Snoeck Gent

  • Tadjikistan, au pays des fleuves d'or Nouv.

    Par sa situation stratégique sur les voies de passage et de conquête entre Moyen-Orient, ancien monde des steppes, sous-continent indien et oasis de l'Asie centrale chinoise, le Tadjikistan est au coeur des réseaux d'échanges depuis la plus haute antiquité. La richesse de ses ressources naturelles, notamment minérales (au nombre desquelles le rubis et le lapis-lazuli) expliquent sans doute l'importance des foyers culturels qui s'y sont développés.

    Organisée en grandes périodes chronologiques, de la préhistoire à l'arrivée de l'islam, l'exposition s'attache à montrer cette richesse culturelle en prenant appui sur les vestiges de différents sites archéologiques du pays.

    Elle bénéficie pour cela d'importants prêts des musées du Tadjikistan (musée d'archéologie, musée national, musées de sites), du British Museum et de la Bibliothèque nationale de France, que viendront accompagner des pièces issues des collections du musée national des arts asiatiques - Guimet.

    Les vestiges préhistoriques, notamment ceux du site de Sarazm, nous rappellent que le Tadjikistan fut un pôle d'échanges dès la préhistoire, ainsi qu'un important centre de métallurgie dès la fin du IVe millénaire av. J.-C.
    Les apports des peuples des steppes puis des Achéménides seront suivis, dans les premiers siècles qui précèdent l'ère chrétienne, par la présence de populations hellénisées, ainsi que l'illustrent plusieurs ensembles de monnaies d'or, d'argent et de bronze, tout comme un grand nombre de vestiges du temple de l'Oxus à Takht-i Sangin.
    Les vestiges monumentaux de Pendjikent, Kukh-i Surkh ou Bundjika témoignent pour leur part de la prospérité de la région de la Sogdiane aux VIe-VIIIe siècles, à l'époque où les Sogdiens, commerçants de l'Asie établis jusqu'en Chine et en Asie du Sud-Est, adeptes du mazdéisme, du zoroastrisme, et du manichéisme, sont aussi ouverts aux influences extérieures.
    Dans un même temps, les sites d'Adjina tepa et de Hisht tepa nous montrent l'implantation du bouddhisme dans l'est du pays, par les moines cheminant le long des routes commerciales.
    L'exposition se termine avec l'établissement de la dynastie des Samanides et l'introduction de l'islam dans la région, ainsi que l'illustrent les vestiges des sites d'Hulbuk ou de Sayod, ainsi que d'importants trésors monétaires.

  • Une exposition exceptionnelle consacrée aux dessins du château de Versailles mettra en valeur les acquisitions réalisées depuis 2000.
    Une centaine d'oeuvres seront présentées à cette occasion, illustrant toutes les techniques : pastel, crayon, sanguine, trois crayons, plume, aquarelle, gouache..., datant du XVIIe au XXe siècle.
    Riche de plus de trente mille pièces, la collection du Cabinet des arts graphiques du château de Versailles est cependant méconnue.
    Débutée au XIXe siècle, conçue comme un support à une meilleure connaissance du palais et des collections, elle s'articule autour de trois axes majeurs : les représentations du château ; les dessins préparatoires aux décors, architecturaux ou peints ; le portrait et l'allégorie.
    Les connaisseurs et amoureux de Versailles la connaissent ; les amateurs et collectionneurs, un peu moins ; le grand public, presque pas, puisque les dessins, en raison de leur fragilité, ne sont pas exposés de manière permanente, mais uniquement à l'occasion d'expositions temporaires.

  • En quête de pouvoir : de Rome à Lugdunum Nouv.

    Prolongeant les thèmes de l'exposition « EnQuête de pouvoir. De Rome à Lugdunum », ce catalogue montre comment, à la fin du Ier siècle av. J.-C., Auguste a fondé un régime politique original : le Principat. Unique en son genre, celui-ci combine la restauration des institutions traditionnelles de la res publica avec l'affirmation d'un pouvoir d'essence monarchique détenu par un prince, le premier des citoyens, celui que nous appelons empereur. Le Principat ne prévoit toutefois dans le droit aucun schéma fixe de succession héréditaire, ce qui fait naître le danger d'une guerre civile. L'exemple des affrontements de 193- 197, qui suivirent la mort de Commode et s'achevèrent par la bataille de Lyon le 19 février 197, illustre la nécessité pour l'empereur d'établir un consensus entre les principales couches sociales : armée, Sénat, peuple romain, élites provinciales et chevaliers. Les textes de cet ouvrage, issus de contributions d'historiens et d'archéologues, et nourris des avancées scientifiques les plus récentes, invitent à découvrir les rouages du pouvoir dans l'Empire romain à travers l'analyse des mécanismes de la succession dynastique et de l'usurpation.

  • Véritable cosmopolite d'autrefois, et homme de culture de toujours, Georges Bemberg est l'héritier d'une vieille famille vivant depuis longtemps entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Si c'est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète la campagne de l'Hermitage, située sur une colline dont la vue superbe sur la cathédrale de Lausanne et le lac avait déjà été immortalisée par Camille Corot en 1825, c'est peu d'années plus tard que la famille Bemberg quitte Cologne, en Allemagne, et traverse l'Atlan- tique pour y commencer une nouvelle vie.
    Georges Bemberg aurait pu être pianiste, compositeur, écrivain, ou encore auteur de théâtre mais, avec une discrétion et un sens du secret qu'il érige en règle de vie, c'est en collectionneur qu'il se consacra à l'art. Jusqu'à ses derniers jours, il partage son temps entre Paris où il réside le plus souvent, New York dont il aime l'énergie et les hivers, et Buenos Aires auquel il garde un attache- ment profond.
    Né en Argentine en 1915 dans une famille luthérienne d'industriels, il grandit en France. Pianiste talentueux envisageant un temps de devenir compositeur, il choisit Harvard pour ses études afin de rejoindre Nadia Boulanger et côtoyer toute l'élite des compositeurs du xxe siècle. Finalement, il renonce à la carrière musicale, trop exclusive à son goût, pour se lancer dans la création littéraire. Diplômé en littérature comparée anglaise et française, il devient alors un familier des cercles d'écrivains et de poètes de la Nouvelle-Angleterre et rencontre de grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
    Il publie différents ouvrages et certaines de ses pièces sont jouées avec succès off-Broadway. En Argentine, il fréquente les milieux intellectuels sud-améri- cains et sa cousine Victoria Ocampo lui ouvre sa fameuse revue littéraire SUR. En France, ses nouvelles et poèmes au style subtil et sensible sont favorablement accueillis par la critique. Néanmoins, au-delà de la multiplicité de ses talents, il consacre sa vie à sa passion pour les beaux-arts.
    De sa famille, généreux mécène à qui l'on doit la Maison de l'Argentine à la Cité universitaire de Paris, et plus particulièrement d'un oncle, élève de Picasso, Georges Bemberg hérite de l'amour de la peinture. C'est à New York, alors âgé d'une vingtaine d'années, qu'il fait l'acquisition d'une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand et obtenue pour 200 dollars. "C'est pour un musée" dit-il, pour cacher sa timidité et anticipant inconsciemment son désir profond.
    Aux Etats- Unis, puis en France après la guerre, Georges Bemberg se familiarise avec le marché de l'art et parcourt les ventes. A Paris, il est ébloui par Bonnard et va constituer, au fil des ans, un des plus grands ensembles de ce peintre, riche de plus de trente toiles. Il le complètera par un nombre important d'autres signatures de la fin du xixe et du début du xxe siècle, impression- nistes, nabis et fauves.
    Il réunira également près de deux cents tableaux anciens, du xvie au xviiie siècle, dont des portraits de Clouet, Benson et Cranach. Son amour pour Venise le pousse à collectionner les maîtres vénitiens tels que Canaletto et Guardi. Toutes les formes d'expression artistique le passionnent. Ainsi, de remarquables bronzes de la Renaissance, de splendides reliures, une foule d'objets précieux ou encore des meubles de grands ébénistes viennent s'ajouter à sa collection, qu'il ne va jamais cesser d'enrichir.
    Dans les années 1980, Georges Bemberg recherche un lieu où abriter sa collection et la partager avec le public, considérantque les beaux objets doivent finir dans un musée pour être vus par tous. C'est ainsi que lui vient l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en la rendant accessible. La splendeur de l'Hôtel d'Assézat que la municipalité de Toulouse lui propose de mettre à sa disposition, le convainc d'installer sa collection dans la ville.
    Le voeu du collectionneur peut se réaliser : abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie tout entière consacrée à la recherche artistique dans un lieu hors du commun. Investi dans la mise en scène de l'oeuvre de sa vie, il crée un décor semblable à celui d'une noble maison particulière, renouant ainsi avec la vocation première de l'hôtel d'Assézat. Ce qui distingue la collection Bemberg et qui en fait tout le charme et la personnalité, c'est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur.
    Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour la seule beauté et l'émotion que leur contem- plation éveillait en lui. Régulièrement, dans le plus grand anonymat, Georges Bemberg venait voir ses oeuvres installées dans l'écrin qu'il leur avait choisi et, toujours sans se faire connaître, se plaisait à écouter les commen- taires élogieux des visiteurs. Lieu d'exception s'il en est, l'hôtel d'Assézat appartient depuis plus de cent ans à la Ville de Toulouse.
    Sa construction, qui remonte à la seconde moitié du xvie siècle, est due à Pierre Assézat, négociant ayant fait fortune dans le pastel, plante tinctoriale dont le commerce était alors florissant. Venu d'Espalion, en Aveyron, au début du xvie siècle pour rejoindre ses frères aînés déjà associés à ce commerce, Pierre Assézat en devient l'héritier et le successeur en 1545. Marié à la fille d'un capi- toul, receveur général de la reine douairière Eléonore d'Autriche, il accéde au Capitoulat en 1552.
    Dès 1551, il commence à acquérir les terrains nécessaires à la construction d'une "grande maison" . Le 26 mars 1555, il conclut un bail à besogne avec le maître-maçon Jean Castagné et l'architecte sculpteur Nicolas Bachelier pour la construction du corps de logis formé de deux ailes perpendiculaires reliées par un escalier. A la mort de Nicolas Bachelier en 1557, son fils Dominique dirige les travaux du pavillon d'entrée, de la galerie ouverte sur la cour et enfin, de la "coursière" 4 qui anime le mur mitoyen aveugle.
    En 1761, les descendants de Pierre Assézat vendent l'hôtel au baron de Puymaurin, qui modernise façades et appartements. L'hôtel d'Assézat nous parvient donc après deux campagnes de travaux bien distinctes : l'une, datant de la Renaissance, met en place la composition générale, le dessin des façades, la superposi- tion des ordres dorique, ionique et corinthien, l'importance donnée à tous les éléments d'architecture par l'emploi de la pierre ; l'autre, remontant au xviiie siècle, voit les fenêtres à meneaux remplacées par de grandes fenêtres au premier niveau, pour éclairer les salons nouvellement créés.
    Au xixe siècle, après avoir été transformé en entrepôts et en bureaux, l'hôtel d'Assézat fut acheté par la banque Ozenne et légué en 1895 à la Ville de Toulouse. C'est au terme d'une étude de plusieurs années qu'a pris forme le projet de réhabilitation de l'édifice et son aménagement en vue d'abriter la collection Bemberg. Les travaux, commencés en 1993, se sont achevés début 1995, et la Fondation Bemberg a ouvert ses portes dans un bâti- ment entièrement rénové et réaménagé en fonction de sa nouvelle vocation culturelle.
    La Fondation Bemberg a réalisé une première extension et une rénovation de ses espaces en 2001, ce qui a permis d'y intégrer de nouveaux espaces comme l'auditorium, les ateliers pédagogiques, etc. A l'issue de près de 25 ans d'activités, le musée nécessite des aménagements plus adaptés à sa fréquen- tation et aux attentes du public, notamment en ce qui concerne l'accueil. Afin d'offrir la meilleure expérience possible à chacun de ses visiteurs, le conseil d'administration de la Fondation Bemberg a décidé d'un ambi- tieux chantier de rénovation, prévu de la fin de l'année 2020 au début 2022.
    Ce projet est l'aboutissement d'une réflexion en profon- deur sur les aspects techniques et la conser- vation préventive, ainsi que sur les aspects fonctionnels et notamment sur le parcours, les agencements muséographiques, les systèmes d'éclairage ainsi que les dispositifs de média- tion associés. Différents paramètres sont ainsi intégrés : muséographie, architecture, patri- moine, fonctions, et techniques.
    La Fondation Bemberg ou l'art de se réinventer... A l'heure où cette dernière a fermé ses portes pour un an afin de de se préparer pour une nouvelle vie, elle consent un prêt tout à fait exceptionnel. En effet, depuis sa création, c'est la première fois que la Fondation Bemberg, en dehors des prêts individuels qu'elle pratique toujours avec joie, prête ici une très large sélection des chefs-d'oeuvre de sa collection de peintures.
    Nul doute que, européen convaincu et amou- reux des beaux lieux, Georges Bemberg aurait apprécié de voir nombre de ses tableaux favoris dans le cadre attachant et romantique de la Fondation de l'Hermitage, en attendant que le rêve de sa vie fasse peau neuve...

  • Dans le sillage de son trentième anniversaire, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole souhaite publier un catalogue rétrospectif d'envergure, destiné à offrir un regard renouvelé sur sa collection. Cet ouvrage conséquent s'inscrit dans la lignée des deux précédents catalogues, publiés à l'occasion des dixième et vingtième anniversaires du MAMC+. Tourné vers un large public, il a vocation à devenir le nouvel ouvrage de référence de l'institution. Il sera également adressé aux nombreux partenaires et collaborateurs du musée (artistes, commissaires, conservateurs, critiques et historiens de l'art, journalistes, responsables institutionnels et politiques).
    Le MAMC+ souhaite aborder la collection à travers ses axes forts, constituants des marqueurs de l'identité du musée, tels que l'art américain ou l'art allemand d'après-guerre. Mais il entend aussi rendre visible des ensembles plus méconnus : le fonds symboliste, la collection d'art primitif de Victor Brauner, le fonds photographique de Raul Hausmann ou la collection de dessins contemporains, feront ainsi l'objet de développements conséquents. L'ouvrage sera aussi ponctué de courts focus destinés à approfondir certains aspects de la collection.

  • Miroir du prince

    Musée Rollin

    A la suite des expositions intitulées Bologne et le pontifical d'Autun (2012), De Goya à Delacroix, les relations artistiques de la famille Guillemardet (2014) et Eve ou la folle tentation (2017), le musée Rolin poursuit sa collaboration exceptionnelle avec le musée du Louvre et prépare une nouvelle exposition dédiée au flamboiement du mécénat artistique de grandes familles autunoises de la fin du Moyen Age. Elle bénéficie à ce titre de prêts exceptionnels issus des départements, sculptures, objets d'art et peintures du musée du Louvre, donnant accès à des chefs-d'oeuvre de Jean Hey dit le « Maître de Moulins ».

  • La collection Foujita du musée est devenue une référence incontournable pour évoquer le célèbre peintre souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais du XXe siècle. Foujita est l'un des acteurs incontournables de l'Ecole de Paris.

    C'est à Reims, en 1959, à la Cathédrale de Reims qu'il reçoit son nom de baptême : Léonard. Il fera ensuite ériger, dans la Cité des Sacres, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix, où son corps repose aujourd'hui au côté de celui de son épouse Kimiyo. En 2013 et 2014, les héritiers de cette dernière ont donné au musée plus de 2200 ouvres et documents provenant de l'atelier du peintre. Ce catalogue est la première étape dans la valorisation de cette donation exceptionnelle, un hommage à l'artiste et aux donateurs. Il s'inclue dans la dynamique des travaux de recherches lancés sur les collections du musée des Beaux-Arts de Reims dans le cadre de son projet de rénovation et restructuration. 240 m2 seront consacrés à la donation Foujita, déjà beaucoup plébiscitée par les spécialistes mais aussi par les touristes, notamment par les touristes japonais de plus en plus présents à Reims. L'année du Japon sera l'occasion de lancer cet ouvrage, également lié à une exposition temporaire d'ouvres graphiques de cette collection, à l'automne prochain, au musée.

  • Le présent ouvrage se veut un guide destiné à présenter et expliquer les techniques de réalisation des oeuvres d'art à travers les collections du musée. Il s'agira également d'introduire le vocabulaire spécifique. Les termes majeurs liés au constat d'état et à la restauration seront aussi abordés.
    Toujours adressés à un large public, les guides suivants étudieront certains des fonds spécifiques du musée.

  • L'Académie nationale de médecine est une institution publique française, créée en 1820, dont le but premier est de conseiller le gouvernement en matière de santé publique. Comme beaucoup d'institutions publiques, elle est dotée d'un patrimoine artistique (tableaux, sculptures, bustes, médaillons) qui lui sert de décor. Cette collection comporte des tableaux de peintres célèbres (Vuillard, Rigaud, Duplessis, Gérôme, Boulanger, Scheffer, Meynier, Lhermitte, Bonnat, Gervex, Roll...) ou moins connus.
    Le projet est de réaliser un livre à la fois esthétique, comportant des reproductions de très bonne qualité des oeuvres, et scientifique, comportant des notices érudites, faisant le point sur le tableau et/ou l'artiste. Il s'agit donc d'un projet de catalogue avec notices d'oeuvres, de tailles variées en fonction de l'importance des oeuvres étudiées, que devraient précéder deux essais introductifs, le premier sur l'histoire de la constitution de cette collection de tableaux, sur leur présence et leur rôle symbolique dans l'Académie, le second sur ce qui constitue la caractéristique majeure de cette collection, à savoir le portrait de médecin du XVIIIe au XXe siècle.

  • Au Moyen Âge, la forêt est la terre féconde des mythes et légendes. Entre croyance populaire et littérature, les récits abondent sur le bestiaire et les rencontres fantastiques qui naissent en ces lieux reculés de la civilisation. L'espace sylvestre est aussi intimement lié à l'histoire originelle de Saint-Antoine, dont le premier toponyme de la Motte aux Bois évoque à la fois le cadre naturel boisé et l'existence d'une motte castrale.
    Décor de l'errance du chevalier, de l'isolement du saint ermite mais également refuge des amoureux, la forêt déploie un imaginaire fabuleux restitué dans cette exposition en quatre parties : l'ESPACE des mythes et des saints ermites ; la LITTERATURE et la tradition narrative, du roman de chevalerie à l'amour courtois ; le BESTIAIRE, entre incarnation du monde sauvage et symbolisme sacré ; la RESURGENCE de ces mythes chez les artistes du XIXe siècle.
    Manuscrits, panneaux et objets rassemblés au coeur de cette exposition-événement sont une invitation à plonger dans l'univers de la forêt enchantée du Moyen Âge à l'époque moderne.

  • Le musée des Jacobins conserve et présente la seconde plus grande collection d'art précolombien en France après le musée du Quai Branly à Paris. Actuellement, plus de 500 objets sont présentés dans les cinq salles ouvertes au public. Une large place est consacrée aux cultures andines depuis la période formative jusqu'à la conquête espagnole (cultures Chavin, Paracas, Vicus, Mochica, Nasca, Huari, Lambayeque, Chimu, Recuay, Chancay et Inca). Parallèlement plusieurs vitrines présentent un panorama complet des grandes civilisations mésoaméricaines : Teotihuacan, Zapotèque, Maya, Aztèque, Huastèque, Totonaque. La visite s'achève par l'évocation de la période coloniale et notamment la présentation de la Messe de Saint Grégoire, chef-d'oeuvre incontesté du musée. Réalisé en 1539 à Mexico, ce tableau est constitué d'une mosaïque de plumes selon une technique typiquement aztèque, mais au service d'une iconographie chrétienne.

  • Une exposition consacrée à des oeuvres artistiques réalisées au sein de l'ancienne abbaye Saint-Martial de Limoges va être organisée conjointement par la Bibliothèque nationale de France et la Ville de Limoges. Cette exposition sera présentée au musée des Beaux-Arts de Limoges du 23 novembre 2019 au 24 février 2020.
    Le projet d'exposition « Chefs-d'oeuvre romans de Saint-Martial de Limoges » s'inscrit dans le cadre du cycle de présentations d'oeuvres hors-les-murs intitulé « Dans les collections de la BnF ».
    L'objectif est de faire découvrir et partager les richesses patrimoniales de la Bibliothèque, en présentant des pièces exceptionnelles issues de ses collections dans plusieurs établissements culturels en région.
    La BnF a proposé au musée des Beaux-Arts de Limoges de mettre temporairement à sa disposition quatorze manuscrits médiévaux (Xe-XIIe siècles), provenant du fonds de l'abbaye Saint-Martial de Limoges. Outre le prêt de ces pièces prestigieuses, le musée bénéficiera d'une collaboration scientifique avec le Service des manuscrits médiévaux de la BnF.
    Cette exposition a pour but d'illustrer l'importance historique de l'abbaye Saint-Martial de Limoges à l'époque romane, grâce à la valorisation scientifique, esthétique et pédagogique des manuscrits présentés qui seront mis en relation avec d'autres oeuvres issues de l'abbaye, appartenant à d'autres domaines artistiques, tels que l'émail, la sculpture ou encore la musique.

  • Picasso illlustrateur

    Collectif

    Dans le cadre d'un partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, le MUba Eugène Leroy produit l'exposition « Picasso Illustrateur » du 19 octobre 2019 au 13 janvier 2020.
    L'exposition Picasso Illustrateur ouvre très largement la question inédite du texte et de l'image dans l'oeuvre de Picasso : de l'oeuvre de commande à l'oeuvre d'engagement - dessins de presse ; en passant par l'oeuvre libre et poétique. Entre classicisme et extrême modernité, éternel inventeur et éternel joueur, Picasso a su aussi s'hasarder vers les supports parfois les plus singuliers ou modestes et les expérimenter : enveloppes, cartes postales, briques, céramiques, tôle, nappes, papier découpé ou arraché, magazine... L'exposition est une mise en regard de toutes ses explorations fourmillantes avec les oeuvres majeurs de l'artiste, en peinture, sculpture ou céramique.

    Huit thèmes explorent l'oeuvre de Picasso au travers du prisme de l'illustration :
    - Amitiés poétiques des années 10.
    - Antiques allers-retours.
    - Le peintre et son modèle.
    - Le carnaval des animaux.
    - La colombe de la paix.
    - Quand le texte fait image.
    - Abstraction et langages inventés.
    - Picasso, les affiches d'exposition.

  • Reconnu comme le peintre des femmes et des squelettes, Delvaux ajouta une corde à celle de sa renommée en devenant également le peintre des trains et des gares. Fasciné par les grands monstres de métal de son enfance, crachant du feu et sifflant de la vapeur, Delvaux s'est attaché à reproduire dans les justes détails ces locomotives mystérieuses. Cet ouvrage en rend compte au travers d'éton- nantes comparaisons illustrées. Photographies et dessins dévoilent également la passion de l'homme pour l'univers des cheminots. Ce livre propose une exploration inédite au coeur d'oeuvres ferroviaires baignées de lune. La destination des trains de Delvaux n'appartient qu'à ceux qui les regardent. Chaque oeuvre est une invitation à l'évasion vers des contrées oniriques où un train peut en cacher un autre.

  • La Maison de l'armateur.
    Un musée soumis au magistral de l'architecture.
    Tel un phare pour indiquer l'entrée du bassin du roi, symbole opulent de prospérité, la Maison de l'armateur est l'oeuvre d'un maître. L'homme a su, avec une aisance « libertine », jouer avec l'eau et la lumière. Il a réussi le vertigineux exploit de donner à une construction l'aspect massif d'une tour de rempart et l'élégance antique la plus aboutie. La Maison de l'armateur possède en elle la monumentale capacité à demeurer, au-delà des guerres, au-delà des modes, forte de tout ce qui engendre la pérennité.

  • Dans la France du XVIIe siècle, divisée entre et catholiques et protestants, la minorité calviniste vit sous la protection de l'édit de Nantes jusqu'en 1685 au cours de laquelle Louis XIV révoque le texte dû à son aïeul Henri IV. Jusqu'à sa cette date, le royaume des Bourbons compte quelques académies, lieu d'éducation de la jeunesse huguenote et de formation des pasteurs des Églises réformées de France. Parmi celles-là, l'Académie de Saumur eut le rayonnement le plus important, d'abord grâce à la personnalité de son fondateur, Philippe Duplessis-Mornay, ensuite par l'influence de certains de ses professeurs, les célèbres Moïse Amyraut et Louis Cappel. Ce livre dévoile un corpus inédit d'une centaine de livres issus des bibliothèques liées à l'Académie réformée de Saumur : la bibliothèque de Duplessis-Mornay, la bibliothèque académique et les bibliothèques personnelles de plusieurs professeurs. Cet ensemble permet de retracer l'histoire de cette institution ligérienne via l'objet livre et de dévoiler la genèse des oeuvres de deux professeurs, Louis Cappel et Tanneguy Le Fèvre. Enfin, l'étude des ouvrages retrouvés permet de retracer le destin de quelques-unes des plus grandes bibliothèques calvinistes du royaume de France au XVIIe siècle après la révocation de l'Édit de Nantes.

  • Le musée des beaux-arts de Cambrai organise du 21 novembre 2020 au 14 mars 2021 l'exposition « LIGNES ET COULEURS. ABSTRACTION GEOMETRIQUE DES ANNEES 80 ». Cette exposition réunira 8 artistes (Geneviève CLAISSE, Jean DEWASNE, Colette DUPRIEZ, Jean LEGROS, Guy DE LUSSIGNY, François MORELLET, Aurelie NEMOURS, Marie-Thérèse VACOSSIN) et une cinquante d'oeuvres d'art géométrique issues des dernières acquisitions du musée sur une période de 10 ans, 2010-2020. Le catalogue qui sera édité aura une double fonction. La première est celle d'accompagner l'exposition ; la seconde est celle d'être un catalogue de collections témoignant des oeuvres appartenant aux collections du musée des beaux-arts de Cambrai. En effet, si l'évolution sanitaire peut remettre en cause l'organisation physique de l'exposition, le catalogue devra s'adapter à cette perspective.

  • Christine Deweerdt, Maria De Waele, Wout De Vuyst, Jeanine Baldewyns, Rédaction: Patrick De Rynck.

    Le STAM - Musée de la ville de Gand - n'est pas un musée d'histoire traditionnel. Il est tout au contraire un pionnier en matière d'approche d'un musée municipal qui se veut être à la fois un centre de connaissances et de vécus. À la lumière de plus de 300 pièces de collection évocatrices et multimédias interactifs, le STAM survole l'histoire de Gand, de ses origines à nos jours. Dans un voyage à travers les âges, on y découvre aussi comment, en passant par des périodes de haute conjoncture culturelle et intellectuelle mais aussi des bas, par l'industrialisation et la paupérisation, ce centre médiéval florissant est devenu la ville de connaissances et de culture que nous connaissons aujourd'hui.

  • Musée Plantin Moretus

    Collectif

    Iris Kockelbergh, Dirk Imhof, Kris Geysen, Kristof Selleslach.

    Christophe Plantin, le plus célèbre imprimeur belge de tous les temps, est né en France vers 1520. À l'âge de trente ans, il se fixe avec femme et enfant à Anvers où il fonde l'Officina Plantiniana. L'entreprise ne tarde pas à devenir une multinationale comptant des filiales à Francfort, Leyde et Paris. Plantin publie des ouvrages novateurs émanant des plus grands écrivains et hommes de sciences de son temps, qui ont en partie forgé la pensée occidentale.
    Aujourd'hui, l'officine de Plantin et de ses successeurs, hébergée dans un splendide bâtiment en parfait état de conservation, est un musée et classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Le présent ouvrage relate en mots et en images l'histoire de cette entreprise unique en son genre.

  • Après  plusieurs  années  de  fermeture  pour  travaux,  le  musée  d'art  Hyacinthe  Rigaud  ouvre  à nouveau  ses  portes  en  juin  2017  dévoilant  pour  la  première  fois  au  public  l'intégralité´  de  l'hôtel de  Lazerme.  La  conservation  des  volumes  domestiques  et  la  restauration  d'éléments  décoratifs significatifs  invitent  à  déambuler  «  entre  cour  et  jardin  »  dans  cette  vaste  demeure  ayant  abrité dans  l'immédiate  après-­-guerre  une  intense  activité´  artistique.
    Les  collections  permanentes  du  musée  seront  exposées  à  partir  du  24/06/2017.
    Editions  anglaise,  catalane  et  espagnole  aussi  prévues.

  • Dans le cadre de la réouverture du musée  d'Arts à la fin du 1er semestre 2017, il est prévu la publication d'un guide des collections : une sélection d'environ 200 oeuvres illustrées en quadrichromie, qui feront l'objet d'une notice développée.
    L'ouvrage sera organisé par ordre chronologique, par groupements logiques introduits par un chapeau (néo-classique, romantique, éclectisme, etc.) puis ordre alphabétique par tranche chrono.

  • Dans le cadre de sa programmation estivale, le Musée d'arts présente dans le patio le travail de l'artiste américain James Turrell autour d'une oeuvre centrale : Cherry, une oeuvre immersive de 1998.
    Depuis maintenant plus de cinquante ans, l'artiste américain James Turrell (né en 1943 à Los Angeles) positionne la lumière et l'espace au coeur de ses réflexions, questionnant les limites de la perception humaine. Marqué par sa formation en psychologie de la perception et sa fascination pour la lumière, c'est dans le sud de la Californie, au milieu des années 60, que Turrell a commencé à employer la lumière comme medium artistique.
    A l'occasion de cette exposition qui sera présentée au public du 31 mai au 2 septembre 2018, le Musée d'arts de Nantes souhaite éditer un catalogue bilingue français/anglais.

  • En organisant une exposition du 22 février au 24 juin 2019 intitulée " 20 ans ! Dans les coulisses du Musée des Beaux-Ats de Nancy ", le musée saisit cette occasion pour faire le bilan des événements ayant marqué ces vingt dernières années d'existence. Après avoir présenté, en guise d'ouverture, les grandes phases de l'histoire du musée en s'appuyant sur ses différentes implantations géographiques dans la ville, ce panorama des deux dernières décennies abordera les questions fondamentales de l'enrichissement des collections (grandes acquisitions) et des expositions.
    De manière plus inattendue pour ce type de manifestation anniversaire, l'exposition fera entrer le visiteur dans les coulisses de l'institution muséale par le biais de thématiques telles que l'étude, la gestion et la documentation des collections, les redécouvertes faites à l'occasion du récolement, les restaurations et la question de la matérialité des oeuvres, les prêts et voyages des oeuvres à travers le monde.

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