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  • Revue internationale d'éducation de Sèvres n.88 ; s'éduquer par l'engagement Nouv.

  • Souvent associées dans l'esprit du public, les figures de Célestin Freinet et de Maria Montessori ne sauraient se confondre. Si elles s'inscrivent toutes deux dans le courant de l'éducation nouvelle, ces deux pédagogies se nourrissent à des sources différentes et surtout se fixent des finalités radicalement opposées.

    En proposant pour la première fois un recueil des textes rédigés par Freinet sur la pédagogie Montessori, ce nouveau hors-série de la revue N'Autre école met à disposition du plus grand nombre un outil de réflexion et de critique - pédagogique, sociale et politique - du business Montessori aujourd'hui en plein essor.

  • Que veut-on faire apprendre aux élèves ? Quels savoirs, quels savoir-faire veut-on leur faire acquérir ? On a laissé à l´institution le soin de régler ce problème, que ce soit à travers les corps d´inspection ou les grandes Directions du Ministère (Direction des Écoles, DLC, ...). Pourtant, qu´on soit enseignant·e, parent d´élève, syndicaliste ou simple citoyen·ne, on ne peut se désintéresser de ce qu´apprennent les élèves à l´école. En effet, le choix des disciplines enseignées dépend de multiples facteurs, mais reflète dans tous les cas les objectifs idéologiques de la classe dominante pour une population scolaire donnée. Un travail réflexif sur ce sujet est d´autant plus important que les disciplines enseignées servent dans le système actuel non seulement à faire acquérir des connaissances - idéologiquement choisies - mais aussi à évaluer et à sélectionner.

  • Une plongée dans le quotidien de l'école, par celles et ceux qui y travaillent, y apprennent, y souffrent et y luttent, tel est le propos de ce dossier de la revue N'Autre école. Élèves, enseignant.es, personnels d'entretien, de restauration, de santé, agent.es administratifs, assistant.es de vie scolaire, accompagnant.es d'élèves en situation de handicap, et autres protagonistes scolaires, ces voix qui nous parlent de l'école, loin des fantasmes médiatiques ou des clichés militants, éclairent les multiples facettes d'une institution traversée par ses contradictions. Un dossier complété par de nombreuses rubriques : lectures, international, pratiques pédagogiques...

  • Mobiles, télés, consoles de jeu, tablettes et ordinateurs rythment et dévorent notre quotidien.

    Que change le numérique pour les enfants, les élèves, les enseignants et les personnels de l'éducation dans leurs vies et leurs pratiques? Les écrans sont-ils bon pour la santé des élèves? L'informatique et le numérique tiennent-ils leur promesse d'efficacité, de rapidité? Libèrent-ils ou asservissent-ils davantage à des taches répétitives et bureaucratiques? Les TICES sont-ils les outils pédagogiques annoncés?

    Dans une confrontation de points de vue et de pratiques sur chacune de ces questions, nous cherchons à donner des arguments pour une critique sociale, éducative et pédagogique du numérique à l'école.

  • Pour les migrants mineurs qui arrivent à être scolarisés, rien n'est réglé : le chemin pour obtenir des papiers est long, aléatoire, difficile car dépendant au lycée professionnel du bon vouloir de patrons, et avec de terribles "retours à la case départ".

    Sur leur parcours ces jeunes rencontrent aussi la solidarité : RESF, des associations, des parents d'élèves et des enseignants qui en les aidant veulent faire de l'école, dans et hors ses murs, un lieu d'accueil. C'est de cette militance, peu connue et peu reconnue, faite d'aide et d'accompagnement quotidien, souvent jusqu'au guichet des préfectures, dont ce numéro spécial de N'autre école veut témoigner.

  • On assiste aujourd'hui à une création exponentielle d'écoles privées hors contrat (+15% en 2017) en lien avec une récupération et un détournement des "pédagogies alternatives". Ce phénomène s'explique par la convergence entre trois mouvances distinctes, partageant un même rejet de l'école publique : une droite catholique galvanisée par le succès de la "Manif pour tous", un courant néolibéral partisan du "libre choix" des familles et du marché scolaire, et un courant "écologique" cherchant à créer des îlots de pédagogie "bienveillante". Tous mettent en avant la "méthode" de Maria Montessori et les neurosciences.

    L'enjeu est bien idéologique: jeter à bas l'idée d'une école égalitaire et émancipatrice commune à tou.te.s les élèves, au profit d'une vision individualiste et vitaliste de "l'enfant". Ce hors-série examine le phénomène, ses réseaux et ses références pédagogiques; il dénonce ces offensives, au nom d'un service public de l'éducation, à réinventer autour des notions de bien commun et d'égalité.

    Indisponible

  • Les programmes scolaires sont une question récurrente quand on parle de l'école. Leur conception en dit beaucoup sur une société. Élaborer un programme, c'est opérer des choix qui ne sont jamais idéologiquement neutres. C'est en particulier vrai d'une discipline comme l'histoire-géographie que d'aucuns voudraient transformer en roman national et qu'il faudrait inculquer aux apprenant.es au mépris des débats savants et du jugement critique.

    Des pédagogues, au nom de la liberté d'enseigner, du tâtonnement expérimental ou de la non-hiérarchisation des savoirs, ont fait une critique radicale des programmes et des manuels scolaires. Mais peut-on vraiment s'en passer et pour quoi faire à la place ?

  • La musique est une activité que l'on retrouve dans toutes les civilisations humaines. Aujourd'hui, les études de neurosciences cognitives suggèrent qu'elle a un pouvoir transformationnel sur la formation de l'esprit, qui modifie les aptitudes cognitives, comportementales et sociales tout au long de la vie humaine. Dans différents pays, en quoi l'apprentissage de la musique contribue-t-il à faciliter l'éducation et s'insère-t-il dans les politiques éducatives ? A partir d'études proposées par des chercheurs en neurosciences, mais aussi des musicologues, des ethnologues, des acteurs de l'éducation, ainsi que des élèves et leurs parents, ce numéro propose d'abord une réflexion sur les effets structurants de la pratique musicale sur le développement du cerveau.
    Il aborde ensuite, à travers plusieurs études de cas, les rapports entre musique et société et leurs implications sur l'éducation. Du Danemark à l'Afrique du Sud, de l'Inde au Venezuela, en passant par le Sénégal, Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, la France et l'Espagne, les auteurs mettent en évidence la façon dont la pratique musicale se traduit par un bouleversement cognitif, social, et identitaire des individus, qui a une influence positive sur la cohésion du groupe.

    Indisponible

  • Dans un contexte où la parole et les pratiques tendent à être bridées par un gouvernement autoritaire et dirigiste, qui voit dans les enseignant·es de simples exécutant·es et dans les élèves des boîtes à remplir, déconnectées de tout milieu et de toute expérience, il est des voies encore peu explorées en France et qui, pourtant, pourraient constituer une réponse à la fois éducative, éthique et politique à ces tentatives de soumission. Inspirées de Paulo Freire en particulier, les pédagogies critiques questionnent et semblent attirer de plus en plus, sans pour autant qu'en France, il y ait unanimité dans leur définition ni dans leurs champs d'application.

  • Depuis un certain nombre d'années, l'université connaît de nombreuses mutations qui font évoluer l'enseignement et favorisent le développement d'un objet nouveau : la pédagogie universitaire.
    Partout dans le monde, les pratiques d'enseignement se modifient sous l'influence des changements sociaux et sociétaux : massification, arrivée des nouvelles technologies, modification du rapport au savoir, aspirations inédites et mobilité accrue des étudiants, exigence de pédagogies diversifiées, etc.
    De nouvelles formes d'enseignement apparaissent (apprentissage par problèmes, classe inversée, formations à distance, hybrides ou co-modales...), mais ce sont aussi les modalités d'évaluation et les espaces d'apprentissage qui évoluent. Et si, il y a quelques années encore, la formation des enseignants universitaires à la pédagogie était encore embryonnaire, des centres d'appui à la pédagogie se créent maintenant dans le monde entier, quelle que soit la typologie des établissements, tandis que s'affirme la question de la valorisation de l'engagement pédagogique des enseignants.
    Les études de cas rassemblées dans ce numéro de la Revue internationale d'éducation de Sèvres (Belgique, Chine, Danemark, France, Liban, Québec, Sénégal), complétées d'une étude bibliographique, mettent en évidence la convergence de ces évolutions et les défis à relever ainsi que les réponses apportées, selon les contextes.

    Un dossier coordonné par le professeur Philippe Lalle, conseiller stratégique pour la pédagogie, ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

  • Pourquoi et comment punit-on dans les écoles au Burkina Faso, au Bénin, au Japon, en Russie, en France, en Algérie, en Angleterre, aux États-Unis ou encore au Québec ?
    La question de la sanction à l'école, longtemps oubliée, souvent passée sous silence, revient aujourd'hui en force dans de nombreux pays.
    Ce 81e dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres souligne les questions et les défis que ces neuf systèmes scolaires très différents ont à relever.
    S'appuyant notamment sur des enquêtes menées auprès d'élèves, d'enseignants et de parents, ce voyage au coeur des pratiques punitives montre des écoles inquiètes. Mais il met aussi en lumière les solutions et les expériences originales qui sont mises en oeuvre.
    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la sanction est un analyseur de première importance pour comprendre ce qu'éduquer veut dire, à un moment donné, dans une société donnée. Elle est bel et bien une question éducative majeure.
    Un dossier coordonné par Eirick Prairat, professeur de philosophie de l'éducation à l'Université de Lorraine.

  • "Si l'école faisait son travail, j'aurais du travail".

    Si le medef s'est toujours intéressé à l'école, son dernier slogan ne cache plus l'ambition du patronat de concurrencer une institution qu'il n'a eu de cesse de délégitimer. L'école c'est aujourd'hui un marché à prendre. Il s'agit, de mettre "en même temps" l'école "en marche" et "en marché", en convoquant les neurosciences, les pédagogies du libre épanouissement individuelle (Montessori ou Alvarez) ou les nouvelles technologies. Afin que chacun fructifie son "capital humain", se met en place une "offre" scolaire concurrentielle et segmentée: école low-cost (Espérance banlieues), établissements "prestigieux" (hors contrat et hors de prix), business parascolaire, etc.

    Ce numéro invite à décoder, derrière le marketing, cette "nouvelle guerre scolaire", avec comme volonté de défendre l'école publique, non pour ce qu'elle est, mais pour ce que l'on voudrait qu'elle soit.

  • Les articles qui composent ce numéro interrogent différentes modalités d'enseignement et d'apprentissage de différents contenus : éducation civique et histoire, chimie et mathématiques, tant au lycée qu'à l'école primaire. Malgré leurs ancrages disciplinaires et scolaires différents, les problématiques didactiques que traite ce numéro sont significatives de celles qui préoccupent les chercheurs en didactiques, à savoir : les effets des dispositifs d'éducation et de formation sur les apprentissages des élèves ; la genèse et le fonctionnement de l'interprétation dans les interactions d'enseignement et d'apprentissage conçues comme jeu de langage ; la caractérisation des gestes professionnels d'enseignement dans les différentes disciplines scolaires ; les difficultés des élèves à construire un contenu introductif à tout un champ épistémique donné (comme la stéréochimie) ; la caractérisation du processus d'appropriation des élèves d'un espace de travail disciplinaire (ici mathématique).

    A côté de ces problématiques, un concept/programme (la didactique herméneutique) est présenté et illustré. Ainsi, Clara Schelle revient sur la didactique générale en Allemagne et en discute l'évolution différenciée par rapport à la didactique des disciplines en France, avant de présenter les fondements théoriques de la didactique herméneutique.

  • Si le genre est au coeur de l'enseignement du français, ce n'est pas seulement à travers ces objets d'étude que sont les genres littéraires. A l'école, le travail sur les textes est encadré par des modèles qui en régissent la réception et la production.

    Selon une approche plurielle (didactique du français, analyse du discours et histoire des disciplines), le numéro traite de genres scolaires qui s'enseignent (la dissertation), mais aussi d'outils (les manuels, les questionnaires sur un texte) et d'activités (la récitation) qui gagnent à être pensés comme des genres scolaires, ainsi que de l'usage scolaire, voire de la scolarisation, d'objets extrascolaires (albums pour la jeunesse). Chemin faisant, le numéro explore ainsi la construction scolaire des objets d'enseignement.

  • Les contenus sont une dimension fondamentale de toute situation d'apprentissage: cet axiome des didactiques nous invite à mieux comprendre l'attention portée aux objets d'apprentissage. Prendre des études disciplinaires comme objets de recherches didactiques renvoient à des enjeux cognitifs et affectifs dans la relation aux contenus (savoirs, savoirs-faire, savoirs-être, valeurs, etc.) tant du côté de l'enseignant (par un rapport critique à ces contenus, dans l'élaboration de la situation didactique) que ducôté de l'apprenant (par l'appropriation, elle aussi critique, des contenus).

  • N'autre école ; questions de classe(s) n.18 ; la pédagogie, écolo ? Nouv.

    Quant aux signataires de l´Appel des enseignant·es pour la planète, leur constat est clair : "Tout se passe dans l´Éducation nationale comme si rien ne se passait sur Terre."Sur le modèle de l´élevage industriel intensif, l´éducation est devenue une activité hors-sol. Au-delà du constat de l´inadéquation actuelle des contenus et de l´organisation de l´école à répondre aux enjeux écologique, le prochain numéro de N´autre école interroge ses acteurs et les pratiques pédagogiques sur leur capacité à inventer de nouvelles organisations du travail et à partager des connaissances qui pourraient changer notre vision du monde et notre rapport à l´écosystème. En quoi l´école peut-elle répondre, à son niveau, aux défis que suppose une réelle transition écologique ? Telle est la question à laquelle ce nouveau numéro de la revue cherche des réponses.

    À paraître

  • De l'école à l'université, de l'éducation informelle à la socialisation professionnelle, des pratiques des enseignant·e·s aux questions de didactique, des auteur·e·s se penchent ici sur les enjeux et paradoxes genrés qui s'en dégagent.

    Les débats qui émergent régulièrement autour des questions de genre, en particulier en éducation-formation, véhiculent les questions épistémologiques, théoriques, politiques et sociétales que celui-ci cristallise. Cet ouvrage propose de prendre de la distance par rapport aux positionnements idéologiques et de faire un point scientifique sur ce que le genre signifie et sur la façon dont il travaille le domaine de l'éducation-formation.

    Mettant en perspective sexisme et hétérosexisme, racisme et classisme, les travaux empiriques centrés sur le genre portent autant sur l'analyse des injonctions et de leur incorporation que sur la manière dont les personnes les remettent en cause et les dépassent.

    Ces aspects sont appréhendés sur la base de recherches dont la diversité se déploie à travers les objets d'étude et les terrains d'investigation, les démarches méthodologiques et les ancrages disciplinaires.

  • Au moment où, en France, la formation des enseignants suscite passions et inquiétudes et révèle les tensions qui traversent la société, ce numéro s'interroge sur la façon dont d'autres pays définissent les grandes options qui inspirent leurs dispositifs de formation et dont ils organisent la formation initiale et le développement professionnel des maîtres.Aucun modèle stabilisé ne semble émerger, même si la formation des enseignants, partout considérée comme un enjeu majeur, tend souvent à être allongée et fait l'objet de réformes.
    La confrontation des analyses permet cependant d'identifier des problématiques récurrentes : la question des savoirs et de la professionnalisation ; l'approche par compétences ; le rôle de l'État ; le choix des opérateurs ; la formation et le recrutement.Pays étudiés : Angleterre, Argentine, Corée du Sud, États-Unis, France, Grèce, pays des Balkans Occidentaux, Québec, Suède.Un numéro coordonné par Alain Boissinot, recteur de l'académie de Versailles.

  • À partir de recherches empiriques récentes dans des contextes géographiques, sociaux et politiques variés, les analyses présentées dans cet ouvrage visent à contribuer au débat sur les transformations de la scolarisation dans les pays du Sud, en le situant entre la perspective de consolidation d'une forme scolaire globalisée et le développement de résistances et d'alternatives scolaires locales.

    L'école, dans sa forme contemporaine, a été introduite dans les pays du Sud par la colonisation. Elle a ensuite été déclarée comme la priorité des priorités par l'ensemble des gouvernements indépendants. Durant les dernières décennies, le développement de la scolarisation a été placé au centre des préoccupations des organisations internationales et des principales agences de coopération.

    Malgré d'indéniables progrès en matière d'accès à l'école, cet ouvrage s'attache à mettre en évidence les bouleversements récents que connaissent les systèmes éducatifs dans les pays du Sud, en insistant sur les conséquences d'une globalisation trop souvent définie par le Nord. Dans tous les pays étudiés, l'accroissement de la scolarisation s'accompagne de l'aggravation des inégalités liées aux appartenances sociales ou ethniques. Les apprentissages réalisés par les élèves les plus défavorisés ne leur permettent pas toujours de devenir alphabètes ou de contribuer substantiellement à l'amélioration des conditions d'existence de leurs communautés. Les enseignants et les familles ne sont pas associés aux processus de transformation.

    Au final, cet ouvrage rend compte tout à la fois de la puissance de la globalisation dans les politiques éducatives mises en oeuvre dans les pays du Sud et de la disjonction entre les intentions démocratiques du Nord et les effets inégalitaires d'une marche forcée vers un modèle scolaire unique.

  • Ce numéro aborde la question de l'analyse de l'activité de formation, en soulignant le lien constant entre l'agent et l'acte dans les situations de travail: comment articuler le prescrit et le réel, la théorie et la pratique ? Au-delà, comment apprenants en formation, praticiens de la formation et chercheurs sur la formation peuvent-ils se servir mutuellement, s'ils le peuvent ? Autant de pistes qui vont s'élargissant autour d'un point commun: le primat donné à l'observation et à l'écoute de l'adulte au travail, acteur-clé qui va jusqu'à devenir co-auteur des recherches à travers la manière dont il tente d'expliquer son activité, sa pratique, son expérience.

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