Puf

  • La liberté d'expression, dit la doxa, est un privilège démocratique. Dans ces conditions, la création d'une chaîne d'information internationale pluraliste dans une pétromonarchie de la péninsule arabique laisse perplexe. Pourtant la plus populaire des chaînes d'information arabe s'est rapidement révélée plus professionnelle et moins docile que ses concurrentes occidentales, au point de devenir une source d'information incontournable sur la scène internationale.
    Comment expliquer qu'Al Jazeera se soit affirmée comme un espace de liberté alors même qu'elle était dépendante financièrement et administrativement de la famille régnante du Qatar ? Comment interpréter la création par l'Etat d'un média fondé sur la liberté d'opinion dans un système politique dominé par une oligarchie tribale où les institutions démocratiques n'existaient pas encore? Plus de dix ans après le lancement d'Al Jazeera, ces paradoxes sont restés largement irrésolus. La diffusion d'enregistrements vidéo d'Al-Qaeda par une chaîne située à quelques dizaines de kilomètres du Commandement Central Américain restera à cet égard dans les annales des " mystères " dignes des mille et une nuits.
    Ce travail précurseur est une réflexion sur l'émergence d'un discours pluraliste dans un régime non-représentatif. Il montre comment, au sein d'une configuration tribale, s'est dégagée une possibilité de discours dont la pertinence a su concurrencer les normes régissant la production de l'information dans le journalisme occidental.

  • Loin d'être une simple étiquette neutre, la notion de consommateur est le résultat d'une histoire dont les dimensions sont intellectuelles et politiques.
    Au consommateur « aliéné » mis en avant par les critiques radicales de la « société de consommation », les libéraux ont opposé la vision optimiste d'un agent économique libre et informé, trouvant dans une offre abondante, diversifiée et renouvelée les moyens de son épanouissement. Le débat a confronté, au cours des années 1970-1980, journalistes, hommes politiques, hauts fonctionnaires, juristes, etc. Pour l'essentiel, les choses en sont là aujourd'hui encore.
    Les libéraux l'ont emporté : qui oserait s'opposer au libre choix d'un consommateur souverain, pierre de voûte d'un ordre social fondé sur les valeurs marchandes ?
    Le livre éclaire cette consécration du consommateur à travers plusieurs angles :
    L'action gouvernementale, celle des militants consommateurs et de la presse consumériste, le droit de la consommation, la formation des vendeurs.

  • Loin de la sociologie des médias avec laquelle on la confond parfois, la médiologie a pour objet les interactions, passées et présentes, entre technique et culture.
    Il s'agit de confronter, mieux : réconcilier, ces deux champs traditionnellement et dangereusement opposés.
    Réflexion sur la trace, l'archive et la mémoire, l'enquête médiologique, qui peut aller de l'histoire ancienne à la nôtre, de l'écriture à internet, tire au jour les effets symboliques des innovations techniques comme les conditions culturelles des tournants technologiques.
    Son utilité : faire valoir les impératifs de la transmission face aux urgences de la communication.
    Réhabiliter la maîtrise des temps longs, que pourrait bientôt compromettre la conquête obsessionnelle des espaces, est devenu un enjeu capital de civilisation. la démarche médiologique, avec d'autres, peut y contribuer.
    Un domaine d'études en émergence trouve ici sa première mise au point, accompagnée d'un retour critique sur ses présupposés et ses voisinages. synthèse apéritive et accessible, à l'usage des étudiants comme des simples curieux.

  • La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • la réflexion sur ce que l'on est en droit d'attendre des entreprises en matière de participation responsable au développement des zones où elles ont une activité est encore très floue.
    entre un discours antimondialiste qui a tendance à diaboliser les multinationales et un discours néolibéral qui les exonère largement de leurs responsabilités sociales, il est indispensable de commencer par circonscrire et préciser leurs champs d'action prioritaires.
    quelle fonction reconnaître exactement à l'entreprise capitaliste au regard du projet politique mondial du développement durable ? en effet, l'entreprise n'est pas une agence de développement, mais un acteur économique engagé dans une société donnée et, à ce titre, impliqué dans son processus de croissance et de développement.

    comment définir les champs de responsabilité des entreprises multinationales dans les zones de grande pauvreté ? il s'agit ici de considérer l'assimilation des travailleurs locaux dans l'entreprise, l'intégration des activités de l'entreprise dans son environnement naturel et humain, et son impact sur l'activité économique locale et nationale.
    que penser des moyens juridiques et politiques actuellement privilégiés en vue d'une justice économique mondiale ? sont alors analysées quelques-unes des incertitudes actuelles autour de la gouvernante internationale : modes de régulation de la production et des échanges mondiaux (l'incitation et la contrainte), poids des états-nations et d'autres acteurs (multinationales, ong.
    ), liens entre capitalisme classique et entreprenariat social, formation éthique des dirigeants, parmi bien d'autres.
    les analyses proposées par l'auteur sont fondées sur des enquêtes de terrain menées au kenya et au nigeria auprès des filiales de total, lafarge, unilever et michelin.

  • Sont publiés dans cette collection des essais d'actualité pour stimuler la réflexion en apportant des éléments favorisant le débat.

  • Quels sont les effets de la communication dans le domaine de la politique culturelle ? c'est à cette problématique que l'auteur tente de répondre, prenant appui sur l'analyse des actions concrètes du ministère de la culture, telle l'opération " les arts au soleil ".
    On y découvre comment le politique impose son ordre et, symboliquement, son autorité aux acteurs culturels locaux, et comment il organise des événements ponctuels au bénéfice de sa propre image. en effet, si la communication assure la mobilisation et la cohérence des services publics, et si, d'autre part, ces opérations de communication valorisent certaines manifestations locales en les mettant en vedette, elles oeuvrent surtout à la légitimation de la politique culturelle de l'etat, conformément à l'image que celui-ci entend donner de lui-même et de sa mission.

  • La notion moderne de réseau a été inventée par Saint-Simon, par la suite les saint-simoniens ont transformé cette notion de réseau en culte des réseaux de communication. Cette dégradation du concept s'est amplifiée actuellement de nos jours, tout est devenu « réseau » chargé d'une symbolique indiquant un futur social meilleur, promettant à tous une société transparente et égalitaire. Inventé pour penser le changement social, ce concept est devenu une prothèse technique d'un changement social à venir.

  • L'écriture de l'expérience est prise entre des postulats contradictoires qui rendent son approche incertaine. Quels dispositifs, quels protocoles, quelle posture pour l'accompagnateur ? Comment situer cette écriture de l'expérience entre récit, analyse de pratiques et travail scientifique ? Comment arbitrer entre différents modèles, littéraire, scientifique... ? Cet ouvrage ne donne pas de recettes mais propose de nombreuses lectures et manières de s'y prendre pour écrire et faire écrire.
    Table des matières Avant-propos : Les raisons d'une expédition Première partie : Dispositions I -- Dispositifs 1 -- Deux ancrages 2 -- Des groupes 3 -- De l'accompagnement II -- Travail 4 -- Du travail 5 -- Expériences 6 -- Subjectivité III -- Ecriture 7 -- Autorisations 8 -- D'abord un processus 9 -- Un droit de regard Deuxième partie : Déplacements IV -- Ecritures du travail 10 -- Ecrire "professionnellement" 11 -- Ecrire le quotidien 12 -- Ecrire l'événement V -- Vers une pensée de l'action 13 -- Des constructions 14 -- Narrer 15 -- Elaborer 16 -- Reconstruire VI -- Changement 17 -- Sur le plan de l'argumentation 18 -- Pour quels bénéfices ? 19 -- Quelles exigences pour la démocratie ?

    Troisième partie : Modèles VII -- Le genre scientifique 20 -- Les données du problème 21 -- La déconstruction d'un genre 22 -- Le choix du clivage VIII -- La littérature dans la recherche 23 -- La leçon de Roland Barthes 24 -- La littérature assumée 25 -- Pour d'autres genres IX -- La fabrique du penser 26 -- Une rhétorique du penser 27 -- Le trésor enfoui Conclusion : Le geste d'Orphée -- Index des noms -- Index thématique

  • L'imprimerie a permis la démocratisation de la lecture, Internet celle de l'écriture. Le grand public, réalisant que les barrières à la création et à la distribution de contenus avaient disparu, a facilement pris le contrôle des outils de production et de diffusion - devenus très bon marché - des mass médias.
    La création de contenus, notamment journalistiques, par les gens qu'on appelait autrefois l'audience, est devenue phénoménale. Plus besoin d'imprimerie pour se faire lire, de stations de radio pour se faire entendre ou de télévision pour se faire voir. Chacun est devenu un média !
    C'est cela la révolution de l'information ! Les gens, défiants vis-à-vis des corps constitués, se tournent les uns vers les autres, pour échanger mondialement via les réseaux sociaux et délaissent les médias traditionnels, qui sont désintermédiés et les journalistes court-circuités. Wikileaks et les récents événements politiques dans les pays arabes en sont les derniers témoins.
    Mais face à l'« infobésité » qui nous accable du matin au soir, un nouveau journalisme de valeurs ajoutées, réalisé par des professionnels moins arrogants, s'avère aussi de plus en plus indispensable pour mettre de l'ordre dans le tsunami d'informations. Un journalisme de filtrage pertinent, enrichi de l'audience, des nouvelles technologies, et des immenses possibilités de cette nouvelle société connectée. Un Journalisme Augmenté !

  • L'éducation implicite joue fortement sur le développement de tous les
    individus. Ce capital « incorporé » fixe des contraintes sévères au mouvement
    d'ouverture de nos actions. Ainsi s'installent des logiques familiales
    spécifiques. À partir d'enquêtes auprès d'enfants et d'adultes, les auteurs
    montrent les interactions entre ces « scripts » et l'évolution scolaire. Peut-
    on modifier ces « scripts » enfouis en chaque individu et si oui, comment ?
    Jean-Pierre Pourtois et Huguette Desmet, docteurs en sciences psycho-
    pédagogiques, sont professeurs à l'Université de Mons-Hainaut et directeurs du
    Centre de recherche et d'innovation en socio-pédagogie familiale et scolaire -
    CERIS. Ils ont notamment publié L'éducation postmoderne (Puf, 3e éd. 2002).

  • Cet ouvrage porte un regard neuf sur le rôle de la communication dans la création de valeur contemporaine et dans l'accompagnement des transformations de l'économie et de la société.
    Depuis ses origines, la communication moderne a toujours soutenu l'essor du capitalisme. Pourtant, dans les années 2000, en même temps qu'elle triomphe, elle cède au cynisme et à la tentation des idées vaines, sans effet ni valeur. Ces dérives de la société de communication fragilisent l'expression des figures d'autorité et accélèrent les crises du politique, des médias, de l'entreprise et des marques.
    En s'appuyant sur de nombreux exemples de stratégies de marque et sur l'expérience de l'une des premières agences de communication françaises, l'auteur propose, avec la communication transformative, un changement méthodologique, mais aussi éthique, capable de redonner à la communication son utilité et sa légitimité dans le monde de l'après-crise.

  • Télévision et Démocratie

    Esquenazi J.p.

    • Puf
    • 13 Janvier 1999

    Les changements de la télévision française témoignent des changements qui ont affecté nos usages politiques : passage de la démocratie civique à la démocratie libérale, de la représentation politique à la représentation de soi, des grandes visions du monde aux sentiments personnels, et enfin, privilège accordé aux réseaux comme dissimulation des lieux du pouvoir.
    Ces changements se sont faits par étapes, de la période gaullienne marquée par l'apparition d'un espace public télévisuel d'Etat, en passant par la période politicienne marquée par le libéralisme et l'apparition de journalistes politologues, jusqu'à l'étape contemporaine, celle des réseaux.
    L'auteur étudie ici le mode d'énonciation politique induit par ces différents contextes et présente le bilan de la contribution télévisuelle au débat public.

  • " internet et le commerce électronique ont de quoi tourmenter pour de nombreuses séances n'importe quel parlement du monde entier.
    Si l'on sent confusément que le législateur doive se saisir de la question d'internet et du commerce électronique, il faut bien reconnaître qu'il s'interroge aussi sur l'opportunité d'une telle démarche. entre l'excès de régulation prôné par les uns et l'absence de dispositif normatif contraignant souhaité par les autres, il y a certainement place pour une solution qui satisfasse à la fois les intérêts des entreprises, des consommateurs et des citoyens.
    Par ailleurs, même si la nature spécifique du commerce électronique pose au législateur une double contrainte difficilement conciliable, il lui reste suffisamment de légitimité à agir pour garantir la donnée fondamentale nécessaire à mes yeux de ce type de commerce - je pense ici à la question de la confiance - et que, pour parvenir à cet objectif, il lui faudra accepter un double processus d'harmonisation des règles de l'internet.
    ".

  • "nous savons tous par expérience, que la jeunesse est un royaume éphémère.
    Mais nous découvrons, en ces temps de mutations profondes, qu'elle peut également devenir une terre étrangère. ce colloque, résolument prospectif, était placé sous le signe d'une double interrogation : qui sont ces jeunes, et comment évoluera leur attitude à l'égard des médias ? des observateurs et des experts analysent ici les grandes tendances de la consommation des médias par les jeunes, en relation avec les progrès technologiques : qu'en font les jeunes et quelles sont les évolutions à venir ?
    Mais au delà, qu'est-ce qui fait courir les jeunes, quel est leur rapport à la musique, à la lecture et aux marques ? autant de sujets qui interpellent les professionnels des médias, mais aussi les parents que nous sommes.
    " jacqueline aglietta, présidente de la fondation d'entreprise médiamétrie.

  • Willie Sutton, légendaire braqueur américain, disait jadis qu'il s'attaquait aux banques parce que "c'est là que se trouve le fric". Aujourd'hui où se trouve le fric ? Dans les entreprises et les grands groupes en voie de mondialisation.

    Cette mondialisation a sa face noire : l'explosion du crime organisé transnational. Vite les prédateurs du nouveau désordre mondial, mafias, sectes, guérillas, narco-trafiquants, éco-terroristes ... ont saisi la fragilité des entreprises s'aventurant dans des pays inconnus, confrontées à des situations inouïes ou peu compréhensibles. Les dégats sont très graves pour ces entreprises.

    Dégâts méconnus, dangers sous-estimés : il faut réagir. Pour la première fois, un ouvrage expose et détaille, exemples concrets à l'appui, les nouvelles menaces (criminelles ou autres) pesant sur les entreprises, moyennes ou grandes, lancées à la conquête du marché mondial.

    Texte de couverture

empty