Arts et spectacles

  • Les cafés ont joué un rôle essentiel dans l'histoire des idées depuis leur fondation dans l'Arabie heureuse, leur épanouissement à Constantinople et leur introduction en Europe au cours du XVIIe siècle. Appelés « Écoles du savoir » au coeur de l'Empire ottoman, devenus à Londres, à Venise, à Paris de véritables bureaux académiques, à la fois parlements improvisés, bureaux de presse, cénacles poétiques, clubs politiques, tribunes idéologiques, centres nerveux des avant-gardes, les cafés s'affirment pendant plusieurs siècles les indispensables laboratoires des utopies et des révolutions. Ce livre retrace l'histoire et les légendes de ces cafés. Du Procope à Paris au Café Royal à Londres, du Caffè Florian à Venise au Pombo de Madrid, du Slavia à Prague au Café Central de Vienne, du Brasileira de Lisbonne au New York de Budapest, ce livre est une invitation au voyage dans les lieux où sont nées et ont circulé les idées de notre modernité.
    Une documentation exceptionnelle a été réunie par Gérard-Georges Lemaire qui s'est passionné pour ce sujet et a organisé sur ce thème de nombreuses expositions.
     

  • « Le premier tome, synthétique, analyse la modernité de Welles et s'achève avant qu'il ne débute au cinéma[...].
    Ishaghpour y montre comment le cinéma a été le terrain sur lequel les grands enjeux et les révolutions de l'histoire de l'art se sont manifestés, en accéléré.
    Mais aussi, par son approche érudite de l'histoire, de la politique et de la société, de la philosophie et du cinéma, Ishaghpour identifie la constellation gravitant autour de chaque film, et souligne chez Welles son historicité, non seulement par rapport à l'Histoire mais aussi par rapport au cinéma. Le second tome est consacré aux «films de la période américaine» du cinéaste, d'abord accueilli par Hollywood et ses producteurs, puis désavoué pour cela même qui faisait la grandeur shakespearienne de ses films - la liberté de son exercice créateur. Enfin, le troisième tome aborde «les films de la période nomade», dans lesquels Welles, conscient de l'identité du cinéma comme oeuvre et marchandise à la fois, radicalise son propos sur le faux de l'image. Ishaghpour définit la modernité d'Orson Welles à partir de l'idée que celui- ci fut le «premier réalisateur qui soit arrivé à l'image en partant de la parole». Le parlant, et le son en général, sont en effet le noyau sur lequel s'est construit le cinéma de Welles qui, en dissociant mots et choses, réalité de l'image et image de la réalité (maintenues jusqu'alors dans une unité illusoire par le cinéma classique) a rendu la «caméra visible», introduisant la réflexivité et la modernité au cinéma. »

  • S.H. Raza

    Soufiane Bensabra

    Le plus grand peintre indien de l´art abstrait, S.H. Raza a vécu la plus grande partie de sa vie en France, à Paris puis à Gorbio, petit village du sud devenu en quelques années l´épicentre d´un renouveau artistique unique. Cette biographie inédite va au delà du récit conventionnel sur la vie et la carrière d´un maître de l´art contemporain : elle décrypte les manoeuvres les moins reluisantes du monde du marché de l´art. Un récit captivant à lire en attendant la prochaine exposition consacrée à l´artiste en juin 2021 au Centre Pompidou de Paris.

  • Pascin

    Stéphan Lévy-Kuentz

    Julius Mordecaï Pincas, dit Jules Pascin (1885-1930), fut, aux côtés de Modigliani, Foujita et Soutine, l'un des maîtres de l'École de Paris. Défendue par Morand, Mac Orlan, Carco, son oeuvre foisonnante et polymorphe est entièrement vouée à la volupté. Peu enclin aux théories artistiques en vogue à l'époque, ce dessinateur de génie choisit de traverser la vie en dilettante. Parti de sa Bulgarie natale en quête d'une identité cosmopolite, son déracinement le mène de Vienne à New York, de La Havane à Lisbonne, de Londres à Tunis. Détruit par son propre succès, il se suicide le 2 juin 1930 à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse. Mystique et libertin, dandy et voyou, noctambule et mélancolique, homme d'une seule femme mais les désirant toutes, Pascin restera - de Montmartre à Montparnasse - l'une des grandes figures de la bohème des années folles.

  • Bernar Venet, né en 1941 à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute- Provence, partage sa vie entre ses deux ateliers, l'un à New York et le second au Muy (Var). Assistant décorateur à l'Opéra de Nice à la fin des années 1950, il expose, dès 1961, des toiles recouvertes de goudron, mais c'est sa première sculpture, en 1964, Le Tas de charbon, qui lui apporte la notoriété. Il participe à diverses expositions aux côtés des Nouveaux Réalistes et, en 1966, lorsqu'il s'installe à New York, est hébergé par Arman. Plongé dans des recherches sur l'abstraction, il travaille sur l'interaction entre les mathématiques et la performance artistique, ce qui le conduit à l'Art conceptuel et à la problématique de la ligne qui devient son « sujet » de prédilection à partir de 1983. Publié à l'occasion de la commande d'une sculpture de Bernar Venet par la ville de Nice pour la Promenade des Anglais, le présent ouvrage est axé sur la ligne droite, aspect peu étudié de l'oeuvre de l'artiste.

  • Depuis la création de l'Institut du monde arabe, la culture arabe a gagné en France une visibilité et un rayonnement nouveaux. À l'occasion du vingtième anniversaire de son inauguration, l'Institut du monde arabe a souhaité rendre hommage à l'architecture d'un édifice unique en son genre ainsi qu'à ses créateurs. L'Institut du monde arabe appartient désormais au patrimoine de la modernité architecturale. Visité par un million de personnes environ chaque année, le lieu exerce un charme puissant. Ce livre propose les plus belles photographies prises à l'IMA, accompagnées de textes qui permettent de pénétrer dans les arcanes de cet extraordinaire bâtiment. Les architectes de l'Institut du monde arabe sont Jean Nouvel, Architecture-Studio (Martin Robain, Rodo Tisnado, Jean-François Bonne, Jean-François Galmiche), Gilbert Lèzenes et Pierre Soria. À Paris, Jean Nouvel a également conçu le siège de la fondation Cartier, puis le musée du Quai Branly. Après l'IMA, Architecture-Studio a conçu notamment l'ambassade de France à Oman, l'aménagement de la porte ouest de La Mecque, ainsi que le Parlement européen à Strasbourg.

  • L'art brut

    Michel Thévoz

    La réédition de cet ouvrage fondateur de Michel Thévoz « L'art brut » avec une préface de Jean Dubuffet, prend place dans la mise en lumière projetée sur cet art à l'occasion du quarantième anniversaire du Musée de l'Art Brut à Lausanne, imaginé et fondé par Jean Dubuffet et dont Michel Thévoz fut le premier conservateur.

    Le propos était de rassembler sous ce vocable « art brut » les créations des marginaux, asociaux, relégués dans des hôpitaux psychiatriques, qui créaient des oeuvres étranges à côté des mouvements d'art contemporain dûment répertoriés et analysés. Depuis le « Palais du Facteur Cheval » à la fin du 19ème siècle jusqu'aux oeuvres des créateurs en rupture de ban de la fin du 20ème siècle qui s'étaient soustrait au conditionnement culturel, il y a eu dans tous les pays limitrophes de la France et de la Suisse des collectionneurs désintéressés qui ont répertorié cet art au départ sans valeur marchande. Mais l'ère de l'information, de la mondialisation, de la pensée unique, de la normalisation et des neuroleptiques tendent à faire disparaître ces « hors-la-norme ». L'art brut prend de la valeur et est, lui aussi, objet de spéculations. Dans le monde entier aujourd'hui, on s'y intéresse. Ce livre raconte l'histoire d'un regard décalé qui a changé la perception du plus grand nombre.

  • Noire ou blanche, Américaine ou Française, danseuse nue ou dame de charité ?
    Qui est Joséphine Baker ?
    Aussi connue comme artiste de music-hall que comme résistante ou comme mère adoptive - douze enfants ! Et de toutes les couleurs, une vraie tribu, la « tribu arc-en-ciel » comme elle aimait à le dire, qui joue ces divers rôles ?
    On se souvient de ces images qui ont fait le tour du monde : la panthère noire croquée par Paul Colin, la diva moulée dans des robes de strass, coiffée de diadèmes et de plumes qu'elle fut jusqu'aux derniers jours, la résistante en uniforme de sous-officier de l'armée française, et la mama un peu épaisse qu'on a vue pleurer misère à la télévision pour ces petits orphelins que des créanciers impitoyables s'apprêtaient à expulser du Château des Milandes.
    Quelle femme se cache derrière ces trois masques ?
    À quel prix cette petite négresse du Missouri, petite fille d'esclave comme il y en avait tant au début du XXe siècle aux États-Unis, est-elle devenue la vedette internationale, amie des rois, des princes et des présidents du monde entier ?
    Marie-Florence Ehret tente de décrypter les images publicitaires qui ont fait d'elle la star connue de tous et de mettre en évidence la force de caractère peu commune qui a permis sa vie extraordinaire.

  • Par ce projet, l'artiste met en lumière la beauté des femmes de son entourage, stars magnifiées comme sublimes inconnues. Artiste complet mêlant poésie digitale et photographie, Leonardo Marcos ne se contente pas de capturer l'image glacée d'une beauté désincarnée. Par sa méthode de travail inédite, fondée sur des entretiens filmés permettant de capter la beauté intérieure comme extérieure de ses modèles, il saisit l'essence même de ces personnalités, capturée dans un geste, un regard, une phrase, dans une alchimie du corps et de l'esprit. L'oeuvre marie ainsi portraits et extraits de conversations et rend hommage à la beauté féminine sous toutes ses formes, au-delà des frontières et des âges.

  • " J'espère bien faire entendre, même si ce n'est que pour quelques personnes, le bruit d'une goutte d'eau qui tombe sur un pétale de rose. " Kim Tschang-Yeul est l'un des artistes contemporains coréens les plus connus. Il naît le 24 décembre 1929 en Corée du Nord, occupée alors par les Japonais, puis par les communistes en 1945. Il fuit en Corée du Sud dès 1946 et entre aux Beaux-Arts de Séoul, lorsque la guerre de Corée éclate. Enrôlé, il est fait prisonnier. À la fi n de la guerre, il abandonne ses études et exerce divers métiers tout en continuant sa formation en autodidacte. Ce n'est qu'en 1965 qu'il quitte la Corée pour Londres puis New York avant de s'installer à Paris en 1969, où il développera son thème de prédilection : la goutte d'eau. Des années 70 à aujourd'hui, son travail est présenté et reconnu partout dans le monde. En 2004, le musée du Jeu de paume à Paris lui a dédié une exposition personnelle.

  • Je parle sans voix

    Facundo Bo

    Princesses extravagantes, magiciens pervers, acrobates divins, guerriers poètes, animaux fabuleux, les personnages de Facundo Bo sont des combattants en oripeaux de dentelle, des cavaliers d'une fantasia sublime.
    S'ils ont des allures de monstres, ce sont des monstres aimables. Ils ont beau agiter des membres menaçants, des griffes meurtrières et des langues de serpent, ils ont l'air bien élevés et cultivés. Ils sourient et nous sourions avec eux. Dans deux petits volumes séparés, réunis sous emboîtage, il y a, d'un côté, les contes, Je parle sans voix, et de l'autre, les dessins au crayon de couleur rehaussés de gouache et de collages qui les accompagnent sans les illustrer.

  • Cet essai n'est ni une histoire ni une théorie de la photographie.
    C'est une tentative de formuler ce qui a paru essentiel dans l'expérience photographique. Le point de départ n'est donc pas une théorie ou une croyance a priori. C'est au contraire une longue fréquentation des photographes et de leurs oeuvres qui a conduit à cet examen des processus et des valeurs en jeu dans le regard photographique - une sorte d'inventaire critique. Que se passe-t-il dans le regard, dans la pensée, quand nous voyons des photographies ? Que s'est-il passé quand un photographe a regardé et laissé la trace de son regard sur un objet du monde ? Qu'est-ce qui est pensé ainsi et qui ne saurait être pensé autrement ?

  • Ces courtes monographies, rassemblées dans la collection " Matière d'images ", s'articulent autour de plusieurs pivots, comme le goût partagé par Georg Grosz, James Ensor et Jean Dubuffet pour le graffiti, ou le ressourcement de Courbet et d'Ensor dans l'art populaire. Tous ces artistes ont quelque chose de " barbare ", et savoir que Jérôme Bosch était membre d'une secte adamiste et hérétique qui considérait que la pratique de l'acte sexuel était une voie d'accès au royaume de Dieu, permet de le redécouvrir avec jubilation. Le refus du classicisme, du cartésianisme, de l'héritage de la Grèce antique leur est commun, l'ironie et la parodie aussi. Fumistes, hydropathes, incohérents, anarchistes, dadaïstes, architectes utopistes, pendant plus d'un siècle les artistes s'opposèrent au système dominant.
    Qui dira si ce temps est révolu ?

    Raconter une histoire pleine de bruit et de fureur loin du ronronnement habituel des écrits sur l'art et les artistes.
    Artistes concernés : James Ensor, Asger Jorn, Jean Dubuffet, Raoul Hausmann, Marcel Duchamp, Gustave Courbet, Jérôme Bosch.
    Qu'ont-ils en commun ? L'anti-académisme, une quête d'invention pour exprimer au mieux leur révolte et le refus de pactiser avec un système inique.

  • Visconti et Rossellini ont été les deux grandes révélations cinématographiques de l'après-guerre en Europe.
    La déflagration mondiale avait brisé l'unité du spectacle et du réalisme coexistant chez Renoir et dans le cinéma classique. Sous le vocable de " réalisme ", il y eut deux chemins différents : l'acte de filmer, la pureté du cinéma pour Rossellini, et son impureté foncière pour Visconti, le cinéma comme synthèse des arts - peinture, musique, littérature, théâtre, opéra. Les arts traditionnels, tout ce que le cinéma et l'univers industriel avaient détruit, Visconti espérait les faire revivre grâce au cinéma : l'espérance d'une unité de l'ancien et du nouveau, le désir de voir se réactualiser, grâce au peuple, la tradition culturelle humaniste des maîtres d'autrefois - dans le sens historique et esthétique du terme.
    " L'Italie qui demeure dans l'Italie qui change. " L'histoire réelle, la modernisation rapide de l'Italie, a transformé cette espérance en une volonté de réconciliation qui se brise une dialectique du progressisme et de la décadence. Le cinéma de Visconti est devenu la mémoire d'un certain passé perdu de l'Europe : un moyen d'évocation, d'adieu, de long regard sur ce qui est invoqué une dernière fois mais comme pour venir mourir.
    Un cinéma de temporalité, de remémoration où le sentiment de fin du monde - comme d'une famille qui se déchire, ou de l'individualité qui se détruit pour retrouver sa vérité - est vécu dans le désir et la passion. Cet essai relie l'analyse thématique, celle des matériaux et des formes, à la dimension esthético-philosophique et historique. Il propose une synthèse interprétative de ce que Luchino Visconti appelait son " oeuvre personnelle ".

  • C'est de ce pigment et de sa vitesse de rotation interne que dépend l'apparition de toutes les couleurs que nous percevons. Amann peint donc à partir des forces qui produisent le rouge qui ne sont point la lumière mais l'énergie qui la produit. Cette oeuvre vivante, nous explique Marcel Paquet, est inséparable de la philosophie et de son dynamisme intérieur : elle change notre manière de voir et de peindre ; elle est un saut vertigineux dans l'inconnu.

  • Aprs un sjour New York o triomphe l'expressionnisme abstrait, Jean Clair regagne Paris o le climat intellectuel depuis mai 68 est propice s'ouvrir l'avant-garde . Temps des premires installations , des premiers concepts et des premiers happenings ... Jean Clair est de ceux qui crivent, avant les autres, ...

  • Penser ne pas voir runit les principaux textes consacrs par Jacques Derrida la question des arts depuis la parution, en 1978, de La Vrit en peinture. travers ces interventions de facture diverse (tudes, confrences, entretiens) s'chelonnant sur vingt-cinq ans et portant autant sur le dessin et la peinture, la photographie, ...

  • Dans le deuxième tome de son Autobiographie, Niki raconte les années passées avec Harry Mathews, l'écrivain américain qu'elle épouse à l'âge de dix-neuf ans, et dont elle a deux enfants, Laura et Philip. Années de bonheur, de découverte du monde, de sa vocation artistique. Années de fragilité aussi, d'expériences amoureuses qui la mènent au bord du gouffre, en hôpital psychiatrique, avant que les liens ne se resserrent avec Harry. De New York à Paris, de Deyá à Majorque, Niki se découvre elle-même en découvrant les artistes (Tinguely, Brancusi), les écrivains proches de Harry et les cinéastes (Robert Bresson...). Comme dans Traces, dessins, collages, passages manuscrits confèrent un caractère très singulier à ces Mémoires où elle donne aussi la parole à Harry dont le point de vue n'est pas toujours le même que le sien.

  • Après Penser à ne pas voir qui réunissait les principaux textes de Derrida sur le dessin, la peinture et la photographie, voici l'ensemble de ses réflexions sur l'architecture. Ginette Michaud et Joana Masó ont regroupé chronologiquement entretiens, lettres, communications, interventions dans les forums et les tables rondes qui concernent l'architecture, les rapports du texte à l'architecture, et les débats nombreux avec les architectes - principalement Bernard Tschumi, Peter Eisenmann et Daniel Libeskind. « La déconstruction est peut-être une manière de remettre en question le modèle architectural lui-même, énonce Derrida, à Madrid, - ce modèle architectural qui est une question d'ordre général, même au coeur de la philosophie, la métaphore des fondations, des superstructures, ce que Kant appelle «l'architectonique», etc., ainsi, également, que le concept de l'arche. Aussi la déconstruction implique-t-elle de remettre en question l'architecture dans la philosophie, et peut-être l'architecture elle-même.? »

  • Visages anterieurs

    Boris Lejeune

    " De la photographie au dessin, du pétrissage de la glaise à la statue de bronze, écrit Jean-Baptiste Para, Boris Lejeune multiplie les approches du visage et nous invite à une méditation sur la face humaine et sa représentation...
    Dans ce livre, des poètes reçoivent l'offrande de leur propre visage et répondent par un don de paroles. Dans cet échange qui s'instaure, le corps à corps des mots avec l'image succède au corps à corps avec la glaise. " Boris Lejeune est un artiste singulier. Russe établi en France dans les années 80, il poursuit sa quête d'éternité par les voies de la sculpture et de la poésie. Il se lie, dès son arrivée, avec nombre de poètes de langue française (Jean-Marie Le Sidaner, Guillevic, Bernard Noël, Vahé Godel...) avec lesquels il cherche et partage une " vérité " invisible à l'esprit frelaté de l'époque.
    Il entreprend avec eux dialogues et correspondances, qui aboutiront à diverses publications à La Différence : avec Jean-Marie Le Sidaner, Boris Lejeune - Cinq sculptures boulevard Pereire (1990) et Fragments de parole et de pierre (1992) ; avec Bernard Noël, Genèse de l'arbre (1992) ; avec Guillevic, Alexis Gloaguen, Vahé Godel et Jean-Marie Le Sidaner, Terre Ciel Visages (1995). Après la mort de Le Sidaner, il fonde et dirige la revue Présages à la mémoire de ce dernier et, tout récemment, inaugure un rapprochement entre des poètes russes et français par l'intermédiaire d'une nouvelle publication bisannuelle, intitulée Dépôt.
    Il a publié à La Différence deux recueils de poèmes : Fontes, 1995 et Fêter le temps, 1999.

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