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Fabert

  • Enseignante depuis plus de vingt ans, Emmanuelle Sutherland nous invite à la suivre tout au long de son parcours dans l'Education Nationale en nous faisant partager toutes les découvertes qu'elle y a faites et tous les outils qu'elle a mis en place pour aider ses élèves en difficulté au cours des années. De la région parisienne en passant par le Canada, l'Angleterre, pour se retrouver enseignante spécialisée en Normandie, elle nous fait voyager et partager ses doutes, ses erreurs, et ses trouvailles en toute humilité.
    Certains outils qu'elle propose ne sont que du bon sens, mais d'autres sont originaux ou innovants. Très faciles à comprendre et à effectuer, ils amènent enfin des réponses et des idées concrètes à mettre en place chez soi et à l'école, pour aider nos enfants à se sentir mieux et à mieux réussir à l'école.

    Tout naturellement, son chemin croise celui des réflexes archaïques. Elle nous explique avec des mots clairs le pouvoir qu'ont les réflexes archaïques encore présents sur nos enfants à l'école, comment faire pour les repérer, comment les réintégrer par des mouvements et en quoi leur réintégration peut les aider à s'améliorer. Des exemples concrets viennent appuyer ses explications et rendent le récit vivant et authentique.

    De celui qui a du mal à lire, à écrire, à comprendre ou à retenir, en passant par celui qui ne tient pas en place sur sa chaise, à celui qui explose régulièrement, à celui qui est tout le temps dans la lune ou à celui qui s'isole et prend sur lui, chacun se reconnaîtra et trouvera une réponse possible à ses difficultés.

  • La connaissance de l'oeuvre littéraire de Rudolf Steiner se heurte à de nombreux obstacles. Elle est marquée en premier lieu par une hétérogénéité apparente, qui empêche de la saisir dans son intégralité. Les idées réformatrices qu'elle développe touchent des champs très variés, sans liens apparents : éducation, médecine, agriculture, spiritualité, arts, système bancaire etc.
    Entre deux... entre vie et histoire, passé et futur, action et réflexion, singulier et universel, nous souhaitons emprunter dans cet ouvrage un autre chemin, pour tenter de tisser le sens perdu d'une pensée singulière en l'agrégeant à l'immense réseau signifiant de l'histoire universelle. La démarche de Rudolf Steiner est affaire d'héritage, en amont comme en aval. Elle inscrit ses principes entre les écrits scientifiques de Goethe d'une part, et la création de l'anthroposophie d'autre part

  • Les deux livres de Colonies de vacances, Moski, Joski i Srule, en français Moïchele, Yossele et Sroule et Józki, Jaski i Franki, rendu en français par Youzek,Yanek et Franek, que nous publions ici réunis pour une toute première fois en un seul volume, ont paru d'abord en Pologne en feuilleton en 1909 dans la revue Promyk (Rayon de soleil). Ils ont été inspirés au jeune Henryk Goldszmit, alors encore étudiant en médecine puis pédiatre débutant, par son travail de moniteur dans des centres de vacances d'été organisés par Towarzystwo Kolonii Letnich (Société de Colonies d'Ete), une société philantropique soucieuse d'offrir à des enfants des quartiers pauvres de Varsovie des séjours à la campagne dont il est devenu membre dès 1900. Deux centres ont alors été ouverts à cette fin à proximité de Varsovie, l'un situé à Michalowka, destiné aux enfants juifs défavorisés, l'autre à Wilhelmowka, pour les enfants du prolétariat polonais, les deux communautés, juive et polonaise, disposant à l'époque de structures séparées pour en raison de différences confessionnelles et alimentaires. C'est d'abord à Michalowka, en 1904, que Korczak fit ses premières armes d'éducateur auprès d'un groupe d'enfants juifs, séjour qui lui a inspiré le texte de Moïshele, Yossele et Sroule. Les deux séjours suivants ont eu lieu en 1907 et 1908 à Wilhelmowka, centre de vacances pour de jeunes garçons polonais, et ont abouti au livre dont les petits héros sont porteurs de prénoms polonais typiques : Youzek,Yanek et Franek. Le contact quotidien avec ces enfants juifs et polonais issus des quartiers pauvres de Varsovie a fourni à Korczak un champ d'observations pédagoqiques précieux. Une dizaine d'années plus tard, il dira dans son célèbre,traité Comment aimer un enfant : « Je dois beaucoup aux colonies de vacances. C'est là que j'ai rencontré une collectivité d'enfants ; c'est là que j'ai appris, grâce à mes seuls efforts, l'abécédaire de la pratique éducative » (éd. Robert Laffont). C'est dès 1904, date de son premier engagement comme moniteur au centre de vacances de Michalowka qu'il commence à faire publier dans Izraelita, hebdomadaire juif, organe du milieu progressiste favorable à l'assimilation qui paraissait en polonais, de brefs textes littéraires inspirés de son expérience de moniteuréducateur débutant. Dans un de ces textes intitulé Cykierbobe (bébé-sucre), expression yiddish désigant un fiston à maman ou un petit empoté, répondant aux inquiétudes d'une maman, il écrit :
    « Je mes suis fait reprocher (en privé) que les garçons dont je parle dans mes instantanés de colonies ne sont pas assez juifs, que ce ne sont que des enfants à la campagne tout court, pas les enfants juifs.
    Remarque apparemment justifiée : j'ai moi-même cherché chez eux au début des traits spécifiquement juifs, mais que faire - je n'en ai pas trouvés. J'ai cherché et j'ai pas trouvé.»

  • Un retour au patrimoine arabe rassemble dans cet ouvrage des philosophes connus par leurs idées à l'époque de l'Empire arabe. Al-Fârâbî, Al- Qâbisî, Miskawayh, Ibn Sînâ, Al-Mâwardî, Ibn Hazm, Al-Ghazâlî, Ibn Tufayl, Ibn Khaldûn, présentés et étudiés ici sont largement connus par leur pensée philosophique, éthique, morale, religieuse et sociologique. La partie de leurs oeuvres consacrée à l'éducation est partiellement méconnue mais n'est pas moins importante que les autres parties.
    Ils ont exercé une influence indéniable en éducation, et chacun d'eux est présenté sous un angle éducatif particulier qui révèle les traits saillants de ses idées pédagogiques...

  • L'art pour apprendre mieux ? Pour apprendre autrement ? Pour changer les lieux d'éducation ? Oui, car il s'agit de considérer l'enfant comme une personne, dans sa dimension cognitive, certes, mais aussi dans ses dimensions sociale, affective, sensible, esthétique. Voilà peut-être la clé du pouvoir éducatif de l'art : profondément individuant - s'adressant à chacun au plus près de lui-même et profondément socialisant - permettant à chacun de s'ouvrir à l'autre, aux autres.
    C'est pourquoi l'éducation artistique est plus que jamais nécessaire à la démocratie. Ce texte propose un parcours qui s'efforce à la fois d'illustrer, d'expliquer et d'informer, mais aussi d'interroger : pourquoi avons-nous plus que jamais besoin d'art ?

  • L'ascenseur social fonctionne-t-il ? Peut-on encore parler de méritocratie à l'école ? L'égalité des chances existe-t-elle encore en France ? Où est passée l'école de la république ? De nos jours, nous nous posons de nombreuses questions sur la capacité de notre pays à mettre en place une éducation qui permet d'amener la jeunesse vers la réussite scolaire, sans souffrir des biais sociaux, géographiques ou culturels.
    Les cordées de la réussite ont été créées en 2008, comme réponse à cette problématique. Via des partenariats entre les différents acteurs de l'éducation, elles génèrent des rencontres entre ceux qui ont les codes pour réussir, et ceux qui ne les ont pas. Elles représentent donc un vrai outil pour lutter contre les déterminismes scolaires.
    Ce livre explique en profondeur ce que sont les cordées de la réussite. Il présente le dispositif pédagogique dans son contexte histoire, le fonctionnement administratif et opérationnel, les actions d'accompagnement proposées, le tutorat, des exemples d'activités et les indicateurs de performance. Un vrai guide pour comprendre et se lancer dans cette aventure passionnante.

  • La mission de la science sociale, selon Émile Durkheim, est de mettre en mouvement les « forces actives et inventives » pour éveiller «la foi dans un commun idéal. Des idées nouvelles de justice, de solidarité sont entrain de s'élaborer. Travailler à dégager ces idées, les faire aimer des enfants, voilà quel est aujourd'hui le but le plus urgent de l'éducation morale. Avant tout, il faut nous faire une âme, et cette âme, il faut la préparer chez l'enfant.» Durkheim est déjà un sociologue reconnu quand il est chargé d'un cours de science sociale et de pédagogie: l'Éducation morale fait partie intégrante de son séminaire de 1902-1903 dispensé à la Sorbonne auprès des étudiants en sociologie, cours déjà prononcé à Bordeaux dans les années 1898/1899 et 1899/1900. Le regard de l'un des fondateurs de la sociologie française sur l'éducation est d'autant plus appréciable.

  • Le corps de cet ouvrage consiste en une réédition en français des articles pédagogiques les plus significatifs de Léon Tolstoï. Sans pouvoir être exhaustif, il rend compte de l'ensemble de ses préoccupations en matière éducative, ce que l'on ne trouve dans aucune publication récente de ce type : certains articles ont, en effet, été publiés isolément, d'autres sous forme d'extraits. La dernière édition de l'ensemble de ces textes date de 1905-1906, dans les oeuvres complètes des éditions Stock.
    On note cependant la publication récente de nombreux albums ou ouvrages de littérature enfantine écrits par Tolstoï, qui manifestent l'intérêt porté par le lecteur à cet aspect de son oeuvre et l'ouverture possible à une connaissance plus large de sa pensée éducative. La préface de l'ouvrage, qui présente cette pensée de Tolstoï pédagogue, la situe au sein de sa vie et de son oeuvre, dans le contexte russe de l'époque, et parmi les courants pédagogiques européens du dix-neuvième siècle.
    Elle présente également le contenu de tous ses articles pédagogiques - y compris ceux qui ne sont pas reproduits ici -, de manière à en donner une vision d'ensemble et des références au lecteur souhaitant aller plus loin. Ces textes, relus, réactualisés et annotés précisément avec l'aide de spécialistes, peuvent donc servir de base à des travaux menés par des étudiants ou chercheurs en sciences humaines et sociales et en sciences de l'éducation, mais peuvent aussi susciter l'intérêt de toute personne intéressée par les questions scolaires et éducatives, à l'heure de l'Europe de l'éducation.

  • Il y a une histoire de l'éducation, une histoire des femmes, une histoire de l'éducation des femmes, mais il n'y avait pas une histoire de l'éducation par les femmes ! Tout au moins une histoire des femmes pédagogues. Le premier tome de « Femmes pédagogues » s'est efforcé de combler ce manque fort significatif. Il a montré que, de l'Antiquité au 19ème siècle, les femmes ont fait oeuvre de pédagogie. Il ne faudrait pas croire que cette action relève d'un temps dépassé. Bien évidemment, la présence des femmes dans l'éducation s'est affirmée de plus en plus. C'est donc de plus en plus logiquement que les femmes pédagogues se sont faites nombreuses. Et pourtant, leur visibilité est loin d'être assurée et elle n'est certainement pas à la mesure de leur présence. D'où la nécessité de ce second ouvrage centré sur les 20ème et 21ème siècles. On y découvre des pédagogues de tous les pays selon la formule de cette collection : une présentation par un(e) spécialiste suivie par un choix de textes représentatifs. Ainsi ce qui se donne à voir, c'est tout un continent pédagogique extrêmement important, imposant et qu'il serait maintenant injuste de ne pas découvrir.

  • Trop en avance sur son temps pour en être compris, Roger Cousinet (1881-1973) s'inscrit dans l'histoire de l'Éducation nouvelle dont il est un des pionniers. À vingt ans, il collabore avec Binet, prépare sa thèse avec Durkheim. Très vite il fait partie de la communauté intellectuelle des grands novateurs, Dewey, Stanley Hall, Decroly, Montessori, Claparède, Piaget... Inspecteur primaire, il expérimente une méthode de travail libre par groupes... dans les années 20, ce qui choque les autorités académiques. Sa renommée internationale lui permet de s'imposer. De 1944 à 1957, il enseigne la pédagogie à la Sorbonne. En situant l'itinéraire de Roger Cousinet dans son contexte socio-historique, ce livre - le premier ouvrage de référence consacré au grand pédagogue français - met en valeur l'originalité d'une recherche conduite à la lumière de la psychologie de l'enfant. Il montre aussi comment l'expérimentation des novateurs fut rejetée par l'institution scolaire, parce qu'elle dérangeait les habitudes. Confrontés aujourd'hui, dans tous les pays européens, aux problèmes d'expansion et d'efficacité, les éducateurs et les responsables de l'enseignement ont adopté une attitude plus ouverte et ils trouveront dans l'oeuvre de Roger Cousinet une riche moisson de faits et de réflexions pour inspirer leur action.

  • « Messieurs, je suis profondément convaincu, quant à moi, de la supériorité naturelle de la femme en matière d'enseignement ; cette supériorité, croyez-le bien, se démontrera plus clairement de jour en jour... et les grands pédagogues ont tous en eux quelque chose de maternel ». Ainsi s'exprimait Jules Ferry au Congrès pédagogique, le 19 avril 1881. Il n'est pas certain que les femmes accepteraient sans soupçon cette « supériorité naturelle ». Il n'est pas certain que les pédagogues accepteraient sans réaction cette réduction à ce « quelque chose de maternel ». Il est certain par contre que, quand nous tous, femmes et hommes, pensons aux figures de la pédagogie, nous y reconnaissons à peu près exclusivement des hommes... Or ceci est injuste. Tout un continent pédagogique est à découvrir, bien au-delà des quelques noms de femmes pédagogues que nous sommes capables d'avancer. L'histoire de l'éducation a aussi été faite et pensée de manière très profonde et significative par des femmes, à toutes les époques, dans tous les pays. La preuve ? Cet ouvrage est parvenu, sans difficulté mais non sans étonnements, à réunir des figures de la pédagogie et à devoir choisir parmi elles celles qui semblaient le plus significatives. De l'Antiquité au 19ème siècle, elles ont été très nombreuses à se montrer pédagogues, c'est-à-dire à faire et dire l'éducation. C'est à cette découverte que nous vous invitons, c'est à cette injustice que cette somme propose de remédier.

  • L'éducation fonctionnelle est l'oeuvre d'un homme de science pour qui la biologie et la psychologie fournissent les deux principes nécessaires à l'édification de la pédagogie : le besoin et l'intérêt.
    Le premier souligne les conditions propres à l'équilibre vital des enfants que doit respecter l'action éducative. Le second, affirmé par la dépendance de l'individu à son milieu, soulève la question de l'orientation donnée à notre conduite pour "atteindre la fin qui nous importe au moment considéré". La méthode active, centrée sur l'enfant, est dite fonctionnelle dans la mesure où elle assure au mieux la satisfaction des besoins.
    Animé par le souci de parvenir à une intériorisation de la discipline et d'adapter la volonté saine de l'enfant a son milieu social, Edouard Claparède demeure, non le représentant de la pensée positiviste, mais le digne continuateur de Rousseau, dont il s'efforce, grâce à la science, d'actualiser le thème de la nature.

  • John Dewey est considéré aux États-Unis d'Amérique comme le penseur le plus important de la première moitié du XXe siècle. Ce livre réunit ses articles majeurs sur la pédagogie, et reçoit aujourd'hui une tonalité particulière. D'une part, il s'inscrit, à titre prércurseur, dans le courant philosophique du postmodernisme, en tant qu'il axe ses réflexions sur l'individu sans le doter d'aucune qualité particulière, exceptée celle de se confronter à la réalité par l'affirmation de sa sociabilité. D'autre part, il établit les conditions d'une réalisation optimale de ce concours mutuel, tant souhaité entre les générations ou, plus précisément, entre l'école et la société.
    La pédagogie de John Dewey, pratique et modérée, soucieuse de la spontanéité de l'enfant autant que de sa future insertion, dresse au travers de ces différentes études, la voie d'une réforme de tout ce social auquel nous appartenons, et qui incombe, nous dit-il, à des individus libres et solidaires.

  • Rien ne pouvait mieux illustrer le fonctionnement de l'école de La Source, et l'état d'esprit qui y règne depuis plus de soixante ans, que l'écriture collective de cet ouvrage. Des professeurs aux parents d'élèves en passant par les documentalistes et les élèves, anciens et nouveaux, chacun relate son quotidien dans une école où la pédagogie repose sur des valeurs somme toute très actuelles : le respect de l'autre - qu'il soit enfant ou adulte -, l'importance du travail en groupe et la priorité accordée à l'intérêt des élèves. Issue du mouvement d'après-guerre de l'éducation nouvelle française, La Source, école privée sous contrat, est non confessionnelle malgré la présence d'un religieux parmi ses fondateurs. Son projet, fondé notamment sur une forte implication des parents dans la vie de l'école, se renouvelle sans cesse pour s'adapter aux besoins des enfants et aux évolutions de la société. A la lecture des nombreux témoignages, on découvre qu'il existe encore, à la périphérie de notre système éducatif, des élèves heureux d'apprendre et des professeurs heureux d'enseigner. Autant dire que l'école de La Source a encore de beaux jours devant elle.

    Coordonné par Jeanne Houlon et Philippe Cibois.

  • La pédagogie institutionnelle, présente surtout dans les années 1965-1980 autour de Fernand Oury et Jacques Pain, connaît un regain d'intérêt depuis le début du siècle : mise en place de « conseils d'élèves » pour lutter contre la violence scolaire, utilisation des ceintures... C'est dans ce contexte que paraît Des ceintures pour évaluer les compétences à l'école, un ouvrage unique et actuel sur le sujet. Les auteurs, forts de leurs précédentes publications dont Jouer en classe aux éditions Fabert, présentent ici des récits, des fiches en couleur et des aides pour les enseignants qui ne concernent pas, comme à l'habitude, que l'école primaire.

  • Saviez-vous qu'il existe huit formes d'intelligence qui se développent chacune à leur rythme tout en travaillant de concert ? Et si cela expliquait pourquoi chacun apprend et réagit différemment à une même situation ? Et si votre intelligence valait celle de votre voisin ?

  • Publié pour la première fois en 1886, L'éducation maternelle dans l'école est l'ouvrage majeur de Pauline Kergomard. L'auteur y a réuni, classé et complété un grand nombre d'articles écrits pour l'Ami de l'enfance, la revue pédagogique qu'elle dirigea pendant quinze ans, de 1881 à 1896. C'est l'oeuvre d'une pédagogue qui souhaitait faire partager sa foi profonde dans la puissance de l'éducation par le jeu libre des enfants de deux à six ans, puisque pour elle, " le jeu c'est le travail des enfants ; c'est son métier, c'est sa vie ". Une éducation - physique, morale et intellectuelle- qui aurait comme seule et grandiose ambition d'apprendre à l'enfant à observer, à écouter, à parler. Ce livre n'est pas une méthode mais un vrai traité pour l'organisation pédagogique, didactique, et aussi matérielle de l'école maternelle. Son actualité est incontestable au regard même de la persistance de l'école maternelle et de ses problèmes récurrents que sont le refus du gardiennage et de la primarisation.

  • Ce livre est une réédition très attendue.
    Ce livre de pédagogie est celui d'un homme ouvertement engagé, d'un ardent défenseur de la liberté et de la dignité morale, dont la notoriété fut acquise au cours d'une lutte menée contre l'Allemagne belliciste du siècle dernier.
    Au travers des prises de position de ce penseur moraliste, de cet exil auquel il dit se résigner pour défendre ses convictions, se dessinent les grands traits de ce qui apparaît comme un idéal supérieur donné à l'éducation. Foerster développe ici les idées d'autonomie, d'affirmation de la personne, de discipline entendue comme pratique éducative exempte de brutalité, et uniquement vouée à l'élévation morale des individus. Mais L'école et le caractère aborde également de nombreux thèmes : l'alcoolisme, la sexualité, la solidarité, le mensonge et l'amitié, etc. Dans cet appel insistant à ce que Foerster nomme le caractère, à l' "énergie volontaire" et émancipatrice, il faut reconnaître le souci méthodique de mettre fin à la "culture exclusivement intellectuelle" et d'instaurer une hiérarchie des valeurs privilégiant, au sein de l'éducation, la "culture de l'âme".

  • L'école active se présente aujourd'hui comme un classique. Il doit son succès à l'aisance et à la vivacité de son style, comme à la pertinence de ses analyses, judicieusement ramenées aux situations concrètes de l'expérience éducative.
    Si Ferrière, penseur éclectique et militant, parvient à nous séduire, c'est aussi par l'équilibre audacieux qu'il maintient entre la compréhension statique des "types psychologiques" et la dynamique des potentialités individuelles. Par là même, il affirme la puissance de l'esprit à réfréner les excès du matérialiste quotidien.
    Philosophe, praticien, publiciste, politologue et sociologue, Adolphe Ferrière reste l'une des grandes figures internationales du renouveau pédagogique.

  • À l'heure de la relance d'un nouveau débat sur l'école et la remise en question du rôle de l'enseignant et de la mission de service de l'État.
    À l'heure des violences et des folies urbaines quand les petits frères des quartiers brûlent leurs voitures et leurs écoles.
    J'aimerais parler de certains de leurs grands frères et grandes soeurs qui ont su montrer que l'on peut aussi dans les cités du désespoir se nourir de rêves, les réaliser et instaurer une véritable citoyenneté avec et pour les élèves.
    Ceci n'est pas un morceau de littérature, c'est un témoignage, sincère, authentique et plein d'espoir.

  • En apparence, tout oppose l'école de Tersac, internat privé hors contrat, et le lycée autogéré de Saint-Nazaire, établissement public expérimental.
    La première, dirigée par Olivier Gautier et Dominique Goiroux, applique une pédagogie fondée sur des valeurs traditionnelles, à l'instar des écoles d'élite anglo-saxonnes : port de l'uniforme, cours d'éthique et de politesse, travail intensif, remise de prix, barème de sanctions, etc.
    Le second, créé à l'initiative de Gabriel Cohn-Bendit, pratique une pédagogie innovante fondée sur des valeurs libertaires : donner envie d'apprendre à des élèves "décrocheurs", supprimer les notes, valoriser le travail collectif, etc...
    Et pourtant, que de points communs entre ces deux approches et entre leurs fondateurs ! À commencer par leur franc-parler, par leur critique virulente de l'Éducation nationale - de ses enseignants, de ses ministres, de ses réformes - , et par leur réussite : des résultats au baccalauréat supérieurs à la moyenne nationale pour l'un, des élèves autonomes et performants dans leurs études universitaires pour l'autre.
    Tel est l'étonnant constat fait par une jeune enseignante d'un collège public, à la recherche de quelques repères dans le malaise général. À l'heure où les parents sont de plus en plus nombreux à choisir l'enseignement privé, cet ouvrage dérangeant, politiquement incorrect, donnera à chacun les moyens de se remettre en question.

  • Donner envie d'apprendre les sciences constitue à présent un enjeu pour l'école dans la mesure où celles-ci occupent une place prépondérante dans la société. Cet enjeu est d'autant plus important que les cursus scientifiques peinent actuellement beaucoup à se remplir. Comprendre ce qui peut inciter les élèves et les étudiants à étudier les sciences s'impose donc comme une nécessité. Cet ouvrage prétend y aider. Celui-ci présente une synthèse des travaux qui ont concerné ces 20 dernières années trois champs de recherche, celui des attitudes envers les sciences, celui de la
    motivation à apprendre et celui des rapports aux savoirs scientifiques. Il décrit et analyse leurs fondements théoriques, les méthodologies qui ont été utilisées, et détaille les résultats qu'ils ont produits. Enfin, il propose des orientations à privilégier en classe pour donner l'envie d'apprendre les sciences, et évoque des possibilités pour leur mise en oeuvre dont certaines ont été réalisées essentiellement à l'étranger.

  • Un nombre croissant de jeunes ne possède pas les compétences langagières nécessaires pour « bien lire » les documents, comprendre les consignes et restituer les connaissances. Or, cela s'apprend !
    Après le guide consacré aux élèves du primaire, cet ouvrage concerne les collégiens, de la sixième à la troisième. S'il est vrai que le primaire, où débutent les apprentissages, doit permettre à l'enfant d'acquérir les bons réflexes qui éveillent la conscience du SENS DES MOTS et construisent la réflexion, les quatre classes du collège sont l'occasion d'approfondir le travail du langage de façon riche et variée. À travers les situations pratiques qui font le quotidien scolaire, l'accompagnant trouvera les outils efficaces, et leur bien-fondé, pour que l'adolescent maîtrise le langage et la pensée.

  • Les contes pédagogiques s'adressent autant aux enseignants et à leurs élèves du cycle 3 qu'aux parents et à leurs enfants dès l'âge de 8 ans. Ces contes, qui peuvent être lus en une ou deux séances, ont pour objectif de familiariser et de réconcilier les élèves avec des matières enseignées à l'école primaire, en abordant différentes notions à travers une histoire racontée. Ces lectures ne sont pas une perte de temps mais bien au contraire une entrée en matière très efficace car elles offrent la possibilité de réfléchir sur l'importance et l'intérêt de la langue écrite, de la numération, de la géométrie, de l'histoire, de la géographie et bien d'autres matières encore. Vous trouverez donc un ou plusieurs contes pédagogiques pour chacune des disciplines enseignées en classe au cycle 3. Une fiche pédagogique en complément de chaque conte permettra d'approfondir certaines notions ou compétences.

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