Sternberg Press

  • Edité par Samuel Bianchini et Emanuele Quinz, cet ouvrage introduit la notion d'objet à comportement par le biais d'une étude de cas portant sur trois oeuvres emblématiques de Céleste Boursier-Mougenot, from ear to here, offroad et rêvolution.

    Présentés exclusivement dans les lieux d'art contemporain, les travaux de Céleste Boursier-Mougenot (né en 1961 à Nice, vit et travaille à Sète) sont à considérer avant tout comme ceux d'un musicien. Après avoir été compositeur jusque dans les années 1990, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d'objets les plus divers dont il extrait un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu'il emploie pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu'il qualifie de vivantes. Déployé en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d'exposition, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d'écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique.
    Céleste Boursier-Mougenot considère, en premier lieu, le livre comme de l'espace, un support pour l'expérience du lecteur, dans lequel il est question de faire entrer du temporel, le temps de la lecture.
    Céleste Boursier-Mougenot représente la France à la Biennale de Venise 2015.

  • Commentaire et extension éditoriale d'un projet des artistes Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d'Uterpan) qui procède de l'analyse des attitudes et des comportements, individuels et collectifs, produits dans l'espace public d'une ville donnée.

    Uchronie est un projet initié par les artistes Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d'Uterpan) en 2014, qui procède de l'analyse des attitudes et des comportements, individuels et collectifs, produits dans l'espace public d'une ville donnée. Le terme uchronie, utilisé entre autres par le philosophe français Charles Renouvier dans son ouvrage Uchronie, l'utopie dans l'histoire (1876), désigne un « non-temps », un temps qui n'existe pas.
    En réponse à la transformation croissante de l'espace public en zones fonctionnelles vers lesquelles les individus sont dirigés pour une activité donnée, les deux artistes appellent des citoyens à devenir uchronistes, à infiltrer la vie publique avec des modules physiques issus de comportements quotidiens, qui sont synchronisés et ajustés selon les contextes. A la différence des flashmobs ou des performances, ces actions ne s'adressent pas à des spectateurs. Les passants sont les témoins accidentels, attentifs ou non, de ces présences et de ces gestes qui maintiennent l'apparence formelle de la normalité.
    Plus qu'un commentaire au projet Uchronie, cette publication se compose comme une uchronie collective qui s'infiltre dans le livre - en tant qu'espace de publication, en tant qu'espace public. Selon le protocole proposé par les artistes et par l'historien de l'art Emanuele Quinz, les contributeurs ont occupé librement différentes sections du livre (sommaire, introduction, chapitre, illustrations, notes, appendices, etc.), chaque section pouvant être illustrée plusieurs fois, ou pas du tout.

    Contributions de Mara Ambrozic, Franck Apertet, Pierre Bal-Blanc, Isabelle Barberis, Patrick Bouchain, Alina Buchberger, Karima Boudou Mzouar, Patricia Brignone, Biljana Ciric, Sophie Demeyer, Anna Dezeuze, Julien Duc-Maugé, Lotus Edde-Khouri, Florian Gaité, Emanuele Guidi, Marion Hohlfeldt, Anne Lacaton & Jean-Philippe Vasall, Sophie Lapalu, Marc Lenot, Christophe Martin, Dominique Mathieu, Rainer Oldendorf, Emile Ouroumov, Gianni Pettena, Emanuele Quinz, Axel Roy, Matthieu Saladin, Annie Vigier.

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