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  • Sous l'Occupation, le marché de l'art a été florissant. Une semaine après l'entrée des troupes allemandes dans Paris commence la saisie des oeuvres appartenant aux familles juives.
    Sous la plume d'Emmanuelle Polack se déploie une galerie de protagonistes - marchands, commissaires-priseurs, antiquaires, experts, courtiers, acheteurs, conservateurs. On entre dans le lieu de leurs activités - appartements, galeries, salles de ventes aux enchères, palaces, banques.
    Une faune d'intermédiaires peu scrupuleux profite de la confiscation des oeuvres. On découvre le destin tragique de galeristes juifs victimes de l'« aryanisation » du monde de l'art. Après la guerre, peu de sanctions seront prises. Aujourd'hui, de nombreuses oeuvres n'ont toujours pas été restituées. Elles sont les témoins silencieux de l'Histoire.

  • Quelle est la fonction de la peinture contemporaine ? quels sont les rapports qu'elle entretient avec la musique, la poésie, les mathématiques, la biologie ?
    Quels sont les pouvoirs de la ligne, de l'espace, de la forme, de la couleur et comment expriment-ils notre conscience nouvelle de nous-mêmes et de l'univers ?
    Telles sont les questions fondamentales auxquelles klee apporte une réponse dans théorie de l'art moderne.
    Ce livre groupe pour la première fois l'ensemble des textes théoriques parus du vivant de l'artiste, dont les célèbres esquisses pédagogiques; il ouvre au lecteur le chemin de la création picturale.
    Il a, dans notre siècle, une importance égale à celle des carnets de vinci pour l'art et la pensée de la renaissance.

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  • Un peintre, un homme, un génie. Picasso fut un homme pour qui peindre voulait dire voir, et qui mieux que personne « vit » son siècle. Visionnaire, oui. Engagé corps et biens dans son absolu. Homme public dont l'existence tumultueuse fascina toujours les foules, il était aussi un personnage farouche, secret, imprévisible. Des premiers pigeons crayonnés de Málaga aux périodes bleue et rose, des folles années montmartroises aux Demoiselles d'Avignon, de l'explosion surréaliste à Guernica, des femmes en pleurs à la femme-fleur, il fut celui qui disait sans relâche : « Je ne cherche pas, je trouve. » Marie-Laure Bernadac et Paule du Bouchet retracent le destin d'un homme qui a marqué le vingtième siècle d'une empreinte de feu.

  • Peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, créateur d'objets d'art décoratif, écrivain, Alberto Giacometti n'a cessé d'explorer de nouvelles voies. Depuis ses débuts dans l'atelier de son père jusqu'à sa consécration internationale dans les années 1960, son parcours démontre une détermination farouche à inventer de nouveaux modes de représentation avec les moyens les plus réduits et à partir des motifs les plus traditionnels : le portrait, la nature morte, la figure humaine, le paysage. Sa brève incursion dans le surréalisme conforte sa croyance en une réalité au-delà des apparences, et c'est cette réalité en perpétuelle mutation qu'il cherche sans relâche à restituer. Ses oeuvres en s'accumulant avec le temps façonnent un monde inquiétant et merveilleux, mettant en évidence la cohérence de sa démarche. Dépassant l'imagerie réductrice de l'artiste solitaire et angoissé de l'époque existentialiste, Véronique Wiesinger montre la complexité contradictoire et la qualité expérimentale de l'oeuvre de Giacometti, à jamais contemporaine.

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  • Bien qu'il n'ait duré que trois années de turbulence, le mouvement Der Blaue Reiter ou «Cavalier bleu» (1911-1914), loin d'être réduit en cendres, a exercé une influence considérable sur le développement de l'art moderne européen. Baptisé ainsi d'après une peinture de Kandinsky, Le Cavalier bleu, ce collectif informel d'artistes regroupés autour de l'émigré russe Wassily Kandinsky et du peintre allemand Franz Marc cherchait à rejeter les normes établies et à pénétrer avec fracas dans un inconnu artistique renouvelé.

    Associant leurs valeurs spirituelles et leurs craintes devant une époque d'industrialisation effrénée, les artistes du Blaue Reiter étaient réunis par un intérêt commun pour la peinture, la gravure sur bois et les estampes, ainsi que par la symbolique des couleurs et une approche spontanée de la création. Des oeuvres d'art maîtresses telles que Cheval bleu I de Franz Marc (1911), Avec l'arc noir de Kandinsky (1912) et Jeunes filles sous les arbres d'August Macke (1914) abordent des sujets variés, mais se caractérisent toutes par des perspectives distordues, des lignes grossières et une utilisation hyperbolique et expressionniste de la couleur.
    Der Blaue Reiter fut brutalement disloqué, au début de la Première Guerre mondiale, à la suite de la mort de deux de ses membres éminents et des dissensions croissantes entre les protagonistes du groupe. Cet ouvrage révèle l'influence remarquable du mouvement, en dépit de sa brièveté, et en présente les oeuvres majeures, les artistes et leurs influence postérieures.

  • Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, Calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du xxe siècle : le mobile.
    Des formes abstraites en suspension décrivent dans l'espace la danse des planètes ou évoquent la faune et la flore naturelles. Ces constructions aériennes trouvent bientôt un pendant de poids avec les stabiles, géants de métal posés au sol. Avec eux, Calder est devenu l'un des principaux créateurs d'art public et monumental du siècle. Dépassant le mythe tenace de l'artiste-enfant et du génial bricoleur, Arnauld Pierre montre l'importance historique des inventions de Calder, dont il retrace la genèse et qu'il situe à leur véritable place : une des toutes premières.

  • En 1929, les artistes modernes américains et leurs oeuvres trouvèrent refuge au MoMA, dont les 3 fondatrices cherchaient à lutter contre le conservatisme de la société américaine qui critiquait abondamment les nouvelles formes d'art, les considérant dangereuses. Plus tard, alors que New York devenait un foyer de l'art moderne et que les artistes de tout horizon de l'époque y affluaient, ces trois femmes aidèrent la photographie à s'imposer comme art en lui dédiant un département à part entière au musée.

    Aujourd'hui, le Moma fait partie des trois plus grands musées d'Art Moderne du monde et recèle d'oeuvres des plus grands artistes contemporains et modernes : Klimt, Schiele, Cézanne, Matisse, Picasso, Klee, Kahlo, Rauschenberg, Oldenburg, Lichtenstein, Warhol, Rothko, Hopper, Rodin, Boccioni, Brancusi, Giacometti, Adams, Cartier-Bresson, Arbus, Brassaï, Lange etc.

    Cet ouvrage, organisé chronologiquement, retrace étape par étape l'aventure de l'art moderne, sous toutes ses formes (peinture, sculpture, architecture, photographie, etc.) à partir de la riche collection du MoMA. Chaque oeuvre présentée est commentée par des spécialistes de la période. Glenn D. Lowry, conservateur actuel du musée, introduit avec brio cette anthologie exhaustive. 

  • L'art moderne 1905-1945

    Edina Bernard

    La première moitié du XXe siècle est marquée par de profonds bouleversements développement des techniques, guerres mondiales, révolutions scientifiques, énergie atomique, psychanalyse qui ébranlent les certitudes et les valeurs des siècles précédents.
    Les artistes ne se contentent plus de refléter les ruptures et les révolutions de leur époque, mais les devancent et les assument à travers la mise en question des normes de la figuration aussi bien la forme que la couleur. Cette restructuration donne naissance à de multiples mouvements esthétiques.
    L'Art moderne analyse les mouvements les plus connus en peinture, en sculpture et en architecture le fauvisme, le cubisme, l'expressionnisme, l'abstraction, le futurisme, le surréalisme, le constructivisme mais aussi des tendances plus discrètes à l'époque telles que le réalisme magique ou la Nouvelle Objectivité.
    Des encadrés biographiques et des légendes d'oeuvres mettent en valeur la singularité des grandes personnalités Picasso, Kandinsky, Matisse dont les recherches auront une influence fondamentale sur l'art de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Le tas de charbon Nouv.

    Cet ouvrage est imprimé en noir sur le papier Magno Natural 140 gr/m2. Il contient cinq cahiers de 8 pages imprimés en quadrichromie sur le papier Sirio Color Nero 115 gr/m2. La couverture, à rabats, est composée du papier Curious Matter black 380 gr/m2 sur lequel est appliqué un vernis sérigraphique brillant. Le titre de l'ouvrage, le nom de la collection et des éditions sont « inscrits » est en réserve dans le vernis.

  • D'un surréalisme peut-être le plus pur, les visions oniriques de ce «peintre-poète» que fut Miré ont déconcerté ses amis surréalistes - elles furent davantage comprises par les dissidents du mouvement, Bataille, Leiris, Einstein. La liberté de son art, résolument moderne, façonné dans le refuge catalan de Mont-roig et dans ses ateliers parisiens, le place en réalité en position d'écart radical au sein des avant-gardes du XXesiècle, tant il fait retentir une vibration personnelle, entre exigence permanente d'intériorité et désir d'universalité. Avec une obstination de stratège, Miró voulut aller «au-delà» de la peinture. Les défis qu'il s'est lancés - redonner à l'art le pouvoir originel perdu, la mission de revivifier par grands signes archétypaux les mythes immémoriels - l'ont conduit à explorer toutes les pratiques, qu'il n'a cessé de subvertir, avec un jeu d'humour et d'invention toujours en éveil.

  • Entre 1916 et 1921, Picasso collabore à quatre spectacles de Sergei Diaghilev pour lesquels il réalise décors et costumes : les ballets «Parade »(1917), «Tricorne »(1919), «Pulcinella» (1920), et «Cuadro Flamenco» (1921). Cette expérience expose le peintre au langage du corps et de la danse, lui inspirant de nouvelles possibilités formelles, qu'il mêle à des éléments empruntés au théâtre de marionnettes, à la commedia dell'arte, à l'art sacré ou encore au folklore espagnol. Confrontant oeuvres de l'artiste (toiles, dessins, esquisses, maquettes, costumes) et objets issus des collections du Mucem, ce catalogue d'exposition (Mucem, 16 février au 24 juin 2018) montre comment Picasso a su assimiler et réinterpréter les traditions figuratives de son temps, pour les placer au centre d'une nouvelle modernité.
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  • Il est désormais courant d'appeler revivals les phénomènes de renaissance des styles artistiques qui ont jalonné le XIXe siècle : les artistes et les artisans de cette période revisitent et réinvestissent les styles du passé, dans lesquels ils trouvent matière à renouveler la création. Le goût pour les historicismes qui anime décorateurs, marchands et collectionneurs tout au long de ce siècle est sans précédent dans l'histoire de l'art.

  • Pourquoi le XIXe siècle a-t-il défendu « L'art pour l'art » ? Pourquoi la musique, la littérature ou la peinture furent-elles si soucieuses de formalisme ? Que signifia la création en 1863 du « Salon des refusés » ? Comment évolua le régime économique des arts plastiques ?
    Telles sont quelques-unes des questions dont traite cet ouvrage et auxquelles on ne peut répondre sans convoquer à la fois l'histoire des oeuvres, des artistes et des courants et celle des concepts mêmes d'« art » et d'« artiste ». Il analyse donc la production et la réception des oeuvres de la modernité en relation avec l'atmosphère théorique dans laquelle elles se déploient, et étudie notamment l'importance considérable qu'eurent sur le devenir de l'art le Romantisme allemand, la philosophie de Hegel et celle de Schopenhaueur.

  • Artiste majeur de l'art du XXe siècle, Hans Hartung place l'expérimentation au coeur de son travail. Grâce à ce hors-série, publié à l'occasion de l'exposition présentée au musée d'art moderne de la Ville de Paris, redécouvrez la grande diversité des supports utilisés, la variété d'exécution, la richesse des innovations techniques développées par le peintre, véritable précurseur de l'abstraction française.

  • Ce catalogue d'exposition accompagne la première grande rétrospective de l'oeuvre de Cassatt depuis plus de cent ans. Elle rassemblera 60 oeuvres majeures, dont des huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, raconteront son histoire, celle d'une Américaine à Paris.

  • Serge Fauchereau, qu'une presse unanime a salué comme l'un de nos plus brillants historiens de l'art moderne, nous offre ici un panorama complet de la naissance des courants du XXe siècle. D'une manière passionnante, il évoque les nombreuses influences et affinités plurielles qui ont alimenté ces courants à travers différents genres : littérature, musique et arts plastiques. Cet ouvrage constitue ainsi une étude exhaustive des avant-gardes qui va au-delà des champs habituellement traités, élargie au monde entier - Russie, Amérique latine... Tous les courants sont évoqués, parmi lesquels l'expressionnisme (avec Döblin, Kirchner, Bartok, Kokoschka, Schoenberg, Fritz Lang...), le cubisme (avec Picasso, Braque, Gris, Stein, Cummings, Stravinski...), le futurisme (avec Marinetti, Boccioni, Apollinaire, Cendrars...), Dada et le surréalisme, ou encore le constructivisme. Serge Fauchereau revient également sur des mouvements rarement abordés en histoire de l'art tels que le vorticisme, l'imagisme anglo-américain, ou l'ultraïsme. Le poète américain John Ashbery voyait cette étude comme « un compendium incroyablement riche et instructif qui se lit comme un voyage de découverte dans des pays mal explorés ». Le grand éditeur Maurice Nadeau lui, louait cet « ouvrage monumental », véritable bible érigée en référence culte et sublimée par une iconographique généreuse et inédite. Dans cet outil indispensable, Serge Fauchereau développe une critique érudite des avant-gardes du XXe siècle et rend compte brillamment de ce qui pourrait apparaître comme l'âge d'or de l'art moderne.

  • Cet ouvrage est imprimé en quadrichromie sur le papier Magno Natural 140 gr/m2.
    La couverture est composée du papier Curious Matter blanc 380 gr/m2 sur lequel est reproduit le détail d'une plaque de métal oxydé. Elle est composée de deux rabats longs.
    Le titre de l'ouvrage, le nom de la collection et des éditions sont imprimés en blanc sur le motif.

  • Célébré maître de la couleur par les artistes et les critiques de son temps, Marc Chagall se révèle, dans ce projet d'exposition consacrée à ses dernières années, par son exploration artistique du noir et blanc vers une nouvelle maîtrise magistrale de couleurs particulièrement lumineuses, intenses et profondes.
      Le début de cette période coïncide avec le retour du peintre en France de l'exil américain en 1948 tant souhaité et espéré. Grâce à une sérénité retrouvée dans sa « seconde patrie », Marc Chagall insuffle à son vaste dessein plastique et monumental le fruit récolté des commandes réalisées pour la scène au Mexique et à New York pendant la guerre. Toujours à l'écoute de son temps et désireux de vouloir surprendre les attentes du public européen, cette nouvelle étape artistique se nourrit d'un cheminement tout à fait audacieux. Car l'interrogation de la couleur par l'exploration du noir et blanc semble se trouver à l'encontre de l'image que le coloriste a laissé pendant quelques décennies.
      Toutefois, le dialogue entre le noir et blanc et la couleur a déjà été tissé à plusieurs époques précédentes, dès les années vingt, lorsque Chagall découvre toutes les techniques de la gravure. Or, à l'encontre de l'expérience traversée dans les dernières années mises en exergue dans l'exposition, les dialogues précédents soulignaient la nécessité de l'exploration de la couleur pour appréhender les profondeurs des noirs.
      Dans une vaste sélection représentative d'environ 200 oeuvres réalisées dans diverses techniques artistiques que l'artiste expérimente avec curiosité et ferveur, le public sera amené à découvrir pour la première fois les moyens artistiques investis avec grande liberté à travers lesquelles la vision de l'univers du peintre, dessinateur, sculpteur, céramiste et graveur s'étoffe, se construit et se déploie vers une palette enrichie de couleurs.
      Des lavis à l'encre de Chine et des sculptures en marbre blanc inaugureront cette découverte du visiteur vers la rencontre de la palette des diverses matières abordées, imprégnées par la terre d'accueil. L'introduction des masses colorées en dialogue avec le noir et le blanc dans l'espace exploré permet d'accompagner le regard du visiteur vers une nouvelle compréhension de la profondeur lumineuse du monochrome construit ainsi que des couleurs chatoyantes que l'on associe avec l'oeuvre de Chagall de l'époque méditerranéenne.
     Certes l'exposition donnera la voix à tous les thèmes familiers de l'univers pictural de Chagall mais l'éclairage particulier devrait permettre au visiteur de conjuguer le vocabulaire pictural et la découverte du cheminement de la couleur afin de garantir une nouvelle lecture de l'oeuvre.
      A l'occasion de cette exposition dont le commissariat est assuré par Ambre Gauthier et Meret Meyer, un catalogue sera édité, enrichi des reproductions en couleurs de toutes les oeuvres prêtées et de textes rédigés par des spécialistes consacrés à cette nouvelle approche de l'oeuvre.

  • Propose et présente un choix thématique de grands textes parus dans les revues surréalistes de 1919 à 1969. Il s'agira ici de présenter les Révoltuions surréalistes.

  • Plusieurs volumes de correspondances de Matisse ont déjà été publiés en France et continuent à enrichir la réflexion des historiens de l'art bien que sa correspondance avec l'artiste roumain Théodor Pallady au sujet de La Blouse roumaine n'ait jamais été encore publiée dans son intégralité. Entre 1939-1940, Matisse travaille sur son chef d'oeuvre La Blouse roumaine et tient informé Pallady qui lui a fourni des blouses roumaines de l'avancée de ce travail. Cette correspondance se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les deux amis se séparent (Pallady faisait de longs séjours en France jusqu'en 1940) : Matisse, malade, se retire dans le Midi où il continue à peindre et Pallady rentre en Roumanie pour préparer son exposition rétrospective qui s'est tenue en avril-mai 1940 à l'Athénée de Bucarest. Ce retour sera définitif pour Pallady parce qu'il ne pourra plus obtenir le visa de sortie du pays à cause de la guerre.
    Sont ici transcrites vingt-huit lettres et cartes postales adressées par Pallady à Matisse et quelques brouillons de lettres ainsi que trois lettres de Matisse à Pallady conservées à La Bibliothèque nationale de Roumanie. Ces lettres sont illustrées de dessins de Matisse et de Pallady : des portraits, des autoportraits, des natures mortes.

  • Un voyage hors des musées à la rencontre de l'« art des fous », du côté du bord des routes, des jardins et des arrière-cours d'Europe et d'Amérique ; un essai sur la naissance et le devenir de l'art brut.

    A partir des traditions médicale, littéraire et artistique qui, chacune selon leur point de vue, se préoccupaient de l'« art des fous », émerge la notion d'art « brut », telle que la définit Jean Dubuffet. A savoir, finalement, la possibilité de faire du résolument neuf dans les pratiques artistiques. Et de croiser, chemin faisant, Raymond Queneau, André Breton et... Marcel Duchamp.
    Si l'art « brut » trouve enfin place dans divers musées du monde et devient populaire, où aujourd'hui fuit cet art ? C'est ce à quoi se propose de répondre ce livre de façons diverses, explorant jardins et visitant le monde.

    « Comme d'autres partent en Abyssinie sur les traces d'Arthur Rimbaud, alors en quête de Jean-Pierre Brisset (...), mon expédition me porta en Basse-Normandie, vers ce Sahara et les steppes voisines, aux confins de l'Orne, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Manche, dans cette région qui se nomme précisément le «Désert». J'y découvris mes premiers sites. » Marc Décimo poursuit son voyage du côté du bord des routes, des jardins, des recoins, des cours et arrière-cours d'Europe et d'Amérique, à la rencontre de la boîte aux lettres de Monsieur Zé, de l'enclos de Raymond Moralès, du village préhistorique de Cardo, des statutes animalières ou anthropomorphes dans le sud-ouest de la France, des souches d'André Morvan, de la rétrovélocyclette de Monsieuye X, de la soucoupe volante de Jean-Claude Ladrat, des perchoirs de Mortagne-au-Perche, des sculptures de roue d'Henry Stevens et des constructions mégalométalliques de Billy Trip.

    «?Un guide de voyage indispensable et un recueil de réflexions au plus haut point suggestif.?» Michel Arrivé, Boojum Nouvelle édition augmentée de l'ouvrage paru en 2007 (ISBN 978-2-84066-147-4).

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