Les Presses Du Reel

  • Poésie sur place

    Christian Prigent

    • Les presses du reel
    • 5 Mars 2019

    Recueil de transcriptions de « partitions » composées pour des lectures-performances publiques. Un CD est joint à ce livre, comprenant la lecture par l'auteur, seul ou accompagné de l'actrice Vanda Benes, de la totalité des textes.

    Projet : faire éprouver le poids de langue hétérogène, incentré, troué et dissonant dont est faite la rumeur de fond d'où tout écrit tire le matériau qu'il va formaliser.
    Cette rumeur, c'est « l'expérience » : non pas la vie nue (une « nature » hors langue) - mais le réseau des représentations toujours-déjà verbalisées dans lequel nos vies se déplacent, se déforment et se reforment.

  • L'avant-garde, tête brûlée, pavillon noir ; post-poème épique

    Sylvain Courtoux

    • Les presses du reel
    • 24 Octobre 2019

    Une enquête socio-politico-poétique totale et explosée du milieu poétique, grâce à un dispositif textuel-visuel-sonore.
    ... il y a quelque chose de pourri au royaume de la poésie, les images en plans larges ne sont pas forcément mensongères, l'équilibre que seul révèle le dérapage contrôlé, ON VOUS GAGNERA, VOUS VOUS COUCHEREZ, l'assaut de nos ironies et de nos dissimulations (je marche dans la merde depuis trop de pages), aux récits grégaires des formes ensanglantées, - « moi, quand je mendie, c'est de profil », écrire est en soi un récit ployable en tous sens, écrire c'est être entouré par sa propre pensée comme des lames de rasoir, (une lame réversible, mordue par les choses extérieures, et d'abord par les soubresauts en cisaille, et qui se retourne en coup de couteau), plus il y a de chaos, plus l'homme désire sacrifier sa liberté pour sa sécurité, il nous faudra rouiller aussi, être coupant ne suffira pas, la lourdeur croissante des défis de puissance qu'engagent, les franchissements successifs des seuils de rupture, le délire des uns est devenu la santé mentale des autres, la restauration succède toujours au chambardement, (et il est impossible de remonter le temps), et il est impossible parfois de ne faire autrement qu'acquiescer, (et « pourquoi vouloir toujours vous échapper ? »), une servitude devenue gratification, ici la légitimité ne se conquiert qu'à l'aide d'un passé récusé, ici il y a un show-biz poétique qui vit au-dessus de ses moyens, intellectuels et tout près de ses actifs confidentiels, au prix d'une collusion semi-mafieuse avec l'institution, et certains agents auxiliaires (autant de machines cognitives, parfaitement + objectivement orchestrées), dans une lutte symbolique quasi-constante des poétiques pour l'hégémonie, et, parce que ces poètes sont l'institution faite hommes, qu'ils font corps avec elle, qu'ils lui donnent même corps, qu'ils ont des intérêts très particuliers à défendre, qu'ils manifestent le même grand écart, entre ce qu'ils pensent et ce qu'ils vivent, (seuls les morts ont vu la fin de la guerre)...

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