Que Sais-je ?

  • En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu'alors à l'intérieur de l'Église catholique se mue en protestation hors d'elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l'hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd'hui, l'expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
    En retraçant l'histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

  • « La Bibliothèque Que sais-je ? » est une nouvelle série réunissant, autour d'un même thème, plusieurs volumes d'un même auteur ou d'auteurs différents initialement parus dans la collection « Que sais-je ? ».
    Avec cet ouvrage, le lecteur parcourra trois millénaires d'histoire.
    Éric Smilevitch retrace d'abord l'histoire du judaïsme en explorant la tradition hébraïque, qui enveloppe toutes les dimensions de la vie. Yves Bruley montre le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours. Dominique Sourdel se propose, loin des idées fausses qui ont longtemps imprégné le monde non musulman, de dégager les principes fondateurs du Coran et ceux de la Loi islamique. Enfin, Jean Baubérot interroge le protestantisme dans son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.
    Une véritable Bible pour tous ceux qui souhaitent comprendre un phénomène mondial dont nos sociétés sont le théâtre depuis plusieurs décennies : le retour du religieux.

  • Le sacré semble inséparable de la pratique religieuse. De fait, il relève d'une expérience symbolique de l'altérité (la transcendance) constitutive des religions, qui se nourrit de mythes et de rites. Par le biais d'images et d'affects, il met l'homme en relation avec l'invisible sur différents modes.
    Mais en dépit de la laïcisation et de la sécularisation des sociétés modernes, le sacré réapparaît sous d'autres formes (poétiques, politiques, écologiques...), jusqu'à parfois conduire aujourd'hui à un retour du religieux. Ces métamorphoses récentes incitent à tenir compte des apports des sciences humaines pour en renouveler la compréhension et pour en dégager la complexité : quoique ambigu, le sacré n'en est pas moins au fondement de l'expérience humaine.

  • L'enfer a terrorisé des générations de croyants. Même si c'est dans le christianisme que l'imaginaire infernal a été le système le plus durable et le plus organisé, il existe dans toutes les civilisations. Miroir de nos hontes, de nos remords et du mal partout répandu, ses métamorphoses sont aussi vieilles que l'humanité. Et il y a fort à parier qu'elles dureront autant qu'elle...

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Les phénomènes religieux occupent une place croissante dans le monde d'aujourd'hui.
    Pourtant, en France, il est rare qu'on les étudie en tant que tels : la sociologie, l'histoire, l'anthropologie et d'autres sciences sociales les éclairent sous l'angle qui leur est propre. À l'étranger, la religiology , les religious studies , la Religionswissenschaft ou la scienza delle religions désignent néanmoins la discipline scientifique qui s'attache au religieux comme à une réalité spécifique, irréductible. Mais une telle « science des religions » (les Québécois parlent de « religiologie ») est encore balbutiante dans notre pays.
    Tout en s'appuyant sur les acquis précieux des sciences humaines généralistes, cette science entend renouveler un certain nombre de questions clés relatives au religieux ; à commencer par sa définition, ou les rapports entre religion et culture, religion et politique. Elle s'intéresse aussi à de nombreux sujets « apparentés », comme le symbolique, le sacré, le spirituel, l'éthique, l'interreligieux et même l'athéisme.
    Dans ces pages, Éric Vinson expose les problématiques d'une science qui peut contribuer à nourrir des débats brûlants, tels que la formation des professeurs et des élèves aux faits religieux et à la laïcité, le management interculturel ou la prévention des radicalisations violentes...

  • Rare au Moyen Âge, l'emploi courant du mot « cathare » - lancé par le moine Eckbert de Schönau (1164) - est associé depuis le XIX siècle à une vision déformée de certains mouvements hérétiques. Or, depuis le milieu des années 1990, un retour aux sources a radicalement changé nos connaissances en révélant que les hérétiques du Midi français ignorèrent, avant la période finale des années 1240-1320, le dualisme théologique qui leur a été imputé.
    Julien Théry revient sur cette histoire, qui n'est autre que celle des contestations rencontrées par l'Église romaine et de leur criminalisation sous couvert de répression du dualisme. Avec l'essor, à partir du XI siècle, des pouvoirs d'État dans l'Occident latin, ce que les autorités combattent chez les hérétiques, c'est avant tout le refus d' une nouvelle institutionnalisation, née dans l'Église avec la réforme grégorienne, et bien vite mise à profit par les États naissants. À son principe ? La transcendance de pouvoirs centralisés, qui ne peut se faire qu'au détriment de formes locales d'organisation sociales et religieuses.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

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