Hermann

  • Notes brutes

    Victor Vasarely

    • Hermann
    • 27 Juillet 2016

    Victor Vasarely est, depuis les années 1950, particulièrement conscient d'un phénomène qu'il appelle « la crise du tableau de chevalet ». Sa réflexion est fondée sur l'idée que ce tableau, si hardi soit-il dans sa conception, ne peut que rester confiné dans le milieu étroit des galeries et des collectionneurs, nuisant ainsi à sa large diffusion et privant la plupart de nos contemporains de la possibilité de vivre dans un cadre à la fois nouveau et beau. C'est dans cette perspective que le plasticien il répugne désormais le terme d'artiste a porté toute son attention vers la production de prototypes qu'il utilise, agrandis et/ou multipliés, comme points de départ de nouvelles créations. Son esthétique se double d'une éthique : la beauté jusqu'ici achetée par quelques-uns sous forme d'oeuvres d'art peut désormais être mise à la portée de tous grâce aux « multiples » et à la « Cité polychrome du bonheur » qui deviennent trésor commun. Vasarely a écrit des remarques, commentaires, réflexions et analyses qui témoignent de son engagement constant pour un art social et de sa vision du rôle du plasticien dans la cité. Pour ses Notes brutes, il a sélectionné quelques fragments qui éclairent judicieusement ses oeuvres et soulignent leur inscription dans l'histoire de l'art du XXe siècle. La réédition de ces notes permet d'expliquer le projet d'un plasticien visionnaire et utopiste.

  • La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie sont regroupées sous l'appellation « Pays baltes » parce qu'elles sont géographiquement contiguës et politiquement liées par une communauté d'intérêts face à l'histoire et aux siècles d'agression des puissants voisins.
    Installés au bord de la mer Baltique, ces pays ont conservé leurs langues et leurs identités culturelles respectives que les envahisseurs n'ont pu éradiquer. Grâce aux artistes et aux écrivains, leurs patrimoines ont peu à peu réapparu au XIX e siècle pour s'imposer à l'époque symboliste avec des créations fantastiques comme celles du célèbre Curlionis.
    Enfin autonomes entre les deux guerres, les Pays baltes ont connu une puissante renaissance dans tous les domaines artistiques.
    Près d'un demi-siècle de colonisation soviétique a suivi mais, depuis lors, on a pu redécouvrir la virulence des dessins de Karlis Padegs, l'élégance des compositions d'Arnold Akberg, la finesse des expériences photographiques de Domicèlè Tarabildiené.
    Ce livre présente les trois traditions culturelles, qui ont parfois des parentés entre elles ou avec les mouvements artistiques internationaux, mais qui ont préservé leur originalité. Avec les facilités d'information et de communication, nos connaissances et nos curiosités augmentent ; il est nécessaire de les renouveler et de les étendre en se tournant vers les créations de pays pas si lointains.

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