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Littérature traduite

  • Culture de droite

    Jesi Furio

    Qu'est-ce que la culture de droite ? Furio Jesi consacre les études ici réunies à l'analyse des matrices souterraines, du langage et des manifestations des « idées sans mots » de la culture de droite du dix-neuvième siècle , ce faisant il démasque les lieux communs, les formules et les mots d'ordres qui font allusion à un noyau mythique : les principes récurrents de Tradition, Passé, Race, Origine, Sacré. Dans cette perspective, l'auteur enquête sur les appareils linguistiques et iconographiques qui sous-tendent le néo-fascisme, le nazisme et le racisme, et sur les matériaux mythologiques manipulés par la propagande politique de droite pour légitimer son pouvoir et l'ordre social dominant.

  • Au fil des publications, la figure de Mikhaïl Bakhtine (1895-1975) apparaît comme l'une des plus fascinantes et des plus énigmatiques de la culture européenne du milieu du XXe siècle.
    On peut en effet distinguer, comme Tzvetan Todorov dans sa présentation, plusieurs Bakhtine : après le critique du formalisme régnant, le Bakhtine phénoménologue, auteur d'un tout premier livre sur la relation entre l'auteur et son héros ; le Bakhtine sociologue et marxiste de la fin des années vingt, qui apparaît dans les complexes Problèmes de la poétique de Dostoïevski ; le Bakhtine des années trente, marquées par le Rabelais et les grandes explorations culturelles dans le domaine des fêtes populaires, du carnaval, de l'histoire du rire ; le Bakhtine «synthétique» des derniers écrits, sans parler de bien d'autres possibles.
    Les textes ici retenus proviennent de trois moments importants de cette riche carrière et permettent de l'éclairer. Des extraits d'abord d'un livre interrompu en 1922, probablement sa première grande oeuvre, description phénoménologique de l'acte de création. Le texte suivant, écrit entre 1936 et 1938, date du moment où l'auteur travaillait à un livre sur Goethe, qui a disparu. Les derniers enfin jalonnent la période finale, réflexions sur «les genres du discours», l'état des études littéraires et tous les sujets qui ont intéressé Bakhtine dans son parcours mouvementé.

  • Au travers des textes de Charles S. Peirce se fait jour une démarche tout à fait originale, au carrefour de la logique, de la phénoménologie et de la sémiotique. Il s'agit bien du signe, mais sa théorie s'organise selon des catégories très différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, et ces catégories ne sont établies qu'après une minutieuse enquête sur les phénomènes. Il en résulte une classification et une description où Peirce met l'accent sur la façon dont le signe agit et s'ouvre sur une chaîne d'interprétants qui peut être infinie. Peirce a ainsi donné à la sémiotique son orientation propre, très distincte du programme saussurien.

    Textes rassemblés, traduits et commentés par Gérard Deledalle. Postface inédite de Mathias Girel

  • La traduction : novella Nouv.

    La Traduction, autofiction de l'écrivaine canadienne Lisa Moore, décrit l'expérience de dédoublement et de mise en danger de l'identité, offerte au risque de l'autre, que constitue la création artistique doublée de l'expérience de la traduction. Par le biais de la fiction, l'oeuvre explore la relation complexe entre autrice et traductrice, dans un récit à la tonalité discrètement fantastique.

  • Le Discours sur notre langue est le premier traité linguistique du XVIe siècle italien et l'une des oeuvres les plus personnelles de Machiavel. S'appuyant sur le traité De vulgari eloquentia de Dante, le Vicentin G. G. Trissino (1478-1550) fait imprimer à Rome en 1524 une Épître sur les lettres nouvellement ajoutées à la langue italienne, dédiée au pape Clément VII. Quand les Toscans entendent qualifier d'italienne la langue littéraire en usage dans la péninsule, leur sang ne fait qu'un tour. En réponse immédiate, le Discours sur notre langue est un plaidoyer patriotique en faveur des droits du parler florentin, selon la méthode de l'époque par raisons (arguments) et autorités (citations des grands auteurs). Déformant sans scrupule l'histoire de la littérature italienne, Machiavel prétend qu'elle naît avec Dante, Pétrarque et Boccace, déclarés Florentins, et que tous les autres écrivains d'Italie ont dû apprendre la langue de ces « trois couronnes », tant leur propre parler était inapte à la littérature. Le Discours constitue ainsi l'acte de naissance de la « Question de la langue », débat passionné qui mobilise ensuite pendant des années de nombreux lettrés italiens (Firenzuola, Martelli, Tolomei, Lenzoni...). Il vaut notamment par le dialogue central entre Machiavel et Dante ressuscité, coup de théâtre où l'on reconnaît la patte du dramaturge, qui convoque l'auteur de la Divine comédie en personne pour le soumettre à un interrogatoire serré et impitoyable sur ses choix linguistiques et stylistiques - et le désavouer.

  • Les sept essais rassemblés dans cet ouvrage se rapportent tous, plus ou moins directement, à ce qu'Ann Banfield a appelé les « phrases sans parole » du récit de fiction (au premier rang d'entre elles, les phrases du style indirect libre (ce sont des phrases qui ne sont dites par aucun locuteur ; par ex.
    « Mais quelle horreur ! »). Tous ces essais ont été écrits et/ou publiés après la publication de Phrases sans parole. Théorie du récit et du style indirect libre, trad. C. Veken, Paris, Le Seuil, 1995). Ils en reprennent les cadres théoriques et en prolongent les analyses dans d'autres contextes, d'autres domaines d'études, où elles acquièrent d'autres usages, d'autres. L'ouvrage porte témoignage de la richesse de la rencontre entre la linguistique, la philosophie, la théorie et l'analyse du récit ou du roman.

  • On a beau être quelque 200 millions de locuteurs français dans le monde, il arrive pourtant qu'on ne se comprenne pas. Les Français qui traversent la grande mare pour aller fraterniser avec leurs cousins d'Amérique ou les Québécois qui visitent la terre de leurs ancêtres connaissent le problème depuis longtemps.

    Ce livre souligne avec une virtuosité désinvolte les différences et les malentendus souvent créés par le français que nous sommes pourtant censés avoir en commun avec les habitants de tous les Pays de la francophonie. Il offre des solutions pratiques aux Québécois qui voudraient éviter de passer pour des « Ploucs » en France ainsi qu'aux Français qui ne souhaiteraient pas être pris pour des « Kétaines » au Canada. De plus, aux uns comme aux autres il permettra d'être à l'abri de bourdes et de fâcheuses méprises en Suisse, en Belgique et dans quantité de pays d'Afrique, tous lieux où un chien s'appelle parfois un chat.

  • Les traducteurs dans l'histoire a été accueilli dès sa première édition comme un ouvrage incontournable. Cette nouvelle édition, revue et enrichie, comporte d'importantes mises à jour et des sections inédites. Elle tient compte aussi des orientations de la recherche contemporaine et offre une interprétation plus nuancée de certains faits historiques. La bibliographie renferme plus de cent nouveaux titres. Cet ouvrage, indispensable pour les étudiants, les chercheurs et les professionnels de la traduction, intéressera tout autant les chercheurs d'autres disciplines et le grand public, car l'histoire de la traduction recoupe celle des cultures et des civilisations.

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