Gourcuff Gradenigo

  • « Monet chez lui, dans cette maison modeste et pourtant si somptueuse par l'arrangement intérieur [.]. Celui qui a conçu et agencé ce petit univers familier et magnifique n'est pas seulement un grand artiste dans la création de ses tableaux, il l'est aussi dans le décor d'existence qu'il a su installer pour s'y plaire. » C'est ce qu' écrivait en 1922, l'écrivain et critique d'art Gustave Geffroy, ami fidèle de Claude Monet et défenseur de son oeuvre.
    Grâce à l'étude du salon-atelier et de la chambre de Giverny, Sylvie Patin nous introduit à ce « décor d'existence » créé par le peintre qui vivait entouré de ses toiles et de celles de ses amis impressionnistes : Renoir, Caillebotte, Monet, Boudin, Signac, Jongkind, Morisot et Delacroix. Elle dessine ainsi un portrait de Claude Monet au milieu des oeuvres qui l'entouraient avec les traits de caractère illustrant cette personnalité d'exception.
    Conservateur général du patrimoine au musée d'Orsay, correspondant de l'Institut, commissaire de l'exposition Claude Monet en 2010/2011, Sylvie Patin est l'une des meilleures spécialistes de l'impressionnisme.

  • Chu 'eh·Chun (Zhu Dequn) fut un artiste chinois majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Né en 1920, il suit les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fengmian, l'un des principaux hérauts d'une synthèse entre la tradition chinoise et la modernité occidentale. À la fin de ses études, il devient lui-même professeur à Nanjing, puis Taipei, où il sert de modèle à plusieurs générations d'artistes abstraits. En 1955, il embarque pour la France où il fréquente, comme tant d'autres artistes chinois, la Grande Chaumière. Toutefois, l'événement majeur pour l'évolution de son art est la découverte en 1956 de l'oeuvre de Nicolas de Staël. Il passe alors définitivement à l'abstraction. Il intègre rapidement et mêle dans ses toiles plusieurs éléments du vocabulaire plastique de l'école de Paris, des aplats de couleur de Nicolas de Staël (1914-1955) à l'expressivité gestuelle de Hans Hartung ( 1904-1989). Toutefois, l'inscription de son oeuvre au sein de l'école de Paris est dès le début des années 1960 enrichie de références à la tradition artistique chinoise, que ce soit dans les titres ou dans l'évocation de paysages esquissés, dont les modulations rappellent les lavis d'encre ainsi que, parfois, les compositions picturales de son pays d'origine. C'est l'élaboration de cette nouvelle synthèse qui lui vaut sa célébrité et son statut sur la scène contemporaine.
    Pour la première fois un ouvrage rassemble une magnifique sélection d'oeuvres sur papier de l'artiste, effectué par son fils.

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