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Cherche Midi

  • Gainsbourg, trente ans. Trente ans qu'il est mort, le 2 mars 1991, et qu'il ne cesse de vivre et de revivre encore. Gainsbourg, ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses compagnons, l'alcool, le tabac. Ses égéries : Bardot, Birkin, Bambou - les trois B. Et sa fille, Charlotte. Ses débuts comme pianiste de bar au Milord l'Arsouille, ses mariages ratés, ses deux enfants cachés, son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait : le charme fou, le talent vertigineux, les tubes fabuleux, les amours meurtrières, les déceptions, les provocations et le scandale, l'impatience ambiguë devant la mort.

    Gainsbourg, c'est aussi l'histoire d'un inconnu qui dut apprivoiser sa laideur, d'un enfant, Lulu, traqué par la peur sous l'Occupation et portant son étoile jaune comme un premier défi. Un homme toujours douloureux. Même en pleine lumière, ses tapages, ses ivresses, ses défis insensés, étaient lestés d'amertume.

    Dans sa dernière vie, Bambou, sa femme-refuge, lui a donné le bonheur d'un enfant, Lulu, comme un double souriant du petit garçon qu'il avait été. Quelques gouttes d'espérance avant de plonger dans une solitude choisie, entre souffrances et démons. Et de mourir, à soixante-trois ans, comme on fait une dernière grimace.

  • Et si Georges Brassens avait été un autre ? Un autre que celui que nous ont raconté les légendes et les idées reçues...
    De fait, il n'a jamais été bougon ni bourru, jamais taiseux ni primaire, jamais sinistre ni distant. À l'image de ses chansons, loin de tous les clichés réducteurs, l'homme était d'une facture riche et singulière : timide et joyeux drille à la fois, attentif et insolent, curieux de tout et de tous, tranquille et frondeur, tendre et cinglant, fin et moqueur, ouvert et sceptique, chaleureux et railleur. Bref, tout sauf lisse, mais toujours de bon commerce.
    En réunissant en un volume trente ans de « libres propos » de l'auteur de Saturne et de la Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Loïc Rochard offre à Brassens la possibilité de livrer, à titre posthume, son « autoportrait », voire de se mettre à nu.
    Authentique, sincère, indissociable de son oeuvre, voici que se révèle enfin sous toutes ses facettes le véritable Brassens « peint par lui-même » : en jeune « chahuteur sournois », en chanteur mal à l'aise, en amoureux antiromantique, en acharné de la musique, en contrebandier du langage, en homme de partis pris et de tolérance en même temps, en adversaire tranquille de l'ordre établi, en libertaire généreux, en moraliste « solitaire mais solidaire », en désespéré jovial, en rabelaisien pour toujours.
    « La voix de ce gars est une chose rare », disait René Fallet. On peut le vérifier de la première à la dernière ligne de Brassens par Brassens.

    Édition établie et annotée par Jean-Paul Liégeois ;

    De Georges Brassens au cherche midi : oeuvres complètes, Les chemins qui ne mènent pas à Rome, Journal et autres carnets inédits, Premières chansons (1942-1949), Je suis une espèce de libertaire.
    Et aussi : Les Mots de Brassens et Sous la moustache, le rire ; de Loïc Rochard, et Brassens, homme libre, de Jacques Vassal.

  • Plusieurs de ses amis sétois ont témoigné que Georges Brassens a manifesté dès l'enfance de sérieuses dispositions pour l'humour. Il avait un goût de la farce et du canular qu'il a conservé toute sa vie et que l'on retrouve, décliné de différentes manières, dans nombre de ses chansons. Une bonne moitié d'entre elles nous font rire et sourire.

    C'est là un des mélanges les plus évidents de sa palette : il savait marier l'humour et la gravité, inventer des situations cocasses pour traiter un thème qui d'ordinaire ne s'y prête pas, émailler d'un vocabulaire délibérément joyeux une situation passablement triste.

    En fait, derrière l'outrance et la drôlerie dont il était capable, il cachait un fond d'ennui et de noirceur. Alors, pour s'extraire d'un monde et d'une société qui ne lui convenaient pas, Brassens s'est réfugié dans un univers parallèle et imaginaire, un univers qu'il nous a laissé en héritage et où l'humour règne en maître.

    Ce décalage poétique révèle aussi une philosophie : l'air de rien, Brassens se sert de l'humour pour faire passer des idées... en contrebande. Plutôt que d'asséner, il préfère suggérer : par le trait d'esprit, par la cocasserie. Toujours !

    Cette constance valait bien une nouvelle balade à travers son répertoire, non ? Une bien belle balade pour rire avec Brassens.

    Édition établie par Jean-Paul Liégeois ;

  • Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle.
    Chaque chanson est un cri que je pousse, un cri étouffé.
    J'ai été auteur avant de savoir écrire.
    L'anarchie, je pense qu'à dix ans je l'avais en moi.
    Les militaires obéissent sans chercher à comprendre et moi je désobéis sans chercher à comprendre.
    Je n'ai pas besoin d'un grand frère là-haut qui me protège et me dicte ses lois.
    La Bastille n'a pas été tout à fait prise...
    La vraie nature de l'homme, c'est la férocité, le fanatisme, la folie.
    Les cons, faut tout leur dire !
    Il ne me déplaît pas de déplaire à certains.
    Ce qui importe, c'est la somme de tendresse, d'amour et de fraternité que peut donner un homme.
    Le reste, c'est de la rigolade.
    Ma vie privée ne regarde personne, même pas moi.
    Georges Brassens.

    Édition établie et présentée par Jean-Paul Liégeois.

  • Rock-fictions

    Carole Epinette

    Photographe rock depuis plus de vingt ans, Carole Épinette a eu l'occasion de se glisser dans les coulisses des plus grandes légendes pour capturer des images de David Bowie, Coldplay, Amy Winehouse, Iggy Pop, Metallica, Alain Bashung, Louis Bertignac, Motörhead, James Brown, The Cure, et bien d'autres encore.

    Ses photos d'artistes en noir et blanc très contrastées sont sensibles, touchantes. Elles révèlent l'émotionnel. Elles invitent à raconter une histoire ; point de départ de ce livre. Écrivains, poètes et journalistes ont chacun choisi une photo qui les touche, les inspire, une photo qui laisse libre cours à leur imagination. Vingt et un auteurs, dont Amélie Nothomb, Erwan Lahrer, Gilles Marchand, Bernard Minier mais aussi Thomas VDB, se sont totalement prêtés au jeu. Le fil rouge ? L'amour du rock !

    Au travers d'une quarantaine de photos puissantes et de textes singuliers, Rock-fictions mêle la magie des mots à celle des photos et de la musique. Un ouvrage pluriel et poétique, que l'on prendra autant de plaisir à admirer qu'à lire.

  • Jolie petite histoire Nouv.

  • Il est l'auteur-compositeur-interprète de tous ces grands succès populaires : Bal chez Temporel, L'eau vive, Qu'on est bien, Il n'y a plus d'après, Le matin je m'éveille en chantant, Qui suis-je ?, Les grands principes, Le grand chambardement, Les couleurs du temps, L'espérance folle, etc. Il a aussi signé des dizaines de chefs-d'oeuvre provisoirement méconnus : Le meilleur des choses, Pierrot la tendresse, Anachroniques, Carthagène, Au Burkina Faso, Ses meilleurs amis, De la lune qui se souvient ? ...pour ne citer que quelques exemples.
    Magnifique mélodiste, il a mis en musique nombre de poètes, classiques ou contemporains : Villon, Ronsard, Hugo, Nerval, Baudelaire, Verlaine, Cros, Aymé, Aragon, Queneau, Hardellet, sans oublier Louise de Vilmorin, Fallet et Norge.
    Le Grand Chambardement réunit l'intégralité des chansons et poèmes de Guy Béart : 348 textes, dont 66 inédits.

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