Arts de l'image

  • Hong Kong néon

    Pascal Greco

    • Infolio
    • 11 Mars 2021

    Les enseignes néon de Hong Kong participent à l'identité visuelle et culturelle de la ville asiatique mythique depuis des décennies. Malheureusement, ces quinze dernières années, 90 % des enseignes néon ont été retirées. Pour des raisons de normes de sécurité et d'économie d'énergie, elles sont remplacées par des enseignes LED. Ce projet est réalisé avec un format photographique qui, lui aussi, a pratiquement disparu: la photographie instantanée, en Polaroid & Fujifilm.
    Ce livre, réalisé entre 2012 et 2019, rend un hommage exceptionnel à cet héritage visuel et aux gens qui ont créé et façonné ces enseignes néon ainsi qu'à Hong Kong. Hong Kong dont l'identité s'effrite peu à peu et qui entre dans un avenir incertain.

  • Des lieux rendus inaccessibles à cause du terrorisme, Tombouctou et Gao, l'après-guerre dans les villes, Alep et Kaboul, des métropoles surpeuplées, en Inde, au Pakistan, voici un livre qui illustre, à coups de photos argentiques, noir et blanc, ce que vivent ou endurent ces sociétés en transit entre tradition et modernité. Pendant quinze années l'auteur aura «promené» son Leica dans des parages aujourd'hui insaisissables et dans des lieux sacrés réservés aux seuls fidèles. Pour partie, cet ouvrage dépeint la vénération qu'en Inde inspirent aux masses de fidèles musulmans, et à d'autres, les saints du soufisme. Les photographies qui l'illustrent explorent les pentes douces et les versants escarpés de la vie de tous les jours et brosse le portrait d'humains d'extraction et d'origine diverses. Ce sont là des images rares... pour leur beauté, pour les conditions dans lesquelles elles ont été acquises, et pour les lieux impénétrables et les vues imprenables qu'elles nous font découvrir.

  • Au fil des ambiances, des rencontres, Pascal Greco nous emmène dans un Hong Kong personnel. Quadrillant l'île de Hong Kong, Kowloon et les Nouveaux Territoires afin d'obtenir une vue générale de l'extraordinaire architecture et des diverses typologies existantes, le photographe-réalisateur nous offre un regard partagé entre fascination et sensation d'étouffement due à la densité urbaine. Un témoignage photographique sous forme de polaroïds aux ambiances multiples est proposé au lecteur. Des petites ruelles en passant par les fameuses tours, des bâtiments uniques datant des années 50-60 aux toits habités par des personnes sans logement, le tout entouré de végétations luxuriantes, l'auteur nous transmet ses ressentis sous forme visuelle.

    Textes en anglais, chinois et français.

  • La vie d'Eisenstein est celle d'un homme totalement engagé à la fois dans son art et dans son temps, mais qui ne s'est jamais limité à un seul mode d'expression. Connu essentiellement pour ses films, il a été à la fois un artiste, un poète et un penseur. Aujourd'hui, avec la publication de ses archives, on s'aperçoit que c'est peut-être cette dernière dimension qui domine. Unique, sans
    doute, par l'envergure exceptionnelle de ses talents, Eisenstein a exprimé totalement son époque. Il résume l'utopie créatrice de l'avant-garde russe par sa recherche d'une synthèse des arts. Il voyait dans le cinéma le moyen de réaliser l'unité entre la pensée sensible, la pensée sauvage, commune aux artistes et aux peuples primitifs, et la pensée intellectuelle des civilisations
    techniciennes. Cet ouvrage n'a d'autre ambition que de retracer le parcours d'un grand créateur qui n'a jamais dissocié sa vie de son oeuvre. Son destin est exemplaire de la situation qui est faite à l'art et à la pensée non seulement dans une société totalitaire, mais dans toute société qui se donne pour objectif l'instrumentalisation de l'homme au détriment de sa vocation créatrice.

  • Pendant presque 70 ans, l'écrivain et photographe Gustave Roud a vécu dans une ferme bourgeoise de Carrouge dans le Jorat vaudois. Cette demeure reste un lieu incontournable pour comprendre les liens et les amitiés en poésie. La maison accueille de nombreux jeunes poètes de l'après-guerre, leur laissant un souvenir saisissant. Elle représente un lieu exceptionnel de rencontre mais aussi d'écriture que Gustave Roud a mis en scène et photographié.
    Ce livre rassemble les photographies réalisées par Philippe Pache avant les travaux de rénovation de la maison, ainsi que les clichés pris par Gustave Roud de son espace de vie et de travail. Les récits de Philippe Jaccottet, Georges Borgeaud et Pierre-Alain Tâche viennent rappeler le moment envoûtant de la visite à l'auteur. Entrer dans cette demeure, c'est parcourir des lieux où rayonne encore l'intensité de la poésie.

    AUTEURS :
    Antonio Rodriguez, président de l'Association des Amis de Gustave Roud, professeur de littérature française à l'Université de Lausanne, poète, auteur de plusieurs articles sur Gustave Roud. Il a édité Vues sur Rimbaud chez Fata Morgana (2011). Son dernier recueil, Big bang Europa, paraît chez Tarabuste en juin 2015.
    Anne-Frédérique Schläpfer, assistante au Département de langue et de littérature françaises de l'Université de Genève, prépare une thèse sur les approches transnationales de la littérature à partir du cas des romancières suisses Catherine Colomb, Alice Rivaz et Monique Saint-Hélier.
    Textes de Georges Borgeaud, Philippe Jaccottet, Pierre-Alain Tâche.
    Photographies de Philippe Pache et de Gustave Roud.

  • Les auteurs, pleinement engagés dans l'actualité, rendent compte par l'écrit et par la photographie de ce qui les a saisis au gré d'un nomadisme délibéré d'un "archipel" à l'autre, de la Bosnie à Beyrouth, de Chypre à Kiev, du Vietnam au Mali. Leur ambition : capter la présence des êtres, ouvrir notre regard, rapprocher un "nous" et un "autre" entre qui les frontières ne sont pas aussi étanches qu'on le croit.

  • L'ouvrage Worlds Beyond (« Mondes Parallèles ») questionne le concept de « réalité » tel que nous le comprenons la plupart du temps. A l'aide de 24 images principales, soulignées par plusieurs dizaines d'autres images, parfois en mosaïque, parfois recadrées, et accompagnées de 24 textes poétiques, le livre ouvre une porte vers des réalités connues d'une seule personne, à un seul moment. Ces « Mondes Parallèles » sont hors-limites pour les autres observateurs ou même pour leurs protagonistes lorsque le moment se termine. Il n'y a pas de retour possible vers ces visions, qui sont le fruit des périodes où le cerveau perd le contrôle sur la réalité.
    Cette perte de contrôle peut survenir lors d'un rêve ou peut être induite par une maladie psychiatrique et elle emmène le personnage vers une autre forme de réalité. Ce monde alternatif est confus et mal défini, à la fois étrange et très familier. Les visions sont peuplées d'ombres et d'archétypes qui évoluent dans un environnement flou. Elles sont le résultat de situations incontrôlées et irrationnelles, qui n'ont que peu en commun avec la « réalité » telle que comprise par la majorité des gens éveillés ou hors crise pathologique.

  • La publication Alt. +1000 présente le travail photographique de huit artistes proposant un regard personnel sur l'environnement Alpin. Aux images de Vanessa Püntener sur le monde paysan d'aujourd'hui et celles de Thomas Flechtner montrant la montagne dans sa dimension la plus pure s'ajoutent les travaux de six jeunes photographes suisses et français. Leur démarche invite à contempler la montagne sous un angle nouveau. Loin de la carte postale touristique, ces artistes évoquent la montagne sous des facettes inattendues : effrayante, spectaculaire, domptée, abandonnée, décalée, féerique. Parallèlement, les rencontres entre reporters et plasticiens permettent de proposer une lecture multiple du monde. Le spectateur est amené à déplacer son point de vue et à réévaluer la question des critères esthétiques. En un temps où l'image stéréotypée de la montagne-ski ou de la montagne-performance en est venue à écoeurer le public au point qu'il se détourne du monde alpin, ce livre est une excellente occasion de promouvoir une révolution du regard.

  • Toucher le fond de Calcutta, ce serait approcher la complexité du monde. Depuis trois siècles, Calcutta est une matérialisation de l'histoire de l'Europe et de l'Asie : colonies, avènement du capitalisme, guerres mondiales, décolonisation, communisme, mouvements de populations, balbutiements de l'humanitaire, religion, arts, science, tout est passé par là, tout a imprimé une trace dans la ville et l'âme de ses habitants.
    C'est ce que veut saisir l'objectif de Sylvain Savolainen. Évitant les lieux communs de l'exotisme ou du misérabilisme, multipliant les angles de vue, les situations et les thèmes, il se laisse happer par le bouillonnement du lieu. De cette traversée, le lecteur sort grisé, déboussolé, comme ployant sous le poids de la ville. Mais il ne saurait être question de l'abandonner devant une masse d'images s'enchaînant en vrac, en le laissant y chercher un fil hypothétique. Un guide l'accompagne tout au long du parcours.
    Ce guide, c'est Jean-Claude Carrière. Son commentaire prend la forme de légendes approfondies, de brefs articles ou chapitres qui prolongent les images et leur ajoutent le contrepoint de réflexions, de repères historiques et culturels, d'anecdotes personnelles. On aboutit à un livre surprenant, multiple, appelant une lecture non-linéaire. Comme dans un puzzle, chaque bribe restitue une partie de la présence, de la respiration même de Calcutta.


    AUTEURS :
    Né le 5 février 1972 en Suisse, Sylvain Savolainen a commencé son activité de photographe et de reporter après une coopération humanitaire à Calcutta. Représenté aujourd'hui par les agences Cosmos, à Paris, et Grazia Neri, à Milan, son travail est régulièrement publié par les grands journaux et magazines de la presse internationale. En 2007, un reportage qu'il réalise en Sierra Leone remporte le Swiss Press Photo du meilleur reportage de l'année à l'étranger.
    Parallèlement, il effectue des documentaires et des reportages pour la Radio Suisse Romande, France Inter et France Culture.


    Né en 1931 dans une famille de viticulteurs languedociens, Jean-Claude Carrière publie à 26 ans son premier roman, Lézard. À la même époque, il rencontre Pierre Etaix et Jacques Tati avec qui il co- signe des courts et des longs métrages.
    Son talent s'exprime à travers tous les genres littéraires, du roman à l'essai en passant par l'écriture de scénarios - pour Luis Buñuel, Louis Malle, Jean-Luc Godard, Milos Forman, Jean-Paul Rappeneau ou Volker Schlöndorff.
    Parallèlement, il poursuit une carrière de dramaturge et adaptateur, aux côtés entre autres de Jean- Louis Barrault et Peter Brook. Celui que Buñuel appelait " le petit paysan qui s'émerveille de tout " est aussi un grand voyageur qui a parcouru l'Inde pendant vingt ans. Il a rapporté de ce long voyage un Dictionnaire amoureux de l'Inde et un livre d'entretiens avec le Dalaï-Lama, La force du bouddhisme.

  • Chantier interdit

    Jean Jeker

    • Infolio
    • 3 Décembre 2009

    Depuis quelque 25 ans, l'activité principale de Jean Jeker consiste à suivre photographiquement l'évolution de nombreux chantiers de construction.
    Durant ces années, le travail des hommes l'a particulièrement impressionné. Il a donc décidé de leur consacrer un livre en hommage au savoir-faire de ceux qui transforment les créations des ingénieurs et architectes en réalisations concrètes. Parmi la moisson de prises de vues réalisées, les images les plus significatives ont été extraites du lot pour la réalisation de ce livre.

    Un beau livre humain, d'une qualité plastique exceptionnelle.

  • Le Conseil du Léman, instance de collaboration transfrontalière franco-suisse formée par les Cantons de Genève, du Valais et de Vaud, ainsi que les Départements de l'Ain et de la Haute- Savoie, a décidé de produire une enquête photographique de terrain sur le fait frontalier dans le Bassin lémanique. Flux est une exposition itinérante de photographies et de textes issus de ce travail de commande passé à cinq photographes suisses et français.
    Ce projet souligne la mobilité et la réalité d'une région qui vit, par-delà la frontière, un destin commun. Il interroge sur la notion de région et souhaite susciter le débat le plus large possible. Les photographies dressent une fresque sensible d'un territoire ouvert où des liens dans une multitude de domaines ne cessent de se tisser. La frontière unit plus qu'elle ne divise. Cependant, elle reste nécessaire, voulue, admise par les Etats qui la dressent. Elle symbolise la limite d'un «chez soi» réconfortant, utile au bon fonctionnement des collectivités publiques.
    Les textes servent de contrepoint philosophique, politique ou poétique aux images. Ils sont le fruit d'une sélection arbitraire ou la réponse à une invitation transmise pour l'occasion.

    Un beau livre de photographies ; un livre de proximité pour les habitants de la région concernée ; un thème qui touche de près toute la frontière française, de Dunkerque à Menton ; une question politique incontournable.

  • A l'orée du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, il est toujours nécessaire de rappeler combien les droits humains constituent un patrimoine universel collectivement et patiemment édifié, souvent au prix d'âpres luttes et d'innombrables souffrances. Patrimoine constamment en péril car fragile, il requiert notre attention. Regards sur les droits humains - Focus on Human Rights souligne la force et la fragilité de cet édifice au travers des réflexions d'éminentes personnalités de tous les horizons, dont le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, les lauréats du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi et Jimmy Carter, la présidente de la Confédération suisse Micheline Calmy-Rey ou encore l'écrivain Adolf Muschg. Soixante-six photographies noir et blanc de qualité exceptionnelle de Luc Chessex illustrent cet ouvrage.

  • Ex nihilo

    Francis Besson

    • Infolio
    • 25 Octobre 2007

    Des paysages de toute beauté, dont l'aspect désertique trouve son reflet dans le travail en noir et blanc argentique qui caractérise l'oeuvre de Francis Besson. Ce deuxième ouvrage présente des photographies de paysages de régions désertiques ou désertées. Des " images des confins " qui nous invitent à découvrir des lieux reculés et dépouillés du monde, en Norvège, en Irlande, au Chili, en Chine, au Japon, en Grande-Bretagne et au Groenland.

    Francis Besson est né en 1942 à Genève. En 1992, il décide de mettre un terme à sa fonction de PDG d'une manufacture suisse d'horlogerie. Dès 1993, il débute une activité qui l'a toujours passionné : la photographie. Depuis lors, il voyage plusieurs mois par année, parcourant les océans et les continents. Il choisit ses destinations et de ce fait ses thèmes photographiques, librement, selon ses envies et objectifs personnels. Photographe attentif aux activités humaines et plus particulièrement aux empreintes et aux traces concrètes ou suggérées qu'elles laissent sur les paysages, il exerce son art dans des contrées souvent porteuses de mythes et de légendes. Des expositions dans des lieux culturels et publics ponctuent son travail. En 2006, il a publié Océan immédiat aux éditions Infolio.

  • Godard, je est un autre Nouv.

    Godard. JE est un autre ne propose pas une biographie guidée par l'ambition d'une précision historique, mais un «conte de faits» qui s'enrichit de rapprochements aléatoires, en se réappropriant cet art de la digression si cher au cinéaste. Il se donne comme mission d'éclairer la persévérance d'un artiste-philosophe qui, au-delà de toute espérance, tend la main au spectateur, son frère, sa soeur, ses semblables. Le lecteur est invité à un jeu d'associations libres entre la vie de l'homme et l'oeuvre du réalisateur, structuré par une thématique omniprésente dans les films ici traités: de la vision équivoque de l'altérité féminine à l'engagement dans la lutte politique en soutien aux dominés de ce monde, en passant par la quête spirituelle et les questionnements relatifs à la mémoire historique, le cinéma de Godard vise au dépassement de Soi par l'ouverture à l'Autre.

  • Photographe, directeur artistique, typographe, peintre, réalisateur, dessinateur, Peter Knapp aime qu'on dise de lui qu'il est un artiste inclassable.
    Arrivé à Paris en 1952, après une formation à la Kunstgewerbe Schule de Zurich auprès des maîtres du Bauhaus, il est l'auteur inoubliable de ce que l'on appelle le « Style Elle » qui a fait du magazine, dès son lancement par Hélène Lazareff, un phénomène culturel, témoignage aussi de l'évolution sociétale de son temps.
    Mais au-delà de cette aventure, face à son oeuvre foisonnante, nous avons choisi comme fil d'Ariane sa vision singulière sur les femmes, en exposant au Musée des Suisses sans le Monde, ses travaux de commande mais aussi ses oeuvres plus personnelles et récentes, où il est question de couleurs de peau, de chair griffée, de femmes enceintes nues.
    Ce qui frappe notre regard d'aujourd'hui, c'est qu'à l'image de ces femmes, son oeuvre couvrant plus de 50 ans de travail et d'expérimentation, reste résolument moderne, libre et en mouvement.

  • «?On a un bien joli canton?», écrivait Jean Villard-Gilles au début de La Venoge. Dans d'autres textes, il disait les Vaudois épicuriens mais inquiets, bien-pensants mais tolérants, modestes et malicieux, indécis sauf pour trois décis?: des «?tout bons types?» en somme. Mais existe-t-il réellement une mentalité vaudoise?? Et si oui, comment la définir?? Entre traditions et globalisation, Histoire et terroir, parler et papet, poètes et topettes, Liberté et Patrie, qu'est-ce qui aujourd'hui dessine la «?vaudoisitude?»?? Voilà qui soulève une épeclée de questions.
    Au gré d'une enquête originale, le portrait traditionnel du «?bon Vaudois?» est ici confronté au regard d'une trentaine de personnalités, de B comme Baker à Z comme Zisyadis?: des connaisseurs du canton, ses autorités, ses représentants, ses chantres, ses acteurs, vaudois de souche ou assimilés, d'âges et d'horizons variés. Sans oublier un regard extérieur, celui de Pascal Couchepin. Ainsi questionnée, l'image figée du Vaudois reprend vie. Entre pérennité et changement, elle raconte une culture locale confrontée au monde moderne, et tout le chenit. Le langage et l'accent vaudois, porteurs d'identité, font par ailleurs l'objet d'un puissant chapitre.
    Enfin, l'exposition Y en a point comme nous, conçue en 2015 par le Musée romain de Lausanne-Vidy, est présentée dans un cahier richement illustré.

    Au-delà des analyses, la «?vaudoisitude?» se décline en intuitions et en sensibilité, s'imbibe de tendresse, de plaisir, d'ironie?: libre à chacun de l'embrasser, de la savourer, de s'en amuser?!

  • Le grand atlas des yeux baissés Nouv.

    À partir de ce qui tombe sous nos yeux quand on marche dans les rues du monde, sous nos semelles, sur les trottoirs couverts de restes de peintures et de chewing-gum aplatis, sur les routes et les traces de pneus, sur les passages pour piétons ou les plaques d'égout en fonte, Alan Humerose a réalisé des photographies et des compositions photographiques faisant allusion au monde des Atlas, à toutes ces pages qui sont remplies d'images de l'univers, de cartes de géographies, de paysages, et qui sont autant d'invitations à découvrir comme à inventer le monde.
    Faisant suite à L'Herbier Humerose et au Vertige des Réserves, ce troisième volet Humerose fait allusion au monde encyclopédique et continue d'explorer photographiquement non pas un sujet qu'il documenterait mais la lecture des images dans ce qu'elles offrent toujours d'ambivalence entre ce que l'on voit et ce que l'on croit voir.
    Avec lui, nous y découvrons les trottoirs comme on feuillette un atlas, comme on songe aux étoiles, comme on regarde la mer.

  • Le développement de l'aviation a permis celui de la photographie aérienne, d'abord à des fins militaires, puis à des activités civiles : cartographie, paysage, urbanisme et grands travaux... Les recherches de René Goguey en tant que pilote-photographe se sont développées depuis 1958 à partir de Dijon, Strasbourg, Budapest. L'aérophotohèque qu'il a créée est riche de quelques 100 000 clichés sur diapositives et 20 000 films professionnels grand format. Une grande partie a été effectuée à bord de l'avion « Conseil Régional de Bourgogne ». L'ouvrage réalisé avec la collaboration d'Alexandra Cordier présente plus de 400 clichés en couleurs, sélectionnés pour leur intérêt scientifique sur les nécropoles, les légions romaines, les villas, les châteaux, avec les découvertes les plus spectaculaires sur Vix, Alésia, Autun et son deuxième théâtre... Le grand public appréciera la qualité esthétique des photographies, et le récit de multiples aventures aériennes vécues par l'auteur.

  • Le marin et le photographe

    Marco D'Anna

    • Infolio
    • 20 Novembre 2012

    Marco D'Anna a fait un périple de plus de six ans sur les traces de Corto Maltese en compagnie de l'écrivain Marco Steiner. De Djibouti au lac Baïkal, de Venise à Buenos Aires, il a capté des lieux, des atmosphères, des moments magiques, comme ceux qui ne cessent de hanter quiconque a pénétré dans l'univers d'Hugo Pratt.

  • Philippe Pache, photographe ; de la fragilité du monde Nouv.

    Visages, rivages, paysages, corps sages, passages... comme elles nous touchent, toutes ces images cueillies et recueillies au fil d'une vie entièrement dévolue à la photographie. Pour ses soixante ans, Philippe Pache nous offre enfin une vraie monographie où la beauté, dans l'élan de l'émerveillement et au-delà de la souffrance, se révèle comme un fébrile hommage à notre monde. La délicatesse de Philippe Pache s'attarde sur ce qui nous est présent, comme un cadeau...
    Avec lui, écoutez le monde qui respire et qui bruisse.
    Pache fuit l'actualité pour faire de la lumière sa complice et, avec elle, suspendre l'instant.
    Cette démarche n'est pas sans mélancolie.
    Qui elle-même n'exclut nullement, au contraire, l'amour des êtres et des choses qui nous entourent, dans les révélations du quotidien.

  • A quels imaginaires sociaux les jeux vidéo renvoient-ils ? Quelle convergence entre jeu vidéo et cinéma ? Quel statut esthétique est-il assigné au jeu vidéo lorsque celui-ci est exposé ? Quels liens entre la création d'univers vidéoludiques et le soft-power du gouvernement japonais ? Comment l'espace de jeu est-il inscrit dans les interfaces ludiques ? Comment jeu et hors-jeu se mêlent-ils dans l'expérience ludique ? Le game designer peut-il se faire poète ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions - miroir réfléchissant la complexité d'un objet culturel à l'importance croissante.

  • Depuis un demi-siècle, Gérard Pétremand a constamment renouvelé sa technique et sa pratique de la photographie.
    Formé à Paris auprès d'Edouard Boubat et de Jean-Philippe Charbonnier à la revue Réalités, il travaille pour des magazines et des éditions d'art, puis touche au domaine du design, du cinéma et de la télévision, avant de collaborer avec de grandes agences internationales de publicité. Sa recherche personnelle est nourrie par l'art contemporain. Etabli à Genève, il connaît une belle renommée internationale.
    De nombreux prix couronnent son parcours (2000 Prix Européen de la photographie-Prix Kodak, 2001 Prix de la jeune photographie-voies off Arles, Grand Prix 5e Award 2000 Zurich.).

  • Kyoshu / nostalgie du pays

    ,

    • Infolio
    • 14 Février 2008

    En 2006, Nicolas Ducret et son Hasselblad, Pascal Greco et son Polaroid sillonnent au hasard les rues de Tokyo et de quelques villes du Japon. Ils en ramènent des images faites de rencontres de hasard, de détails et d'émotions vives, qui renouvellent la vision de ce pays si lointain. L'image est nette et nue, sans artifices ni effets. La nostalgie surgit du réel même.
    Kyoshu, nostalgie du pays constitue le premier travail photographique d'importance de Nicolas Ducret et de Pascal Greco.
    L'ouvrage contient 25 photographies moyen format et 42 polaroids. Il est accompagné d'un DVD contenant un film en super 8 de 17 minutes réalisé par Pascal Greco sur une musique originale de l'artiste genevois Kid Chocolat.
    Un beau livre de photographie où la nostalgie se décline également dans le façonnage artisanal de l'ouvrage.

  • Cette monographie propose un cheminement dans l'Oeuvre graphique de CharlElie Couture. Une Oeuvre qui a été nourrie d'une expérience de la ville avec ses intérieurs, ses errances et les signes qu'elle peut receler. Né à Nancy en 1956, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, CharlElie est un artiste "multiste" dont la création pluridisciplinaire couvre les champs d'exploration de l'image, de l'écriture et de la musique. Il entame une réflexion sur la mémoire, mais ses recherches plastiques se rejoignent très vite pour évoluer autour du thème de la " re-construction". CharlElie travaille sur des supports variés : carton d'emballage, toiles cousues, rideaux de douche ou encore mural. En photographies, il invente les " Photo-Grafs ", qu'il définit comme un "deuxième degré d'interprétation". Son talent polymorphe s'inscrit dans la continuité. Avec pudeur et dignité, CharlElie accumule les pierres d'un édifice voué à la création. Le chemin de CharlElie, qui vit à New York depuis 2004, s'inscrit comme un parcours urbain en quête d'absolu entre les parois des buildings d'une société sans cesse en reconstruction. 23 disques de chansons, le dernier CD " New York Coeur " est sorti en Novembre 2006, 1500 concerts internationaux. CharlElie a aussi composé quelque quinze musiques originales de films dont le célèbre "Tchao Pantin". Il a réalisé des affiches, dessiné des logos et des chaussures et publié des livres de dessins, de photographies ainsi que deux recueils de nouvelles. Un beau-livre très illustré, avec un court texte bilingue français-anglais, qui est le premier ouvrage consacré à l'Oeuvre graphique de CharlElie. SOMMAIRE :- Préface de Philippe David, et d'Eric Levy.- Photos- Dessins et collages photos- Photo-Grafs- Harlem- Shower curtains- Sculptures- Biographie- BibliographieTextes bilingues du critique Philippe CyroulnikAUTEUR : Philippe Cyroulnik est critique d'art et commissaire d'exposition.

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