Ellipses

  • Dans son Éthique, Spinoza n'a pas seulement découpé sa pensée en une série discontinue de définitions, propositions, démonstrations, etc., sur le modèle des géomètres. Il adopte aussi un certain ordre, souvent implicite, mais qu'il est loisible de reconstituer.
    Cet ouvrage propose d'emprunter la voie même dessinée par Spinoza sans rien prendre au-dehors, sans changer le circuit ni projeter sur elle un savoir dogmatique. Il en suit le parcours « pas à pas », en faisant halte à chacune de ses avancées majeures, tout en amorçant la transition vers l'étape suivante. Confiance et imagination sont les deux vertus de l'interprète qui entend se tenir dans l'amitié du texte.

  • « Nous ne pensons pas encore », « L'existence précède l'essence », « Marie-toi ou ne te marie pas, tu le regretteras dans les deux cas », « Il n'y a pas de rapport sexuel », « On ne peut pas entrer deux fois dans le même fleuve », « Dieu ou la Nature », « La propriété, c'est le vol »... Qui sont les auteurs de ces phrases ? Quelle signification leur attribuer ? Accessible à tous, ce livre donne les références et l'explication philosophique de trente citations énigmatiques. Certaines sont bien connues, d'autres moins. Toutes ont pour particularité de susciter l'étonnement ou de heurter le sens commun. Mais il ne s'agit pas de procéder à un commentaire systématique et scolaire de la pensée des auteurs. Tout en respectant fidèlement l'esprit de leurs doctrines, le but est plutôt d'approfondir le questionnement et d'inviter le lecteur à une réflexion personnelle. Là est toute l'originalité du livre : donner l'occasion de philosopher grâce à la philosophie et non pas, comme cela est trop souvent la règle, sur la philosophie.

  • Cet ouvrage présente les plus grandes oeuvres de la philosophie en 60 fiches de lecture, depuis les présocratiques jusqu'aux contemporains, avec :
    - Des explications complètes et une remise en contexte des textes, - Des panoramas sur les mouvements philosophiques, - Des synthèses originales pour faire le point sur ces différentes formes de philosophie.

  • Nous autres, modernes

    Alain Finkielkraut

    • Ellipses
    • 14 Septembre 2005

    « Descartes non lu nous détermine que nous le voulions ou non », écrit Hans Jonas. Cette détermination est l'objet premier de mon enseignement. Ce n'est pas la philosophie, c'est leur philosophie que je m'efforce d'apprendre à mes élèves de l'École polytechnique.
    À quoi Descartes nous détermine-t-il ? Hier encore, il était possible de répondre : à nous rendre méthodiquement, polytechniquement maîtres de toutes choses pour soulager le sort des hommes et rendre leur vie plus agréable.
    Mais voici que les réalités nées de la philosophie de l'homme moderne s'ingénient à contredire les ambitions de cette philosophie, à transformer ses promesses en menaces, à fonctionner pour elles-mêmes. Il est devenu difficile d'opposer, sans autre forme de procès, les calculs de la raison aux ténèbres de la superstition car les processus que la raison déchaîne n'ont rien de raisonnable.
    C'est ce paradoxe, c'est cette surprise philosophique réservée à la philosophie, c'est cet ébranlement de la modernité par elle-même que j'ai voulu inlassablement explorer et interroger dans les leçons qu'on va lire. Aux questions que l'intelligence pose de sa propre initiative, selon son projet ou ses plans, et auxquelles elle met le monde en demeure de répondre, j'ai donc préféré les questions que le monde pose et impose à une intelligence qui n'en peut mais et j'ai choisi pour maxime pédagogique cette confidence de l'immense professeur que fut aussi Michelet : « J'ai toujours eu l'attention de ne jamais enseigner que ce que je ne savais pas. J'avais trouvé ces choses comme elles étaient alors dans ma passion, nouvelles, animées, brûlantes, sous le premier attrait de l'amour. »

  • 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel, et bien démarrer en philo : L'art - Autrui - Le bonheur - La conscience - La culture - Le désir - Le devoir - L'État et la société - L'expérience - L'histoire - L'imagination - L'interprétation - La justice et le droit - Le langage - La liberté - La matière et l'esprit - La perception - La religion - La souveraineté - Théorie et expérience - Le travail, la technique et les échanges - La vérité - Le vivant

  • On arpente un massif montagneux en suivant les voies tracées par les meilleurs alpinistes.
    Se contenter de récits ne suffit pas : il faut se donner la peine de marcher. De même, arpenter la pensée exige de chacun qu'il refasse d'abord à ses risques et périls les grands parcours philosophiques. Cet ouvrage ne s'adresse pas à des spécialistes mais à quiconque désire apprendre un peu de philosophie. Par l'étude de quelques distinctions fondamentales, il prépare à la grande excursion hors des opinions convenues, qui souvent tiennent lieu de philosophie.
    Il retrace quelques-unes des voies obligées de la pensée en partant toujours de l'élucidation du sens des mots de la langue naturelle et montre ainsi que penser par soi-même, loin de nous en éloigner, conduit nécessairement à retrouver les grands moments de l'histoire de la philosophie.

  • Les religions continuent d'occuper une place centrale dans la vie de nombreux humains. La philosophie a toujours interrogé le religieux, que ce soit pour s'y opposer ou pour comprendre sa valeur et sa légitimité. Pour prendre la mesure de la diversité des phénomènes religieux et des discours à leur propos, l'ouvrage s'articule autour de quinze chapitres portant sur les croyances, les rites, les arguments pour et contre l'existence de Dieu, le lien entre sciences et religions, les questions éthiques et les enjeux politiques.
    Chaque chapitre présente les questions essentielles associées à une thématique et propose un parcours argumenté parmi les réflexions des philosophes contemporains comme de la tradition. Sont aussi abordés les éléments indispensables de sciences sociales des religions.
    Ecrit dans une langue claire et accessible, l'ouvrage fournit une introduction approfondie à la philosophie des religions.

  • Pourquoi admirons-nous les Elfes ? Qu'est-ce qui fait la grandeur des Hobbits ? De quoi l'anneau est-il le symbole ? Que voit-on dans le miroir de Galadriel ? Des questions, parmi d'autres, auquel cet ouvrage essaie de répondre, en croisant l'oeuvre de Tolkien avec des textes de philosophes. Ce faisant, les auteurs ne prétendent pas établir une philosophie globale du Seigneur des anneaux , mais montrent comment on peut philosopher à partir des objets de la Terre du Milieu. Sous la forme de brefs essais, ils invitent le lecteur à poursuivre l'aventure littéraire par une petite aventure philosophique.

  • Introduction à la pensée de Freud. Pour les étudiants du Supérieur. Par un des auteurs du Livre noir de la psychanalyse.

  • En quatre ouvrages seulement (Discours et Essais de la Méthode, Méditations, Principes, Passions de l'âme - auxquels s'ajoutent toute une correspondance, quelques écrits polémiques et d'importants traités posthumes), Descartes a inscrit au coeur de son siècle une oeuvre saisissante d'audace et d'ingéniosité. Les textes philosophiques de Descartes se sont voulus parfaitement clairs : pour se rendre sensible à la puissance de l'opération cartésienne, il convient de leur accorder une attention aiguë et prolongée. Loin des lieux communs de la tradition scolaire, on pourra alors ramener les concepts cartésiens à l'expérience toujours complexe qui les sous-tend. C'est à la nature de cette expérience (avec ses coordonnées historiques), et à la définition de l'équilibre intellectuel que Descartes a partout cherché, que ce vocabulaire voulait introduire.

  • Le vocabulaire hégélien est celui de la langue la plus commune. Mais la difficulté du discours de Hegel vient de ce qu'il exploite la complexité des relations pensantes entre ses mots simples, originairement constitutive du sens de ceux-ci. Un Vocabulaire de Hegel doit donc déployer en chacun des articles retenus, et dans la perspective définie par chacun des mots expliqués, la totalisation articulée et hiérarchisée de leurs sens. Voulant actualiser en lui-même la signification proprement philosophante du vocabulaire hégélien, il imposera au lecteur la répétition d'un seul et même exercice de pensée, puisque, dans chaque article, c'est le même tout pensé et dit qui se dit singulièrement. Il est vrai que penser Hegel, c'est le repenser, toujours !

  • Pensées Liasse II (Vanité : de 13 à 52) Liasse III (Misère : de 53 à 76) Liasse V (Raisons des effets : de 80 à 104) Liasse VI (Grandeur : de 105 à 118) Liasse VII (Contrariétés : de 125 à 130) Liasse X (Le Souverain Bien : de 147 à 148) Liasse XIII (Soumission et usage de la raison k: de 170 à 174) Liasse XV (199) Série XXIII (518-520-525 à 533-540) Série XXIV (de 597-617) Série XXV (645-665) Trois discours sur la condition des grands

  • Nietzsche

    Steffens

    En guise d'invitation à son lecteur, nietzsche avait composé ce petit poème : " ils te séduisent mon style et mon langage ? quoi, tu me suivrais pas à pas ? aie souci de n'être fidèle qu'à toi-même - et tu m'auras suivi tout doux ! tout doux ! " mais si nietzsche exige de n'être fidèle qu'à soi-même, pourquoi donc prendre la peine de le lire ? c'est que, chemin faisant, il ne nous sera pas nécessaire de devenir les disciples de nietzsche, attendant passivement de lui qu'il nous révèle la vérité : suivre nietzsche, c'est tout au contraire comprendre que ce qu'on appelle "la vérité" n'existe pas, que le sens de toute chose, de notre vie même, n'est pas à découvrir mais à conquérir.
    Selon nietzsche, le sens que nous donnons aux choses est le fruit d'une création qui, en elle-même, n'a pas de sens.

  • La logique contemporaine développe des méthodes d'analyse applicables à un vaste champ de questions philosophiques. Celles-ci touchent par exemple à la vérité, la signification, la référence, le possible et le nécessaire, la temporalité, les preuves de l'existence de Dieu, aussi bien que la validité des inférences, l'axiomatique ou la formalisation des théories.
    Ce manuel d'introduction a pour ambition d'offrir aux étudiants et à tout lecteur philosophe une culture ainsi qu'une formation de base en logique.
    L'objectif est de donner accès à cette vaste partie de la littérature philosophique contemporaine qui suppose connus les concepts et les méthodes fondamentales de la logique formelle

  • Destinée au « grand public », aux élèves de classe terminale, aux étudiants de classes préparatoires ou de licence, cette collection propose une introduction très didactique à la pensée des grands philosophes.

  • À l'heure de la télé-réalité, d'Internet, du fast-food, de la course à la consommation et d'une existence à grande vitesse, est-il possible de prendre le temps d'une pause pour philosopher ?
    Cet ouvrage, par la justification du philosopher, invite à conquérir ou re-conquérir sa liberté intellectuelle et son indépendance dans l'action. Cette liberté permet ensuite à l'homme de décider, d'agir en conscience, d'être responsable de ses choix pour être créateur de son projet de vie.
    Ce livre s'adresse à tous ceux qui souhaitent aujourd'hui prendre le temps d'une sereine réflexion pour mieux appréhender les contingences du monde moderne.

  • Aristote

    Denat

    La philosophie d'Aristote constitue l'un des moments fondateurs de la pensée occidentale : qu'ils subissent son influence, ou qu'ils luttent contre elle de manière polémique, les penseurs ultérieurs n'ignoreront jamais la réflexion de celui que l'on désigna pendant un temps comme « Le Philosophe » par excellence.
    Si par leur forme et leur style ses écrits peuvent parfois, dans un premier temps, rebuter ou décourager, ceux-ci ne doivent pas cependant faire négliger l'extrême vivacité d'une pensée soucieuse de penser avec rigueur, et cohérence, la totalité de la réalité : si Aristote est un métaphysicien, il est aussi celui qui sut se soucier de la nature dans son ensemble, tenter de penser par exemple la spécificité et l'ordre du vivant, le monde terrestre autant que céleste, l'animal et l'humain autant que le divin.
    Tendue entre la recherche de l'universalité et l'attention prêtée au singulier, entre matérialité et immatérialité, la pensée aristotélicienne apparaît ainsi comme effort proprement philosophique pour penser ensemble l'immédiateté du réel sensible et les principes qui l'informent, l'apparent désordre de l'expérience et sa rationalité propre, travaillant ainsi à surpasser les clivages trop aisément et communément admis.

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