Van Dieren

  • La « troisième oreille » est un protocole d'expérience d'une écoute forcée des sons internes au corps, réalisé par Bryan Lewis Saunders. Il utilise à la fois le médium du dessin et celui de l'écriture pour rendre compte des métamorphoses sensorielles produites par l'expérience. Cet ouvrage témoigne de cette expérimentation extrême.
    En connectant sa trompe d'Eustache à sa glande pinéale, Bryan Lewis Saunders a eu pour projet de détourner la voie par laquelle le son entre dans son corps. Durant 28 jours (du 25 octobre au 21 novembre 2011) il gardera les oreilles obstruées et la bouche attachée à un entonnoir, documentant en temps réel cette expérience torturée et méditative à travers des dessins et des textes. Chaque jour donnant naissance à une multitude de nouvelles idées impossibles à détailler, l'acte de documentation s'est révélé être un obstacle à l'expérimentation. Les notes, croquis et peintures, effectués rapidement par Lewis Saunders, sont donc considérés par leur auteur comme des esquisses, un point de départ duquel réfléchir de manière approfondie aux résultats de l'expérience produite par Brant Withers.

    « En privant vos oreilles externes de la possibilité d'entendre, vous redirigez le son qui est alors entendu par l'intérieur de la bouche. Instantanément, les sons de votre corps se mouvant dans le monde deviennent extrêmement forts. Peu après, vous commencerez à entendre avec votre troisième oreille. » Inclus, le CD de Bryan Lewis Saunders, L'expérience de la troisième oreille.

    Edition limitée à 450 exemplaires numérotés.

  • Link human / robot

    Collectif

    Une réflexion transdisciplinaire sur la robotique contemporaine, celle qui commence à pénétrer nos espaces quotidiens intimes et publics, sur l'évolution de ce lien singulier entre robot et humain jusqu'à la possibilité de l'émergence d'une nouvelle forme d'altérité.
    Objet collectif et autonome, cet ouvrage prolonge hors champs le travail de recherche pour la performance chorégraphique éponyme entre un robot et une danseuse. Il parle aussi de ces territoires de recherche croisés et partagés entre artistes et scientifiques.

    La notion de machine a souvent été mobilisée par la littérature et le cinéma pour servir de miroir à l'humain. Mais imiter c'est aussi entrer en résonance, interagir.
    Une machine autopoiétique engendre et spécifie continuellement sa propre organisation parce qu'elle est continuellement soumise à des perturbations externes.

  • L'échelle 1:1 est une théorie pour le live, la scène (performances conférences théâtre exposés ou diaporamas de mariages) - voire même les films. L'échelle 1:1 réévalue le rapport au spectateur, à l'acteur, aux fictions, en prenant acte des nouvelles coordonnées du monde : de l'urbanisme aux sentiments, détracteurs aux softs, des e-encyclopédies collectives aux concerts dans ton quartier, tout est devenu à la fois plus grand et plus petit.
    Dans ce monde multi-échelle, L'échelle 1 :1 constate que le live a acquis une spécificité inattendue, celle d'être une situation Echelle 1. Situation décapante parce que fondée sur la co-présence.

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