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  • Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois antijuives, la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

  • Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.
    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

  • Jaurès, Blum, Luxembourg, Gandhi... En quelque 350 pages, ce livre nous fait redécouvrir 100 discours qui changèrent la face du monde, en replaçant chacun, par le biais d'analyses commentées, dans son cadre historique.
    Les 100 discours qui ont changé le monde : du début du siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale Jean Jaurès, Rosa Luxembourg, Léon Blum, Gandhi, Franklin D. Roosevelt... Derrière ces grandes figures du XXe siècle, autant de prises de parole inspirées qui ont changé l'Histoire. Ce florilège restitue ces différents discours dans leur exhaustivité, en les restituant chacun dans son époque.
    S'inscrivant dans la démarche d'Eric J. Hobsbawm, l'équipe interuniversitaire et pluridisciplinaire de politologues et d'historiens mobilisés pour le présent ouvrage retrace ainsi l'histoire du xxe siècle par le prisme des grands discours qui l'ont marqué.
    Chacun de ces textes est précédé d'une introduction qui le contextualise dans le moment historique et permet d'en mesurer l'impact international. De nombreux renvois permettent au lecteur de suivre l'évolution d'une même problématique à travers le temps : colonisation, construction du multilatéralisme, idéal communiste, lutte contre le nazisme, etc.
    Première édition : éditions André Versaille (2008).

  • Comment faire la guerre réunit 216 maximes sur le fait militaire de Napoléon, dont les mots d'ordre sont vitesse, calcul, discipline et simplicité. Une lecture essentielle qui fait entrer dans la tête d'un des plus grands stratèges de tous les temps.
    Napoléon n'a jamais eu le temps d'écrire le traité de guerre qu'il projetait. Comment faire la guerre comble ce manque.
    « Pour Napoléon, l'art de la guerre est tout de mouvement : surprendre l'ennemi, le contourner et l'encercler, puis l'enfoncer », analyse Jean Tulard, dans une préface inédite qui vient éclairer les 216 maximes napoléoniennes rassemblées par Gérard Guégan.

  • Homme politique passionné, Winston Churchill analyse son époque avec une clairvoyance presque prophétique et nous décrit les temps agités qui préludent au déchaînement apocalyptique de la Seconde Guerre mondiale.
    Mars 1936, Hitler dénonce le traité de Locarno et envahit la Rhénanie. Trois ans plus tard, il bafoue celui de Munich et annexe la Tchécoslovaquie. Entre ces deux dates, Winston Churchill observe et consigne ces événements annonciateurs de sombres lendemains. Inlassable défenseur de la paix, il ne cesse d'alerter ses contemporains du danger du réarmement allemand et leur recommande de se préparer à un conflit qui semble, hélas, inévitable.

  • Homme d'État exceptionnel, Winston Churchill fut également un écrivain prolixe, puisant dans sa propre vie une source inégalable d'inspiration.
    Né en 1874, petit-fils du vice-roi d'Irlande, il sera l'un des témoins privilégiés, et plus tard l'acteur des principaux événements des XIXe et XXe siècles. Élève plus que médiocre, il entre au 4e hussards, poursuit une carrière d'officier et de journaliste à Cuba, en Inde, en Égypte et en Afrique du Sud puis quitte finalement l'armée pour entrer en politique. Il n'a pas encore 30 ans. Apprentissage difficile du latin, charges au sabre clair contre les armées du Mahdi, évasion mouvementée des geôles boers, Mes jeunes années regorge de morceaux de bravoure et d'anecdotes savoureuses. C'est au son des balles, au fil des dépêches que s'est forgé le plus fort caractère du XXe siècle et le plus glorieux enfant de l'Empire britannique.

  • Martin Luther King a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et la ségrégation aux Etats-Unis.
    Le 28 août 1963, au terme d'une marche qui rassemble 250000 personnes, il prononce son fameux discours "I have a dream", véritable hymne à la liberté. La loi sur les droits civils, votée en 1964, établit l'égalité des hommes, quelle que soit leur race, au sein de la nation américaine. En 1882, Ernest Renan, lors d'une conférence restée célèbre, affirme que ni la race, ni la langue, ni la religion ne peuvent définir une communauté nationale.

  • Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».
    Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.
    Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fi llette.
    En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.

  • Ayant recueilli les suffrages de ses contemporains au point de devenir l'une des portraitistes les plus influentes de son temps, Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842) se créa une position unique et, s'étant tôt soustraite à l'influence des représentations académiques réglementées, participa à la remise en cause du genre du portrait de cour. Surprise par les troubles révolutionnaires, elle fit partie de la première vague d'émigration et entreprit un voyage d'exil qui dura près de treize années.
    Turin, Bologne, Florence, Rome, Naples, Dresde, Berlin... offrirent à son inspiration des étapes variées. Elle prit ses quartiers à Vienne, puis à Saint-Pétersbourg avant de revenir en France sous le Consulat. Parce qu'elle fit partie aussi bien de la familiarité de la noblesse de cour que de l'élite cultivée des salons, ses Souvenirs éclairent le brillant de son parcours tout autant que les moeurs d'une société en constante transformation.

    Indisponible

  • Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, entre travail et plaisir.
    Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Winston Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya, entre parties de chasse, expéditions touristiques et rencontres avec des officiels, qu'ils soient colons ou chefs de tribu. Dans cette véritable oeuvre littéraire, il décrit son périple du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle, charmé par les tribus qu'il rencontre, mais dénonçant déjà les abus du colonialisme.

  • Histoire de la Révolution russe.

    1. La révolution de Février.

    « Durant les deux premiers mois de 1917, la Russie était encore la monarchie des Romanov. Huit mois plus tard, les bolchéviks tenaient déjà le gouvernail, eux que l'on ne connaissait guère au commencement de l'année et dont les leaders, au moment de leur accession au pouvoir, restaient inculpés de haute trahison. Dans l'histoire, on ne trouverait pas d'autre exemple d'un revirement aussi brusque, si surtout l'on se rappelle qu'il s'agit d'une nation de cent cinquante millions d'âmes. [...] L'histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d'une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées. » Léon Trotsky.

  • « La Russie a accompli si tard sa révolution bourgeoise qu'elle s'est trouvée forcée de la transformer en révolution prolétarienne. Autrement dit : la Russie était tellement en retard sur les autres pays qu'elle a été obligée, du moins dans certains domaines, de les dépasser. Cela semble absurde. Cependant, l'histoire est pleine de ces paradoxes. [...] Les pédants se figurent que la dialectique est un vain jeu d'esprit. En réalité, elle reproduit seulement le processus de développement qui vit et se meut dans des contradictions ».
    Léon Trotsky.

  • Il y a cinquante ans, la plupart des territoires d'Afrique accédaient à leur indépendance.
    Parmi les leaders des mouvements de libération, Patrice Lumumba, héros national congolais, combattait pour le rassemblement des peuples africains contre l'impérialisme. Avant lui, le Guinéen Sékou Touré appelait déjà à " l'épanouissement des valeurs de l'Afrique ". Les voix africaines s'élevaient pour la première fois contre l'idéologie dominante en Europe depuis le XIXe siècle, le colonialisme, défendu notamment par Jules Ferry, lequel prônait " le devoir de civiliser les races inférieures ".

  • Soixante ans après le premier voyage de Christophe Colomb, Bartolomé de Las Casas, religieux dominicain, rédige à l'usage du souverain espagnol un réquisitoire contre la colonisation dans les premiers territoires conquis d'Amérique : Cuba, Hispaniola (Saint-Domingue), les Antilles, le Mexique, la Nouvelle-Grenade...
    Il dénonce les atrocités, la cupidité et le cynisme des conquérants, la nocivité du système d'exploitation, du partage des terres et des hommes en encomiendas. Bartolomé de Las Casas ne sera pas écouté, et la « destruction des Indes » s'achèvera par la quasi-extermination des Indiens, avec pour conséquence l'importation d'esclaves d'Afrique.
    Las Casas reste dans l'histoire de l'Amérique comme le premier défenseur des Indiens opprimés. Et son oeuvre demeure un document unique, une source de première main, un réquisitoire parfois insoutenable.

  • Las Cases fait partie des rares fidèles qui, après l'abdication de 1815, suivirent Napoléon dans son exil à Sainte-Hélène. Là-bas, il devint le confident et le secrétaire de l'Empereur qui, à sa mort, en fit son premier légataire. Las Cases entreprit alors de réunir ses notes, les textes laissés par Napoléon et les multiples souvenirs et pensées que ce dernier lui confia.

    C'est ainsi qu'il composa ce Mémorial de Sainte-Hélène lequel constitue, au-delà de la légende, non seulement un document historique de première importance mais, aujourd'hui encore, l'un des plus poignants et des plus extraordinaires témoignages de la vie de Napoléon.

  • Les archives, ce ne sont pas seulement des documents anciens réservés aux historiens ou aux curieux. Produites dans le cadre d'une activité précise, pour des besoins de gestion, souvent aussi pour établir un droit ou une obligation, les informations qu'elles renferment n'ont rien à voir avec les ouvrages d'une bibliothèque ou les objets présentés dans un musée, ces derniers ayant souvent été rassemblés en fonction de choix délibérés.
    En réalité, et contrairement à une idée reçue, les archives ne sont pas hors du temps. Le métier d'archiviste en témoigne, qui est concerné au premier chef par les évolutions technologiques et par les interrogations qui agitent la société contemporaine (devoir de mémoire, droit à l'oubli...). Ce sont donc les archives dans leurs multiples dimensions que Bruno Galland s'emploie à décrire et à comprendre dans ce volume à l'usage des professionnels, des historiens et des étudiants, mais aussi des généalogistes et du grand public.

  • Mémoires

    Adrien Bourgogne

    De Moscou à la Bérézina, les soldats de la Grande Armée furent les sacrifiés de l'Histoire. Le journal de route du sergent Bourgogne raconte cette retraite qui coûta la vie à quatre cent mille soldats.

  • Septembre 1917, Louise Bryant et son mari John Reed arrivent à Petrograd après un voyage difficile et aventureux. Journalistes new-yorkais portés par leurs idéaux socialistes, ils viennent en Russie pour couvrir la révolution. Elle a 31 ans, il en a à peine 30. John Reed deviendra ensuite mondialement célèbre grâce aux Dix jours qui ébranlèrent le monde (mars 1919). Louise Bryant publie une série d'articles dans la presse américaine sur le même sujet. Ses articles, rédigés avec ses qualités d'observatrice hors pair, furent regroupés en un recueil dès octobre 1918. C'est ce livre dont nous proposons ici la première traduction en français. Un livre qui ne fait aucunement doublon à côté de celui de John Reed et s'intéresse plus précisément aux femmes en révolution.

  • À la fin du xve siècle, le Serbe Constantin Mihailovic adresse aux rois de Pologne et de Hongrie ses Mémoires d'un janissaire, où il récapitule les instants les plus dramatiques du siècle de fer et de feu qui vient de s'écouler.
    Il avait servi, de 1455 à 1463, dans le régiment turc des janissaires, lorsque l'Empire ottoman achevait la conquête du monde balkanique.
    En forme de chronique des règnes des sultans ottomans, son récit rapporte la disparition des principautés chrétiennes, et expose, de la bataille de Kosovo à la prise de Constantinople en passant par la figure de Vlad Dracul « l'Empaleur », toute la matière qui donna lieu, quelques siècles plus tard, aux romans nationaux dans les Balkans contemporains.

  • En 1910, alors que l'aviation en est à ses débuts, un jeune homme sans expérience décide de devenir pilote. Il s'appelle Roland Garros. Sa première réussite : voler un mètre au-dessus du sol aux commandes d'une Demoiselle, le premier avion produit en série. D'autres, plus spectaculaires, suivront. En France, aux États-Unis, ou encore au Mexique, les foules se bousculent pour le voir voler. Au-delà de ses exploits, c'est l'esprit chevaleresque de l'aviation que Roland Garros faire revivre à travers ses Mémoires.

  • Le 10 février 1519, vingt-sept ans après le premier voyage de Christophe Colomb, Hernán Cortés appareille de La Havane à la tête de dix vaisseaux pour la côte mexicaine. Avec lui, quatre cents hommes, seize chevaux, quelques canons et couleuvrines. C'est le début de la conquête d'un continent. Deux civilisations s'affrontent. En deux ans, un empire, une culture se disloquent. Le nom de Cortés, synonyme de conquistador, évoque la cruauté, la folie sanglante, l'intelligence et la ruse. Dans le choc, les convulsions où s'affrontent et se mêlent Espagnols et Indiens, vont naître un peuple nouveau, une culture nouvelle, va se forger l'Amérique espagnole.
    Cortés a rédigé son rapport à l'empereur Charles Quint. C'est le texte de ces « lettres de relation » qui est donné ici. La présente édition reprend la traduction de Désiré Charnay (1896) qui est la meilleure, la seule fiable, et qui donne l'intégralité du texte de Cortés.

  • La dynastie des Romanov : vingt souverains, quatre siècles de règne, une destinée hors du commun.
    Ce livre dévoile le monde secret de la famille impériale, de Pierre le Grand, fêtard despotique, bâtisseur de l'autocratie russe, à Nicolas II, dernier empereur de Russie, dépeint comme un tsar réactionnaire et médiocre ayant précipité la chute de l'Empire, en passant par Catherine II, la plus grande des tsarines, qui multiplia les amants.
    L'historien Simon Sebag Montefiore nous fait revivre avec une intensité remarquable les moments clés qui ont ponctué la légende des Romanov, pour qui gouverner la Russie fut à la fois une mission sacrée et un cadeau empoisonné.

  • Publié sous la Restauration, en 1815, sous le titre De la traite et de l'esclavage des Noirs et des Blancs « par un ami des hommes de toutes les couleurs », le libelle de l'Abbé Grégoire est émouvant, pragmatique et documenté. Émouvant par l'affirmation des convictions républicaines de fraternité et d'égalité entre les hommes ; pragmatique par les considérations susceptibles de convaincre les plus acharnés esclavagistes de l'inefficacité du système ; documenté, enfin, par la somme d'informations que l'abbé a dénichées dans des livres et auprès de témoins directs, où l'odieux le dispute à l'imbécillité, mais aussi à l'horreur et au crime.
    Nous n'avons retenu de l'ouvrage que la partie concernant la traite et l'esclavage des Noirs.

    On verra qu'Henri Grégoire disposait, pour transmettre ses idées et emporter l'adhésion de ses contemporains, d'une langue riche et précise, servie par un style maîtrisé, concis, bien dans la veine des grands écrivains des XVIIIe et XIXe siècles français.

    La préface du « chantre de la négritude » qu'est Aimé Césaire, émouvante elle aussi, jointe à cette fiche, est en fait le discours qu'il prononça à l'occasion de l'inauguration de la place de l'Abbé-Grégoire à Fort-de-France.

    Indisponible

  • La guerre de partisans

    Denis Davidov

    Dans la littérature consacrée aux guerres irrégulières, Denis Davidov occupe une place importante. Soldat de l'armée russe, il a été à l'origine de l'organisation de la guerre de partisans qui contribua à la débâcle de la Grande Armée, lors de la retraite de Russie en 1812. Contemporain et ami de Pouchkine, il sert de prototype au personnage du hussard Denissov dans La guerre et la paix de Tolstoï.
    Dans La Guerre de partisans, traité rédigé en 1821, et ici réédité, Davidov nous donne les clés de son succès, du choix des partisans à la prise en compte de l'espace, en passant par une attention portée aux vêtements et la coupure des lignes de communication de l'adversaire. Organisateur énergique, aimant le risque, appréciant l'initiative, Davidov faisait partie de cette époque et de ce milieu, aujourd'hui lointain sinon exotique, où le risque physique, le jeu et la guerre faisaient tout un.
    "Denis Davidov fut, avec son flair aigu, le premier à comprendre l'efficacité de cette arme terrible qui, sans se soucier des règles de l'art militaires, anéantissait les Français. C'est à lui que revient la gloire d'avoir fait le premier pas pour l'adoption de cette technique de guerre. Le premier détachement de guérilla fut formé par Davidov le 24 août", Tolstoï.

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