'impossible mise en mémoire et en musée d'une histoire sans objets à exposer (ceux des Schneider ayant quitté la ville et ceux de l'industrie étant encore en activité) a provoqué l'avènement de l'écomusée comme nouvelle muséologie. Cet écomusée a-t-il rejoué l'histoire et la destitution d'un paternalisme culturel dans la mise en scène d'un musée vivant ? Cette muséographie ne serait alors qu'une solution de compensation.
    Mais n'est-ce pas là la fonction de ce type de musée : venir toujours trop tard ? La seule réponse que notre société fournit à la reconversion industrielle serait-elle la reconversion culturelle de son histoire par la théâtralisation de son oubli ?

  • Tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, alors que l'Italie fait l'objet de profondes mutations politiques et sociales consécutives à l'unification du pays, un bon nombre de peintres choisissent de s'installer à Paris. Artistes confirmés, que viennent-ils chercher dans la " nouvelle Babylone" ? Quelle visibilité parviendront-ils à acquérir ? Quels réseaux vont-ils tisser avec les marchands d'art ? Et surtout, comment leur pratique artistique va-t-elle se trouver influencée par les courants et écoles qui sont les leurs en Italie (les macchiaioli, par exemple) et ceux qui dominent à l'époque en France (orientalisme, impressionnisme...) ? Telle est la cartographie proposée dans cet ouvrage. L'auteur restitue les parcours des peintres dans leurs aspirations, leurs contradictions, leurs déchirements, mais aussi leurs réussites d'intégration, bref, dans la diversité de leurs parcours.

  • L'artiste comme stratège ; topographie et création plastique contemporaine Nouv.

    Issu d'une enquête transdisciplinaire, ce livre s'intéresse aux territoires d'art sous l'angle de leurs rapports avec la production artistique et des transformations qu'ils favorisent à l'intérieur de celle-ci.
    Après une étude historique dédiée à ce type de lieux, six territoires d'art contemporains, dans cinq villes différentes, sont analysés. L'auteur explore ensuite le travail plastique ou théorique de sept personnalités de premier ordre liées à l'art contemporain, ayant habité le quartier du faubourg Saint-Denis, à Paris, au XXIe siècle.
    Les comparaisons entre l'ensemble des quartiers et le groupe des personnalités de l'art permettent de relever des éléments d'une stratégie collective et d'identifier, entre eux, des caractéristiques communes. Le rôle fondamental joué par ces territoires, dans la formation d'une identité artistique comme dans la construction de l'autonomie du champ de l'art contemporain, est ainsi mis en lumière.

  • C'est au XVIIe siècle, entre la cour de Versailles et la ville de Paris que se construit l'industrie de la mode.
    Au travers de sa chronique des modes nouvelles, Donneau de Visé invente pour le Mercure galant la première rubrique jamais consacrée à l'empire changeant des modes.
    Corinne Thépaut-Cabasset a entrepris la recension complète de ces articles enrichis d'un glossaire qui fait revivre le vocabulaire chatoyant des couleurs, textiles et confections de l'époque. En effet, que sont les couleurs prince ou cheveux, les manteaux de la Chine, les taffetas d'Angleterre, les vestales... ?
    Cette édition offre une documentation originale sur un sujet de la société du Grand Siècle qui préoccupa l'Europe entière.

  • Exercèrent leur métier. Le cheminement à travers la ville, sa topographie, sa structure sociale et sa production artistique, nous conduit à revisiter une page essentielle de l'histoire de l'art occidental. L'auteur mène son enquête à l'échelle du quartier de l'Oltrarno, point de rencontre entre peintres et commanditaires, laïcs et religieux, tous unis par la famille, le voisinage et la piété.
    Le lecteur découvre ainsi l'importance des confréries de dévotion et comprend pleinement l'incidence que l'organisation sociale avait à l'époque sur les commandes et la création des oeuvres.

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