Rocher

  • L'imprudent mais sympathique Victor Chambor a ouvert la boîte de Pandore et les nano-mutés, ennemis ou amis, pullulent désormais dangereusement.
    Au risque de transformer leur collège en zone de guerre et la ville en réplique miniature de Gotham City !
    Accompagné du très maladroit Super-Benjamin Kleber et de la belle Super-Kira, le jeune garçon va tenter de circonscrire les menaces qui se multiplient.
    Pourront-ils compter sur l'aide de Zeus, entité cybernétique extraterrestre loufoque, à l'origine de cette multiplication de nanomutants ?
    Et le trio de bras cassés parviendra-t-il à se muer en Total Heroes ?
    Rien n'est moins sûr...

    Arthur Ténor poursuit son travail de sape du mythe du super-héros avec un humour féroce et un sens du rythme époustouflant.

  • Victor Chambor, élève de Cinquième, a deux amis singuliers, quelques difficultés avec les maths et une passion dévorante pour les superhéros.
    Un soir, apercevant trois terreurs du quartier racketter un collégien sans défense, il n'écoute que son coeur... et fonce ! Un acte de bravoure lourd de conséquences qui va le propulser - sans ménagement - dans l'univers ô combien stupéfiant de Zeus, entité nano-cybernétique enfouie sous la ville dans l'attente d'un nouveau « héros ».
    « Épaulé » par ce maître un peu foldingue, Victor se jette à corps perdu dans la résolution d'une étrange affaire où il aura tout le loisir d'expérimenter - ou de subir ! - l'étendue de ses incroyables surcapacités.
    Une aventure cocasse menée à cent à l'heure et qui maltraite joyeusement le mythe du super-héros.

  • S'ils sont aujourd'hui, ministres, députés, candidats à la présidence de la République, ils ont tous été des enfants, comme nous. Dans la cour de l'école, ils ne s'appelaient que Nicolas, Ségolène, Laurent, Jack, Dominique, François,
    Jean Marie. Leur vie était rythmée par les visites de l'inspecteur, la kermesse, les classes vertes et les parties de foot. Ils ont eu des bobos sur les genoux, des récitations à apprendre, des sorties de classe. Pour qu'il y ait une récréation à la campagne électorale, Gospé et Sempinny ont voulu raconter leur vie à l'école à la manière de Sempé et Goscinny dans les inoubliables Aventures du Petit Nicolas. Sur le mode du pastiche, ils vous racontent donc pourquoi Raffarin a des ennuis et comment Lionel est revenu, mais aussi l'arrivée de Ségolène, la candidature du petit Nicolas à l'élection du délégué de classe ou le poème de fête de mères composé par Dominique. Ils vous emmènent à un goûter chez Laurent, à une journée à la campagne chez José et au spectacle de fin d'année où déjà apparaît leur talent.
    Dans le Petit Nicolas, Ségolène et les copains, tout est imaginaire : Nicolas est premier de la classe ; Ségolène est la seule fille de l'école ; Dominique alterne entre méditation et lyrisme ; Jack a plein de supers gadgets ; Jean- Marie
    est râleur et dissipé ; Philippe dit tout comme Jean- Marie ; Olivier est le plus petit ; Laurent observe tout cela avec un certain détachement ; François, sait qu'au fond c'est lui le meilleur, mais il est le seul à le penser. Ces vingt- cinq histoires illustrées ne sont ni politiques, ni polémiques, elles ont juste le charme des souvenirs d'enfance ; elles sont portées par la nostalgie des photos de classe, du tableau noir et de l'odeur de la craie. Depuis, tout a changé, car chacun sait qu'une campagne électorale n'a rien à voir avec une cour d'école.

  • A l'école, le jour de la rentrée des classes, avec les copains on se sentait un peu seuls.
    Dans la cour il y avait beaucoup d'absents et beaucoup de nouveaux.
    Quand on s'est assis sur nos chaises, la maîtresse nous a dit leur nom.
    Il y avait François, qui était très bien coiffé et qui regardait ses souliers (il faut dire qu'ils étaient bien cirés), Jean-Louis qui se mettait tout le temps les mains dans les cheveux avec ses doigts plein d'encre, alors qu'on n'avait même pas commencé à travailler, Alain qui rangeait bien droit ses crayons et qui avait déjà écrit son nom dans la marge. Il y en avait un qui était timide, et qui s'appelait Brice. Il voulait être à côté de Nicolas, parce qu'il disait qu'il le connaissait, mais Nicolas n'avait pas l'air de s'en souvenir, et il ne lui parlait même pas. Ce qui était bizarre, c'était de voir autant de filles. Avant, il n'y avait que Ségolène dans la classe, mais cette année, a dit la maîtresse, il faudrait faire un bon accueil aux nouvelles. Nous on a surtout fait bon accueil à Rachida, parce qu'elle était très belle avec son sourire timide et ses yeux noirs. « Vous reconnaissez Michèle »- a dit la maîtresse. Nous, on l'avait bien reconnu, elle était venue une journée l'année dernière et cette année elle avait encore l'air sérieux de Papa quand il s'énerve.
    -Je suis revenue pour trois raison, nous a dit Michèle. D'abord, parce qu'on m'a garanti que le niveau s'était amélioré...
    On n'a pas entendu les autres raisons de Michèle, c'est dommage, parce que la cloche a sonné et qu'on est sortis en récréation en criant.
    Ce qui nous a consolé c'est que la maîtresse nous a dit que la semaine prochaine, ce serait la journée du patrimoine et que cette année on ne visiterait pas un château fort mais le palais de l'Elysée où habite le président de la République. Philippe a dit que c'était mieux du temps des rois parce qu'ils habitaient Versailles ; Ségolène a dit que l'Elysée, elle le connaissait, parce qu'elle y était allé avec son oncle François. Mais ce n'était peut-être pas vrai, parce que Ségolène, elle dit souvent n'importe quoi. Nicolas avait l'air tout drôle. Il avait les yeux brillants et il s'était redressé sur sa chaise comme quand M. le Directeur entre dans la classe pour nous rendre nos carnets. François a demandé s'il fallait mettre une cravate. Et Jean-Louis a dit que ce qui serait chouette, ce serait d'apporter des sandouiches au poulet pour faire un pique-nique dans la cour. Alors Nicolas lui a dit que c'était pas un square, que c'était le Palais du chef de l'Etat. Alain taillait ses crayons sans rien dire. Il préparait son cartable. Il nous a dit qu'il faudrait prendre des notes parce qu'il ne faut jamais rater une occasion de s'instruire. Il n'avait pas l'air bien rigolo, Alain. Et c'est dommage, des notes, il n'a pas pu en prendre. Parce que la veille de la visite, M. le directeur est venu nous dire qu'Alain était renvoyé, et qu'il devait quitter l'école, pour partir très loin, au Canada. Il a de la chance, Alain. Il paraît que là-bas, il y a de la neige toute l'année, des crêpes au sirop d'érable et des policiers qui montent à cheval et qui poursuivent des indiens.

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