Gallimard

  • Cet ouvrage est le catalogue de la double exposition "Picasso Rodin" présentée au musée national Picasso- Paris et au musée Rodin du 9 février au 18 juillet 2021. La confrontation du travail des deux monstres sacrés Auguste Rodin (1840-1917) et Pablo Picasso (1881-1973) révèle des points de contacts déjà connus, mais aussi des rencontres inédites.
    Les inventions formelles de ces deux artistes hors du commun marquent à leurs époques respectives des tournants dans l'art moderne. Le croisement de leur processus créatif mettra donc en lumière des convergences saisissantes qui jalonnent leurs recherches, comme l'expérimentation, le travail en séries et la perpétuelle mutation des formes. Le catalogue, illustré de plus de 350 oeuvres, permettra de découvrir un dialogue entre les deux artistes et maintes facettes de ces proximités inattendues.

  • Artiste camerounais de renommée internationale, Barthélémy Toguo est à l'écoute du monde, dont il explore les dysfonctionnements pour mieux les dénoncer : guerres, abus de pouvoir, immigration, famine... Il nous interroge sur notre humanité, sur notre capacité à prendre conscience des désordres et des maux qui perturbent nos sociétés. Dans ses oeuvres s'exprime une grande vitalité nourrie par la révolte, l'engagement et la transgression.
    Si l'inspiration fertile de Barthélémy Toguo ne connaît pas de frontières, on ne peut ignorer qu'elle puise aussi dans des « traditions » ancestrales. Nombre de ses oeuvres - dessins, peintures, sculptures, installations, vidéos et performances - intègrent des signes récurrents qui renvoient à des pratiques, voire à des objets, qui en sont les supports.
    Cet ouvrage met en lumière ces proximités formelles ou symboliques qui marquent de manière intrinsèque les figures hybrides de l'artiste. Ainsi, créations contemporaines et objets d'arts africains anciens entrent en résonance.

  • Publié à l'occasion des 20 ans de la mort de Charlotte Perriand (1903-1999), cet essai biographique illustré dresse le portrait de la conceptrice engagée, femme libre et visionnaire qui a marqué l'architecture moderne et le design du XXe siècle.
    Dans un essai très personnel, Laure Adler aborde trois facettes complémentaires de la créatrice : tout d'abord celle de la conceptrice qui développera, avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret dans les années 1930, des meubles fondateurs du design moderne ; celle de la femme libre, engagée, sportive et aventurière ;
    Et en?n celle de la visionnaire, capable de s'inspirer de toutes les cultures, en particulier japonaise, pour développer une pensée de l'espace et de l'habitat adaptés à l'humain.
    Grâce à la richesse des archives Perriand, le récit de Laure Adler est accompagné d'une sélection de 200 photographies, dont un grand nombre ont été réalisées par Charlotte elle-même, qui donnent à voir la femme libre, indépendante et moderne qu'elle était.

  • Premier analyste de son oeuvre, Matisse s'est tu, obstinément, sur lui- même. Ses souvenirs, dit-il, ne le représentent pas moralement. Sa biographie s'arrête à la porte de l'atelier, où le temps s'efface au cadran de la création et cède la place aux murs empourprés, à la clarté phos- phorescente des tableaux. Mais qu'on y prenne garde, les grands aplats des rouges et des bleus, les mouvements d'une ligne désancrée et la lumière éblouissante d'une image dessinée à même la couleur, toutes ces inventions, si semblables au bonheur, ne forment pas des lieux idéaux ou sacrés mais les espaces d'un travail ininterrompu à travers lequel Matisse cherchera toute sa vie l'allégement dans la somptuosité.
    Xavier Girard nous entraîne dans cet univers dense et clair.

  • À quinze ans, Cabu publie son premier dessin dans la presse. Pendant plus de soixante années, pas un jour sans qu'il n'ait pris son crayon. Dessin d'humour, caricature, reportage en France et à travers le monde, illustration, improvisation en direct à la télé : Cabu a tout fait. Inventé des archétypes, comme le Grand Duduche et le Beauf. Fait partager ses passions pour le jazz et Charles Trenet. Mené des combats sans relâche pour le pacifisme, l'écologie, la liberté d'expression, la tolérance.

    Cabu gardait tout, carnets de croquis, photos, coupures de presse, documentation, pièces de procès... Cette biographie très documentée est écrite par Jean-Luc Porquet, qui a bien connu Cabu et interrogé tous ses proches, famille, amis, collègues. Elle s'appuie également sur des archives incomparables communiquées pour la première fois par sa femme Véronique. Elle nous permet de redécouvrir un dessinateur mais aussi un homme exceptionnel.

  • Giono

    Collectif

    À la veille des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Jean Giono (octobre 2020), cet ouvrage, catalogue de l'exposition « Giono » présentée au Mucem du 30 octobre 2019 au 17 février 2020, propose un récit visuel et littéraire qui, loin de l'image parfois simpli?ée de l'écrivain provençal, suit le trajet de son oeuvre écrite et ?lmée en lui rendant sa noirceur, son nerf et son universalité.
    Giono, poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, s'est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu'à en trouver les antidotes :
    Création, travail, paci?sme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l'imaginaire. Pour donner chair à l'un des artistes les plus proli?ques du XXe siècle, manuscrits, archives familiales et administratives, reportages photographiques, presse, carnets de travail et scénarios annotés dialoguent ici avec des textes d'auteurs contemporains qui disent leur admiration et leur attachement aux oeuvres de l'écrivain.
    Chaque partie de l'ouvrage est introduite par un texte de Jacques Mény, président de l'association des amis de Jean Giono, qui contextualise le travail de l'auteur en évoquant les grandes étapes de sa vie, de 1895 à 1970.

  • " Représenter l'invisible ", tel est le rêve de Léonard, le grand maître de la Renaissance, l'artiste de la science et de la technologie, de la pittura mentale, du dessin analytique pénétrant les phénomènes de l'univers. Pour le comprendre, il fallait une biographie nouvelle, par-delà le mythe et le mystère, la légende et la rhétorique, une plongée dans les innombrables manuscrits autographes et les documents originaux ; il fallait une interprétation originale de cette oeuvre interdisciplinaire, universelle et plus que jamais actuelle. Alessandro Vezzosi, un des plus grands connaisseurs de Léonard, nous accompagne dans cette aventure, et nous fait découvrir le vrai léonard, une hydre aux mille têtes...

    Les oeuvres attribuées en toute certitude à Léonard, de l'Adoration des Mages à la Joconde, les oeuvres d'atelier, les oeuvres d'école, les copies, les dessins, réunis en codex ou sur feuilles isolées, les projets d'ingénieur et d'architecte, les cartes et les manuscrits, couverts d'écriture en miroir. En tout, plus de 230 illustrations.

  • Charlotte Perriand (1903-1999), ?gure majeure de la modernité, a traversé le XXe siècle en oeuvrant dans les domaines du design, de l'architecture, de l'urbanisme et de la photographie. De ses débuts, où elle travaille aux côtés de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, à la ?n de sa carrière, où elle conçoit notamment un bâtiment pour la station des Arcs, ses productions sont marquées par un profond engagement en faveur d'un « mieux vivre » individuel et social.
    Révolutionnant l'équipement de l'habitation a?n qu'il soit fonctionnel et accessible à tous, elle concilie les savoir-faire industriels ou artisanaux.
    En synergie avec les mouvements d'avant-garde de son temps, elle en appelle à une « synthèse des arts » et associe ses créations à des peintures, sculptures et tapisseries d'artistes avec lesquels elle collabore, notamment Fernand Léger, Calder et Picasso.
    Sous la direction de Pernette Perriand, Jacques Barsac et Sébastien Cherruet, cet ouvrage est le catalogue of?ciel de l'exposition.

  • En février 2019, Karl Lagerfeld nous quittait, après avoir dirigé la mode chez Chanel pendant plus de 30 ans. Créateur mais aussi photographe, éditeur, collectionneur d'art, il a marqué notre époque par sa singularité, sa force de travail, sa nature humaine passionnée, son élégance et son franc-parler incomparable. Depuis ses débuts, à 21 ans, jusqu'à son dernier souffle, Lagerfeld n'aura cessé d'émerveiller le monde de la mode grâce à sa vision révolutionnaire.C comme Chanel, F comme Inès de la Fressange, L comme lunettes noires, Y comme Yves Saint Laurent... sous la forme d'un abécédaire richement illustré et à travers de plus de 100 entrées, cet ouvrage brosse un tableau de l'artiste éclectique qu'était Karl Lagerfeld, modéliste de renom, couturier de génie, maître des métamorphoses.

  • Trois terroirs, et une infinité de rivages : Miró aimait la Catalogne et les terres rouges de son pays ; Paris, sa scène à lui, le lieu miraculeux de son avènement, les amis poètes ; Majorque, la terre mère, les pins et les caroubiers devant l'éclat du ciel. Il aborda à toutes les rives de l'art, en explora tous les arrière-pays :
    Fauvisme, cubisme, réalisme «détailliste», peintures oniriques, collages, tableauxpoèmes, livres illustrés, sculptures, céramiques. C'est un cheminement en solitaire, tout en couleurs, à l'écart des mouvements et des théories, que décrivent Joan Punyet Miró et Gloria Lolivier-Rahola. Un cheminement au terme duquel, à quatre-vingt dix ans, travail acharné et magie pure finirent par se confondre, dans l'éblouissement de la couleur.
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  • Camille Claudel est née le 8 décembre 1864, il y a cent cinquante ans. Cet anniversaire a suscité une ambitieuse exposition à La Piscine de Roubaix du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Cette artiste attachante, au destin tragique, méritait une nouvelle réflexion sur son oeuvre, dirigée par deux grands spécialistes auteurs de son catalogue raisonné : Bruno Gaudichon et Anne Rivière. Avec de prestigieux prêts, consentis par d'importantes collections publiques et privées, françaises et internationales et notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée Rodin et les musées de Nogent et Poitiers, l'exposition regroupe un ensemble remarquable d'oeuvres. Le parcours suit un chemin moins traditionnel que celui qui est généralement proposé. Les commissaires ont mis en évidence un certain nombre de points forts dans l'inspiration et le travail de Camille Claudel, qui rythment le déroulé en séquences thématiques et chronologiques. Le circuit dans l'oeuvre de Camille Claudel est accompagné par un second niveau, construit avec d'autres artistes qui, à la même époque, ont partagé les mêmes sujets, la même manière et les mêmes inspirations. Le japonisme, l'Art nouveau, le naturalisme, l'expression de la chorégraphie sont développés pour mieux situer Camille Claudel dans les grands enjeux esthétiques de sa génération. L'exposition réunit plus de cent cinquante oeuvres de Camille Claudel, de Rodin et d'artistes comme Alfred Boucher, Jules Desbois, Bernhard Hoetger, pour dresser un tableau le plus exhaustif possible de cette étonnante artiste, de son milieu et de son temps.

  • « Je n'ai vu la Beauté que trois fois dans la vie, la Beauté absolue, celle qui vous prend sur ses genoux, évidence indiscutable, coup de poing au plexus souffle coupé, extase instantanée, satori au cours duquel tout comprendre et se taire à la fois : - la première en accédant au plafond de la chapelle Sixtine...- la seconde en découvrant le bleu des mers du Sud, qui ne se transporte d'aucune façon, et que l'on n'a jamais retrouvé nulle part ailleurs que dans le fameux vitrail de Chartres, ce bleu cyan unique dont on a perdu le secret de fabrication.- la troisième ? Ce fut de me trouve seul devant (sinon dans) l'affiche L'Humour jaune, Boulevard Pasteur, février 1953, un matin de 2008, au Centre Pompidou, un choc dont ce livre tente encore de rendre compte : ce fut l'éclair ; et la détonation se produisit le lendemain matin très tôt, dans la station de métro assemblée nationale » (A. B.)

  • Les 5 et 6 juin 1662, Louis XIV organise, devant 10 000 spectateurs installés sur des gradins provisoires dans la cour du palais des Tuileries, un carrousel en l'honneur de la naissance du dauphin, son premier fils.
    Pendant près de dix années, l'écrivain Charles Perrault, les graveurs Israël Silvestre et François Chauveau, ainsi que le peintre Jacques 1er Bailly, placés sous la direction de Colbert, élaborent un ouvrage illustré commémorant l'événement et chargé d'en diffuser toute la gloire.
    Rare témoignage de cet art éphémère de la fête, le fac-similé de cet ouvrage unique, conservé depuis la Révolution française à la bibliothèque municipale de Versailles, restitue la mémoire de ce divertissement royal d'un luxe prodigieux dont la splendeur et la démesure étonnent encore aujourd'hui. Il est accompagné d'une étude documentée par Hélène Delalex et de la transcription du texte intégral de Charles Perrault en français moderne.

  • Grand héritier du surréalisme et du baroque ?amand, comme de l'art dramatique et de la danse moderne, Jan Fabre, sculpteur, dessinateur, écrivain, metteur en scène et chorégraphe est célébré aujourd'hui dans le monde entier comme artiste et comme homme de théâtre. Il a conçu une exposition « sur mesure » pour la Fondation Maeght, qu'il a voulue spirituelle, dans tous les sens du terme. Il fait dialoguer ses découvertes d'artiste avec celles de la science et de l'histoire des arts. L'oeuvre de Jan Fabre répondra à la beauté de la Fondation, qu'il considère comme un haut lieu de la création, par sa scénographie, par la beauté de ses sculptures où le marbre, la blancheur, les opalescences, les transparences répondront parfaitement aux associations libres de ses dessins et de ses collages.

  • Cet ouvrage reprend la plupart des entretiens que Philippe Dagen a menés avec des artistes d'aujourd'hui pour Le Monde. Comme explique l'auteur, être critique d'art du principal quotidien français lui a permis de rencontrer plus aisément de nombreux artistes en France, aux États- Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Philippe Dagen les a choisis « hors de toute considération d'actualité immédiate », mais en cherchant à aller voir dans toutes les générations et toutes les directions. C'est donc sa curiosité d'historien et de critique qui donne le ton de cet itinéraire au fil duquel apparaissent plus de soixante interlocuteurs. Certains ont disparu depuis lors, comme Bacon, Balthus, Louise Bourgeois ou Lichtenstein, mais la plupart sont vivants - et pour beaucoup très largement reconnus, de Christian Boltanski à Yoko Ono, d'Annette Messager à Gerhard Richter, de David Hockney à Bettina Rheims. Ne manquent à l'appel aucune des « stars » de l'époque, Jeff Koons, Maurizio Cattelan ou Ai Weiwei. Mais des créatrices et créateurs plus jeunes, moins connus - et tout aussi intéressants que les plus célèbres - sont là aussi.
    Philippe Dagen les a, chaque fois que cela a été possible, rencontrés chez eux, dans leur atelier, qu'il décrit tout en rapportant leurs conversations, souvent impromptues. Ils parlent d'eux, de leurs trajectoires, de l'actualité, de leur art - et de l'art en général. L'auteur, qui est parvenu à faire parler des artistes parfois réticents, a réuni ainsi une galerie de portraits qui est aussi un paysage instantané de l'art contemporain La réunion de ces entretiens est un document passionnant sur ce monde peu accessible.

  • L'oeuvre de Jacques Prévert (1900-1977) est intimement liée à la ville de Paris. Dès son plus jeune âge, le poète parcourt les rues du VIe arrondissement et joue dans le jardin du Luxembourg jusqu'à ce que se ferment les grilles. Il accompagne son père dans les coulisses des théâtres, fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés et parcourt les quais de la Seine avec les surréalistes. Mais ses errances dans Paris font aussi naître en lui une révolte et un engagement sincère contre la misère. Richement illustré de documents d'archives, de photographies, de correspondances et d'extraits de ses textes, cet ouvrage permet de découvrir le Paris du poète. Son chemin croise celui des plus grands artistes du XXe siècle : Pablo Picasso, Alberto Giacometti, Robert Desnos, André Breton, Robert Doisneau, entre autres. Chaque période de sa vie (son enfance dans le VIe arrondissement, sa jeunesse dans les cafés de Montparnasse ou encore son installation dans le XVIIIe arrondissement) est l'occasion de découvrir un nouveau quartier de la capitale, un nouveau village dont il perce les secrets. De ses écrits à ses collages en passant par ses travaux de scénariste, Paris nourrit son imaginaire pour devenir l'un des personnages principaux de son oeuvre. Poète engagé, artiste facétieux, ce Parisien nous guide, au fil de sa vie, dans la Ville Lumière.

  • Une tombe dans un cimetière de l'Île-de-France. « Vincent Willem Van Gogh, né à Groot-Zundert (Hollande) le 30 mars 1853, mort à Auvers-sur-Oise (France) le 29 juillet 1890 ». Ces seules informations laconiques pourraient faire réapparaître la vie de Vincent, celle du pasteur qu'il aurait voulu être, comme son père, comme son grand-père ; celle de l'errant qu'il a été, à Bruxelles, Amsterdam, La Haye, à Paris, Arles et Saint-Rémy-de-Provence, à Auvers enfin. Mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà d'un récit de doutes, de mécomptes, de misères, de maladies, de solitude, d'exil et de crises... l'univers de Vincent, c'est la peinture. À elle seule il a voué sa vie, parce que c'est par elle et pour elle qu'il a lutté contre tous et contre lui-même. Inlassablement, il peignit le soleil. Jusqu'à la fin. Jusqu'au suicide.
    C'est à la réalité qu'est la peinture que Pascal Bonafoux veut conduire, toujours.

  • En 2017, à l'heure du centenaire de la mort d'Auguste Rodin, le musée Rodin donne carte blanche à l'artiste allemand Anselm Kiefer.
    Les similitudes de parcours, de sources d'inspiration et de procédés créatifs de Kiefer et de Rodin mettent en évidence une originalité expérimentale.
    Fascinés par l'accident, disponibles au hasard, ils exploitent tous les domaines, manipulent toutes les matières, empruntent les chemins de traverses et s'autorisent autant d'agencements et d'audacieuses mutations.
    Attiré par les débris et abattis directement issus du ciment rodinien qu'il mêle aux reliques de sa propre vie et à d 'autres matériaux inattendus, Anselm Kiefer réalise une série de vitrines totalement inédites. L'artiste ingurgite, assimile et digère pour engendrer ici des formes nouvelles. Sous le verre, Kiefer guette l'étincelle de ses métamorphoses.
    De la même manière, les moules de fabrication des sculptures exhumés, fatigués et salis, verrouillés, brisés ou éventrés, témoignent d'une vie passée et d'une autre à venir. La forme y est prisonnière, préservée, prête à éclore, presque palpable, traversée, forcée et perpétuellement réinventée par le regardeur.
    En écho à cette présentation le parcours du musée sera modifié afin d'exposer pour la première fois des plâtres de Rodin totalement méconnus, témoins des préoccupations communes aux deux artistes.
    Si Kiefer et Rodin jouent de tous les supports, usent de toutes les techniques pour comprendre ou digérer l'héritage du passé et assouvir leur amour du métier, ils célèbrent avant tout leur culte commun du travail à travers une même quête, celle de la vérité, jamais embellie.
    Investissant la salle d 'exposition et la cour du musée, l'exposition témoignera de la rencontre singulière de ces deux démiurges, pétris de liberté et affranchis de toutes contingences artistiques.

  • Grâce à l'introduction des commissaires d'exposition et à une sélection de 50 oeuvres et archives inédites accompagnées d'une courte chronologie, cet album bilingue (français-anglais) présente l'activité créatrice du peintre pendant l'entre-deux-guerre et permet de découvrir la métamorphose que le peintre fait subir à son modèle et épouse au fur et à mesure de l'évolution de leur relation conjugale.

  • Dès l'installation, en 1682, du gouvernement et de la cour à Versailles, le château, centre du pouvoir monarchique, est conçu comme un espace public où le roi se donne en spectacle non seulement aux courtisans mais aussi à l'ensemble de ses sujets et au monde.
    Trois raisons principales poussent les visiteurs à se rendre à Versailles : apercevoir le roi ainsi que le reste de la famille royale, admirer la splendeur de la cour et découvrir le palais, dont la réputation s'est répandue à travers l'Europe et au-delà. Certains visiteurs, princes alliés venus incognito et diplomates en mission, sont reçus par le roi. Versailles est le centre d'une intense activité diplomatique qui voit se succéder les ambassades des monarchies européennes et les ambassades extraordinaires des contrées les plus lointaines. Plus qu'un symbole politique, Versailles est une source d'inspiration esthétique et technique pour les artistes et scientifiques qui laisseront de nombreux témoignages de leur venue, dans leurs journaux, leurs dessins et leurs croquis pris sur le vif.
    À travers peintures et portraits, costumes et guides de voyage, tapisseries et objets d'art, cet ouvrage illustre la découverte de Versailles par ses visiteurs, l'accueil qui leur était réservé et les cadeaux qu'ils recevaient ou les souvenirs qu'ils en rapportaient.

  • L'exposition Icônes de l'art moderne sera présentée à la Fondation Louis Vuitton de Paris du 21 octobre 2016 au 20 février 2017. Cet événement historique réunit pour la première fois à Paris les principales oeuvres de la collection de Sergueï Chtchoukine conservées au musée de l'Ermitage à Saint- Pétersbourg, et au Musée Pouchkine à Moscou.
    La collection Chtchoukine est essentiellement dédiée aux plus novateurs des artistes français fondateurs de l'art moderne, appartenant principalement à la scène parisienne pour la période 1890-1914, tels Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Monet, Renoir, Degas, Rousseau, Derain, Matisse et Picasso.
    Ces chefs-d'oeuvre furent aussi une source d'inspiration pour les artistes des avant-gardes russes. Grâce au soutien de la Galerie Tretyakov et d'autres grandes institutions, l'exposition esquissera les termes d'une confrontation entre les principaux protagonistes du xxe siècle autour d'enjeux artistiques et esthétiques majeurs pour l'histoire de l'art de l'époque.
    Le catalogue de l'exposition est élaboré en collaboration avec les équipes scientifiques de l'Ermitage et du musée Pouchkine comme avec des experts français et russes. Il permettra de découvrir la collection, son origine et sa place dans le monde de l'art pour la période 1890-1914. En plus des 160 oeuvres de la collection présentées dans l'exposition et reproduites en grand format, le catalogue proposera un inventaire général de la collection Chtchoukine (278 numéros) et restituera pour chaque oeuvre les éléments documentaires historiques et descriptifs. Enfin, une chronologie de la vie de Serguei Chtchoukine, ainsi qu'une anthologie des grands textes théoriques ou critiques, témoigneront de la réception de la collection en Russie. Afin de contextualiser la présentation de ces chefs-d'oeuvre, de grands dépliants reproduiront les photographies du palais Troubetzkoi ou elles étaient exposées.

  • - Catalogue de l'exposition « Lyon - Kyôto : trésors du tissage japonais. Chefs-d'oeuvre d'Itarô Yamaguchi » présentée au musée des tissus de Lyon de janvier à avril 2021, réalisé en partenariat avec la Fondation franco-japonaise Sasakawa.

    - Une fabrication très soignée avec une reliure japonaise.

    - La première étude sur le travail du maître tisserand Itarô Yamaguchi dont l'oeuvre est conservée au musée Guimet à Paris.

    Cet ouvrage, catalogue de l'exposition  «  Lyon - Kyôto  : trésors du tissage japonais. Chefs-d'oeuvre d'Itarô Yamaguchi » présentée au musée des tissus de Lyon, donne à voir le travail du maître tisserand Itarô Yamaguchi (1901-2007) et permet de comprendre les liens très forts qu'on entretenu le Japon et la France dans la création textile de luxe. Richement illustré, le livre permet notamment de découvrir le travail d'Itarô  Yamaguchi à partir des illustrations du Dit de Gengi, roman fondateur de la littérature japonaise datant du XIe siècle. Composée de quatre rouleaux tissés de plus de 8 mètres de long chacun, dont deux sont conservés au musée Guimet à Paris, cette oeuvre au ?l résume à elle seule l'incroyable maîtrise technique du tisserand de Kyôto, qui s'illustre également dans la confection de kimonos ou de paravents, et l'importance du Dit de Gengi dans la culture japonaise.  À travers la ?gure d'Itarô Yamaguchi, c'est toute l'histoire des échanges entre Lyon et Kyôto dans le domaine du textile qui est ici retracée, le maître ayant utilisé et réinventé pendant plus de 30 ans la technique Jacquard, le métier mécanique importé de Lyon à Kyôto, qui permit à l'industrie textile locale de renaître.

  • Le musée Soulages consacre son exposition d'été à Fernand Léger. Cette exposition rétrospective, témoigne de l'oeuvre du peintre et de cette modernité à laquelle il se réfère sans cesse. En explorant la pure frontalité et le contraste de formes chez Fernand Léger, cette présentation tracera un parcours à travers trois thèmes principaux : la ville moderne et le machinisme, thèmes chers à l'artiste et auxquels il consacre de grands tableaux dès les années 1920 ; le monde du travail et les loisirs. Selon Léger, l'artiste a un rôle à jouer dans la société : celui de concilier la modernité à l'esprit populaire. Avec des essais des commissaires de l'exposition, Benoît Decron, directeur du musée Soulages et Maurice Fréchuret, historien de l'art, de  Julie Guttierez, conservatrice du musée national Fernand Léger, Ariane Coulondre, conservatrice du service des collections modernes du Musée national d'art moderne-Centre Pompidou et un essais à caractère biographique de Nelly Maillard, responsable des collections au musée national Fernand Léger.

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