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Pu De Namur

  • L'Université Saint-Louis de Bruxelles édite avec l'Université de Namur le tout premier manuel consacré à la traduction de la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) vers le français.
    Alors que la Langue des Signes de Belgique francophone (LSFB) est désormais intégrée à l'éventail des langues que les futurs traducteurs (et interprètes) peuvent étudier à l'université, il est apparu essentiel de leur proposer un ouvrage de référence.
    Si cette forme de traduction se pratique depuis quelque temps déjà, les recherches en matière de traduction entre une langue des signes et une langue vocale dans sa dimension écrite sont en effet encore peu nombreuses. Or, la traduction d'une langue iconique, quadridimensionnelle, enregistrée sur un support vidéo, en une langue linéaire, fortement normalisée et écrite suscite de nombreuses questions, auxquelles s'ajoutent des aspects sociaux et culturels éminemment complexes.
    Destiné aux étudiants traducteurs et interprètes ainsi qu'aux professionnels actifs, ce manuel unique en son genre constitue un outil pratique d'apprentissage et de travail étayé de solides références théoriques et de nombreux exemples. Loin d'édicter des règles, il a pour ambition de susciter les bonnes pratiques en orientant les traducteurs en quête de balises théoriques tout en les aidant à déjouer les pièges traductifs spécifiques à cette combinaison de langues.
    De façon plus générale, toute personne intéressée par les spécificités d'une langue visuelle, et de la LSFB en particulier, trouvera dans cet ouvrage matière à nourrir ses réflexions.
    Ce livre fourmille d'exemples sous forme d'extraits vidéos, accessibles en ligne. Ils sont destinés à familiariser le lecteur avec les concepts dégagés par les observations et la pratique des auteurs, qui recommandent de les visionner simultanément à la lecture pour saisir le sens exact de leurs propos.

  • Quand dire c'est plaire

    Laurent J.P.

    Les articles rassemblés dans ce vingtième volume de la collection « Diptyque » consistent en des analyses fouillées de discours politiques contemporains destinées aux enseignants de français comme aux spécialistes de la rhétorique, de la pragmatique et de l'analyse du discours. Les concepts forgés dans ces disciplines sont ici mis au service d'un projet pédagogique dont le souhait premier est de donner aux enseignants et à leurs élèves des outils précis pour décrire et comprendre la force persuasive des discours afin de leur permettre de juger avec pertinence et distance critique les propos qui leur parviennent et cherchent à les séduire. Jean-Paul Laurent a dirigé le Cedocef (Centre d'étude et de documentation pour l'enseignement du français) des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur de 2002 à 2010. Formateur d'enseignants, il a publié, pendant cette période, de nombreux articles d'analyse du discours politique.

  • Cet outil est issu d'un travail d'accompagnement et de formation menés pendant huit ans en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg avec plusieurs centaines d'enseignants du fondamental, soucieux de varier leurs pratiques pour optimaliser l'apprentissage des élèves. Ces 101 fiches présentent aux acteurs éducatifs (enseignants, formateurs, éducateurs, animateurs,...) différentes modalités de différenciation. Elles poursuivent une double vocation : inspirer de nouvelles pratiques et proposer des « mots » pour qualifier les actes professionnels des enseignants qui ont choisi de différencier leurs pratiques. Ces fiches s'organisent autour de trois familles de différenciation : 1. une différenciation des environnements d'apprentissage qui invite à varier « ceux avec qui l'élève apprend » ; 2. une différenciation des postures de l'élève qui invite à varier « ses rôles » ; 3. une différenciation des processus qui invite à varier « la manière d'apprendre » ; Ces fiches proposent aussi des modalités diverses pour réaliser l'évaluation formative ou pour organiser le travail en équipe éducative. Pour un usage ergonomique, elles se présentent sous la forme de fiches plastifiées au format A5 dans un classeur qui permet d'adapter leur ordre aux besoins de chaque utilisateur.

  • S'inscrivant dans la continuité de publications précédentes, cet ouvrage réunit onze articles qui interrogent la progression de l'enseignement de la lecture au long de la scolarité obligatoire dans les quatre pays francophones (Belgique, France, Québec, Suisse). Plusieurs de ces articles portent sur différents cycles d'enseignement, dont ils soulignent les spécificités et les continuités. D'autres abordent la question de la progression en confrontant textes institutionnels et pratiques effectives, ou encore en comparant différents programmes nationaux. Une partie importante des articles, enfin, traite de situations d'apprentissage effectives ou de performances d'élèves, fournissant ainsi des savoirs empiriques nouveaux.
    L'ouvrage rassemble des contributions d'équipes de recherche confirmées ou qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet. Plusieurs de ces études constituent dès lors des recherches d'envergure, qui, à bien des égards, entrent en dialogue et se complètent mutuellement.
    Témoin d'un courant important de la recherche actuelle en didactique du français, ce livre n'esquive aucune des problématiques soulevées par le sujet, qu'il s'agisse de l'apprentissage continué de la lecture entre les différents cycles, de la progression curriculaire du lecteur, des comparaisons internationales de pratiques d'enseignement et d'apprentissage, ou encore des différents types de compétences mobilisées en lecture. Il constitue à ce titre un ouvrage de référence pour tout chercheur qui s'intéresse à la progression en lecture et désire s'appuyer sur les travaux les plus récents en la matière.

    Ce volume est publié sous la direction de Magali Brunel, de Judith Emery-Bruneau, de Jean-Louis Dufays, d'Olivier Dezutter et d'Erick Falardeau.
    Outre les contributions des coordinateurs, il contient des articles de Christophe Ronveaux, de Yann Vuillet, de Chloé Gabathuler et d'Orianna Franck, de Daisy Pelletier, de Cindy Pelletier et de Marion Sauvaire, de Séverine De Croix, de Jessica Penneman et de Marielle Wyns et de Julie Babin.

  • Cet ouvrage explore les liens avec le contexte institutionnel et politique, et plus particulièrement les incidences des réformes sur le développement de la recherche en didactique du... Lire la suite Dès les années 1970, les recherches en didactique du français se développent dans différents espaces institutionnels.
    À l'université, elles se libèrent peu à peu de divers champs scientifiques, tels ceux de la linguistique appliquée, de la psychopédagogie, des sciences de l'éducation, ou des études littéraires qui, toutes, deviennent disciplines contributrices. Hors de l'université, les recherches en didactique du français se développent dans des organismes, comme en France, l'INRDP (devenu INRP en 1976 puis IFÉ en 2010). En Suisse, l'IRDP, fondé en 1970, et les centres de recherche cantonaux contribuent à leur essor, tout comme en Belgique francophone, le CEDOCEF (Centre d'Études et de Documentation du français) et la cellule « français » du CAF (Centre d'Autoformation et de Formation continuée).
    Ces recherches prennent des formes diverses: recherche-action, recherche-innovation, recherche expérimentale, recherche-développement. La didactique du français s'étant donné pour objets d'analyse « les contenus (savoirs, savoir-faire...) en tant qu'ils sont objets d'enseignement et d'apprentissage, référés/référables à des matières scolaires » (Reuter, éd., 2007: 69), son développement est aussi lié à l'évolution de l'enseignement du français au sein de l'institution scolaire et à la prise en compte des questions concernant la formation des enseignants. Chaque réforme de programme ou de la formation des enseignants crée un nouveau contexte à comprendre et à analyser.
    La question de l'incidence des aspects institutionnels sur le champ de la didactique du français est donc centrale. Ce sont ces liens entre le contexte institutionnel et politique et le développement de la recherche en didactique du français que le volume 10 de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF explore.

  • Repenser l'écriture et son évaluation au primaire et au secondaire Directeurs éditoriaux Catherine Brissaud, Martine Dreyfus, Bernadette Kervyn.
    Contributions de Sandrine Bazile, Catherine Brissaud, Christine Dupin, Jérôme Faux, Claudine Garcia-Debanc, Marie-Claude Javerzat, Bernadette Kervyn, Véronique Larrivé, Hélène Le Levier, Gersende Plissonneau, Claire Ponton, Pierre Sève, Corinne Totereau, Claire Wolfarth Presses universitaires de Namur.

    L'objectif de cet ouvrage est d'approfondir la réflexion sur l'écriture et son évaluation de l'école élémentaire au lycée. Les auteurs abordent plusieurs questions et étudient, pour y répondre, des dispositifs variés, des publics contrastés, des contextes scolaires divers. Quelles ont été et quelles sont les entrées privilégiées et les points aveugles dans les pratiques d'évaluation ? Comment analyser, en recherche, en formation ou en classe, les écrits des élèves ? Comment concevoir des situations d'enseignement qui permettent aux élèves de construire les compétences scripturales attendues ?
    Au travers d'orientations méthodologiques et théoriques différentes et complémentaires, les travaux de recherche présentés invitent à considérer plusieurs dimensions ou facettes de l'activité scripturale : culturelle, linguistique, métalinguistique, dialogique, temporelle...
    Au final, cet ouvrage, ancré dans l'observation du terrain et étudiant de façon plurielle l'écriture à l'école, contribue à renouveler la réflexion didactique engagée depuis les années 1980-1990 par nombre de didacticiens ou d'auteurs situés à l'interface entre la didactique et des disciplines contributoires.

  • Parce que la didactique de la littérature est un champ de recherche jeune, la diversité et la vitalité des travaux récents qui la concernent posent la question des approches et des méthodes de recherche en jeu. C'est au coeur de ce questionnement que s'inscrit cet ouvrage. Penser la didactique de la littérature comme un contenu spécifique conduit à penser la littérature comme un (méta) contenu de la discipline français, qu'il est possible de questionner à l'aide des concepts élaborés en didactique du français et dans d'autres didactiques. Approches didactiques de la littérature doit ainsi s'entendre comme une question ouverte, portant autant sur la nature de ces approches, leur histoire, que sur les notions et concepts qu'elles privilégient ou qu'elles négligent et les méthodologies qu'elles convoquent.
    Conformément à l'esprit de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF, il s'agit ici de rassembler des éléments de synthèse produits par différents auteurs pour faire un bilan d'étape, forcément provisoire, mais indispensable, de ce champ de recherches. A cette fin, un premier axe de l'ouvrage est consacré à l'histoire et à la définition du champ des approches didactiques de la littérature, tandis qu'un deuxième axe s'intéresse aux notions et aux concepts travaillés dans et par les recherches de ce champ et qu'un troisième axe interroge les approches et les méthodes mises en oeuvre dans ces travaux.

  • Ce livre s'adresse aux enseignants chargés de cours consacrés à l'écriture de recherche. Articulant théorie(s) et pratique(s), combinant aussi les pôles compréhension et production, il propose des pistes de réflexion et d'applications très concrètes organisées autour de questions épistémologiques et linguistiques liées à ce genre de discours. Le propos s'inscrit dans le champ des littéracies universitaires qui prônent la contextualisation et la continuité des apprentissages. L'objectif est de permettre aux utilisateurs de cet ouvrage d'y puiser des concepts mais aussi des idées et des exemples d'exercices à adapter en fonction des spécificités de leurs publics (de la première année de l'enseignement supérieur à la formation doctorale). Deux approches sont privilégiées ici. La première développe une dimension réflexive liée au genre et à de grands thèmes concernant l'écriture de recherche. La seconde approche se centre quant à elle sur des caractéristiques discursives, linguistiques et textuelles. Si chacune des parties peut se suffire à elle-même, l'une peut être articulée à l'autre, de manière à construire des cadres didactiques appropriés à des contextes précis d'apprentissage.

  • Depuis les années 1970, la question des relations entre les disciplines est récurrente. Si elle s'impose comme une évidence de l'évolution des disciplines et du système scolaire, elle soulève de véritables défis dans la mise en oeuvre des projets pédagogiques et didactiques. Le fait que la langue soit un vecteur d'enseignement et d'apprentissage pour les autres disciplines scolaires met la discipline français au coeur de la question du relationnel disciplinaire. Mais est-ce là un enjeu pour l'enseignement du français ? Au-delà des façons de désigner ces relations (interdisciplinaires, transversales, pluridisciplinaires...) l'ouvrage tente de comprendre la place et le rôle que prend la discipline français ainsi que la façon dont ses enseignements se reconfigurent à la croisée des autres disciplines. Ce faisant, il est loisible de considérer que les didacticiennes et les didacticiens qui se saisissent de ces questionnements font évoluer le cadre de la discipline de recherche et s'engagent vers des approches comparées ou interdidactiques.

  • D'un côté, un album. De l'autre, des élèves. Entre l'un et les autres, un enseignant, expert en lecture, chargé d'éduquer et d'instruire tous les enfants. Il sait que, toujours, il s'agit, en lisant ensemble un album particulier, de permettre à tous les lecteurs en herbe de faire leurs des savoirs et des savoir-faire réutilisables lors d'autres lectures. C'est pour cet enseignant-là et pour ceux qui ont mission de le former que nous avons écrit ce livre.

  • Lorsqu'on parle des enseignements artistiques, on ne pense pas spontanément à compter parmi eux l'enseignement de la littérature. Or désormais, les programmes-socles invitent à intégrer tous les enseignements artistiques dans un même domaine transdisciplinaire : l'éducation aux arts et par les arts est placée au même rang que les autres grands ensembles curriculaires, avec d'ambitieux objectifs (culture générale, créativité, pensée critique, éducation aux valeurs...). Quelle position doit et peut occuper l'enseignement de la littérature au sein d'un projet global d'éducation esthétique et culturelle ? Quels problèmes théoriques et didactiques partage l'enseignement de la littérature avec les autres enseignements artistiques ? Et inversement, en quoi ce dialogue avec eux fait apparaitre des dimensions que la didactique de la littérature mettrait à l'écart ?
    Les Rencontres de didactique de la littérature réunissent chaque année les chercheurs intéressés par les questions scientifiques et professionnelles posées par l'enseignement de la littérature, de l'école à l'université. Les 17es Rencontres, qui se sont tenues à l'ENS de Lyon en juin 2016, ont exploré le domaine des contacts et des échanges entre l'enseignement de la littérature et les autres enseignements artistiques.
    Après un processus de révision par les pairs, les contributions ont été réparties entre trois supports d'édition en fonction de leurs orientations (des Actes numériques en ligne et le n° 6 de la revue R2LMM). Le présent ouvrage regroupe les contributions qui entrent dans ce dialogue sous l'angle de l'entrée par les textes et d'un point de vue littéraire, d'où sa publication dans la collection Dyptique. Revenant aux trois dimensions fondamentales des enseignements et de l'éducation artistiques et culturels (Rencontrer/Analyser/Faire), comment revenir à la littérature comme un art impose à l'enseignement de la littéraire à ne pas se réduire aux seules approches analytiques, oubliant les autres dimensions d'une éducation artistique et esthétique.

  • Dans cette publication, l'auteure étudie les différentes fonctions d'une banque de dépôts (récolte de l'épargne,octroi de crédits, intermédiation financière,gestion des paiements, gestion des opérations de change, conseils aux épargnants et aux emprunteurs, création de monnaie). En ce qui concerne, précisément ce dernier point, l'ouvrage analyse ce qu'est la monnaie scripturale, la notion de coefficient de réserve bancaire, le mécanisme de création de monnaie scripturale ainsi que le multiplicateur monétaire.

  • Ancrée initialement dans le domaine des études littéraires et linguistiques, la notion de genre a fait, depuis les années 1980, l'objet de nombreuses recherches en didactique du français. Dans ce domaine, les genres ont d'abord fait l'objet de classements conçus essentiellement comme des outils de guidage de la lecture et de l'écriture. Des recherches plus récentes se sont également interrogées sur les situations de production et réception langagières ainsi que les différentes transformations que connaissent les genres lorsqu'ils deviennent des outils ou des objets d'enseignement et d'apprentissage de la classe de français.
    Dans ce volume de la collection « Recherches en didactique du français », nous avons voulu prolonger la réflexion critique et didactique sur les rôles des genres dans l'enseignement du français selon deux axes. Le premier axe regroupe des contributions visant à établir un état des lieux concernant la place et le statut accordés aux genres dans la recherche en didactique et, plus spécifiquement encore, dans les instructions officielles et programmes actuels de français des différents pays francophones. Le deuxième axe est consacré aux travaux portant sur les genres et leur statut dans la formation et/ou dans les pratiques enseignantes. Il rassemble des recherches qui thématisent la notion de genre comme outil et/ou objet d'enseignement dans différents contextes scolaires, du primaire à l'université.

  • Ce numéro de la collection Tactiques propose cinq séquences de leçons visant à développer la "lecture littéraire" chez les élèves du secondaire à partir d'oeuvres contemporaines tirées de la littérature pour la jeunesse. La démarche se fonde sur une conviction : le roman contemporain adressé aux adolescents peut servir à préparer les élèves à l'approche des oeuvres classiques du patrimoine. Le professeur de français trouvera dans cet ouvrage tous les matériaux nécessaires à la mise en oeuvre de ses cours : canevas de leçons, extraits utiles, listes de titres, notions théoriques adaptées, ouvrages de référence et sources d'information sur le roman pour adolescents. Daniel Delbrassine : Enseignant dans le secondaire depuis 1983 (Saint-Laurent à Liège) et formateur des bibliothécaires, Daniel Delbrassine a publié sa thèse de doctorat sous le titre Le roman pour adolescents aujourd'hui: écriture, `thématiques et réception. (Scrérén - CRDP de Créteil - Centre national du livre pour enfants, 2006, coll. " Argos Références ").

  • Comment se fait-il qu'un enfant, qui apprend si vite à parler, ait d'une manière générale - tant de difficulté à s'approprier l'orthographe? Le problème est récurrent et ne date pas d'aujourd'hui, chaque époque depuis une centaine d'années ayant connu la même déploration. C'est que, peut-être, on ne s'est pas jusqu'ici posé les bonnes questions, ce qui fait qu'on ne peut circonscrire le point de vue à partir duquel les solutions pourraient être trouvées: comment efficacement sensibiliser les élèves au système écrit à partir du bagage oral qu'ils possèdent déjà, donc sans les exiler dans un monde qui a sa propre logique et dont ils ne possèdent aucun repère? Les diverses contributions ici rassemblées proposent un renouvellement de la réflexion sur l'orthographe et son enseignement, sur le plan théorique aussi bien que pédagogique.

  • Notre société est pluriculturelle. Pas seulement en raison des mouvements migratoires. En raison également de la variété des identités culturelles des autochtones. L'École ne peut rester aveugle à cette diversité : une éducation interculturelle est désormais indispensable. Une éducation qui rende capable de comprendre et d'éviter, autant que possible, le heurt des cultures. Dans le respect de toutes celles-ci, mais dans un respect qui a pour cran d'arrêt les lois et les principes de notre démocratie.
    La formation littéraire dispensée dans le cadre du cours de français est particulièrement propice à intégrer des contenus concourant à l'éducation interculturelle. À la condition de prendre une distance salubre envers les impératifs d'une évaluation radicalement objective. À la condition de privilégier la réflexion des élèves sur des situations conflictuelles dont l'issue n'est pas à chercher du côté d'une dichotomie manichéenne. À la condition encore de ne pas instrumentaliser la littérature, mais de la donner à penser comme une redescription artistique de vécus individuels.
    C'est ce que nous avons cherché à faire à travers l'étude d'une douzaine de romans contemporains qui thématisent le heurt des cultures. Écrits ou traduits en français, aujourd'hui tous disponibles en édition de poche, ces romans font l'objet d'une présentation qui cerne la problématique en question. Nous proposons ensuite des questionnaires assortis de suggestions de réponses susceptibles d'aider celles et ceux qui, comme nous, voient l'urgence d'une formation littéraire dans une perspective d'éducation intercuturelle. (Jean-Louis Dumortier et Christine Bister).

  • Les enseignants et les formateurs disposent aujourd'hui de nombreux travaux qui portent autant sur la description des albums que sur les pratiques de classe qu'ils peuvent engendrer. Mais la question de leur réception par les élèves est sans doute moins souvent traitée. Comment ceux-ci comprennent-ils les albums? Quelles difficultés de lecture peuvent-ils rencontrer? Comment abordent-ils, depuis la petite section jusqu'au cycle 3, la spécificité iconotextuelle de ces livres? Une journée d'étude a été consacrée à ces questions. Ce numéro de Diptyque reprend les contributions de N. Audoin, V. Boiron et M. Rebière, E. Canut et F. Gautier, M. Froment, A. Leclaire- Halté (et al.), P. Péroz, F. Quet et M. Vertalier.

  • Le roman sentimental, la B.D., les blogs, les récits du terroir font aujourd'hui partie de notre univers culturel. Parfois perçus comme des objets futiles, ces mauvais genres présentent cependant une vertu appréciable : celle de susciter, chez beaucoup, le goût de la lecture. L'école ne peut l'ignorer, sans pour autant se couper des valeurs traditionnelles.
    Comment aborder en classe la question de la lecture des mauvais genres ?
    Quels enjeux culturels, idéologiques, didactiques, représente l'enseignement de/par les mauvais genres ? Ce sont ces questions - notamment - que le présent volume entend aborder.

  • Depuis toujours, les genres scolaires sont au coeur des apprentissages. L'école les prend comme objets d'étude et aussi comme outils : c'est à travers eux qu'on apprend à lire et à écrire. Le présent ouvrage est consacré aux genres qu'on prescrit, qu'on lit ou qu'on produit dans l'institution scolaire. Il propose au lecteur deux conceptions différentes de l'analyse des genres scolaires. Tantôt on décrit leur évolution dans les pratiques institutionnelles et disciplinaires de l'école ; tantôt on les constitue en " corpus ". Ceux-ci, analysés à l'aide de la linguistique et, parfois, du traitement automatique de texte, permettent une contribution nouvelle à l'histoire des genres.

  • Quand ont disparu les derniers témoins des faits dont la jeunesse devrait garder le souvenir pour n'être pas condamnée à refaire les erreurs du passé, quand la mise en mots de ces faits risque le confinement dans les écrits d'historiens, sur quoi peut-on tabler pour faire connaitre aux enfants et aux adolescents ces évènements qui ne peuvent pas tomber dans l'oubli sous peine de compromettre l'avenir de nos fragiles démocraties ? On peut tabler sur les fictions, qui donnent à connaitre le passé par l'intermédiaire de personnages pris dans les tourmentes de l'Histoire.
    Ce volume d'actes du colloque de Liège (2-4 mai 2013) réunit des études d'historiens et de didacticiens du français en vue de créer des supports d'apprentissage qui relèvent du devoir de mémoire, c'est-à-dire, de ce dont les enfants et les adolescents d'aujourd'hui, les adultes de demain doivent se souvenir pour s'épanouir en humanité.

  • Tour à tour professeur de français au secondaire (inférieur et supérieur), professeur en haute école (alors «école normale»), responsable de la formation continue des enseignants de français au Centre d'Autoformation et de Formation continue du réseau officiel (CAF), professeur de didactique du français à l'université, Jean-Louis Dumortier a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle à servir la cause de l'enseignement et de l'apprentissage de la discipline «français».
    De Lire le récit de fiction (1980) à Devenir un professionnel de l'enseignement du français sans perdre le gout de l'enseigner (2011), il a élargi l'objet de ses recherches en prenant souvent en considération, au cours de la dernière décennie, la discipline dans son ensemble. Certes, la majorité de ses publications ont trait à l'enseignement-apprentissage de la littérature au secondaire supérieur, mais on constate qu'il a également porté une grande attention, d'une part, aux «savoirs langagiers» (2013) et, d'autre part, à l'enseignement du français au primaire et au secondaire inférieur. Il s'est par ailleurs forgé une solide réputation de spécialiste de l'oeuvre de Georges Simenon.
    On ne s'étonnera dès lors pas que le présent volume soit constitué de deux parties : l'une est intitulée «Didactique du français» ; l'autre, «Simenon et son temps». En offrant ces contributions à Jean-Louis Dumortier, ses collègues et amis ont souhaité rendre hommage à un romaniste amoureux de la langue, curieux de ses usages et soucieux de son enseignement-apprentissage.

  • Cet ouvrage présente des récits de fiction inédits, rédigés par Monsieur Jean-Louis Dumortier, Professeur ordinaire à l'Université de Liège, Service de Didactique du français, qui, pour me faire plaisir, a consacré un peu de son temps précieux à inventer des histoires pour les petits élèves de l'école primaire.
    Ces histoires, il les a inventées en pensant aux usages didactiques que les maitres pourraient en faire afin d'atteindre les grandes finalités de notre école.
    Ces histoires, très riches aux plans littéraire et linguistique, sont de véritables oeuvres d'art favorisant tant le développement cognitif que le développement affectif et le développement éthique de chaque apprenant.

  • "Comment faire « entrer » les élèves du secondaire et les étudiants du postsecondaire dans les temps et les lieux de la lecture de la littérature, réels et imaginaires, et leur faire vivre des expériences significatives de lecture? Quelles oeuvres choisir en priorité? Comment prendre en compte les pratiques de lecture qui s'effectuent en dehors de l'espace-temps scolaire, et de plus en plus souvent sur de nouveaux supports? Comment faire lire des textes qui traitent de temps et de lieux non familiers pour les lecteurs d'aujourd'hui ou qui jouent avec les frontières du temps et de l'espace et présentent des défis particuliers de compréhension? Comment programmer des activités afin d'accompagner les différents temps de la lecture (avant-pendant-après) et susciter l'engagement dans ces activités?
    Les textes rassemblés dans ce volume apportent des éclairages multiples et complémentaires à ces questions. Ils témoignent de l'évolution actuelle des travaux dans le domaine de la didactique de la littérature et traitent d'une grande diversité de contextes d'enseignement en Europe, au Canada et au Brésil."

  • Cet ouvrage vise à déterminer comment et pourquoi ce genre est configuré, scolarisé, transposé par l'école au XXIe siècle. Les différentes contributions ici rassemblées interrogent ainsi la place des fables à l'école, en contexte francophone (France et Belgique francophone), leur rôle, les enjeux qui leur sont assignés et les modalités de leur enseignement ou transmission. En effet, si les fables sont présentes dans de nombreux pays, à différents niveaux scolaires et dans presque toutes les filières, c'est qu'elles répondent à des finalités variées, qui vont de l'éducation morale à la formation littéraire. Le choix des fables comme objet de recherche commun permet dès lors de s'interroger sur les liens que la littérature patrimoniale entretient avec les valeurs et les apprentissages scolaires, sur l'existence ou non de ces liens dans des contextes divers, mais également d'observer les processus de patrimonialisation par l'école - et ce d'autant que les fables appartiennent à notre patrimoine tout autant qu'elles contribuent à l'alimenter, sous leur forme classique ou de manière plus détournée.
    Cet ouvrage constitue une partie des actes du colloque international organisé par le réseau HÉLICE (Histoire de l'Enseignement de la Littérature : Comparaison Européenne) en novembre 2013 à l'Université de Bordeaux, sur le thème « Les fables à l'école (XIXe-XXIe siècles) : un patrimoine européen ? ».

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