Pu De Rennes

  • L'affirmation que l'art possède une essence est généralement rejetée mais pourtant l'ambition de cet ouvrage est d'établir une théorie réaliste de l'art. Celle-ci passe par une réflexion philosophique sur l'histoire de l'art rejetant l'idée selon laquelle l'introduction de la perspective à la Renaissance aurait représenté un progrès décisif dans l'histoire de la représentation picturale. Le récit convenu de l'histoire de l'art et de sa méthodologie chez les principaux historiens de l'art s'en trouve alors entièrement reconsidéré.

  • Le Corbusier est un architecte qui non seulement construit, mais qui n'a de cesse de dire comment on doit construire. Faisant le pari de la force et de la cohérence de la pensée corbuséenne, cet ouvrage interroge l'oeuvre théorique de l'architecte au prisme de l'une de ses "colorations" les plus propres, à savoir sa dimension foncièrement normative. À travers une étude patiente et détaillée des textes de l'architecte, c'est la vision philosophique globale et paradoxale de l'un des grands créateurs de la modernité, qui est rendue dans la multiplicité de ses dimensions et dans la complexité de son projet. Ainsi, cet ouvrage permet de reprendre à nouveaux frais de nombreuses questions récurrentes au sujet de l'architecte : reproche de dogmatisme, d'application aveugle de recettes insensibles à la singularité des contextes ou des usages, autoritarisme, formulation d'une doctrine fonctionnaliste, etc.

    Sans tomber dans un exercice d'admiration stérile, il s'agit de faire justice à une expérience de pensée riche et complexe, en montrant notamment que le parcours de Le Corbusier forme un système vivant, faisant place à ce qui excède les procédures de normalisation, dessinant ainsi le visage singulier d'une tentative de production normative du hors-norme.

  • Créé en 1933 par John Rice, le Black Mountain College a été le théâtre d'une expérience sans précédent sur le plan artistique, éducatif et politique. Ce livre met en lumière l'utopie fondatrice dont il s'est nourri et décrit le contexte intellectuel, les contributions des artistes, des enseignants et des étudiants, ainsi que la liberté qui ont donné à ce College sa postérité.

  • Kendall L. Walton est l'un des plus importants philosophes de l'art et esthéticiens de la seconde moitié du vingtième siècle. Son maître-ouvrage, Mimesis as Make-Believe, eut une grande influence, encore pregnante à cette heure, dans le monde analytique. Ses écrits sont imaginatifs, rompus aux arts de l'expérience de pensée. Sa pensée, par endroits radicale et en d'autres prudente, renverse certaines habitudes intellectuelles. La force de la philosophie de Walton est qu'elle est, d'une certaine manière, systématique. Ce livre est une introduction à la pensée de Walton autant qu'il en est un commentaire critique. Il présente le concept de faire-semblant en tant que l'héritier du concept antique de mimêsis en philosophie de la représentation. Il aborde la théorie du grand livre de Walton en la confrontant à la théorie des systèmes symboliques de Nelson Goodman, son adversaire historique. Il retrace sa parenté à la philosophie du « comme si » de Hans Vaihinger. Il confond les critiques récentes de Gregory Currie, Peter Lamarque, Stacie Friend ou Derek Matravers. Le propos est, ainsi, de dépeindre de manière systématique la philosophie de Walton dans un paysage de philosophie contemporaine et, dans une moindre mesure, sur fond d'étendues d'histoire de la philosophie.

  • Qu'est-ce qu'une " mise en abyme " au juste ? Sait-on toujours déterminer, dans une image ou dans un texte, où elle commence et où elle finit ? Sait-on en mesurer la portée ? Quelle est, par ailleurs, sa place parmi les jeux de la représentation et plus généralement au sein de la grande famille des phénomènes réflexifs ? Jusqu'où, finalement, doit-on différencier les approches du visuel et du verbal, la mise en abyme dans tel art de la mise en abyme dans tel média, dans la littérature ou au cinéma, dans la bande dessinée ou le jeu vidéo ? Cet ouvrage collectif - inédit dans sa vocation ouvertement interdisciplinaire - croise non seulement des objets d'étude mais aussi des méthodes de penser la mise en abyme, pour cerner son procédé au-delà de la fausse évidence d'une définition scolaire et en deçà de l'embarrassante imprécision d'une étiquette dont on se sert trop facilement.
    A travers la diversité des contributions se révèle comment et pourquoi la mise en abyme semble guetter toute représentation et devenir ainsi un vecteur incontournable de notre expérience et entendement du monde.

  • Longtemps restreint au seul champ cinématographique (et, dans une moindre mesure, photographique), le terme « documentaire » connaît depuis une quinzaine d'années au moins un usage multiple et proliférant, pouvant s'appliquer à des médiums aussi divers que la littérature, la bande-dessinée, le théâtre ou la danse. Parallèlement, les arts visuels se sont emparés de l'objet et de la forme « document », y voyant l'un des lieux possibles de renégociation de leur rapport à l'Histoire, à la politique, et tout simplement au réel.
    Qu'est-ce qui de l'art se trouve transformé, déplacé et mis en tension par cette promotion et cet élargissement du modèle documentaire ? En quoi l'art y demeure-t-il distinct du journalisme, du reportage ou de l'enquête historique ou sociologique ? Dans quelle mesure les procédures artistiques, selon la liberté et l'inquiétude qui les caractérisent, viennent-elles bouleverser notre rapport ordinaire à la référence, à l'information et à la construction de la vérité ? C'est ce champ de réflexion que cet ouvrage entend ouvrir à travers l'hypothèse d'un " art documentaire ", compris comme un lieu où des problématiques communes, des stratégies et des manières de faire entrent en écho et s'éclairent réciproquement.
    Il rassemble des contributions d'auteurs français et étrangers, universitaires comme artistes, et vise à décloisonner la réflexion sur le documentaire à travers une multiplicité d'approches disciplinaires.

  • Publié en anglais en 2001, ce livre est le premier à proposer une analogie entre le spectacle populaire et l'hystérie à l'hôpital dans le dernier tiers du XIXe siècle. Il met en lumière un rapport direct entre la gestuelle des hystériques et celle des artistes du café-concert et du cinéma burlesque. De nouveaux genres sont créés : le Chanteur Agité, le Comique Idiot ou encore la Chanteuse Épileptique (dont Mistinguett). Ce livre s'attache aussi à repérer et à analyser les réactions physiologiques des spectateurs, proposant ainsi une nouvelle théorie de la réception du spectacle par le public.

  • Les pratiques contemporaines de l'archive sont emblématiques de notre rapport au passé et à la tradition. Rassemblant des textes d'artistes, de chercheurs, de curateurs, ce livre tente de cerner notre actuelle « culture de l'archive » - à l'ère du Big data, de l'autoarchivage des réseaux sociaux, de l'économie de la connaissance qui transforment le spectateur en producteur de savoir, et l'artiste, à bien des égards, en médiateur, en archiveur de sa pratique et en entrepreneur de l'image.

    Avec le soutien de l'université Paris-Diderot et du centre d'étude et de recherche interdisciplinaire de l'UFR LAC. Cette publication est soutenue par le réseau Usages des Patrimoines Numérisés (www.udpn.fr) bénéficiaire d'un financement Idex (Sorbonne Paris Cité).

  • Force est de constater le basculement ou la réversion qui font passer de l'intérieur à l'extérieur et inversement. Jusqu'à quel point le dedans peut-il absorber le dehors en l'intraversant, et le dehors avoir raison du dedans en l'extraversant ? L'intérieur le plus intérieur, est-ce Dieu ou le diable ? Est-ce un principe transcendant à l'homme ou bien l'être humain comme tel ? Et quels rapports l'intérieur entretient-il avec les vicissitudes de l'histoire ? Songeons aux formes dont naissent les "formules", aux matrices où se développe l'embryon, aux chambres noires où se produit l'image, aux a priori culturels qui permettent à un peuple de se former ou aux définitions hétérogènes dont sort une notion.

    L'intérieur noue assurément des rapports privilégiés avec la création artistique. Et un désir incoercible de dedans nous pousse à créditer d'intérieur des êtres vus à travers un verre éloignant ou à enrichir d'âmes de simples "créatures de pigments". Mais le sentiment de l'intérieur est aussi un rapport de soi à soi médiatisé par l'imaginaire et les formes symboliques de la culture. Outre l'intérieur intime et essentiel, l'intérieur historiquement constitué et l'intérieur artistique, il s'agit donc de saisir un intérieur "égotiste" en perpétuelle rétroaction. Ce sujet, c'est "le sujet terrible", comme l'écrit Jackie Pigeaud, un sujet auquel on ne saurait refuser son attention sous peine d'oublier le ressort caché du grand art et de toute formation culturelle.

    Réunis à La Carenne-Lemot comme chaque année depuis vingt ans, des spécialistes reconnus dans chacune de leurs disciplines s'exercent à travailler ensemble sur un même sujet. Leur problème n'est pas d'effacer des cloisons, mais de ménager des passages et de repenser des distributions. (Baldine Saint Girons).

  • A comme Ane... K comme Koala... Z comme Zèbre...
    Les abécédaires, connus de tous mais ignorés de chacun, sont un domaine à part de l'édition enfantine.
    Le présent ouvrage, jalon décisif dans la constitution d'un inventaire exhaustif des abécédaires français, est aussi le premier à présenter un catalogue aussi complet et parfaitement documenté d'un si vaste ensemble d'abécédaires de toutes époques. Cette présentation détaillée est précédée d'un essai d'histoire du genre par Olivier Deloignon. Richement illustré d'images inédites, il met en perspective et restitue l'objet dans sa matérialité, dans ses pratiques et dans ses usages depuis les origines manuscrites jusqu'aux créations les plus actuelles.
    Plusieurs des abécédaires présentés sont des livres uniques et témoignent d'autant de pratiques intimes, depuis la personnalisation jusqu'à la création intégrale, liées à des contextes spécifiques (expression enfantine, création d'artiste, mais aussi propagande...).
    Ce sujet, pourtant simple dans ses règles de départ, permet une infinité de déploiements créatifs. L'imagination des auteurs, illustrateurs et éditeurs semble inépuisable lorsque l'on regarde la diversité des formes de l'abécédaire.

    C'est à une plongée dans cet univers fascinant que vous invite cet ouvrage.

  • Progression curviligne, forme autogénérée, répétition, réciprocité et rétroaction, les figures de la boucle dans l'art contemporain sont observées dans ce volume sous l'éclairage du montage, des échanges et récits critiques qu'elles engagent. De la deuxième moitié du xxe siècle au début du xxie siècle mis en perspective par diverses incursions opérées dans l'histoire de l'art, il est question ici des intentions qui président à l'élaboration de la boucle et des rouages qui en gouvernent la structure. Jalonnés par la philosophie des Lumières, la révolution industrielle, la modernité et la postmodernité, ces allers et retours sont propices aux trois pistes d'investigation retenues : typologies, temporalités et espaces. Sous l'observation attentive des objets et appareils qui s'y inscrivent en repères - ceinture, cerceau, ruban, pellicule, bobine, corde, ou carrousel - cet ouvrage informe la boucle via les médiums de la vidéo, du cinéma, de la peinture, de l'installation et de la performance. Par le dialogue d'oeuvres contemporaines (Francis Alÿs, Shilpa Gupta, Rodney Graham, Roman Ondak, Dan Graham, Ryan Gander, Harun Farocki, Simon Starling) et d'oeuvres qui les précèdent (Giotto, Gustave Courbet, Louis Aimé Augustin Le Prince, Buster Keaton, Alfred Hitchcock) ce livre fait apparaître les figures de la boucle comme de poétiques et politiques échappées : loophole.

  • L'ouvrage explore les différents types de structures paysagères, naturelles ou artificielles, passées et présentes, dans une approche à la fois historique et pluridisciplinaire, du sillon de Romulus à la skyline. Il repose sur deux principes.

    D'une part, il fait le choix d'appréhender les paysages - naturels, anthropisés et artistiques - à partir des lignes et des figures géométriques simples qui les structurent ou qui les rythment : une ligne d'horizon, un cercle de mégalithes, un chemin de crêtes, une rocade, le sommet d'un volcan, une ligne d'éoliennes, un parcellaire.agricole ou un gratte-ciel s'imposent à la perception et définissent immédiatement une configuration signifiante.

    D'autre part, il revendique la possibilité de faire dialoguer des conceptions du paysage trop souvent séparées : le point de vue anthropologique et archéologique sur les sociétés anciennes, le geste des land-artistes, le regard de l'urbaniste et celui du philosophe, les exigences de l'architecte et celles du géographe, les perspectives de l'historien d'art, du littéraire comme celles des théoriciens de la perception. Comme nous vivons dans un seul et même monde et que nous sommes spontanément capables de reconnaître un paysage lorsqu'il s'offre à nous - qu'il soit naturel, rural, urbain ou artistique -, l'ambition et l'originalité des analyses ici rassemblées sont de parvenir à esquisser, non seulement la possibilité d'une théorie commune, mais celle d'une théorie unitaire du paysage.

  • Modèle éloquent de la vogue éclectique du Second Empire, le château d'Abbadia au pays Basque surprend par l'association de sources d'inspiration tantôt conformistes tantôt singulières, où s'entremêlent les charmes de l'Orient, la rêverie du Moyen Âge, l'esprit scientifique, une pratique austère du catholicisme et une passion intense pour l'Éthiopie. Cette oeuvre d'art est due à l'implication quasiment viscérale de ses commanditaires, l'explorateur savant Antoine d'Abbadie et son épouse Virginie. Elle doit également beaucoup à Eugène-E. Viollet-le-Duc, Edmond Duthoit et au paysagiste Eugène Bühler.

  • À notre époque, les nouvelles technologies contribuent largement à l'évolution des langages scéniques modifiant profondément les conditions de représentation et intensifiant toujours davantage les effets de présence et les effets de réel.
    Ces technologies sont souvent liées à l'émergence de nouvelles formes scéniques qui transgressent les limites des disciplines et se caractérisent par des spectacles à l'identité instable, mouvante, en perpétuelle redéfinition. Projections, installations interactives, environnements immersifs, spectacles sur la toile, les sens(ations) sont plus que jamais sollicité(e)s. Le performeur y est confronté à un Autre virtuel, à la fois personnage et partenaire.
    Quant au corps, charnel, physique, palpable, il constitue encore la trace incontestée de l'homme dans ces espaces où la déréalisation fait loi. Contrepoint d'une culture du virtuel, le corps semble rester au coeur des dispositifs (scénique, interactif, immersif). Quel(s) corps ces oeuvres convoquent-elles ? Comment ces dernières renouvellent-elles la dynamique entre performeurs, spectateurs et dispositifs ? Quelles sont les diverses modalités d'interpénétration entre le virtuel et le réel dans ces formes d'art ? Voilà autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.
    Celles-ci sont le résultat de plusieurs années de recherche consacrées aux effets de présence et aux effets de réel. C'est le résultat de ces explorations effectuées par l'équipe de recherche "Performativité et effets de présence" de l'université du Québec à Montréal (sous la direction de Josette Féral et Louise Poissant), que le lecteur pourra trouver dans ce premier volume consacré au corps. Body Remix reprend le titre du spectacle de la chorégraphe Marie Chouinard présenté en 2005.

  • Les films de Michael Powell (avec le scénariste Emeric Pressburger) interrogent le supposé réalisme de l'image cinématographique : ils perpétuent et enrichissent la réflexion sur le concept de photogénie défini par les premiers théoriciens du cinéma. Comment la narration et la représentation y sont-elles suspendues ou défaites ? Pourquoi leur vision est-elle si poignante ? Comment qualifier la singularité de la poétique powellienne ? L'analyse des films met au jour une esthétique du débordement que révèlent la dialectique du trompe-l'oeil, l'expressionnisme en Technicolor et la virulence d'énoncés au pouvoir inattendu.

  • Sans chercher à se positionner sur le contenu des polémiques, cet ouvrage retrace pour la première fois l'histoire du mouvement « cinéma-vérité » en s'intéressant aux films (contexte de production, tournages, innovations techniques) et aux discours (articles, débats, tables rondes) qui les ont précédés, accompagnés et traversés. Grâce à de nombreuses sources inédites, il met au jour un phénomène d'une importance méconnue dans l'histoire du cinéma en France.

    Avec le soutien du Fonds des publications et de la Fondation du 450e de l'université de Lausanne.

  • Depuis près de trente ans, François Lissarrague, directeur d'études à l'EHESS, a développé une approche originale d'interprétation des images grecques, inspirée par l'anthropologie historique. La Cité des regards, production collective de ses élèves, entend montrer la richesse et la fécondité de cette démarche, en rendant hommage aux enseignements qu'il a dispensés au cours de ces années.

    Les articles proposent des éclairages novateurs sur la céramique grecque antique, à travers l'analyse d'aspects aussi variés que la représentation des rituels, des personnages mythologiques, des animaux ou des objets. Les auteurs interrogent également les jeux de miroirs que les images entretiennent entre elles et les liens, parfois ténus, qu'elles établissent avec leur support. De l'intérêt pour les dessins ou les gravures réalisées pour étudier les vases grecs au XIXe siècle, aux logiques internes des images, du fragment aux détails iconographiques, les études rassemblées ici entendent donner de nouvelles clés d'interprétation sur les images antiques et, en regard, sur la société qui les a produites.

  • Quelles temporalités animent les expériences esthétiques et les gestes artistiques ? L'ouvrage répond à cette question en empruntant deux voies distinctes circulairement enchaînées l'une à l'autre.

    La première aborde la part du sensible, de l'émotion, des tonalités affectives et du sentiment d'existence en traitant de la temporalité philosophique au sein des approches phénoménologique et pragmatiste de penseurs marquants des deux derniers siècles.

    La seconde voie examine la temporalité esthétique depuis la pratique des arts eux-mêmes en s'interrogeant sur la nature des images créées par la photographie, le cinéma, le théâtre et l'ensemble des arts visuels.

    À l'époque de l'esthétisation du monde, comment survivre à l'abondance déroutante d'images de toutes sortes ? Comment l'expérience esthétique et les gestes artistiques permettent-ils aux humains d'être plus attentifs aux diverses modalités temporelles de leur existence et, par là, aptes à mieux apprécier et habiter le monde ?

  • A la croisée entre sociologie de l'art et du travail, l'ouvrage entreprend une analyse des collectifs d'individualités au travail, à partir d'une enquête empirique qualitative de collectifs d'artistes plasticiens. L'enquête, menée au sein d'artistes-collectifs, d'artists-run-spaces et d'ateliers collectifs de Paris et de Berlin, fournit un éclairage sur la conciliation entre la subjectivation du travail artistique et l'implication en collectif : qu'est-ce que l'artiste fait au collectif et qu'est-ce que le collectif fait à l'artiste ? Inscrit dans cette dialectique, l'ouvrage traite à la fois de la cohésion de tels collectifs d'individualités mais également du parcours professionnel des artistes engagés.
    Il offre une analyse du basculement improbable vers le collectif ainsi que des répercussions de l'appartenance collective sur la construction du parcours professionnels. Il dégage quatre ethos d'artistes-en-collectif (artiste carriériste, artiste socialiste, artiste utopique, artiste-en-survie) et les parcours professionnels spécifiques qui leur sont assignés.

  • Cet ouvrage explore les démarches d'artistes du XXe siècle qui pratiquent et pensent le hasard comme méthode de création. À la croisée de l'activité artistique, de la philosophie et des sciences, Sarah Troche analyse des oeuvres et des textes d'une dizaine d'artistes dont les figures principales sont André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, Pierre Boulez, John Cage et François Morellet.

    Avec le soutien du centre de Philosophie contemporaine de Paris 1 (PhiCo), équipe Culture, Esthétique et Philosophie de l'Art (CEPA), de l'EA 1279 - Histoire et critique des arts de l'université Rennes 2 et de l'EA 3208 - Arts : pratiques et poétiques de l'université Rennes 2.

  • Christine Vial Kayser approche Anish Kappor par son rapport à la philosophie indienne, au tantrisme, au bouddhisme, au judaïsme et à la psychanalyse jungienne. L'artiste affirme le caractère spirituel de son oeuvre qu'il désigne comme le questionnement sur « l'origine de la vie ». Cette affirmation situe son travail dans une généalogie de l'art moderne et contemporain dont ce texte analyse les présupposés sotériologiques. Les modalités de sa réception dans le contexte du musée ou de la galerie d'art moderne sont également décryptées dans ce livre largement illustré.

  • Dans les années 1820 et 1830, Paris est le foyer d'une intense vie culturelle et de nombreux échanges s'opèrent avec les régions, notamment l'Anjou. Ce volume en présente les groupes constitués (salons, cénacles, sociétés) et montre la circulation des artistes et des animateurs de ces milieux. Autour de personnalités (David le sculpteur républicain, Malibran la diva, etc.) gravitent en effet des personnes de différents horizons qui notent ou dessinent, se retrouvent ou s'écrivent pour échanger leurs idées et leur vision du monde.

  • À travers les écrits de Daniel Buren, de Marcel Broodthaers, de Dan Graham et de Robert Smithson, mais aussi et plus largement, à travers l'abondante production discursive des artistes des années 1960-1980, cet ouvrage analyse comment, au sein même de la pratique artistique, se construisent des discours participant aux différents domaines de la critique, de la théorie et de l'histoire de l'art. Il contribue ainsi à la compréhension des formes inédites de l'art contemporain au moment de ce qu'Arthur Danto a appelé son « tournant linguistique ».

  • Cet ouvrage présente pour la première fois dans sa totalité le patrimoine des verrières de l'Auvergne et du Limousin. Celles-ci sont presque toutes anciennes, comme les chefs-d'oeuvre du XIIe et du XIIIe siècle peu connus de Clermont-Ferrand et d'Aubazine. La période privilégiée, où la peinture sur verre occupe au sein des arts monumentaux une place magistrale, est la fin du Moyen Âge : la diversité des brillants vitraux de Moulins et des Saintes-Chapelles auvergnates, d'Eymoutiers et de Limoges constitue une révélation qui contribue à mieux évaluer les richesses dispersées dans les petits sanctuaires ruraux.

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