Langue française

  • Ronaldo Brito est né en 1949 à Rio de Janeiro, où il vit aujourd'hui. Critique d'art, il a débuté dans l'hebdomadaire Opinião et a publié de nombreux essais et articles sur divers artistes dans des livres, magazines et catalogues d'art. Membre du Conseil d'édition de la revue d'histoire de l'art et d'architecture Gávea, il est professeur d'esthétique et d'histoire de l'art au Centre d'art de Unirio (Université fédérale de l'État de Rio de Janeiro) et à la PUC (Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro) pour la formation postgrade d'histoire sociale de la culture. Michael Jakob est professeur de littérature comparée (Université de Grenoble) et de théorie et d'histoire du paysage (Université de Genève, École d'Ingénieurs de Genève, École Fédérale Polytechnique de Lausanne). Il a publié entre autres Paesaggio e letteratura (Olchski, 2005) et Paysage et temps (Infolio, 2007).


    Maria-Carmen Perlingeiro est une artiste d'origine brésilienne établie à Genève depuis 21 ans. Ce livre est un condensé de son oeuvre à partir des années 80, commenté par Ronaldo Brito et Michael Jackob. Un voyage entre scultptures vivantes, objets flottants, dessins gravés en or sur la pierre et sculptures en marbre et en albâtre. L'albâtre, une pierre si particulière, entre opacité et transparence, jouant avec l'or comme la lumière avec les nuages. Les simples objets de tous les jours, gravés sur cette pierre, offrent la possibilité d'un autre regard, tel une clé pour saisir notre quotidien. « La sculpture de Maria-Carmen entreprend une rééducation esthétique spontanée et sans prétention, une tâche étonnamment simple : refaire notre contact amoureux avec les choses. » (Ronaldo Brito). Maria-Carmen explore les mondes minéraux et végétaux et ouvre la voie à des réflexions surprenantes, à l'image du Coeur ouvert. « Le coeur vert-rouge de Maria-Carmen pousse dans son jardin, vit avec les saisons. Il exprime de manière immédiate l'idée de centre ainsi que la centralité des liquides qui donnent vie à un jardin et aux êtres vivants en général. L'intérieur du corps par excellence, le coeur, se déplace à
    l'extérieur pour être à son tour intériorisé par la nature environnante. » (Michael Jackob). L'oeuvre de Maria-Carmen a été exposée à Paris, Rio de Janeiro, São Paulo, New York, Miami, Genève et Volterra, d'où l'albâtre est originaire.

  • Ce livre donne à sentir le poids du drame libanais, non dans sa réalité documentaire, mais dans sa dimension vécue. Etienne Krähenbühl, en visite au Liban en 2000, prend la mesure de ce qu'a été la guerre. Le pays, champ de blessures ouvertes, le fascine, l'attire, l'atterre. Dans la petite ville d'Aley, il marche sur un tapis d'obus. Hypnotisé, il lève un éclat dans la lumière du soleil qui filtre à travers les branches du seul cèdre qui demeure en ces lieux. Il décide d'en figer l'élan. Il fixera ces fragments meurtriers sur de longues tiges souples. Il dressera les éclats devenus fleurs ou épis, il les élèvera en un champ de mille fleurs du mal, suspendues dans la mémoire des vents. Les textes tissent une réflexion tour à tour poétique, narrative et analytique autour de l'oeuvre, des résonances qu'elle appelle, de l'histoire qui remonte à la surface de la mémoire. Une terre, une mémoire, une infinité de possibilités fracassées : il s'agit de dire, d'exprimer et de témoigner.

  • Marcello, une femme et un tempérament d'exception. Ses 42 lettres inédites réunies ici, adressées au Père Gratry entre 1859 et 1869, livrent un portrait intimiste de la duchesse Castiglione Colonna.
    Jeune (elle a 23 ans en 1859), belle, brillante, l'artiste se livre dans son intimité. Expression de ses affects et de ses interrogations, ces lettres conservent la trace de nombreux débats du XIXe siècle. Les années 1860-1870, les plus fécondes de sa carrière, correspondent à une phase de doute, de questionnement esthétique et personnel. Marcello est en contact avec la société aristocratique, bien sûr, mais aussi avec le milieu artiste parisien. Elle s'y épanouit en toute liberté, que ce soit en compagnie de Delacroix, Regnault, Clairin, Hébert ou Carpeaux, ou avec Mérimée et Gounod. La période d'intense activité de l'esprit dont témoignent ces lettres, aboutit en 1869-1870 à l'achèvement de sa Pythie, couronnement de sa carrière en même temps que reflet de ses doutes et résultat de ses dix années d'épanchement. L'oeuvre est placée sous le grand escalier de l'Opéra Garnier. Au-delà des lettres, l'auteur nous plonge au coeur des débats politiques et artistiques du XIXe siècle, avec un texte introductif extrêmement riche et des annotations précises. Ce livre est édité en partenariat avec la Fondation Custodia, Paris et le Musée des Suisses dans le Monde, Genève.

  • Gaspard Delachaux est un sculpteur suisse romand. Présentes dans maintes collections institutionnelles et privées en suisse et à l'étranger, ses oeuvres sont également visibles dans plusieurs lieux publics suisses.
    L'artiste vit dans un monde peuplé d'hybrides qui parlent de notre rapport à l'animalité, à la violence, mais aussi de notre manière de nous protéger qui nous enferme. Des êtres étranges qui cherchent à faire peur, mais qui dans le fond voudraient se faire apprivoiser. Ils s'incarnent dans la pierre depuis des décennies en taille directe.
    Depuis une dizaine d'années, ses croquis sont sortis de leurs carnets pour devenir dessins à part entière, se mettre à bouger dans des courts métrages d'animation ou en boucles projetées sur des sculptures.
    />

  • HORIZONS LOUSONNA. Artchéologie est une publication consacrée à l'installation artistique «HORIZONS LOUSONNA», née d'une collaboration entre l'artiste Étienne Krähenbühl et son fils Fabien Krähenbühl, archéologue. Exposée au sein de la promenade archéologique de Lausanne-Vidy, cette sculpture met en scène 56 pieux gallo-romains, qui lévitent au-dessus d'un plan d'eau aménagé pour matérialiser le niveau antique du lac Léman. En 2016 et 2017, plus d'un millier de ces éléments en chêne ont été découverts à proximité, lors des fouilles archéologiques du siège du CIO. Base du port de Lousonna, à l'origine de la ville de Lausanne.
    Séduits par les qualités esthétiques et symboliques de ce matériau, les deux Krähenbühl ont imaginé une oeuvre d'art recyclant ces pieux pour créer un lien tangible entre passé et présent. Qui permet d'interroger le temps, la mémoire, l'archéologie et, partant, les origines et l'identité. Et aussi, bien sûr, le symbolisme et l'histoire des pieux en bois, un matériau de construction ancestral mais toujours d'actualité.

empty