Arts et spectacles

  • L'art est très peu présent en Belgique dans le monde scientifique et académique. Il y a, à cela, des raisons historiques, car contrairement au cas de certains pays comme les États-Unis , les pratiques artistiques et les enseignements artistiques professionnels en Belgique ne sont présents à l'Université que depuis peu, et la place des arts s'y limite le plus souvent à des études historiques ou analytiques d'oeuvres du passé.
    Or, de tout temps, l'art a bénéficié des apports de la science et de la technologie : mais il a aussi, plus souvent qu'on ne le croit, inspiré la science et la technologie. Albert Einstein écrivait : « Il arrive que la science soit la muse de l'artiste. Pour ne prendre que mon cas, appliqué à la peinture, je vais donner deux exemples qui montrent que ma théorie de la relativité générale a inspiré Magritte, avec «La maison de verre» et Salvador Dali, qui a représenté le principe du temps malléable avec des montres molles, notamment dans son oeuvre intitulée «Persistance de la mémoire».
    Le but du présent ouvrage est de permettre à un artiste d'élargir son champ d'intérêt au monde scientifique. Mais l'expérience n'est pas à sens unique. Il s'agit aussi de sensibiliser les chercheurs à l'esthétique de la représentation que l'on peut se faire de leurs travaux.
    L'idée maîtresse qui sous-tend la réussite de ce projet est la rencontre de styles et d'idées très diversifiés permettant aux artistes et aux scientifiques d'interagir. Sculptures, dessins, peintures, montages audiovisuels, expérimentations se côtoient, dialoguent et s'unissent sur le site merveilleux que constituent l'ancienne abbaye bénédictine de Gembloux et son parc. Didier Mahieu, artiste belge plasticien, distilla tout son talent dans les plus beaux endroits de ce site, qui fut parcouru par des milliers de promeneurs et ce pendant près de 3 mois.
    Associer art plastique et science, c'est répondre à un besoin profond d'échange, de culture, de rêve et de communication universelle. Les arts nous renseignent, mieux que toute autre approche, sur la vision culturelle d'une génération, d'une nation, ou d'un monde.

  • Forts des innovations technologiques modernes, les architectes du XXe siècle se sont servis de la maison individuelle comme laboratoire d'essais pour tester des processus de conceptions innovants, cherchant à faire table rase d'une tradition au vocabulaire trop emprunté. Derrière ce foisonnement d'individualités, il est cependant possible de dégager un ensemble de structures fondamentales de l'habitat qui appartiennent néanmoins à une évolution historique dont les racines se situent dans les villas d'apparat d'Andréa Palladio et dans l'architecture domestique des maisons anglaises.
    Ces différentes structures sont appelées schèmes, le schème étant entendu comme « structure d'ensemble d'un processus » dont la valeur principale est d'être un outil de conception valable tant pour l'analyse d'oeuvres architecturales que pour leur production. Cet ouvrage entend ainsi offrir au lecteur une approche méthodologique de la composition dégagée de règles restrictives puisque la qualité d'ouverture inhérente à la constitution structurelle du schème le rend susceptible d'être transformé, combiné... dans des configurations toujours novatrices.

  • L'ouvrage lève le voile sur la richesse des collections africaines de l'ULg. D'une qualité artistique incontestable, ces oeuvres sont en outre vierges de toute influence européenne.
    En revanche, l'influence de l'Afrique sur la création occidentale contemporaine est indéniable.

  • Depuis l'adoption, par l'UNESCO, de la Convention pour sa sauvegarde, le patrimoine culturel immatériel a pris une importance grandissante dans le monde académique, d'abord dans les programmes de recherche, puis dans les formations universitaires.
    Face au constat que la librairie francophone n'offre aucun support écrit quelque peu systématique couvrant largement les matières liées au PCI, les enseignants de la Formation en PCI des universités de Liège et de Namur ont décidé de publier un tel manuel, interdisciplinaire. Ethnologue, historien, juriste, économiste du tourisme, géographe, archéologue, muséologue, spécialiste de la communication... les auteurs du présent ouvrage reflètent une large diversité de disciplines et d'origines géographiques. Destiné à l'ensemble du monde francophone - voire au-delà - le manuel accueille aussi des regards de spécialistes sur la situation de la politique du PCI en Belgique, France, Québec, Suisse et Afrique francophone.
    L'ouvrage vise à cerner la notion et à en comprendre les enjeux, à dresser un état des lieux des politiques de sauvegarde et à donner des outils méthodologiques. Certains textes sont essentiellement pratiques, d'autres sont descriptifs, d'autres encore, réflexifs. Des analyses de cas offrent aux lecteurs des clés pour la compréhension du phénomène et de ses manifestations concrètes.
    Cet ouvrage s'adresse d'abord aux étudiants, aux chercheurs et aux professionnels des musées, institutions et associations actifs dans le domaine du PCI mais, par son caractère large et documenté, il concerne tous ceux qui s'intéressent au PCI, de façon active en tant que porteur, ou par simple curiosité intellectuelle.

  • Arles la bleue

    Viviane Bourdon

    • Pulg
    • 21 Juin 2017

    Au départ, j'ai détesté Verviers. En 1945, j'y suis arrivée avec un accent bruxellois à couper au couteau. Dieu ! que c'était rigolo. Pour mes condisciples, s'entend. Dire que j'ai été aussi interrogée sur les noms des rues de Verviers. École des Boulevards, Lycée royal, Académie des Beaux-Arts, première exposition de photos à la galerie de la Meuse-Verviers. J'ai fini par me lasser de la chose. Puis arriva le numérique qui me permit de renouer avec mes premières amours; l'ordinateur servant de chambre noire, sans éclairage vert-jaune et sans produits chimiques. Sous l'influence d'une amie, peintre constructiviste, Camille Kairis pour ne pas la nommer, mon regard sur Verviers s'aiguisa. Ce fut comme si les pierres me clignaient de l'oeil : enfin, t'as vu ! quelqu'un a vu !

  • Depuis 1995, le projet-réseau Solidarité fédère les efforts du département de l'instruction publique de la Ville de Liège et du service de méthodologie des innovations scolaires de l'Université de Liège pour améliorer les conditions d'apprentissage de tous les enfants confiés à l'enseignement fondamental communal de la ville et démocratiser les processus de décision et d'action des professionnels concernés par ces enfants.
    Jusqu'ici, les travaux du réseau ont contribué à augmenter les compétences en lecture de milliers d'enfants, à soutenir des dizaines de chefs d'établissement scolaire dans l'exercice de leurs fonctions, à tisser des liens de collaboration entre plusieurs centaines de professionnels de sphères et niveaux de responsabilités contrastés.
    Ce livre ouvre la «boîte noire» du réseau. Il dit comment celui-ci s'est développé et propose des pistes de réflexion et d'action aux acteurs du monde de l'éducation engagés ou désireux de s'engager dans des partenariats entre le terrain et l'université.

  • Photogénies alerte

    Yves-Henri Leleu

    • Pulg
    • 24 Janvier 2006

    Prenez un photographe à l'oeil observateur et un historien de l'Alma Mater liégeoise.
    Les vues que le quotidien vous offre, découvrez-les sous un angle nouveau. Revisitez l'Université de liège, à travers Photogénies!
    Les clichés évoquent les souvenirs ancrés dans la mémoire et les mots les replacent dans leur contexte historique.
    Un photographe, un historien. Une rencontre harmonieuse entre la parole et l'image.

  • Si les collections de sciences naturelles d'un Muséum sont a priori essentiellement constituées de spécimens d'animaux préservés, elles renferment parfois d'autres objets patrimoniaux remarquables, d'une grande valeur scientifique, historique et artistique.
    La collection «Blaschka» de l'Aquarium-Muséum de l'Université de Liège en fait partie. Il s'agit de modèles d'animaux invertébrés marins en verre créés à la fin du XIXe siècle par les maîtres-verriers Léopold et Rudolf Blaschka et acquis en 1886 par le fondateur de l'Institut zoologique, Édouard Van Beneden. Matériel didactique hier, les Blaschka sont devenus aujourd'hui de véritables oeuvres d'art. Un patrimoine irremplaçable et unique en Belgique.
    Plus qu'un simple catalogue de la collection, l'ouvrage retrace son histoire et celle de ses créateurs, évoque les résultats de leurs analyses et traitements de conservation, et fait revivre ces éclatants joyaux de verre sous le regard de photographies artistiques.

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