Arts et spectacles

  • Histoire de l'actuel Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris, qui fut successivement l'enclos du Temple, plus grande commanderie templière de France, la prison de Louis XVI et de la famille royale avant son exécution en 1793, puis un marché aux habits. L'inauguration du "nouveau" Carreau du Temple aura lieu au premier trimestre 2014.

  • Qui ne connaît ces photos d'élégantes posant au volant de décapotables profilées ? la ligne des premières se prolongeant harmonieusement sur la carrosserie des secondes (si ce n'est le contraire) ! Mais peu savent qu'elles sont l'oeuvre de Boris Lipnitzki (1897-1971), photographe russe émigré en France.
    Cette première monographie conduite par l'historienne Françoise Denoyelle (auteur de Studio Harcourt (1934-2009), Éditions Nicolas Chaudun) nous plonge dans la fébrilité du Paris des Années folles et l'avidité affichée de l'après-guerre. Des modèles de Poiret, Schiaparelli, Chanel côtoient des hommes et femmes de lettres, de théâtre, de musique, d'opéra et de danse (Anouilh, Bardot, Cocteau, Colette, Giraudoux, Lifar, Prokofiev, Stravinsky). Pour légitimer son goût des mondanités et des jolies courbes, Lipnitzki avait créé son propre studio, qui couvrit l'actualité des sorties parisiennes jusqu'à la fin des années 1960.

  • Djamel Tatah, né en 1959, a fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Saint- Etienne de 1981 à 1986. Au cours de son séjour à Marseille en 1989, il a défini l'essentiel de son dispositif de création et s'est engagé dans la réalisation de grands formats et de polyptiques.
    Son dispositif de création associe la technique ancienne de la peinture à la cire, la photographie, puis la numérisation des images qu'il explore dès 1994. Chaque composition est exécutée d'une façon identique. Il réalise des photographies de ses proches qu'il utilise comme banque d'images pour composer ses tableaux sur ordinateur.
    Le dessin est alors projeté ou agrandi sur la toile.
    L'artiste met en scène des figures humaines grandeur nature, vidées de leur chair et de leur volumeìtrie, dans des espaces colorés géométriques et plans. Silencieux et suspendus dans le temps, les marcheurs, les gisants, les hittistes sont les motifs que l'artiste rejoue de tableaux en tableaux autour des thèmes de la vie urbaine, de la guerre, de la suspension ou de la chute.

  • Fabien Verschaere développe un univers grouillant à la fois ludique, étrange et mystérieux.

    Ses installations, ses peintures et ses sculptures convoquent l'imagerie médiévale, la culture populaire, la bande dessinée, le monde de l'enfance et la psychanalyse. Son travail est prolifique car il répond à une urgence non dissimulée. Le dessin et l'aquarelle sont les éléments fondateurs de la démarche de Fabien Verschaere et, quand il passe à la troisième dimension, c'est pour renouer avec le contact direct et tactile du jouet, pour mieux approcher les contes de fées et ses princesses et surtout ses monstres dans lesquels il s'incarne. Le musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole expose Fabien Verschaere du 14 juin au 21 septembre 2014. A cette occasion, les Editions Nicolas Chaudun publient son catalogue.

  • Alexandra Boulat

    Collectif

    La Bosnie, le Kosovo, l'Afghanistan ou encore l'Irak, Alexandra Boulat est allée chercher ses clichés au coeur des conflits majeurs des deux dernières décennies.
    Elle fut également l'une des premières à témoigner de la condition des femmes dans des pays qui n'en font pas grand cas.
    Distinguée par de nombreux prix internationaux, elle est décédée prématurément le 5 octobre 2007.

  • Tania Mouraud

    Collectif

    La photographie et la vidéo sont les moyens privilégiés de Tania Mouraud. Dans « Exhausted Laughters », elle utilise cinq installations vidéos qui tournent autour du réel comme spectacle de la mort. NEEIING et la pièce ELLE sont le produit de rencontres fortuites, l'une à Yad Vashem à Jérusalem, l'autre à Paris lors d'un vernissage dans le XXe arrondissement.
    Si son diagnostic sur le monde réel ne fait pas de doute - « mon sujet c'est l'ogre » -, si elle injecte dans ses images, la tragédie et le sens du drame, Tania Mouraud est d'abord une artiste qui place la recherche sur les formes au coeur de son oeuvre. Ses oeuvres constituent des matières de résistance : à la barbarie, à la violence, au chagrin, à la mort... Fondamentalement critique, engagée dans un « art total », Tania Mouraud est une visual artist. Sans moralisme, elle cherche dans « la bataille de l'art » à rétablir vérité et beauté dans le grand récit de l'humanité.

  • André Morain est né en 1938 à Courbevoie. Autodidacte, il est l'oeil de l'art contemporain depuis les années 1950. Phorographe de la Fiac depuis sa création, il y créa à partir de 1982 un studio où il réalisa le portrait des artistes et galeristes qui venaient s'asseoir devant son objectif. Ces photographies ont fait l'objet du livre Les Ambassadeurs : 406 photographies publié en 1989 aux Editions de La Différence.
    Sur le vif, en noir et blanc, il photographie Andy Warhol grimaçant mais aussi des artistes mondialement connus dont nous ignorons le visage. Dans André Morain, l'oeil aux aguets 25 ans de photo André Morain a sélectionné 300 photographies qui témoignent de la vie artistique de l'époque. La Maison européenne de la Photographie exposera 101 photographies de l'artiste à partir d'avril 2013.

  • À partir de 1528, François Ier reconstruit le château de Fontainebleau au coeur d'une immense forêt dans laquelle il se plaît à chasser. Il s'attache également à créer des jardins : jardin de la Reine, jardin du Roi, jardin du clos de l'étang... Les remaniements successifs leur confèrent la majesté qu'on leur connaît aujourd'hui : construction du Grand Canal sous Henri IV, réaménagement du Grand Parterre par Le Nôtre sous Louis XIV, création du jardin anglais sur l'ancien emplacement du jardin du clos de l'étang sous Napoléon Ier. « Maison des siècles », comme l'appelait Napoléon, le château de Fontainebleau et ses jardins forment un ensemble unique. S'émancipant des poncifs de l'étude architecturale et de l'analyse symbolique, cet ouvrage est pensé comme une promenade historique hantée par le souvenir de François 1er et de l'Impératrice Joséphine. Souvenir ressuscité par le texte vif et enlevé de Vincent Droguet, conservateur, et les superbes photographies de Laurence Toussaint.

  • Alexandre Charpentier (1856-1909) a joué un rôle essentiel dans l'émergence de l'Art Nouveau. Il a milité pour que l'art soit à la portée de tous et gagne le décor de la vie quotidienne, au-delà des clivages entre Beaux-Arts et arts décoratifs. Touche à tout de génie, il expérimente une palette infinie de techniques et de matériaux : plâtre, marbre, bronze, or, argent, étain, porcelaine, grès, cérame, pâte de verre, estampe en relief et en couleurs, affiche, cuir gaufré... Toujours à l'avant-garde, Charpentier expose avec les néo-impressionnistes, comme Signac et Pissarro. Pendant l'affaire Dreyfus, il se range aux côtés de Zola. Musicien, il est très lié à Debussy ; il fréquente aussi le théâtre libre d'André Antoine. Célèbre de son vivant, mais éclipsé pendant un siècle, ce précurseur du design est à nouveau mis à l'honneur par ce catalogue, premier et unique ouvrage de référence sur son oeuvre.

  • Nicolas Colombel

    Karen Chastagnol

    Bien représenté en France et à l'étranger, notamment aux États-Unis, l'oeuvre de Nicolas Colombel est pourtant mal connue du public. Originaire de Sotteville-lès-Rouen, il se forme à Paris avant de commencer sa carrière à Rome en 1678 où il est le seul français de sa génération à être reçu à l'Accademia di San Luca et au sein de l'Accademia dei Virtuosi al Pantheon. En 1694, il est admis à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture en tant que peintre d'histoire. La suite de sa carrière se déroulera dans le cadre de cette institution.
    Il est sans doute l'artiste de sa génération qui a assumé le plus rigoureusement l'héritage de Poussin à une période charnière de l'histoire de la peinture française. Colombel puise également directement à la source des modèles italiens contemporains.
    Le catalogue de l'exposition réunit pour la première fois l'ensemble des oeuvres du peintre Nicolas Colombel.

  • Théâtre de luttes incessantes depuis 1978, confronté à la présence sur son sol d'armées étrangères, l'Afghanistan pèse lourd d'incertitude sur le destin de la planète.
    L'avenir de son peuple est aussi le nôtre. C'est ce que rappellent les reporters photographes de l'agence VII et de l'ECPA-d.

  • Le musée des Beaux-Arts de Rennes sort les amateurs de l'ombre en exposant la collection de Christian Adrien, collectionneur d'art ancien, grand amateur de dessins XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Edifiés entre 1759 et 1763 par la volonté de Louis XV, admirés de toute l'Europe au XVIIIe siècle, les hôtels jumeaux de la Guerre et des Affaires étrangères à Versailles furent les premiers immeubles français conçus pour les besoins spécifiques d'une administration. Après avoir abrité jusqu'à la Révolution les ministères de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères, ils sont aujourd'hui occupés, l'un par le Service d'infrastructure de la Défense et l'autre par la Bibliothèque municipale de Versailles, dont les collections de manuscrits et d'imprimés sont parmi les plus riches de France. Traitant à la fois d'architecture, d'histoire et de bibliophilie, le présent ouvrage décrit les murs et les occupants de ces deux hôtels, où furent écrites quelques-unes des belles pages d'histoire militaire, diplomatique et culturelle de la France. Sa réalisation est le fruit d'une équipe d'auteurs réunie sous la direction commune de Basile Baudez, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne, Elisabeth Maisonnier, conservateur des bibliothèques à la bibliothèque de Versailles, et Emmanuel Pénicaut, conservateur du patrimoine au Service historique de la Défense.

  • Isabelle Emmerique crée des laques depuis 1980. Elle a gardé son fond d'archives, mémoire de ses oeuvres, toutes parties rejoindre des collections !
    Pour connaître son travail, il faut aller à Vienne en Autriche où elle a reconstitué chez un particulier un salon 1930, dans une villa contemporaine de Moscou ou bien un hôtel design de Paris. Ses derniers chantiers l'ont amenée à concevoir non plus des oeuvres isolées mais les éléments décoratifs d'un décor global : panneaux de laque, tapis, luminaires. Comme ses illustres prédécesseurs, Isabelle devient ensemblier-décorateur. Parallèlement, elle continue ses recherches autour d'un thème qui nous emporte au coeur du monde.
    En ouvrant ce livre, le parfum de la térébenthine, l'ambiance silencieuse et studieuse d'un atelier de laque imposent instantanément leur séduction.

  • Italie, le grand Tour offre une sélection des plus belles photographies des paysages italiens du XIXe siècle. Les légendes très complètes ainsi que les textes accompagnant les illustrations donnent à ce livre une qualité documentaire indéniable. 

  • Ultra... ou l'adjectif qui qualifie une vision extrême, voire extrêmiste, de la féminité. Ou encore, ultra comme un mot-témoin - sauvage, heureux - d'années où tout paraît possible, où le monde est à portée de main pour ceux - et celles ! - qui veulent le saisir. Au moins veut-on le croire !
    Blonde... parce que le cinéma abandonne le noir et blanc, sa sophistication tout en retenue, pour les couleurs explosives du Technicolor et la vision élargie de la Panavision : la blonde sature l'écran. Viennent à l'esprit, Marilyn Monroe, Jean Harlow ou Marlene Dietrich. Si elles hanteront parfois ces pages, elles ne peuvent à elles seules répondre du phénomène Blonde.
    Nos quatre stars - Mae West, Jayne Mansfield, Kim Novac, Carroll Baker - participent pleinement de ce phénomène qui se répand sur la planète via les salles obscures et la presse. Dans Ultra Blonde il est question de cinéma, bien sûr, mais aussi d'émancipation, de rapports de pouvoir...
    De femmes bien réelles, enfin !
    Mae West, une carrière agitée et d'une incroyable longévité. Dès les années 1930, dans des pièces dont elle est l'auteure, elle s'emploie à secouer le cocotier de l'hypocrisie et du puritanisme. De l'aube du XXe siècle aux années 1970, s'assurant le plus souvent la possibilité de remodeler ses rôles, elle défraie la chronique et taille sa route. Indépendante.
    Jayne Mansfield, une blonde écervelée, de la chair à paparazzis ? Soi-disant pur produit des studios et rivale de Marilyn, elle a en réalité bâti un personnage qui s'est échappé de l'écran : une blonde archétypale existant par et pour elle-même. Un libre stéréotype.
    Kim Novac, lascive et sophistiquée. Plus que de jouer devant une caméra, son désir premier est de séduire. Ambivalente à l'instar de son / ses personnage dans Vertigo d'Alfred Hitchcock, elle affole le maître du suspense qui, en retour, la sadise à loisir. Une icône, un fantasme, que nul ne peut saisir.
    Carroll Baker, la « poupée » esclave ? Baby Doll d'Elia Kazan la révèle et l'emprisonne tout à la fois. Actrice représentative de la méthode Actors Studio, sa carrière est moins conséquente que celles de Mae, Jayne ou Kim. Les grands studios cherchèrent-ils à briser la résistance de celle qui osa s'opposer à eux ? Un parcours entre insoumission et dépressions.

  • C'est l'histoire du « carré » au sens large : le carré d'étoffe imprimé, objet qui, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux dernières années du XXe, se joue des frontières mouvantes entre le monde militaire et la société civile, passant sans cesse de l'un à l'autre au gré des modes et des événements. Par là, il nous renseigne sur l'évolution des relations riches et complexes qui se développent entre ces deux univers. Relations que les évolutions les plus récentes - fin de la conscription, réduction des effectifs de l'armée - ont effacées des consciences de nos contemporains mais dont la trace peut encore se retrouver dans le cadre de vie quotidien, dans la langue et dans des objets familiers, si l'on veut bien prendre le temps de l'y chercher.

  • Le musée d'Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand a récemment retrouvé dans ses réserves une oeuvre présumée de Théodore Géricault dont l'attribution est aujourd'hui attestée. Cette Tête d'homme se rattache certainement à l'élaboration du Radeau de la Méduse.
    À partir de cette redécouverte, une exposition réunira les études préparatoires, parfois inédites, de ce chef-d'oeuvre universel.
    Elle a pour ambition de mettre en lumière les ressorts du génie créateur, les lignes de force de sa démarche d'artiste :
    - le rapport à l'Autre qui imprègne totalement Le Radeau de la Méduse, hymne à la fraternité des peuples et miroir des débats politiques d'alors ;
    - la connaissance de l'homme, dont Géricault explore tous les aspects, y compris les plus noirs (la folie avec les monomanes, les corps en putréfaction avec les études de cadavres).
    Plus que le catalogue de l'exposition, ce recueil d'essais abondamment illustrés propose une relecture originale de l'oeuvre de l'un des plus grands génies du romantisme.

  • On n'a plus idée de la déflagration que produisit l'effondrement instantané du Second-Empire. Dans la France amputée de ses provinces orientales, une même obsession subjuguait les esprits : la revanche. Imagiers des élans de l'âme, les peintres, naturellement, firent leur miel de ce ressentiment unanime. Parmi ceux-là, quelques surdoués, « salonnards » pour la plupart : Meissonnier, Detaille... Alphonse de Neuville surtout. Neuville qui, fort de l'héritage romantique, s'attache au fracas, à la consistance même des nuées saturées de souffre et de cris... À une époque où la guerre n'est pas encore la boutique du photo-reportage, Neuville se débarrasse de toute la quincaillerie allégorique du grand genre. Ce qu'il poursuit, c'est l'instant. Et de ces instantanés tumultueux sourd l'héroïsme ordinaire des sacrifiés. Certains de ses chefs-d'oeuvres courent sur nos manuels d'histoire : Les dernières cartouches, Le Cimetière de Saint-Privat, Les Défenseurs du Bourget... Pourtant, aucune monographie ne lui avait encore été consacrée. Ce livre comble un manque en même temps qu'il répare une injustice, en rappelant l'incroyable metteur en scène et l'époustouflant dessinateur que fut ce « peintre-reporter » unique en son genre.

  • Henri Gaudin est l'un des plus grands architectes français. Grand prix d'architecture en 1989 (distinction qu'il refuse), médaille d'or de l'Académie d'architecture en 1994, il reçoit l'équerre d'argent une première fois en 1986 pour l'ensemble de logements sociaux d'évry-Courcouronnes, puis une seconde fois six ans plus tard pour le stade Charléty. Il est encore l'auteur du grand théâtre de Lorient ou de la Cité de la musique et de la danse de Strasbourg, et a dirigé la rénovation du musée Guimet, à Paris. Il a passé le relai à son fils au terme de ce chantier, fin 2009. Sa retraite, Gaudin l'a pour l'heure consacrée à interroger quarante-cinq années de pratique, à sonder le processus de la création et à réagir, non plus de manière immédiate, instinctive, mais « théorique », au modèle de ville qu'on nous promet pour demain. Architecte autoproclamé du lien, il se porte ainsi au chevet de ce que le geste méprise, de ce qu'aucun architecte ne peut signer de sa main : le vide, ce rien qui, traité avec tact, fait de la ville un espace ouvert à tous et non un enfer carcéral.
    Que l'on ne se méprenne pas, ce livre n'est pas un testament. C'est un mode d'emploi. Et pour soutenir sa portée pratique et faciliter le partage d'une pensée, il rassemble, dans cet ouvrage, plans, peintures, dessins, croquis de voyages et photographies par centaines.

  • Le Louvre orphelin de la Joconde, Beaubourg déserté par ses Matisse, et demain, pourquoi pas, Orsay privé de Déjeuner sur l'herbe... Doit-on exporter nos collections nationales comme des produits laitiers ? La question émeut, notamment depuis l'annonce de l'ouverture d'un "Louvre 2 " à Abou Dhabi. Didier Rykner nous hurle que non. Par cet essai, le fondateur de la très indocile Tribune de l'Art ne se borne cependant pas à ressasser ses griefs, ni à pourfendre une administration soumise à l'omerta. Il met en lumière les mutations de fonds que couve la polémique : le déclin des conservateurs en faveur d'énarques plus soucieux de profit immédiat que de conservation du patrimoine ; l'essoufflement de cette vieille mission de service publique qui visait à édifier le peuple par la contemplation de chefs-d'oeuvre érigés en véritables lieux de mémoire... L'événement primerait alors sur la pérennité, l'effet d'annonce sur la connaissance. L'auteur ne veut s'y résoudre, et déploie à l'encontre de ses détracteurs, souvent dédaigneux, parfois légitimes, une argumentation d'une précision implacable.

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