Les Presses Du Reel

  • Dessins / drawings ; 1977-2016

    Jean-Luc Moulène

    • Les presses du reel
    • 1 Novembre 2018

    Monographie parcourant quarante ans de dessins et d'oeuvres sur papier tirés des carnets et feuillets de l'artiste, formant une documentation jubilatoire aux accents autobiographiques qui nous mène dans les coulisses d'une pratique féconde.

    « L'artiste, et pas seulement celui qui nous occupe ici, n'est jamais à l'abri d'une idée, d'un moment d'inspiration qui peut le saisir n'importe où et n'importe quand et le laboratoire ambulant que forment carnets, crayons et autres aquarelles, attirail au demeurant peu encombrant, lui permet d'alpaguer la muse quand celleci pointe son nez. Et puis si d'aventure les outils viennent à manquer, toute feuille saisie à la volée fait l'affaire quand ce n'est la page d'un magazine que Moulène noircit, griffonne ou macule. » Michel Blancsubé.

    Publié suite à l'exposition de l'artiste à la galerie Pietro Spartà, Chagny, France, du 7 mai au 30 septembre 2016.

  • The Drawing Center ; chromatic oblivion - drawngs, 1986-2019

    Steve Dibenedetto

    • Les presses du reel
    • 13 Novembre 2020

    Les dessins de Steve DiBenedetto.
    Contemplez suffisamment longtemps ces dessins des débuts - truffés de motifs moirés et de formes d'interférence, ils ont l'apparence de signaux brouillés, de communiqués défaillants envoyés en direction de quelqu'un ou de quelque chose qui dès le départ n'avait probablement jamais eu l'intention de se connecter - et vous verrez dans quelle direction souffle le vent : vers les vaches. Et avec elles, vers les hélicos et les extraterrestres.
    L'artiste a déclaré avoir appris à accepter de « semer le désordre ». Les dessins rassemblés ici attestent du grand soin avec lequel il a démantelé notre réalité. Il est monté à bord de l'hélicoptère, a pris le contrôle du psychoptère, et piloté tout ce drôle de bazar pour le précipiter au sol - en poursuivant un signal audible seulement pour ceux qui voudraient le noyer dans le vacarme.
    Dan Piepenbring

  • Extase

    Thomas Huber

    • Les presses du reel
    • 1 Février 2017

    Un « trésor irrévérencieux », recueillant 80 dessins érotiques publiés pour la première fois au sein de ce grand livre d'artiste, sélectionnés dans 66 carnets de croquis que Thomas Huber a réalisés depuis 1972.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Centre Culturel Suisse, Paris, du 21 janvier au 2 avril 2017.

    L'oeuvre de Thomas Huber (né en 1955 à Zurich, vit à Berlin) repose sur l'idée que le monde est entièrement représentable. Une idée qui s'énonce partie par partie dans sa peinture sous forme de figures et de symboles que l'artiste commente dans des conférences inséparables de l'acte pictural.

  • Drawings

    Lou Doillon

    • Les presses du reel
    • 1 Mai 2018

    60 dessins originaux de Lou Doillon dans un luxueux carnet.

    Le dessin d'observation est un art complexe, qui demande une grande maîtrise du geste et des techniques de dessin. Les progrès techniques incessants et le foisonnement des moyens de reproduction du réel - de la photographie à l'impression 3D - ont quelque peu éclipsé cette forme d'art.
    Ivan Pericoli et Benoît Astier de Villatte, les fondateurs de la maison Astier de Villatte, ont découvert les dessins de Lou Doillon sur Instagram. Ils lui ont immédiatement proposé de dessiner sur des carnets grand format pour donner naissance à ce livre. L'artiste a saisi l'opportunité de montrer une autre facette d'elle-même, à l'image d'une génération qui refuse de se limiter à une seule voie artistique. Le texte introductif de Benoît Astier de Villatte nous nous éclaire sur cette rencontre et sur le personnage de Lou Doillon.
    Le livre, qui reprend les codes des anciens carnets de croquis (sous une couverture habillée de faux cuivre avec dos rond toilé et or à chaud), nous fait découvrir la modernité et la puissance évocatrice du trait de l'artiste. Lou Doillon dessine son temps, son quotidien, et chacun se retrouvera dans ses views from above, ses vues du dessus. Ce faisant, Lou Doillon inscrit ses dessins comme témoins de notre quotidien, de ces petits moments de grâce que nous cherchons tous à cultiver. Le dessin d'observation, ainsi réinterprété, prend un nouveau sens, empreint d'émotion et de modernité.

  • 155 dessins réalisés au quotidien par Xavier Veilhan depuis mars 2020, témoignant des moments variés où s'affrontent les styles, les références explicites (ou non), les couleurs et les figures de la géométrie basique, rassemblés sur un mode à la fois chronologique et sériel.

  • Le dessin du jour

    Ramuntcho Matta

    • Les presses du reel
    • 1 Novembre 2018

    Depuis 2013, Ramuntcho Matta développe une pratique quotidienne du dessin associée à l'écriture. Cette série compose les Dessins du jour : une gymnastique de l'esprit, une philosophie et un engagement au quotidien de l'artiste. L'ouvrage réunit l'ensemble de ces poèmes-dessins matinaux.

    Depuis maintenant 4 ans, chaque matin, comme une gymnastique quotidienne, un rituel, une méditation, Ramuntcho Matta réalise un dessin. Chaque matin, il se connecte sur facebook, pour y envoyer son dessin auquel il associe une phrase, comme on envoie une bouteille à la mer. Parmi les milliers d'images visibles sur ce réseau, chaque matin un dessin de Ramuntcho Matta émerge. Le plus souvent les internautes écrivent à leur tour et ajoutent leur propre phrase au dessin du jour. Les échanges sont parfois publics, mais la plupart du temps, les messages sont adressés directement à Ramuntcho Matta (en privé). La rencontre est le fil rouge sur lequel danse Ramuntcho Matta. Qu'il joue de la musique, ou qu'il nous adresse ses dessins, ce qui l'intéresse c'est l'autre, et ce qui apparaîtra de cette rencontre, c'est cette fameuse formule qu'il affectionne : 1 + 1 = 3.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Notre pain quotidien », Galerie Anne Barrault, Paris, du 25 octobre au 8 décembre 2018.

    Après un début de carrière artistique dans la musique à la fin des années 1970, Ramuntcho Matta (fils du peintre chilien Roberto Matta, frère de Gordon Matta-Clark, né en 1960 à Neuilly-sur-Seine, vit et travaille à Paris et Epaux-Bézu) décide également d'utiliser les arts plastiques par delà son travail de compositeur, afin de donner forme à des questionnements, des sujets de création plus singuliers et complexes, en utilisant parfois le son, le dessin, la vidéo, l'espace, les mots ou en les combinant. Chris Marker, en tentant de définir son travail, trouva l'adjectif « multimedium ».
    Privilégiant souvent le collaboratif, il a travaillé avec de nombreux artistes comme Don Cherry, Brion Gysin, John Cage ou Chris Marker. Il a réalisé une vingtaine de disques en solo, et autant en collectif. Il a joué et exposé à Paris, New-York, Londres, Madrid, Barcelone, Tokyo, Rome... Il a également participé à de nombreuses expositions collectives comme à l'espace Louis Vuitton de Paris, à la Art Library de Milan, au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes, au musée des Beaux-Arts de San Diego, au Palais de Tokyo à Paris, à La Piscine de Roubaix, à la galerie Anne Barrault à Paris. Depuis 2000, Ramuntcho Matta collabore au sein du label SometimeStudio à la production d'artistes soit oubliés, soit à découvrir. En 2008, il fonde le projet LIZIERES, dans le sud de l'Aisne, plateforme de réflexion et d'échanges autour des notions de cultures et de ressources, avec pour objectifs de faire sortir l'avant-garde de son isolement et de donner des espaces de liberté à l'expérimentation.

  • Les dessins à l'encre de Michael Scott.
    Le dessin de lignes noires sur une surface blanche a constitué pendant de nombreuses années une des pratiques de Michael Scott. Différents protocoles ont été élaborés pour la réalisation des peintures : épaississement des lignes de 1% pour une série de 39 tableaux, par exemple. La confusion optique, l'obsession manuelle d'une perfection impossible bornent un des aspects de l'art de l'artiste.
    Le dessin sur feuille libre à l'encre a pris de l'importance depuis 2007, à tel point qu'il a semblé impératif d'en rassembler une bonne centaine dans un livre qui inaugure la collection « The Drawing Centre », édité selon des intuitions visuelles et de motifs qui, soit se confortent l'un l'autre, soit divergent ostensiblement. Le corpus, proposé ci-après, livre une bonne impression - la maîtrise d'une technique, la justesse et l'équilibre de la facture au service de contenus mêlent la réinterprétation d'oeuvres d'artistes proches de Scott ou de chefs-d'oeuvre de l'art contemporain à des improvisations thématiques où la plomberie, l'architecture et quelques personnages mal identifiés se disputent les pages de l'ouvrage.

  • 1999-2017 (2 vol.)

    Olivier Nottellet

    • Les presses du reel
    • 1 Janvier 2017

    Une imposante publication qui restitue en deux tomes - une monographie rétrospective et un carnet de dessins (rassemblant quelque 350 images sur plus de 400 pages) - une double activité de dessins et d'installations pour un artiste à part qui se joue de façon très personnelle de toutes les catégories, de l'intime jusqu'au monumental, de la fragmentation des signes jusqu'à l'immersion totale.

    Le projet d'une monographie s'est petit à petit mis en place avec cette volonté de montrer le travail dans son évolution et dans la complexité de ses formes variées. L'idée d'une somme permettant de mieux voir les enjeux constitutifs du travail depuis ses constantes liées à la pratique du dessin jusqu'à la mise en place, au fil du temps, de projets situés, abordant la monumentalité de l'espace construit via un rapport singulier entre dessin et peinture. La présence des objets également, leurs statuts particuliers, l'économie des gestes et des moyens, tout ce qui fonde la démarche d'Olivier Nottellet se trouve ici rassemblé dans une logique classique, chronologique pour mieux encore en apprécier la persistance active et permettre d'en discerner « la morale du dessinateur » qui opère depuis les années 1990.
    La construction de ce projet éditorial ambitieux et conséquent permet d'apprécier l'évolution des motifs, des thèmes abordés, des techniques mises en places, des radicalités qui se sont construites à la faveur de projets très divers, pour la plupart basés sur un rapport à l'éphémère. Le paradoxe entre la monumentalité de certains projets, la prise en charge d'espaces importants mais aussi parfois incongrus, trouve dans la possibilité de voir et de revoir certaines installations un intérêt certain qui justifie en soi le projet de ce livre.
    L'ambition ici est aussi de faciliter la lecture d'un univers complexe, où les signes, les images et le langage se conjuguent selon une partition qui engage la place du spectateur, devenu ici, lecteur. Afin d'accompagner cette promenade dans le temps, 4 textes viennent relayer les regards et aborder des aspects différents selon leurs auteurs.
    Luis Perez Oramas , poète, historien d'art conservateur au Moma de New York qui connait l'artiste depuis les années 90 lorsqu'il séjournait à Paris donne une vision historique à ce parcours. Texte publié en Espagnol dans sa version originale et traduit en Français. Antonia Birnbaum , philosophe, chercheuse et professeur à Paris 8 accompagne l'artiste depuis quelques années dans des conversations denses qui lui donnent la possibilité d'aborder le travail sous des aspects philosophiques et conceptuels. Vincent Brocvielle, auteur du Petit Larousse de l'histoire de l'art et D'une autre histoire de l'art chez Flammarion. Olivier Nottellet a souhaité inclure une correspondance épistolaire qu'il a entretenu avec Yann Ricordel critique d'art et écrivain.
    Les textes sont traduits en langue anglaise. La plupart des projets présentés sont légendés mais aussi accompagnés de textes brefs d'Olivier Nottellet qui introduisent et contextualisent les images présentées. Le choix éditorial s'appuie sur une structure classique, chronologique, un livre de dessins récents accompagne l'ouvrage constitué en deux tomes pour une double circulation du lecteur. Circulation parmi les projets construits dans la contrainte plus ou moins forte des lieux et des situations, mais aussi circulation en aller retour vers ce qui fonde le travail à savoir cette pratique d'un dessin justement libre de tout. C'est bien à la découverte du travail dans toute la complexité des ses lectures que ces livres ambitionnent d'exister.

  • Il y a quelqu'un là-dedans

    ,

    • Les presses du reel
    • 7 Octobre 2020

    Ce carnet de dessins de l'artiste marseillaise Dominique Cerf ouvre sur un texte introductif de Liliane Giraudon, et s'achève par un manifeste féministe de l'artiste.
    Les cheveux de sorcières s'emmêlent / dans les bois / comme les bois de cerf s'emmêlent / dans le paysage. / On prétendait que le Diable se cachait / dans leurs cheveux / - ces cheveux de femmes insoumises, / hérétiques, guérisseuses, / que l'on voulait abattre comme l'on veut / abattre le Cerf / (mes cheveux sont ceux faits / de la femme et de la bête). / Les balais de sorcières / ne balaient pas la poussière, elles / lui donnent vie / (je redeviendrai sorcière et poussière). / Dominique Cerf / « C'est encore pour quelques temps le rôle de l'art non ? » / Liliane Giraudon

empty