Arts et spectacles

  • Max Ernst et Yves Tanguy sont deux acteurs majeurs de l'incursion du surréalisme dans la peinture dès la naissance du mouvement en 1925. Ils ont révélé, avant Magritte, Dalí, Matta et tant d'autres, les immenses potentialités que l'inconscient pouvait libérer dans tous les champs de l'expression picturale.
    À l'exception des revues surréalistes et des expositions collectives, où quelques-unes de leurs oeuvres se sont côtoyées dans le foisonnement des productions des autres membres du groupe, personne n'avait eu l'idée d'associer ces deux artistes pour mettre en miroir leurs productions. L'exposition, présentée au musée Paul-Valéry de Sète, du 25 juin au 6 novembre 2016, a comblé cette lacune. Très abondamment illustré par la reproduction de tableaux, dont beaucoup ne sont jamais sortis de collections privées, et accompagné des contributions de Philippe Piguet, Itzahk Goldberg, Stéphane Tarroux, son catalogue apporte un nouveau témoignage de l'extraordinaire impact du surréalisme sur l'évolution des sensibilités artistiques au xxe siècle.
    Catalogue réalisé dans le cadre de l'exposition présentée au musée Paul-Valéry (Sète, Hérault) du 25 juin au 6 novembre 2016.

  • Une expérience singulière : 235 tableaux parmi les plus beaux et les plus importants du musée Paul-Valéry de Sète ; en regard 235 poèmes inédits venus du monde entier, une façon d'appréhender l'oeuvre et la faire résonner. Pour Baudelaire, les poètes deviennent naturellement, fatalement critiques. Ils ne sont ici ni historiens ni critiques d'art. Le poème n'est pas un savoir ou un commentaire mais une oeuvre d'art, une manière de voir le tableau autrement que par les clefs habituelles.

    Poésie et peinture avaient partie liée à l'âge classique : des images pour les yeux. Grâce aux 235 poètes qui ont répondu à la commande, le recueil a tout de l'inattendu, d'Adonis à James Sacré, de Jean-Luc Parant à Salah Stétié. Un corpus important de peintures du XVIIe siècle à nos jours où l'on trouve des toiles surprenantes rarement montrées, beaucoup d'oeuvres à thèmes sétois. Avec les indispensables données historiques. Avec une clef originale : la poésie.

    Catalogue re´alise´ dans le cadre de l'exposition pre´sente´e au muse´e Paul-Vale´ry (Se`te, He´rault) du 30 juin 2018 au 4 janvier 2019.

  • Louis Valtat (1869-1952) est-il un Fauve ? Ce catalogue fait le point des connaissances scientifiques sur le peintre Louis Valtat et son inscription dans la vie artistique de son temps. Louis Valtat est un artiste fécond proche des mouvements et figures des avant-gardes de son époque, dont le fauvisme. Attaché à son indépendance et peu enclin à théoriser son art, le peintre fréquente ces avant-gardes mais affirme un langage très personnel, celui d'un grand peintre décorateur qui utilise tons purs et couleurs éclatantes dans des paysages luxuriants ou des scènes de genre intimes.
    Le catalogue reproduit quelque 200 oeuvres de Valtat (peintures, gravures, dessins) et de ses contemporains. C'est la seule monographie de cette ampleur sur le peintre dans l'édition française à l'heure actuelle. L'amateur d'art dispose enfin d'une juste image de l'oeuvre de Valtat, et notamment de son oeuvre gravé.

  • Les ménines

    Joan Jordà

    Réalisé dans le cadre de l'exposition présentée au musée Goya de Castres (Tarn) du 15 mars au 9 juin 2013, un catalogue recense un ensemble de tableaux, dessins et sculptures que Joan Jordà a créés en rapport avec la célèbre toile de Velázquez Les Ménines (1656). Picasso avait composé en 1957 une série de variations sur ce thème (44 Ménines).

    Joan Jordà, peintre catalan de l'exil républicain, a mûri son travail critique sur 30 ans (1983-2012). Il s'est moins attaché aux pièges du tableau miroir (qui inverse les rapports entre regardant et regardés) qu'aux ménines elles-mêmes, à leur chien, à des détails de la vie à l'Escorial, presque en corps à corps avec Velázquez.

    On est avec Jordà du côté de la violence, de la provocation, du grotesque parfois - ou du rêve. Les toiles, avec leurs variations à l'encre ou en argile, questionnent et réinventent les fonctions de la peinture.

  • Figure de l'art contemporain, le peintre Vincent Bioulès s'adonne au paysage, genre dont il est l'un des représentants majeurs en France. Le catalogue de l'exposition Vincent Bioulès. Chemins de Rome à Montauban rassemble les plus beaux moments de sa production, jusqu'à ses oeuvres les plus récentes, consacrées à la ville de Montauban.
    Comme en témoigne le texte qu'il a écrit spécialement pour le catalogue, Vincent Bioulès a toujours regardé avec intelligence les oeuvres du grand maître né à Montauban, Jean Auguste Dominique Ingres. Ses déambulations, de Montpellier à Paris, de Rome à Montauban, tout comme ses préoccupations d'artiste, entre dessin et couleur, croisent celles du créateur de la Grande Odalisque, avec qui il converse à distance. Riche de 125 reproductions d'oeuvres couvrant la totalité du parcours de l'artiste, l'ouvrage comprend également un entretien de Vincent Bioulès avec Florence Viguier-Dutheil, commissaire de l'exposition que lui consacre le musée Ingres de Montauban, ainsi qu'une contribution de Philippe Dagen sur la série des paysages romains.

  • Dans ses années de vieillesse, le Greco reçoit la commande du décor de la chapelle Oballe, dans l'église San Vicente Mártir de Tolède. Le retable, L'Immaculée Conception, est l'ultime chef-d'oeuvre de l'artiste septuagénaire.
    Le meilleur spécialiste du Greco, Fernando Marías, fait le point sur le tableau et sa commande.
    Un dossier autour du retable analyse l'oeuvre, la replace dans la vie du Greco et dans son art.
    L'irréalisme visionnaire qui caractérise la toile n'a été compris qu'assez tard. Le livre, magistrale enquête d'histoire de l'art signée de spécialistes internationaux reconnus, explore la fortune du retable, à partir du romantisme qui ressuscite Greco jusqu'à l'expressionnisme dont l'artiste a été une source, et à l'art du XXe siècle, en passant par le témoignage d'admirateurs passionnés comme Barrès et Rilke.
    Un chef-d'oeuvre dérangeant et son destin, une somme de connaissances pour l'explorer. Un point sur la géniale vieillesse du Greco.

  • Le catalogue questionne l'oeuvre de Joan Miró à travers deux thématiques. La première est celle de l'extrême liberté qui se lit sur différents plans : l'esthétique, la représentation de la femme, le regard sur les guerres.
    La seconde met en valeur la cosmogonie de l'artiste, sensible à l'immensité des espaces célestes.
    Quelque 70 oeuvres très diverses, certaines peu connues, dessinent des axes majeurs de la création de Miró, l'inclassable, passé par le surréalisme, inventeur de formes.

  • Pendant cinquante ans, à la tête des éditions Fata Morgana, Bruno Roy a publié des livres alliant textes rares, gravures, typographie soignée et beaux papiers. Les tirages de tête sont de superbes livres d'artiste qui révèlent une unité, des parentés spirituelles.
    Au musée Paul-Valéry, parmi les 1 500 publications, 250 sont exposées, accompagnées de manuscrits et d'oeuvres des artistes invités à l'aventure, tous reproduits dans un splendide catalogue.
    Le paysage intellectuel marqué au début par le surréalisme et devenu plus divers est accompagné par un paysage artistique, un musée d'art contemporain. Avec des fils inattendus tressés entre Caillois et Max Ernst, Butor et Alechinsky, Buffon et Dado... Des livres objet de poésie.

  • Au début du XVIe siècle, un grand mouvement installe en Europe l'esthétique d'une Antiquité renouvelée par le Quattrocento italien, autant pour des raisons politiques que pour des questions de goût. Pour la France, on attribue un rôle pionnier en ce domaine à Georges d'Amboise et à son château de Gaillon.C'est ignorer les relations étroites, avec la monarchie et avec l'Italie, de son frère aîné, Louis Ier, et de son neveu, Louis II, successivement évêques d'Albi.
    C'est oublier que l'on voit encore dans la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi les fastes et le répertoire ornemental déployés par des peintres venus de l'Émilie, qui ont réalisé là un chef-d'oeuvre de la peinture monumentale. Miraculeusement conservé, malgré les agressions des hommes et du temps, il fait d'Albi un foyer majeur de la pénétration de la Renaissance italienne dans le royaume de France.

  • Depuis vingt ans, la danse contemporaine se renouvelle en adoptant des formes de plus en plus diverses, voire opposées. Alors que Merce Cunningham et Pina Bausch donnent les ultimes chefs-d'oeuvre du xxe siècle, des expérimentateurs déboulonnent les sacro-saintes règles du spectacle, et des chorégraphes venus de Belgique, d'Espagne, du Moyen-Orient, des pays d'Afrique, nourris de théâtre, de performance, d'art visuel ou de rue, portent sur la scène les états (souvent convulsifs) du monde. Beaucoup de ces artistes ont été encouragés et soutenus par le Centre de développement chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées. Pionnier au moment de sa fondation il y a vingt ans, en 1995, le CDC a donné naissance à un label national qui rassemble aujourd'hui une dizaine de structures en France, parmi les plus innovantes de la scène chorégraphique européenne. Ce livre retrace l'histoire de la danse telle qu'elle s'est écrite depuis vingt ans au CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, sous le double signe de l'audace artistique et de l'engagement pour la culture chorégraphique.

  • Théo Van Rysselberghe (1862-1926), peintre belge majeur du xx e siècle, est le principal représentant du néo-impressionnisme en Belgique.
    Ce catalogue porte un regard sur la manière dont le peintre sublime ses sujets, à l'image d'un instantané presque photographique.
    Au travers de compositions savantes, par le jeu de cadrages d'une étonnante frontalité, le peintre propose des sujets dont l'anecdote est bannie.
    Dans ses paysages, dans ses portraits mettant en scène des êtres habités et rêveurs, Van Rysselberghe utilise une subtile « alchimie de couleurs » qui contribue à transcender l'instant présent.
    Les quelque quatre-vingt-dix oeuvres reproduites, dont certaines inédites, montrent les grandes étapes stylistiques de l'artiste : du réalisme à l'impressionnisme en 1886, de l'adoption de la touche divisionniste en 1888 jusqu'à son apogée à la fin des années 1890, le choix d'un style plus personnel à partir de 1903 et un retour vers le classicisme à partir des années de guerre. Des dessins mettent en exergue les liens qu'il entretient avec le milieu intellectuel de l'époque : les peintres Paul Signac, Maurice Denis, les poètes et écrivains Émile Verhaeren, André Gide ou le compositeur Georges Flé.

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