Armand Colin

  • Cet ouvrage s'adresse à tous les curieux, apprentis philosophes ou férus de philosophie qui pourront ainsi apprendre, réviser ou revoir les grandes idées philosophiques, les philosophes célèbres au fil des pages.
    Dans un souci de transmission du savoir, cette nouvelle collection propose une approche originale, sensible, accessible à tous, où le lecteur peut "picorer" à son gré :
    « Ma dose quotidienne » vous embarque pour un tour du monde de la philosophie ! Au fil des pages, retrouvez les idées clés et les personnages connus ou anonymes les plus marquants.

    Pouvez-vous prouver que votre réalité n'est pas un rêve ? d'où vient l'expression « avoir des atomes crochus » ? Machiavel était-il vraiment machiavélique ? quelle place ont occupée les femmes philosophes ? Des présocratiques aux contemporains, en passant par la Chine et l'Inde, Hélène Soumet vous racontera comment les philosophes ont perçu et compris le monde à travers les époques.

    Ponctué d'anecdotes ou de citations édifiantes, qui peuvent permettre de briller en société, ce livre est à dévorer d'une seule traite ou à picorer en fonction de vos envies !

  • Etude historique, littéraire et philosophique de l'humanisme en Occident, puisant sa réflexion dans la culture antique et les trois monothéismes.

  • La subjectivité moderne commence avec Descartes. La modernité n'est pourtant pas restée fidèle à la lettre de l'idéalisme cartésien. Chacun en hérite pour le modifier (Malebranche, Spinoza, etc.) ou le critiquer (Locke, Kant, etc.). C'est qu'en effet quelque chose ne fonctionne pas dans les Méditations de Descartes. Ce n'est pas le cogito. Le cogito est vrai, on n'avait d'ailleurs pas attendu Descartes pour s'en rendre compte : saint Augustin et Avicenne l'avaient vu avant lui. Ce qui ne fonctionne pas, c'est le doute hyperbolique. Cet essai montre que tous les lecteurs attentifs de Descartes, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, ont vu le défaut du doute. Le problème, c'est qu'ils ont, à peu près tous, fait comme si cela n'avait pas d'importance. Compte tenu des conséquences du doute pour la constitution de l'idéalisme subjectif moderne, ce défaut de la méthode devait être mis en évidence.

  • Gilbert Durand, disciple de Bachelard, souhaitait en concevant cet ouvrage compléter "anthropologiquement" les recherches inaugurées par l'auteur de "la psychanalyse du feu". Son livre est devenu la référence de tous les travaux sur les mythes : une sorte de "jardin" des images, ordonné comme la botanique de Linné, un merveilleux répertoire organisé autour des grands schémas structuraux.

  • « C'est Lady Gaga, Socrate, Kant et Schopenhauer qui sont au bord de la piscine, chez la pop star. Elle a invité les trois philosophes pour savoir ce qu'ils pensent de son art, de son génie et de sa folie. En effet, Lady Gaga sait que certaines personnes disent d'elle qu'elle est géniale et d'autres disent d'elle qu'elle est complètement folle. Elle voudrait savoir. » À travers quinze thèmes, Pop philo stories interroge le sens philosophique des pratiques populaires d'aujourd'hui, de la pop musique à Game of Thrones en passant par le triathlon, les textos et les tendances vegan. Pop philo stories est la rencontre des penseurs et des stars de la pop culture, dans des dialogues et des circonstances inattendus, une mise en situation de la philosophie permettant de mieux la saisir. De mieux saisir également l'intelligence de certaines pratiques de notre époque, parfois décriées.

  • Tout le monde parle de culture, de formation, d'éducation. C'est devenu une doctrine laïque du salut permettant de résoudre tous les problèmes - de la lutte contre la pauvreté à l'intégration des migrants, du changement climatique à la lutte contre le terrorisme. Mais alors que la culture est devenue un slogan omniprésent dans notre société, les revendications culturelles sérieuses sont paradoxalement ressenties comme des provocations élitistes issues d'un âge révolu.

    Konrad Paul Liessmann, philosophe autrichien dont ce livre est la première oeuvre traduite en français, dénonce la barbarie intellectuelle engendrée par le primat de l'économie et de la technologie, particulièrement dévastateur depuis l'avènement du réseau informatique mondial. Réfléchissant au discours moralisateur du politiquement correct, qui confond instruction et compétences, il pointe un renversement des valeurs - mortel pour l'Europe - conduisant à une véritable haine de la formation classique du citoyen à la liberté.

  • Nombreux sont ceux qui désormais se réclament sans cesse "de vérité" ou encore d'"authenticité" pour assoir leur légitimité alors même que se joue une glorification de la transparence. Que ce soit dans le management au coeur des organisations ou du point de vue politique ou encore dans nos échanges les plus simples avec les autres, la sincérité est devenue un véritable "prétexte" qui garantirait le bien-fondé de certaines décisions ou actions.
    Ansi en est-il de celui qui, parlant ou agissant sous couvert de "sincérité", devient légitime, intouchable, crédible. Pour autant, qu'est-ce qu'être sincère? Est-ce seulement possible? A l'heure des réseaux sociaux, entre illusion et vérité, quel sens donner à la sincérité, cette valeur-refuge incontournable, voire une vertu capable de "panser" notre contemporain.
    L'auteur nous donne à travers son essai les clefs pour mieux vivre le virage, parfois douloureux, de la contemporénéité. Elle nous livre ici une véritable éthique de vie.

  • Cet ouvrage de référence présente l'état actuel de la philosophie de l'esprit en introduisant les positions majeures dans un ordre systématique, en exposant les arguments principaux pour chaque position ainsi que les éléments de critique, et créant de cette manière un fil conducteur. S'y associent un appareil didactique fouillé avec résumés des points centraux, suggestions de lecture, questions de contrôle et propositions de travail.

  • Il semble entendu de nos jours que la pensée chinoise est radicalement différente de la philosophie occidentale. Il est même proposé à cette dernière de s'appuyer sur ce décalage pour mettre en cause l'évidence de ses principes et apprendre à s'orienter autrement dans la réalité. On se réfère habituellement pour cela au taoïsme (très critique à l'égard des conventions) plutôt qu'au confucianisme (toujours suspect de moralisme), malgré l'importance primordiale de Confucius aux yeux des penseurs chinois eux-mêmes. L'intention de cet essai est d'établir des rapprochements entre la tradition de pensée issue de Confucius et la philosophie occidentale d'origine grecque, principalement la philosophie socratique.

  • Manuel d'argumentation

    Michel Dufour

    L'argumentation est au coeur des activités sociales : nous argumentons dès que nous cherchons à justifier ou à critiquer un avis, une idée, ou un point de vue. C'est pourquoi l'argumentation accompagne, et peut-être conditionne, la vie démocratique.  Ce livre vise à développer le sens critique des étudiants par l'apprentissage concret du défrichage des arguments. Il met en relief ce qui est solidaire et cohérent dans un discours, mais aussi de ce qui est gratuit et repose sur des effets de manche.

  • Nietzsche qui se voulait à la fois de son temps et contre son temps, a posé à notre modernité les questions les plus fondamentales et soulevé autant de polémique que d'enthousiasme. Après avoir rappelé les principales difficultés d'interprétation, cet ouvrage s'efforce de faire le point.
    Dans une première partie, le sens de la tragédie grecque et celui de la sagesse socratique se trouvent renouvelés à partir de la dualité de l'équilibre apollinien et de l'ivresse dionysiaque.
    Une deuxième partie montre comment une critique généalogique retrouve sous le problème du fondement de la morale, celui, critique, de la valeur des valeurs c'est-à-dire de leur hiérarchie. La célèbre volonté de puissance, si souvent abusivement interprétée, est ici précisée.
    La troisième partie décrit l'anthropologie de Nietzsche, le développement du « type de l'homme » du nihilisme jusqu'à l'homme supérieur et enfin le « surhomme » dont l'interprétation a donné lieu à tant de contresens.
    Reste à affronter dans une dernière partie la pensée de l'éternel retour, la plus mystérieuse, la plus difficile, pleinement accessible seulement au surhomme, ultime approfondissement du dionysisme.

  • Ce véritable guide pédagogique apporte méthode et règles de travail pour composer une dissertation et un commentaire de texte philosophiques. Après une partie synthétique analysant le concept de méthode philosophique, l'auteure explique pas à pas les démarches à effectuer pour composer de bons devoirs : distinguer les différents types d'énoncés et les différents types de plans, canaliser son attention, organiser une stratégie conceptuelle, respecter les principes directeurs du travail préparatoire, élaborer une problématique organisée, etc.

  • Cet ouvrage offre un ensemble de défintions ancrées dans le programme de classes préparatoires  qui détermine un certain nombre de domaines - la métaphysique, la science, la politique, le droit, la morale, l'art, la technique, l'homme, le langage, la société. Chaque entrée comporte un travail définitionnel, un traitement historique et critique,des liens vers d'autres entrées et quelques textes philosophiques bien ciblés où le concept mentionné est mis en oeuvre dans des analyses philosophiques.

  • Parler de « philosophie juive », c'est parler de la rencontre du judaïsme et de la philosophie telle qu'elle s'était développée depuis ses origines. En ce sens, il y a une philosophie juive comme il y a une philosophie chrétienne ou une philosophie musulmane. Se pencher sur elle, c'est opérer un retour sur le judaïsme lui-même : quelle est l'essence de ce dernier ? Qu'est-ce qu'être juif ? Les deux questions n'ont cessé de préoccuper les têtes pensantes du judaïsme... Après la chute du Temple et la dispersion qui s'ensuivit, les Juifs, loin de se retrancher derrière les quatre coudées de leur tradition religieuse, tentèrent la grande aventure de se confronter à l'autre pour mieux se connaître et dialoguer.
    Mais s'intéresser à la philosophie juive c'est aussi, et dans le même mouvement, s'interroger sur les juifs en philosophie, donc sur les effets sur la pratique et les orientations des juifs philosophes de leur imprégnation, assumée, questionnée ou écartée, par le judaïsme et de leur réflexion et de leurs attentes quant au sort qui fut celui du peuple juif en Occident.
    C'est, enfin, tenter de dégager le fil juif de la trame philosophique : l'ouverture de la pensée juive à l'universel et la pleine conquête par la philosophie de sa portée universelle par intégration de son « thème » juif sont une même affaire qui engage l'avenir.
    Ce livre est le premier - depuis Julius Guttmann (Munich, 1933) - qui traite ainsi la philosophie juive comme un ensemble, depuis la Bible et le Talmud jusqu'aux contemporains. Il est aussi le premier à considérer la mystique comme partie intégrante de cet ensemble. Il souligne les continuités, l'inscription des Lumières de Berlin dans celles de Cordoue, et suit la migration de la pensée juive de l'hébreu à l'arabe puis à l'allemand.Maurice-Ruben Hayoun, philosophe, exégète et historien, est l'auteur d'ouvrages qui ont fait date, tels Maïmonide ou l'autre Moïse ou Des Lumières de Cordoue à Berlin. Son engagement dans le contemporain s'est manifesté par son activité de contributeur à L'Arche et au Figaro.Avec la participation d'Esther Starobinski-Safran, ancien professeur au Département de Philosophie de l'Université de Genève où elle enseigne l'histoire de la pensée juive. Collabore au programme interfacultaire et interuniversitaire « La Bible croisée des savoirs » organisé par l'Institut d'histoire de la Réformation de l'Université de Genève.

  • Cet ouvrage, devenu référence, synthétise les multiples spécificités de la phénoménologie dans une logique dynamique, en apportant un éclairage inédit sur des thèmes majeurs : la nécessité de la relation à l'expérience, la description comme mode de formulation philosophique, la recherche d'une méthode sans présuppositions. Elle permet aux  étudiants de s'approprier cette démarche philosophique dans sa mise à l'épreuve pratique, et en relation avec d'autres disciplines et champs d'expérience.

    Natalie Depraz est professeur de philosophie à l´université de Rouen.

  • Écrivain et traducteur, philosophe, historien et critique littéraire, théoricien politique, de l'art et de la technique : décidément inclassable, Walter Benjamin fascine par son écriture kaléidoscopique et sa modernité protéiforme. Comment s'y retrouver dans cette oeuvre foisonnante, boule réfléchissante d'objets d'études aussi hétéroclites que le théâtre baroque, Mickey Mouse, la grève révolutionnaire, Charles Baudelaire, le surréalisme ou l'architecture de verre ?
    Pour suivre le geste critique de cet auteur majeur du XXe siècle, cet ouvrage emboîte le pas de sa dialectique singulière, pensée par contradictions qui finit par s'immobiliser dans un cristal d'images poétiques. Marc Berdet propose à la fois une introduction pour tous et une interprétation forte de cette oeuvre visionnaire, dont les éclats ne cessent de frapper notre actualité.

  • Pourquoi revenir à Kierkegaard ? Dans le contexte présent de désarroi de la pensée, sa philosophie, naguère rangée au rayon d'un existentialisme ou d'un pré-existentialisme dont les pensées de transformation du monde auraient eu raison, a retrouvé une franche actualité - que signe l'inscription de Kierkegaard dans la liste des auteurs susceptibles d'être étudiés dans les classes de terminale. Beaucoup moins diluée et « littéraire » qu'on s'est plu à le croire, sa pensée demande désormais tant un effort d'exégèse qu'une approche résolument orientée par un souci de confrontation au contemporain. C'est à cette double exigence que répond le présent ouvrage. Au fil d'un parcours herméneutique de haute tenue, France Farago montre combien Kierkegaard, philosophe de la genèse de soi, sait retrouver la valeur de l'intériorité et de la subjectivité vivante. Déjouant l'abstraction de la rationalité moderne qui stérilise notre rapport au monde, cet exégète parmi les plus éclairants du christianisme réactualise le message existentiel de la tradition spirituelle occidentale et répond à notre angoisse d'hommes tardifs écartelés entre la déconstruction des modèles et la volonté de réédification. Ce livre, accessible à ceux qui s'initient à la philosophie comme aux littéraires, s'adresse aux étudiants et aux enseignants du secondaire soucieux de faire connaître Kierkegaard à leurs élèves ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près à cet auteur ou réfléchissent en général sur les réponses à apporter au malaise contemporain de la pensée.France Farago, agrégée de philosophie, enseigne en classes préparatoires aux ENS au Lycée Chaptal à Paris.

  • André Jacob est connu de tous comme initiateur et directeur de L'Encyclopédie philosophique universelle. Depuis L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, au XVIIIème siècle, jamais une oeuvre aussi considérable n'avait été mise sur pied. Grâce à cette oeuvre, la pensée française du dernier quart du XXème siècle est présente aux quatre coins du monde. Ces actes de colloque célèbrent l''oeuvre d'André Jacob à la manière de philosophes, c'est-à-dire en l'examinant et en retenant d'elle, ce qui y semble important et ce que chaque penseur lui doit.

  • Que le philosophe puisse être inspiré et inspirer les autres, l'Antiquité l'affirmait hautement. Pourtant la philosophie moderne a rejeté l'inspiration pour délimiter l'usage sain d'une raison autonome. N'est-ce pas méconnaître l'éblouissement de certaines idées ou lectures, le saisissement du penseur mobilisé pour y répondre, la force d'appel d'une philosophie qui sait aussi inspirer ses lecteurs ?
    Affrontant ces questions, cet essai réévalue l'inspiration par-delà les suspicions. Certaines expériences philosophiques décisives prouvent sa vigueur, celles de Socrate, Pascal, Rousseau ou Nietzsche entre autres. En témoignent aussi le surgissement d'idées inopinées, le processus rythmé d'une pensée fait de vigilance et d'intuition, de surprises et de reprises, de lectures méditées et d'inventivité. De l'extraordinaire à l'ordinaire, ce livre réhabilite l'épreuve vivifiante de l'inspiration philosophique.

  • La métaphysique

    Lefranc

    Parménide, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger : c'est en se référant en particulier à ces auteurs que sont étudiées les problématiques essentielles de la métaphysique.La métaphysique n'est-elle qu'un abus de langage ? Peut-elle prétendre à une science supérieure, fondatrice des autres sciences ? Peut-elle parvenir à se critiquer elle-même ? À se dépasser elle-même ? Il semble bien que l'interrogation métaphysique reste sous-jacente à notre modernité.Dans cet ouvrage, plus particulièrement destiné aux étudiants en philosophie des 1er et 2e cycles universitaires et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, les notions fondamentales (être, idée, substance, sujet ...) et les grandes positions doctrinales sont caractérisées dans leur origine et leur évolution.Jean Lefranc est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, dont il fut à la tête, pendant plusieurs années, de l'unité d'enseignement et de recherche de philosophie. Il a publié récemment L'esprit des Lumières et leur destin (A. Colin, 1997), La philosophie en France au XIXe siècle (PUF, 1998) et dirigé un important Cahier de l'Herne sur Schopenhauer (1997).
    La métaphysique comme langage : Qu'est-ce que la métaphysique ? Critique de la langue du métaphysicien. Des mots premiers d'abord grecs. La métaphysique comme science fondatrice : L'énigme de l'être et du mouvement. Être et paraître : l'idée. Être et devenir : la substance. Être et penser : le sujet. La métaphysique comme interrogation fondamentale sur elle-même : La métaphysique de la métaphysique. Métaphysique et objectivité : l'idéalisme transcendantal. Métaphysique et historicité : le système dialectique. Métaphysique et critique de la subjectivité : le « dépassement » de la métaphysique. La métaphysique comme généalogie de la modernité.

  • Armand ColinSchopenhauer est le plus méconnu des grands philosophes du XIXe siècle. L'influence de son pessimisme a été considérable chez les philosophes (Nietzsche), les musiciens (Wagner), les artistes, les écrivains russes (Tolstoï), allemands (Mann), anglais (Conrad), français (Maupassant, Mallarmé, Proust...)Pourtant, la portée de son oeuvre, malgré ou à cause de ses qualités littéraires, à très souvent été appréciée à contre-sens. On a vu en lui un romantique, un irrationaliste, un contempteur des sciences, un moraliste pénétrant mais amer, misogyne et réactionnaire, et, de plus, peu conséquent avec lui-même. Les wagnériens en ont fait le prophète d'une religion de la musique et de l'art total. Plus récemment, il est devenu un précurseur de l'existentialisme ou d'une philosophie de l'absurde.Le présent ouvrage entend rectifier cette image. Schopenhauer, successeur authentique de Kant, prolonge la critique de la raison par elle-même et en tire toutes les conséquences. Sa métaphysique de la volonté correspond bien à la physique des forces contemporaine et ne se confond ni avec une philosophie de la décadence ni avec une exaltation mystique. Son pessimisme, ni psychologique ni historique, mais métaphysique, reste une instance critique radicale. Son renversement des philosophies de la conscience ouvrant sur Freud, comme confrontation de la tradition biblique occidentale et de la pensée religieuse de l'Inde se sont avérés riches de prolongements. Jean LEFRANC, agrégé de philosophie, est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne dont il a dirigé plusieurs années l'UFR de philosophie. Il a publié sur la philosophie française du XVIIIe et XIXe siècle, sur Kant, Schopenhauer, Nietzche, Freud.
    Un philosophe inactuel. Critique du théisme occidental. La résolution métaphysique de la crise kantienne. La métaphysique à la rencontre des sciences. La destinée du sujet humain. Le déchiffrement du monde.

  • « moi, je ne suis pas marxiste. » cette boutade de marx, lancée contre certains de ses partisans, doit être prise au sérieux. pour lire marx et tenter de le comprendre, il faut délaisser toutes les reconstructions : on n'a pas affaire à un système achevé mais à des niveaux de réflexion et d'argumentation différents, loin d'être toujours cohérents les uns avec les autres.
    Critique virulent des philosophies systématiques, de ces représentations du monde qui prétendent avoir réponse à tout, marx n'a pas laissé de système. par conséquent, comprendre marx, ce n'est pas le résumer en quelques thèses, prêtes à la vulgarisation, mais suivre pas à pas une démarche essentiellement critique.
    à l'heure où la « fin de l'histoire » a été décrétée, où le conflit social est sciemment ignoré au motif de son archaïsme, marx nous invite à déchiffrer l'antagonisme radical au sein de la « société ».
    De la question de la durée du travail à celle des formes de propriété nées du développement du capital financier, la critique marxienne de l'économie politique reste d'une brûlante actualité. et après la faillite tragique du « marxisme historique », c'est encore dans la lecture de marx qu'on trouvera les pistes les plus stimulantes pour la reconstruction d'une pensée de l'émancipation humaine.

  • Quel lien peut-il y avoir entre les préoccupations écologiques, le changement climatique et la souffrance au travail, ou entre l'épuisement des ressources énergétiques et le management moderne ? L'auteur se penche sur la construction moderne, en occident, de l'idée de nature mathématisable, maîtrisable et, en philosophe des sciences.Il montre comment des mathématiciens philosophes grecs aux découvreurs du 16ème et 17ème siècle, tels Galilée Copernic et Giordano Bruno, s'est construite la voie de l'illusion de l'absolu de la science.

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