Cahiers Dessines

  • Carnets de bord

    Sempé

    • Cahiers dessines
    • 14 Octobre 2021

    Après Saul Steinberg et quelques autres, Jean-Jacques Sempé a hissé le dessin dit d'humour au rang de grand art :
    Ses oeuvres sont exposées dans les galeries du monde entier et publiées dans de somptueux albums. Mais... comment l'auteur de Un peu de Paris dessine-t-il ? Comment surgissent ses idées ? Longtemps, il a tenu ses carnets, sinon secrets, du moins à l'abri des curieux. Publiés ici pour la première fois, ils constituent un témoignage inestimable de sa recherche, de son inspiration. On y découvre toute la grâce de sa spontanéité, toute la force de son expression. Des têtes, des corps, des décors, des objets familiers... À peine une esquisse d'un trait délicat au crayon ou à la plume, et tout est là. Nous sommes devant ce que le dessin a de plus fragile, de plus suggestif aussi. Rien ne semble dit, mais tout est dit, et nous laisse dans un état de rêverie absolu.
    Deux cents dessins noir et blanc lèvent le voile sur les « secrets de fabrication » de l'un des plus grands dessinateurs de notre temps.

  • Kafka, les dessins

    Franz Kafka

    • Cahiers dessines
    • 4 Novembre 2021

    En 2019, il s'est produit un véritable événement culturel : plus d'une centaine de dessins de Franz Kafka, jusqu'alors précieusement gardés sous clef dans une banque zurichoise, furent mis au jour. Pour la première fois, la présente édition les rend accessibles au grand public, aux côtés des quelques dessins déjà connus.
    Entre 1901 et 1907, Kafka dessine intensément. Il saisit sur le vif toutes sortes de personnages : des êtres fragiles, instables, aussi énigmatiques que fascinants. Comme dans ses oeuvres écrites, irréductibles à aucun genre, on navigue sans entrave entre le réalisme et le fantastique, en passant par le grotesque, l'étrange, voire le bouffon et le carnavalesque.
    Les textes d'Andreas Kilcher, Judith Butler et de Pavel Schmidt, tout en rendant hommage à cet autre grand talent d'un des écrivains les plus singuliers et les plus marquants du xxe siècle, offrent au lecteur la clef de son univers foisonnant, où le rire nargue la tragédie, et l'onirique le dispute au désespoir.

  • Géant endormi

    Brad Holland

    • Cahiers dessines
    • 21 Octobre 2021

    Depuis le coeur de Manhattan, Brad Holland observe ses contemporains avec une noire lucidité. Il les observe ? Il les dissèque plutôt, armé de sa plume comme d'un bistouri. La société souffre, et Brad Holland cherche à savoir d'où provient cette souffrance, de quelles sombres machinations économiques ou idéologiques elle découle.
    Dessinateur profondément politique, il est aussi un grand métaphysicien, portant sur les êtres et les choses un regard parfois désespéré, poétique souvent. Il y a une dimension onirique dans son oeuvre. Ses dessins font partie de l'histoire moderne de l'Amérique : il en a étudié les soubresauts avec un trait noir, hachuré à la manière des gravures anciennes.
    C'est par ce style apparemment très classique qu'il réussit à revêtir les êtres de chair et à apporter de la profondeur à leurs décors.
    Réunis en album pour la première fois en Europe, ses dessins minutieux et poignants s'adressent à un public nouveau pour leur auteur, mais déjà familiarisé avec les oeuvres de Goya, d'Alfred Kubin ou de Roland Topor.
    Une longue conversation, menée par Callisto McNulty, nous introduit dans l'univers de ce grand artiste américain de notre temps.

  • The party

    Tomi Ungerer

    • Cahiers dessines
    • 1 Novembre 2018

    Dans The Party, publié pour la première fois à New York en 1966, Tomi Ungerer règle ses comptes avec les milieux américains de l'édition, de la presse et de la publicité.   Mais par-delà sa dimension personnelle, l'album est une critique acerbe de la mondanité occidentale, de sa vacuité insondable et de sa - proprement - monstrueuse prétention.   Un chef d'oeuvre du dessin satirique.

  • Courbet ; les dessins

    Gustave Courbet

    • Cahiers dessines
    • 7 Mars 2019

    De Gustave Courbet (1819-1877), chef de file de l'école réaliste, réformateur incontesté de la peinture moderne, artiste prolifique et largement commenté, on ne saurait imaginer qu'il reste des zones d'ombre à éclaircir. Et pourtant, le mystère qui entoure son activité de dessinateur a été jusqu'ici peu abordé, et cela s'avère d'autant plus surprenant que certains dessins sont absolument remarquables.   Cet ouvrage propose pour la première fois une étude historique d'ensemble, des carnets de croquis aux dessins les plus aboutis, en passant par des académies et des esquisses préparatoires. Mêlant inédits et oeuvres célèbres, il ouvre la voie à une réévaluation du rôle du dessin dans l'oeuvre de Courbet.   Sous la direction de Niklaus Manuel Güdel - Avec la collaboration de Anne-Sophie Poirot et Philippe Clerc - Préface de Louis-Antoine Prat - Textes de Lonnie Baverel - Pierre Chessex Petra ten-Doesschate Chu - Philippe Clerc - Nicolas Ducimetière - Dominique de Font-Réaulx - Niklaus Manuel Güdel - Michael Jakob - Leïla Jarbouai - Jean-David Jumeau-Lafond - Robert Kopp - Ségolène Le Men - Dominique Lobstein - Emmanuelle Neukomm - Isolde Pludermacher - Séverine Petit - Anne-Sophie Poirot - Pauline Santschi - Thierry Savatier - Nathalie Strasser   Cet ouvrage paraît à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Courbet et est le résultat d'un projet franco-suisse des institutions suivantes : Société Courbet, Musée Courbet, Musée Jenisch Vevey, Musée d'Orsay.

  • Chefs d'oeuvre t.1

    Roland Topor

    • Cahiers dessines
    • 12 Septembre 2019

    On a célébré les différentes facettes de Roland Topor, ses romans et ses nouvelles, ses pièces de théâtre, ses dessins de presse, ses affiches, ses illustrations, sans oublier ses films d'animation. Il est temps de présenter ce qui constitue l'épine dorsale de son oeuvre : ses dessins les plus accomplis, qui sont aussi les plus intemporels.
    Ce premier volume s'attache donc à réunir ses chefs-d'oeuvre en noir et blanc, où l'on retrouve ses thèmes de prédilection - le corps malmené, les tourments de l'éros, l'exploration graphique et fantasmatique des méandres de l'inconscient -, ainsi que quelques dessins politiques, aussi pénétrants qu'irrévérencieux.
    Une plongée vertigineuse dans l'imaginaire délié et foisonnant de l'un des plus grands dessinateurs du XXe siècle.

  • Ce troisième volume des OEuvres de Guido Buzzelli enchaîne les visions d'horreur et de jubilation. Les vacances ; les sorties au cirque, au cinéma ou au musée ; les randonnées champêtres ; les instituts pour jeunes filles de bonne famille ; la plage ; les aéroports ; les cimetières ; tous les lieux publics fréquentés par les masses accueillent de véritables transports en commun : copulations furieuses accompagnées d'actes de torture et de bouffonnerie ; femmes nues mutilées ;
    Anges déchus possédés par des démons, taureaux embrochant des matadors en jarretelles - stupre, furie et Grand Guignol sont au rendez-vous à tous les étages. Avec un trait digne des maîtres italiens de la Renaissance, Guido Buzzelli s'en donne à coeur joie pour restituer la comédie humaine dans son expression la plus crue.
    Sous son pinceau, les faux-semblants s'annulent, les bonnes manières s'oublient, les limites entre les milieux, les générations et les espèces humaine et animale s'effacent.
    Débarrassée de son vernis de culture et de politesse, la société apparaît pour ce qu'elle est : une foire d'empoigne au sens propre du terme.

  • Les gens

    Muzo

    • Cahiers dessines
    • 6 Mai 2021

    Depuis sa prime jeunesse, Muzo observe les gens et s'en amuse. Le couple et la vie de famille sont parmi ses sujets de prédilection, mais aussi la vie de bureau, les nouvelles normes du travail en entreprise, les loisirs et la grande consommation.
    Parce qu'il illustre depuis plusieurs années les livres du psychiatre Christophe André, il sait décortiquer nos névroses, nos phobies, nos angoisses. Il a décidé d'en rire et, surtout, de faire rire. L'humour de Muzo est parfaitement contemporain :
    Simple, direct, sans second degré. Il vise là où ça fait mal, et, finalement, ça fait du bien.

  • Paris sans fin

    Alberto Giacometti

    • Cahiers dessines
    • 5 Avril 2018

    En sortant d'un café, Giacometti s'exclama : « Ah !
    Paris... Paris sans fin ! » Ainsi fut trouvé le titre de ce livre mythique publié en 1969 en lithographie à deux cents exemplaires par Tériade. Cent-cinquante dessins, accompagnés d'un texte de l'artiste resté ina- chevé, emmènent le lecteur dans un reportage hors norme à travers la capitale des années 1960. De l'ate- lier au café, à pied ou en voiture, sur les boulevards, à la gare de l'Est, au Jardin des Plantes, on découvre des rues, des façades, des bars, des voitures de l'époque, parfois quelques personnages - caïds, prostituées, joueurs à la petite semaine. Souvent considéré comme le testament de Giacometti, Paris sans fin constitue une fabuleuse pérégrination graphique de près de dix ans, où les images livrent un labyrinthe complexe de pistes contradictoires. Les horloges n'indiquent pas l'heure, les espaces se confondent : brisant les règles de la cohérence et de la chronologie, un récit surgit, le récit d'une vie, celle d'un artiste obstiné, absolu- ment sincère et inclassable. Trente dessins inédits complètent la présente édition.

  • Oeuvres t.1

    Guido Buzzelli

    • Cahiers dessines
    • 4 Janvier 2018

    Dans les années 1970, une météorite entra dans l'at- mosphère de la bande dessinée ; elle éclata en plu- sieurs morceaux, pareils à des pépites. En quelques épisodes, un personnage tourmenté, faible et inquié- tant se présenta au grand jour : c'était Guido Buz- zelli en personne. L'auteur s'est mis en scène, il s'est travesti tour à tour en raté laid et malingre, en piètre violoncelliste incapable de retenir ses membres livrés à eux-mêmes - une jambe courant toute seule, un bras filant sous la jupe d'une femme... -, en dessi- nateur de bandes dessinées dépressif et paranoïaque, victime kafkaïenne de chirurgiens fous, de psycha- nalystes, d'industriels maffieux, de dictateurs en herbe. Rarement l'art de l'autoportrait a été mené si loin dans l'autodérision et le mépris de soi-même.

  • à travers Paris

    Alberto Giacometti

    • Cahiers dessines
    • 5 Avril 2018

    Giacometti rédigea ces lignes : « Il y a longtemps que je voulais écrire ceci et quelques autres souvenirs de merde et de masturbations, mais cela ne suffit pas pour faire un livre, encore moins un livre d'art et puis toutes mes promenades la nuit à travers Paris en 1923-1924 à la recherche d'une prostituée, obsédé par les prostituées, les autres femmes n'existaient pas pour moi, seules les prostituées m'attiraient et m'émerveillaient, je voulais toutes les voir, toutes les connaître, et toutes les nuits je recommençais mes longues promenades solitaires. Il se passe quelque chose de nouveau pour moi dans la vue des choses depuis quelques jours, je vois différemment, dans la même ligne que depuis 1945 quand pour la première fois il me semble j'ai un peu vu ce qui m'entoure mais je ne voyais pas encore comme depuis quelques jours mais comment arriver à peindre cela ? » Depuis, Giacometti a su voir et s'emparer de ce qui l'entoure, voir Paris, le disséquer, d'une part en acceptant de réaliser Paris sans fin pour l'éditeur Tériade, et d'autre part en se laissant aller à son ins- piration, multipliant les outils : crayon, plume, sty- lo-bille. Voici enfin rendue publique une sélection de dessins « parisiens » pour la plupart inédits.

  • Topor dessinateur de presse

    Roland Topor

    • Cahiers dessines
    • 2 Octobre 2014

    Topor dans la presse est le premier livre consacré exclusivement aux dessins de Roland Topor publiés dans les journaux et les revues du monde entier. Ainsi, en près de quarante ans, il a pu notamment dessiner dans Bizarre, Arts, Le Rire, Fiction, Haute-Société, Hara-Kiri, Elle, Il Delatore, Graphis, L'Enragé, Action, Charlie Mensuel, The New York Times, Le Canard Enchaîné, Le Fou Parle, Il Corriere della sera, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Die Zeit, Autrement, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Il Male, Il Giornalone, Libération, Passages, 7 à Paris, L'Idiot International, L'Evénement du jeudi... Si le dessin de presse n'est qu'une partie de l'oeuvre de Roland Topor, elle est pourtant vertigineuse. En quantité et en audace. Et l'on retrouve toute sa virtuosité conceptuelle, sa pertinence humoristique, son potentiel graphique, son génie.
    La presse était pour lui un vecteur de créativité aussi opportun qu'une galerie, un musée, un livre, une affiche, un film, un décor de scène, un objet.
    Ces dessins, ayant été publiés de façon éphémère, sont pour la plupart inconnus, même des spécialistes. Plusieurs textes et témoignages accompagneront cette monographie, notamment sous la plume du cinéaste Pascal Thomas, ami intime de l'artiste.
    Un texte de présentation apportera des éclairages quant aux participations significatives de Topor à certaines publications. Des légendes permettront de situer précisément chaque dessin. Un cahier de photographies montrant Topor au travail servira d'introduction à l'ouvrage.

  • Voyageur du livre t.2

    Roland Topor

    • Cahiers dessines
    • 20 Octobre 2016

    Topor, Voyageur du livre est le second tome consacré exclusivement aux dessins d'illustration de Topor.
    Roland Topor entretenait avec la littérature et l'objet livre un rapport intime et passionnel. À quinze ans, moment où il fait la découverte d'Alfred Jarry, il oriente sa culture : littérature populaire, auteurs surréalistes, polar, science-fiction, humour, poésie, fous littéraires de toutes périodes et de tous pays. Gourmet, Topor savait apprécier les différents degrés de l'ivresse littéraire et bibliophilique ; l'amour du fond et de la forme. Alors qu'il avait commencé par se faire connaître comme dessinateur d'humour dans une certaine presse : Bizarre, Hara- Kiri... il a simultanément démontré son attachement aux livres. D'un simple frontispice pour le livre confidentiel d'un ami poète à l'illustration des oeuvres complètes à gros tirage, Topor affirme le même génie, créatif et original, que quand il travaille pour la presse, mais il consacre au livre un soin tout particulier qui le fait entrer dans la famille des grands enlumineurs de textes.
    Ce livre permet de réunir des dessins très peu connus, parce qu'ils ont souvent été publiés dans des livres de bibliophilie réservés à des collectionneurs, ainsi que d'autres, pour la plupart oubliés, de ses grands travaux d'illustration pour les clubs du livre en Suisse et en France. Plusieurs centaines de dessins sont remis dans leur contexte de publication, permettant ainsi d'embrasser l'originalité de l'oeuvre d'un Topor illustrateur de livres.

  • Dessinateur absolument singulier, virtuose et sans concession, Pierre Fournier commence sa carrière dans les pages d'Hara-Kiri en dressant un portrait au vitriol de la société française sous le général de Gaulle, puis sous Georges Pompidou. Il invente, ou exacerbe, différentes formes graphiques, passant de la page manuscrite à peine illustrée au reportage de guerre imaginaire. Il observe aussi la vie ordinaire des gens, rapporte avec truculence leurs conversations dans le métro, dans les cafés et au bureau, dénonce les guerres coloniales et post-coloniales, la pollution industrielle, l'urbanisme ravageur, s'inquiète de la menace d'une guerre atomique.

    Poursuivant leur travail de réhabilitation de Pierre Fournier, les Cahiers dessinés présentent ici la partie dite « bête et méchante » de l'oeuvre protéiforme de cet artiste inclassable, dont le nom longtemps oublié reparaît aujourd'hui, à l'heure de l'urgence écologique.

  • Fournier face à l'avenir

    Diane Veyrat

    • Cahiers dessines
    • 16 Mai 2019

    Dessinateur virulent à Hara-Kiri, puis à Charlie Hebdo, Pierre Fournier est, comme nombre de ses contemporains, fortement imprégné par l'esprit de Mai 1968. Porté par l'enthousiasme contestataire, il choisit de délaisser peu à peu le dessin pour avertir ses lecteurs de la menace qui pèse sur l'avenir, menace encore largement méconnue :

    « Pendant qu'on nous amuse avec des guerres et des révolutions qui s'engendrent les unes les autres en répétant toujours la même chose, l'homme est en train, à force d'exploitation technologique incontrôlée, de rendre la Terre inhabitable, non seulement pour lui, mais pour toutes les formes de vie supérieure qui s'étaient jusqu'alors accommodées de sa présence. » Dès lors, en polémiste inspiré et en styliste hors pair, il va devenir l'un des précurseurs de l'écologie et le porte-parole hebdomadaire de ce mouvement naissant, tâche qui accaparera tout son temps.


    En novembre 1972, il fonde le premier journal écologique français, La Gueule ouverte. À partir de ses articles, il rêve également d'écrire « un ou deux livres » afin d'en proposer une « synthèse philosophique et politique ». Ces livres ne verront jamais le jour ; il ne le sait pas mais, à trente-cinq ans, il lui reste trois mois à vivre.

    Cet ouvrage retrace l'aventure personnelle et collective d'un dessinateur corrosif devenu visionnaire, d'un citoyen ordinaire - employé à la Caisse des dépôts et consignations - devenu l'écologiste le plus lu et le plus inspirant de France avant que l'écologie politicienne ne supplante l'écologie révolutionnaire, laquelle semble avoir traversé une grande hibernation, jusqu'à nos jours.

  • Un pas de cote

    Gébé

    • Cahiers dessines
    • 21 Septembre 2002

    DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle.
    Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots.
    Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".

  • Les dessins de Guillaume Apollinaire

    Claude Debon

    • Cahiers dessines
    • 2 Octobre 2008

    Tout le monde connaît les poèmes et les calligrammes de Guillaume Apollinaire. Mais sait-on que cet homme, fervent partisan de l'art moderne et de ses amis Picasso, Picabia, Duchamp, Larionov et autres, a toujours dessiné, au point d'avoir longtemps cherché une signature ? Dès son jeune âge, il remplit des pages de ses cahiers de visages humains dont on peut soupçonner qu'ils correspondent à des personnages familiers. De face comme de profil, ils sont le plus souvent tristes ou grotesques. Il dessine des portraits, des paysages, et puis un bestiaire et des dessins imaginaires, avant de représenter sa vie de soldat dans les tranchées.
    Comme toujours, avec les dessins d'écrivain, naît une curiosité redoublée par le sentiment d'approcher l'oeuvre poétique, de mieux la décrypter pour la goûter. Ces dessins sont toujours exécutés sans prétention ; ils se faufilent dans les manuscrits et mettent le lecteur en situation d'explorateur. En effet, nous assistons presque miraculeusement à l'émergence de l'inspiration. C'est tout le charme du dessin en marge ou dans le texte du manuscrit.
    Ce livre présenté et commenté par deux grands spécialistes d'Apollinaire montre donc pour la première fois une facette presque exhaustive de l'oeuvre protéiforme d'Apollinaire: poète, critique d'art, romancier, auteur de nouvelles extraordinaires, amateur de textes érotiques, engagé volontaire dans la Grande Guerre - qui lui permit d'obtenir la naturalisation française. On savait tout, ou presque, de Guillaume de Kostrowitzky, que ses amis surnommaient " Cointreau-whisky " ; on ignorait la complexité de son oeuvre graphique.

  • Un livre blanc

    Copi

    • Cahiers dessines
    • 21 Septembre 2002

    Le livre blanc est un livre rare.
    Publié en 1970 à milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. on y découvre un copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration! est-ce un livre de prière, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? c'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture.
    Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.

  • Les hommes portaient des chapeaux

    Gébé

    • Cahiers dessines
    • 13 Septembre 2003

    Après Un pas de côté, les Cahiers dessinés proposent un choix des dessins humoristiques de Gébé publiés dans les années cinquante, avant Ha ra Kiri, avant Charlie Hebdo.
    Parus dans la grande presse de l'époque - Paris Match, Ici Paris, Punch - ils sont restés jusqu'ici inédits en album. On y découvre le Gébé insolite, précis et drôle, avec ce charme indéfinissable qui émane de son trait, de ses personnages, de ses décors familiers ou absurdes. Un livre indispensable pour tous les amateurs du grand dessin d'humour.

  • A propos des gens

    William Steig

    • Cahiers dessines
    • 13 Septembre 2003

    Dans les années vingt, une revue vit le jour aux U.S.A., The New Yorker.
    Elle se voulait libre, cultivée, impertinente. Ecrivains, peintres et dessinateurs s'y précipitèrent (qui n'a pas rêvé, depuis, d'être publié dans The New Yorker ?). Ce magazine novateur a permis à nombre d'écrivains de continuer d'exister (Nabokov dans les années cinquante a survécu grâce au New Yorker). Il y a eu un style New Yorker. Aussi bien chez les écrivains (on ne disait pas journalistes, on disait écrivains) que chez les dessinateurs (on ne disait ni dessinateur ni cartoonist, on disait artist).
    Un jour, un journaliste anglais demanda au directeur artistique : " Quelle est la caractéristique d'une couverture ? " (c'est le seul magazine au monde qui publie une couverture dessinée, chaque semaine). Le directeur artistique a réfléchi un moment, puis il a répondu : " La caractéristique d'un dessin publié en couverture, c'est que The New Yorker a décidé que c'était une couverture. " Débrouillez-vous avec cette explication.
    William Steig en a publié cent, ou deux cents, ou plus peut-être. Des grinçantes (rarement), des poétiques, des moments de vie que lui seul sait capter. Et des dessins humoristiques, des recherches graphiques, des illustrations. C'est toujours et encore un des principaux représentants de cet univers assez indéfinissable qu'avec une apparente désinvolture, soutenue par un travail inlassable, le New Yorker a créé.
    J.-J. Sempé

  • J ecris pour voir

    Christian Dotremont

    • Cahiers dessines
    • 24 Septembre 2004

    Christian Dotremont est mort en 1979. Né en 1922 en Belgique, il fut avec Asger Jorn et Karel Appel l'un des fondateurs du groupe d'artistes COBRA. Il se rendit célèbre comme créateur des fameux « logogrammes », textes dessinés « dans une intime interaction spontanée de l'imagination verbale et du bouleversement graphique de l'alphabet ». Pierre Alechinsky, qui fut son ami et un participant du groupe COBRA, a écrit un important portrait inédit de cet artiste inclassable, fécond et totalement original.
    Outre un choix de ses oeuvres, l'ouvrage propose des documents introuvables, et notamment les bouleversantes photographies prises par Alechinsky de Christian Dotremont, dans la pension de vieillards où ce dernier s'enferma volontairement les dix dernières années de sa vie. « J'écris pour voir » s'inscrit dans la collection des Cahiers dessinés comme une première approche des rapports complexes entre l'écriture et le dessin. Ce livre sera présenté dans plusieurs musées, en Belgique, en France, en Suisse et au Québec où il servira de catalogue officiel. Les oeuvres poétiques complètes de Christian Dotremont ont été publiées en 1998 au Mercure de France, préfacées par Yves Bonnefoy.

  • Sauf erreur

    Jean Laplace

    • Cahiers dessines
    • 19 Janvier 2017

    Depuis le 29 août 1966, Jean Laplace dessine, six jours par semaine, son gag quotidien, qu'il duplique en y ajoutant huit erreurs. Cet homme extrêmement modeste, oeuvrant depuis son petit appartement situé au nord d'Annecy - sa ville natale - a accompli à ce jour plus de quatorze mille jeux d'erreur, d'un trait qui n'a guère changé. Son univers ne doit rien à l'actualité ; il appartient au dessin d'humour le plus classique, le dessin muet, sans bulle ni légende, inspiré par les situations absurdes du quotidien. Il n'a d'autre ambition que de « déclencher un rire intérieur ». Laplace, qui travaille comme un artisan solitaire, a toujours évité que l'on parle de lui, préférant s'adonner à la pêche, à la randonnée ou à la cueillette des champignons. Rien de spectaculaire dans son oeuvre discrète, mais une petite musique pince-sansrire et tonique qui fait chaque jour le délice de millions de lecteurs à travers le monde : France, Suisse, Belgique, Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Espagne, Grande-Bretagne, Israël, Nouvelle-Zélande, Australie, Corée du Sud, Japon, Brésil, Mexique, Canada, Sénégal, Côte d'Ivoire, Gabon, Cameroun. Délivrés du jeu des erreurs, les dessins de Laplace se donnent pour ce qu'ils sont :
    De purs dessins d'humour, dans la pure tradition de cet art singulier. Laplace y figure comme un de ses dignes représentants, à la fois méconnu et mondialement célèbre.

  • Les hommes et les femmes

    Muzo

    • Cahiers dessines
    • 22 Octobre 2002

    Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme.
    " c'est toute ma vie ", confie-t-il. et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. il ne s'en lasse pas. parfois, pris de démangeaison, il les peint. résultat : un livre très drôle et très méchant.

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