Librairie Generale Francaise

  • Banni de la communauté juive à vingt-trois ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif ? Découvrir un bien véritable qui lui « procurerait pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante ». Il édifie une oeuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes ? Le pionnier d'une lecture historique et critique de la Bible ? Le fondateur de la psychologie des profondeurs ? Et surtout, l'inventeur d'une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur ? À bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C'est ce que j'appelle le « miracle » Spinoza.
    F. L.

  • Joyeuses ou tragiques, visibles ou cachées, les ruptures rythment notre existence. Comment les conjuguer avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles les multiples facettes de notre être ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, nous nous définissons autant par nos sorties de route que par nos lignes droites. Certes, naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes. Mais ils soulignent aussi la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.

  • Gorgias

    Platon

    Platon Gorgias Il est loisible de parcourir le Gorgias en y voyant alterner deux thèmes d'école, l'éloquence et le bonheur. Mais ce fil conducteur ne guide qu'un parcours scolastique. Il reste ténu, et finalement vain, parmi le flot, à même la force du drame. Chaque personnage de ce dialogue incarne une volonté de puissance. Socrate part de l'ambition de l'orateur Gorgias : bienveillante, neutre, paterne, force de la parole, elle pourrait être assimilée aux prétentions d'humanisme des médias, aujourd'hui. Socrate débusque ensuite chez Polos l'emprise de l'Image, le besoin d'admirations ou de modèles qui introduisent au rêve éveillé ; pour finir, il oblige Calliclès à sortir son Mein Kampf. C'est pourtant Gorgias, l'ami approximatif de la justice, le politique léger, qui survit tel un fantôme dangereux, courant le monde sans être repéré. C'est chez lui que certains de ses disciples cultivent innocemment la ciguë que Socrate devra boire. Bien que dans le Gorgias Socrate ne cherche pas à vaincre mais à convaincre, le dialogue tourne court et s'éteint en monologue, quitte pour Socrate à l'illuminer d'une implosion merveilleuse. S'il appelle déjà les hommes politiques à l'héroïsme, ce livre mordant est aussi une réflexion sur les difficiles héritages moraux. Ceux qui ne philosophent pas volontiers chaque soir, de huit à dix, y trouveront à penser, avec effroi et bonheur.
    J.C.
    Traduction nouvelle, notes et commentaires de Jacques Cazeaux.

  • Collection dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Montaigne Essais - Livre premier A l'âge de trente-sept ans, Montaigne se retire parmi ses livres. S'il veut désormais vivre en leur compagnie, et d'une certaine façon commenter leurs leçons, c'est moins pour les redire que pour se considérer lui-même à travers eux. Voici donc un portrait de Montaigne : portrait déconcertant puisque son auteur, qui pourtant publie ce livre, semble vouloir détourner le lecteur de s'attarder «en un sujet si frivole et si vain». Un maître de sagesse ? Même si des générations de moralistes ont vanté la sagesse de Montaigne, pour lui, il se garde de cette posture. Il lui suffit d'essayer d'être lui-même, mais il sait ? et nous apprend ? combien c'est là chose difficile. Qu'il entretienne ses lecteurs de la peur, du pédantisme, de l'éducation ou de l'amitié, c'est lui-même qu'il veut leur donner à entendre, sans complaisance mais aussi sans feinte humilité. Ce premier Livre, c'est un peu le livre des efforts de Montaigne pour parvenir à façonner sa voix.

    L'édition proposée ici reproduit celle de 1595. C'est dans cette édition en effet - ou l'une de ses descendantes - que pendant les deux siècles qui suivirent la mort de l'auteur les Essais ont été lus ; nous en avons modernisé l'orthographe tout en en respectant la ponctuation, la disposition, et en la faisant précéder de la préface de sa première éditrice, Marie de Gournay. Cette petite révolution renouvellera sans doute, pour bien des lecteurs, la lecture des Essais.

  • Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N'est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d'Orient et d'Occident, où l'on traversera le jardin des plaisirs avec Épicure, où l'on entendra raisonner le rire de Montaigne et de Tchouang-tseu, croisera le sourire paisible du Bouddha et d'Épictète, où l'on goûtera à la joie de Spinoza et d'Etty Hillesum. Un cheminement vivant, revigorant, ponctué d'exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux et apprendre à être heureux.

  • Trente ans, c'est ce que nous avons gagné en espérance de vie depuis 1900 : la totalité d'une existence au XVIIe siècle. Formidable avancée qui bouleverse tout : notre vie professionnelle, amoureuse, familiale, notre rapport au monde, à la maladie, le sens même de notre destin.
    À partir de la cinquantaine, l'animal humain connaît une suspension entre maturité et vieillesse. Il comprend ce qu'il est précieux de sauvegarder, déraisonnable de convoiter et permis d'espérer. Que faire de ce cadeau ambigu ? Comment remplir cette moisson de jours supplémentaires ? S'agit-il de vivre plus longtemps, ou plus intensément ? Le défi de la longévité n'est-il pas d'arbitrer entre la fatigue et la ferveur, la grâce du renouveau et la disgrâce du renoncement ?

  • L'Ethique parut en 1677, après la mort de Spinoza.
    Par sa perfection formelle de diamant taillé et par son monisme déterministe intransigeant, proche d'une " ivresse de Dieu " (Novalis) ou d'un " athéisme poli " (Henri Gouhier), l'oeuvre manifesta immédiatement son pouvoir de subversion. Elle ouvrit et rendit possibles le XVIIIe siècle et les Lumières. Aujourd'hui, sa fécondité reste entière. Une nouvelle traduction française, rigoureusement argumentée, et un nouveau regard prenant en compte l'ensemble de l'ouvrage révèlent l'Ethique comme une philosophie du désir accompli et de la joie extrême.
    Par son cheminement vers " l'homme libre " et vers " la félicité ", elle rend possible la naissance d'une philosophie contemporaine qui soit à la fois une sortie de crise et une éthique de la vraie vie. Une étude introductive approfondie et des commentaires largement développés éclairent la cohérence conceptuelle et le propos existentiel de l'oeuvre en même temps qu'ils justifient les choix du traducteur.

  • Collection dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Montaigne Essais - Livre second Publié en même temps que le Livre I, en 1580, ce deuxième Livre en poursuit le dessein. Mais il comporte aussi un curieux chapitre, de loin le plus long des Essais puisqu'il occupe à peu près la moitié de ce Livre : l'«Apologie de Raimond de Sebonde». Montaigne, qui a traduit intégralement la Théologie naturelle du théologien catalan, s'y essaie à une attitude philosophique difficile et exigeante, celle du scepticisme, sans pourtant l'affirmer. Est-ce parce qu'il n'y adhère que par provision ? Est-ce parce que l'affirmation du scepticisme reviendrait à le dénaturer, le scepticisme contestant toute affirmation, fût-ce de lui-même ? A qui cherche des certitudes, Montaigne n'offre que cette incertitude, si inconfortable mais si séduisante : par là il inaugure profondément la modernité.

    L'édition proposée ici reproduit celle de 1595. C'est dans cette édition en effet - ou l'une de ses descendantes - que pendant les deux siècles qui suivirent la mort de l'auteur les Essais ont été lus ; nous en avons modernisé l'orthographe tout en en respectant la ponctuation, la disposition, et en la faisant précéder de la préface de sa première éditrice, Marie de Gournay. Cette petite révolution renouvellera sans doute, pour bien des lecteurs, la lecture des Essais.

  • L'inouï Nouv.

    L'histoire que je raconte ici est bien celle de tout le monde... Car qui ne s'est pas trouvé lassé, au fil des jours, du spectacle si merveilleux du ciel, ou du visage de l'Amante, et même d'abord d'être en vie ? Ce qui s'étale revient toujours, s'enlise en effet dans sa présence comme dans sa récurrence et n'émerge plus, n'apparaît plus. On ne pourra y accéder qu'en découvrant ce qui s'en est perdu - et comme enfoui - d'in-ouï.C'est donc seulement en débordant notre expérience, en ouvrant une brèche dans ses cadres constitués et normés, qu'on pourra l'aborder. Aussi rendre ce si lassant réel à ce qu'il contient en soi d'inintégrable et par conséquent de vertigineux, proprement inouï, est, en amont de toute morale, autour de quoi se jouent, basculent nos existences.L'inouï en devient ce concept premier, ce concept clé, ouvrant un minimum métaphysique où s'opère, ici et maintenant, un tel renversement. Car que peut-on attendre d'autre - espérer entendre d'autre - que l'inouï ?F.J.

  • Hannah Arendt est l'une des grands penseurs politiques de notre temps. On trouvera dans ce livre quatre essais qui sont autant de méditations sur la politique et la condition de l'homme dans le monde contemporain.
    Dans Du mensonge en politique, l'auteure tire la leçon des documents du Pentagone, révélés en 1971 par la presse. Elle examine l'accumulation de mensonges officiels, d'obstination dans l'erreur qui a conduit les États-Unis à l'échec au Vietnam et reconstitue les mécanismes psychologiques dont les responsables politiques ont été les inventeurs et les victimes.
    La Désobéissance civile contient une réflexion originale sur la question : au nom de quoi et jusqu'à quel point peut-on désobéir à l'autorité établie ? De Socrate à Martin Luther King, en passant par Thoreau, Gandhi et les objecteurs de conscience, de multiples exemples illustrent la nécessité et l'efficacité de ce qui peut être plus qu'une contestation : un témoignage et une action politique.
    Sur la violence constitue le troisième essai. Ses doctrinaires, de Sorel à Fanon et à leurs épigones contemporains, sont analysés notamment au travers des mouvements étudiants.
    Politique et Révolution contient des réflexions sur les systèmes politiques en Amérique et en Europe. Quel système peut assurer la plénitude de l'homme et du citoyen ?

  • On trouvera dans ce livre des histoires de canots de sauvetage qui risquent de couler si on ne sacrifie pas un passager, de tramways fous qu'il faut arrêter par n'importe quel moyen, y compris en jetant un gros homme sur la voie. On y lira des récits d'expériences montrant qu'il faut peu de chose pour se comporter comme un monstre, et encore moins pour se comporter comme un saint : une pièce de monnaie qu'on trouve dans la rue, une bonne odeur de croissants chauds qu'on respire en passant ... Le but de ce livre est de proposer une « boîte à outils » intellectuels pour affronter le débat moral sans se laisser intimider par les grands mots et les déclarations de principe. C'est une invitation à faire de la philosophie morale autrement, à penser l'éthique librement. Ce livre a obtenu le prix Procope des Lumières 2012.

  • Emmanuel Lévinas Ethique et infini Emmanuel Lévinas se raconte, s'explique, passe au crible de l'analyse les principaux thèmes de sa philosophie. Dans une langue lumineuse, le voyage à l'intérieur de l'oeuvre de l'un des grands moralistes de ce temps.

  • Ménon

    Platon

    Oui, je vous écoute, oui... Et finalement, non ! Cette volte-face coupe en deux le dialogue. C'est une sorte de gifle, dont le chevalier thessalien. Ménon, frappe Socrate. Elle annule presque le dialogue amorcé. En Sicile, Platon amorça plusieurs fois un dialogue, vécu et non écrit, avec le tyran Denys, dans l'espoir de fonder une cité de paix, mais en terre vierge, loin d'Athènes. En vain, comme ici. Alors, Platon écrit, pour les lointains, pour nous, derrière sa Ville. Pour elle, c'est-à-dire finalement contre elle, d'abord, cette cité bavarde et prétentieuse, cette Athènes que Socrate, son maître, n'a pas quittée, quand il pouvait encore échapper à la mort : il boirait la ciguë lorsque le gréement du vaisseau mystique d'Apollon à Délos se découperait sur l'horizon. Socrate a dit oui à la mort. La mort ? - Finalement, non, redit Platon. Elle est la vie, ouvrant nos yeux sur les constellations que l'étrange Tirésias déchiffre avec bonheur, tranquillement assis aux Enfers - telle est la dernière image du Ménon. Le chevalier Ménon croit vivre, lui. Il vise l'excellence, mais à la façon du tyran. Socrate lui fait alors donner deux leçons : par un esclave, ô honte, une leçon de soumission au vrai, soumission qui est l'avenue royale de l'excellence ; en sens contraire, une leçon d'orgueil : un démocrate et un parvenu, Anytos, idolâtre, ô surprise, les grands hommes d'Athènes, oublieux qu'il est de la mémoire de soi, secret divin de l'excellence. C'est cet Anytos qui obtiendra la condamnation de Socrate. Le Ménon est un rude exercice de patience intérieure. On n'y parle point directement du Bien, de la Justice. C'est que la résistance d'Athènes à la philosophie incite Platon à lui désigner encore le soleil, mais comme à travers un vitrage dépoli.

  • La partie technique de la morale kantienne est dans l'interprétation que Kant a donnée de ce caractère sacré du devoir qui s'oppose dans la conscience humaine, comme une sorte d'absolu, à tous les conseils de l'habileté et de la prudence, comme une chose immuable dans tous les changements de circonstances et d'intérêts. Rousseau l'explique par un « instinct divin » ; mais, pour Kant, universalité signifie rationalité ; si le devoir commande universellement, c'est qu'il est, en son fond, rationnel : dans ce passage est le point délicat de la Métaphysique des moeurs [...].
    Emile Bréhier.

    Publiés en 1785, les Fondements de la métaphysique des moeurs jettent les bases des philosophies de la liberté qui se développèrent au xixe siècle. Kant y affirme, notamment, la nécessité d'une philosophie morale pure, débarrassée de toutes les scories portées par l'empirisme, et entreprend de rechercher et de déterminer le principe suprême de la morale. Ce seront alors les célèbres « impératifs catégoriques » : « Agis selon une maxime telle que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle » ; « Agis de telle sorte que tu uses de l'humanité, en ta personne et dans celle d'autrui, toujours comme fin, et jamais simplement comme moyen » ; « Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même, dans ses maximes, comme législatrice universelle. » Introduction de Monique Castillo.
    Traduction, notes et postface de Victor Delbos.

  • Dans ses chroniques, Raphaël Enthoven passe au scalpel de la philosophie les événements ordinaires (ou non) de l'existence. Deux règles à cela : comprendre avant de juger, et s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir. Tous les sujets deviennent ainsi matière à réflexion : de François Fillon à Batman, de Miss France à Daesh, en passant par le dopage, le complotisme, Facebook, ou l'islamophobie... Si Proust, Montaigne, Platon, Descartes, Bergson ou Spinoza y sont régulièrement convoqués, et s'il est tellement de les comprendre, c'est qu'eux-mêmes nous comprennent, et décrivent merveilleusement le monde qu'ils n'ont pas connu.Espiègles ou virulentes, érudites et insolentes à l'envi, les « morales de l'info » tiennent désormais dans la poche.Enthoven pulvérise les certitudes, il crève les pages. Marine de Tilly, Le Point.Moraliste plutôt que moralisateur, un regard sceptique sur les évidences de notre temps. Eugénie Bastié, Le Figaro.Cette édition comprend cinq « morales » inédites.

  • Les deux innovations définitives du livre sont d'abord l'interprétation du phénomène dionysien chez les Grecs - il en donne pour la première fois la psychologie, il y voit l'une des racines de l'art grec tout entier ; et ensuite l'interprétation du socratisme. Socrate y est présenté pour la première fois comme l'instrument de la décomposition grecque, comme le décadent type. La « raison » s'oppose à l'instinct. La « rationalité » à tout prix apparaît comme une puissance dangereuse, comme une puissance qui mine la vie. Friedrich Nietzsche. Premier livre publié de Nietzsche (1872), La Naissance de la tragédie porte l'empreinte massive de la complicité intellectuelle qui, à l'époque, unissait le philosophe avec Richard Wagner, mais aussi de l'inßuence de Schopenhauer. Comme l'écrira André Gide, « dès ce premier ouvrage, l'un des plus beaux, Nietzsche s'affirme et se montre tel qu'il sera : tous ses futurs écrits sont là en germe ». A partir de sa réßexion sur l'art, où il distingue entre l'apollinien et le dionysien pour définir les grandes catégories du rêve et de l'ivresse, de la parole et de la musique, du serein et du mélancolique, de l'optimisme et du pessimisme, le penseur fixe le cadre général de sa réßexion et amorce les grands développements de la thèse - qu'il affinera encore par la suite - d'un Socrate, agent de la décadence grecque.Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Peut-on se passer de religion ? dieu existe-t-il ? les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ?
    Autant de questions décisives en plein « choc des civilisations » et « retour du religieux ». andré comte-sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un « honnête homme », loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégristes de tous bords.
    De même que la laïcité est trop précieuse pour être confisquée par les antireligieux les plus frénétiques.
    Aussi est-il urgent de retrouver une spiritualité sans dieu, sans dogmes, sans église, qui nous prémunisse autant du fanatisme que du nihilisme.
    André comte-sponville pense que le xxie siècle sera spirituel et laïque ou ne sera pas. il nous explique comment. passionnant.

  • Comment devient-on humain ? Le succès des précédents titres de l'auteur au catalogue, avec Pensées en chemin et Entre deux mers qui totalisent plus de 50 000 ex vendus. Le talent de conteur d'un grand scientifique. " Une passionnante fable scientifique, qui mêle fiction et réflexion ", Marianne.

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Nietzsche Par-delà le bien et le mal Le problème de la valeur du vrai s'est présenté à nous, - ou bien est-ce nous qui nous sommes présentés à ce problème ? Qui de nous ici est Oedipe ? Qui la Sphinx ? C'est, comme il semble, un véritable rendez-vous de problèmes et de questions. - Et, le croirait-on ? Il me semble, en fin de compte, que le problème n'a jamais été posé jusqu'ici, que nous avons été les premiers à l'apercevoir, à l'envisager, à prendre le risque de le traiter. Car il y a des risques à courir, et peut-être n'en est-il pas de plus grands.
    Friedrich Nietzsche.
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    C'est d'abord à une radicale remise en question de la vérité que procède Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal (1886). Ce texte d'une écriture étincelante, férocement critique, met en effet au jour, comme un problème majeur jusque-là occulté, inaperçu, celui de la valeur. Il y destitue les positions philosophiques passées et présentes (autant de croyances), et stigmatise, en les analysant un à un, l'ensemble des préjugés moraux qui sous-tendent notre civilisation. L'entreprise, pourtant, n'est pas uniquement négative : elle débouche sur l'annonce, dans le prolongement d'Ainsi parlait Zarathoustra, de « nouveaux philosophes » - « philosophes d'un dangereux peut-être » qui devront désormais assumer l'inflexible hypothèse de la vie comme « volonté de puissance ».

    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Présentation et notes de Marc Sautet.
    Index établi par Véronique Brière - Nouvelle édition.

  • Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Élisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui. L'homme se rend-il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître les droits aux animaux ? Cette approche philosophique, qui s'essaie à travers sept perspectives différentes, atteste un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l'exception humaine.

  • Après les monothéismes (Traité d'athéologie), Michel Onfray s'attaque à la psychanalyse en instruisant le procès de son fondateur. Il compare Freud à un chamane, car selon lui le freudisme et la psychanalyse reposent sur une série de croyances, qui leur confèrent un faux aspect rationaliste et objectif.

  • Après la fin des utopies, sur quel socle intellectuel et moral pouvons-nous bâtir notre vie commune ? Pour Tzvetan Todorov, il n'y en a qu'un : le versant humaniste des Lumières. Ce petit essai majeur ne se contente pas de dégager dans une synthèse limpide les grandes lignes de ce courant de pensée : il le confronte aux événements tragiques du XIXe et du XXe siècle avant d'interroger sa pertinence face aux défis de notre temps.

  • Philosopher pour tous, sans préparation, sans précaution, et dans la langue commune : tel était le pari d'Alain, dans ses célèbres Propos.
    Tel est celui d'André Comte-Sponville, dans les siens. La philosophie, pour lui, est le contraire d'une tour d'ivoire ; elle n'existe que dans le monde, que dans la société, et d'autant mieux qu'elle ne cesse de s'y confronter. Écrire dans les journaux, c'est penser dans la Cité, comme il convient, et pour elle. Ces 101 propos, le plus souvent inspirés par l'actualité, constituent la plus vivante des introductions à la philosophie, mais aussi davantage : un livre de sagesse et de citoyenneté.Une suite de courts textes toujours stimulants, à l'intérieur desquels le lecteur peut vagabonder « à sauts et à gambades » selon les mots de Montaigne, tout en en retirant quelque chose de neuf à penser.
    H. de M., Le Monde des religions.

  • René Girard Des choses cachées depuis la fondation du monde Un ouvrage qui révolutionne les sciences humaines. Parallèlement à une analyse approfondie des mécanismes qui règlent la vie des sociétés, René Girard développe et commente magistralement ce qu'il estime être l'antidote de la violence : la parole biblique. Une lecture et une réßexion stimulantes des grands mystères de notre monde. Le « système Girard » ne laissera personne indifférent.

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