Actes Sud

  • Décédé en 2009 à la veille de son 80e anniversaire, l'écuyer Jean-Claude Racinet, qui a passé sa vie à défendre et illustrer la belle équitation de tradition française (qu'il était finalement parti enseigner aux Etats-Unis), a laissé une oeuvre écrite foisonnante: articles dans des revues spécialisées, chroniques acidulées, pamphlets, ouvrages de doctrine, sans compter une abondante correspondance technique inédite. Ses disciples se proposent de réunir et présenter en un volume cette oeuvre originale, multiforme et salutaire. Saluée, en tout cas, par les plus grands noms de la spécialité, tel le général Pierre Durand, écuyer-en-chef du Cadre Noir de Saumur et longtemps directeur de l'Ecole Nationale d'Equitation. Paraissant dix ans après sa mort, le présent recueil n'est pas seulement un légitime hommage rendu à un cavalier d'exception. Donnant un aperçu de la richesse de sa pensée et de son enseignement, il sera le livre de chevet de tous ceux qui, aujourd'hui encore, sont confrontés aux mystères de l'équitation et de la relation homme-cheval.

  • De 1951 à 1956, Nuno Oliveira écrit une soixantaine d'articles concernant le cheval et l'équitation dans deux revues portugaises?: «Diana», de 1951 à 1954, puis «Vida Rural», jusqu'à la fin de 1956. Si Oliveira a alors une trentaine d'années, il est déjà un écuyer accompli et possède une longue expérience. Les articles qu'il rédige, qui peuvent sembler des propos à bâtons rompus, ne se départissent jamais d'une grande hauteur de vue concernant l'équitation. La plupart de ces textes sont des modèles de cette grande intelligence équestre, qui reste l'une des marques de sa personnalité. Nous présentons ici une traduction intégrale et inédite de ces articles, agrémentée de quelques photographies des mêmes années.

  • L'autobiographie d'une jeune championne anglaise de dressage, qui avec son cheval Valegro, a survolé les jeux Olympiques de 2012 à Londres, puis ceux de 2016 à Rio. Depuis sa formation, ce couple a pulvérisé tous les records et fasciné le public. Charlotte Dujardin monte à cheval depuis qu'elle a deux ans et a pratiqué le saut d'obstacles en compétition dès son plus jeune âge, encouragée par une mère cavalière. A l'adolescence, elle découvre le dressage et va s'y consacrer avec une grande détermination et beaucoup de sacrifices de la part de sa famille car la discipline, avec son héritage aristocratique, coûte cher. A 22 ans, elle est embauchée comme groom par le champion de dressage britannique Carl Hester et elle devient son élève. C'est là qu'elle fait la rencontre de Valegro, un hongre KWPN bai-brun, très athlétique mais qui par chance manquait un peu de taille pour être monté par Carl. Charlotte va apprendre à gérer l'énergie de Valegro et tous deux vont développer une complicité exceptionnelle qui va les emmener au plus haut.

  • Voici la réédition, très attendue, d'un ouvrage dont l'unique tirage, réalisé en 1979 - il y a tout juste trente ans -, est épuisé depuis longtemps.
    Pour les amateurs, Les Maîtres de l'oeuvre équestre constitue une sorte de bible : c'est «la» référence absolue en la matière. Pour tous ceux qui s'intéressent à l'équitation, à son histoire, à sa richesse et à sa diversité, c'est en tout cas un outil de travail indispensable.
    On y trouve, en effet, en 140 notices détaillées, la biographie de tous les écuyers-écrivains qui, de Xénophon au général L'Hotte, ont fait évoluer l'art équestre, ainsi que la connaissance du cheval, son approche et son emploi.
    Véritable dictionnaire de la littérature équestre de langue française (d'origine ou par traduction), Les Maîtres de l'oeuvre équestre est enrichi dans la présente édition d'un inventaire de tous ceux qui, sans avoir nécessairement laissé une oeuvre écrite, ont marqué, d'une façon ou d'une autre, l'histoire des relations entre l'homme et le cheval : grands soldats, écuyers, peintres, poètes, savants, chasseurs ou voyageurs.
    Réunies par leur auteur sous le titre de Les Mémorables du cheval, la centaine de notices qui composent ce fabuleux catalogue sont classées cette fois par ordre chronologique, balayant en effet les siècles, en une vaste perspective cavalière, de la préhistoire à nos jours, de l'Antiquité aux temps modernes, de la mythologie à la féminisation de l'univers équestre.
    Quasiment inédites, si ce n'est en feuilleton, au cours des années 1970, dans une gazette aujourd'hui disparue - baptisée Plaisirs équestres -, Les Mémorables du cheval constituent le complément naturel des Maîtres de l'oeuvre équestre, pour former une encyclopédie de la culture équestre.

  • Almanach Zingaro, 1984-2014

    Bartabas

    Cet ouvrage anniversaire, publié à l'occasion des 30 ans de la troupe, nous invite à un voyage dans les différents univers composant l'histoire de Zingaro. De spectacle en spectacle, un florilège de plus de sept-cent photographies des spectacles et des coulisses nous entraîne au sein d'un théâtre d'exception où le cheval est roi, nous permettant ainsi de revivre toutes les émotions créées par cette troupe unique.

  • L'équitation western est une discipline équestre en plein essor. En France, chaque année, le nombre d'affiliés augmente en moyenne de 25%. Ces nouveaux pratiquants sont souvent des adultes, déjà cavaliers pour beaucoup d'entre eux, venant du classique ou de la randonnée. L'équitation western leur permet de concilier l'envie de progresser techniquement, tout en privilégiant la relation avec leur cheval par la compréhension de son fonctionnement physique et mental. De plus, la sécurité est une dimension essentielle de cette discipline: elle permet de monter en toute tranquillité et rassure ceux qui ont déjà éprouvé quelques frayeurs à cheval. Lyne Laforme, l'auteur de cet ouvrage, enseigne depuis trente ans. Elle a formé bon nombre des instructeurs western français. La méthode qu'elle a élaborée est le fruit de ses nombreuses années d'expérience auprès de ses élèves, qu'ils soient instructeurs, compétiteurs de haut niveau ou simples propriétaires de chevaux. Elle tente d'amener chevaux et cavaliers à une plus grande complicité car c'est par une meilleure compréhension du cheval (morphologie, déplacements, caractère.) et par un entraînement adéquat que l'on parvient à obtenir un cheval attentif à son cavalier et capable d'exécuter tous les exercices.
    Dans ce manuel pratique, Lyne Laforme nous explique l'essentiel de l'équitation western, ces fondamentaux qui sont indispensables pour aborder toutes les disciplines western. De façon claire, simple et illustrée, elle nous propose une méthode progressive, constituée d'étapes logiques permettant d'élaborer un programme adapté aux compétences de chacun. Une large place est faite aux exercices d'entraînement qui accompagnent et valident la progression du cavalier et de son cheval. Chaque exercice pratique est structuré de la manière suivante: description de l'exercice (la manoeuvre) ; méthode d'apprentissage (utilité de l'exercice, manière de le réussir et façons de l'exécuter) ; méthode d'entraînement ; résolution des problèmes éventuels. De nombreuses images et schémas viennent illustrer le propos. Lyne Laforme est instructeur niveau III de Canada Hippique et de la Fédération

  • Terre d'eau où fusionnent Provence et Languedoc, la Camargue est à l'origine d'une mythologie aux symboles forts. Incarnant à la fois la puissance, la liberté et le courage, le trio emblématique - taureau, cheval et gardian - de cette région vit en osmose avec une nature hostile depuis des temps immémoriaux. L'association de l'homme et du cheval a permis, sinon la domestication, du moins l'élevage extensif dans son milieu naturel du taureau de Camargue. Au fil des siècles, le travail avec ce bovin au comportement sauvage a donné naissance à une équitation spécifique que l'on ne retrouve nulle part ailleurs... Transmises oralement selon un mode compagnonnique, les règles coutumières de cette équitation privilégient l'efficacité, la sécurité des bêtes comme des hommes, et une grande liberté au cheval. C'est une équitation de travail "à la française" qui utilise un matériel de conception simple favorisant le confort et la mobilité du gardian. Pour la première fois, les techniques de l'équitation camargue sont réunies dans un ouvrage à vocation didactique. Ce livre divulgue une synthèse des traditions équestres camarguaises que fauteur a collectées puis formalisées en collaboration avec les plus importants acteurs de cette spécialité. Toutes les opérations gardianes sont passées en revue, depuis la quête de la monture dans le pays jusqu'aux exercices destinés à développer les qualités naturelles du cheval camargue et aux différentes disciplines de compétition.

  • Kevin Staut est le meilleur cavalier de saut d'obstacles français. Si, au début du livre, il est champion d'Europe, numéro un mondial et vice-champion du monde par équipe à trente ans, à la dernière page, il a perdu son titre individuel, mais ravi pour son équipe la médaille d'argent au championnat d'Europe. Il a souffert, également, de même qu'il a vécu des désillusions et des remises en question. Il s'est battu et a changé.
    Kevin Staut constitue un modèle pour un grand nombre de cavaliers, professionnels ou amateurs : sa rigueur et sa force de travail incomparables l'ont rapidement propulsé au sommet des podiums, lui qui n'est pourtant pas issu d'une famille de cavaliers. Par ailleurs, le jeune homme est porteur de valeurs : son respect des chevaux et du travail d'autrui, son éthique, son humour, son charisme, son étonnante personnalité en font un personnage fascinant et drôle. «Je voudrais que l'on comprenne que l'équitation est un sport d'équipe», explique-t-il. Cet ouvrage nous convie à un road movie dans le sillage du cavalier, sur les terrains de concours et dans les écuries, auprès de ses compagnons d'aventure, humains ou équins. On y découvre aussi les coulisses de la compétition : les gens que l'on ne voit pas, les émotions que l'on se cache, les peurs que l'on combat. On y caresse, des mains et du regard, Kraque Boom et Silvana, les deux chevaux fétiches de Kevin Staut, aussi différents dans leur caractère que fascinants dans leur talent. On y explore, en mots et en images, l'univers d'un champion.
    Dans cette narration, texte et images se mêlent et se répondent, nous emportant sur les lieux du drame et nous faisant vivre l'action, ressentir les émotions, des coulisses à la scène. Pour l'auteur, cette démarche est l'aboutissement de vingt ans de travail où elle a oeuvré comme journaliste, réalisatrice de documentaires et scénariste de docu-fiction, auteur. et d'une vie d'amour pour les chevaux.

  • La Varende n'est pas seulement l'auteur de quelques romans inoubliables : Nez-de-cuir (1936), Les Manants du roi (1938), Le Centaure de Dieu (1938) ; pas seulement un écrivain généreux et prolifique : plus de cent ouvrages, un bon millier de nouvelles, articles, chroniques en tout genre. Il fut, en son temps, bien mieux qu'un simple romancier : un modèle, une référence, dont on peine, aujourd'hui, à mesurer le rayonnement et l'influence. Ce hobereau normand tenait d'un grand-père amiral la passion de la mer, des bateaux, des grands capitaines, dont il écrivit plusieurs biographies. Mais c'est à la terre de sa chère Normandie qu'il consacra l'essentiel de son oeuvre. Rien d'étonnant donc que le cheval, dont ce pays est un des berceaux, y soit omniprésent. La Varende est ému par la beauté, la grâce de l'animal. Il est conscient de la place unique qu'il a occupée, et qu'il occupe toujours, au côté de l'homme. On sent bien, à lire l'ensemble des textes qu'il a consacrés au noble animal, réunis ici pour la première fois, qu'avec le cheval La Varende a trouvé un sujet à la mesure de son immense talent. Très peu connus, voire quasiment inédits pour la plupart ou au contraire puisés au coeur même de ses oeuvres les plus célèbres, ces textes ont été choisis et présentés par un des meilleurs connaisseurs de l'écrivain, Arnaud Dhermy, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale de France.

  • Les photographies de Claire Cocano commentées par Bartabas proposent une promenade sur les lieux du théâtre équestre Zingaro, conçu par l'architecte Patrick Bouchain, implanté depuis vingt ans au sein du Fort d'Aubervilliers.
    Le fort d'Aubervilliers fait partie des ouvrages décidés en 1840 par Thiers afin de protéger la capitale et de mater les rebellions. Il fut en partie détruit par les bombardements de l'armée prussienne en 1870, et les combats de la Commune l'année suivante. Depuis vingt ans, le troupe du théâtre équestre Zingaro s'y est installée. Autour d'elle, une casse automobile, des jardins ouvriers et des installations militaires occupent cet espace inouï aux portes de Paris.
    Le regard de Claire Cocano, accompagné de quelques commentaires de Bartabas, se pose sur ce lieu de vie et de création : Comment les habitants ont-ils investi les lieux en vingt ans ? Comment cette architecture éphémère parvient-elle à s'inscrire dans le temps ? Comment vit-on dans le village Zingaro ? En trois parties : la vie des hommes ; le lieu de vie des chevaux ; de l'entraînement au spectacle.

  • Au retour d'un séjour de près de quinze ans en algérie, oú il a eu à affronter la résistance organisée par l'émir ahd el-kader, le général daumas (1803-1871) se lance clans la rédaction d'un ouvrage dans lequel il consigne l'ensemble de ses observations de terrain.
    Officier de cavalerie, il a été en contact permanent avec des troupes indigènes ou des aristocraties tribales chez lesquelles le cheval n'est pas un simple moyen de transport. publié en 1851, cet ouvrage, intitulé les chevaux du sahara, est une somme inédite, la première du genre, qui rassemble tout ce que l'on peut dire des relations que les arabes entretiennent avec le cheval : son élevage, son éducation, les soins à y apporter et les mille manières de l'utiliser - à la guerre, à la chasse ou à la parade, vaste corpus clans lequel s'entremêlent approche empirique et scientifique, religion et superstition, équitation et hippologie.
    Alors même qu'il travaillait à son ouvrage, le général daumas est dépêché auprès d'abd el-kader, qui, ayant rendu les armes, est détenu à toulon, avant d'être assigné à résidence à pau, puis à amboise. entre les deux hommes, qui se respectent et s'estiment, ayant en commun, aussi, la passion des chevaux, s'institue un dialogue qui ira en s'enrichissant. ce sont ainsi des remarques informelles, puis des lettres et même un long texte que daumas va soigneusement incorporer à son livre, conférant à celui-ci une autorité et une couleur orientales.
    De multiples rééditions permettent d'intégrer ces apports successifs, avec une correspondance qui se prolongera alors que l'émir libéré, est parti en résidence à damas, oú il exerce un magistère spirituel et politique important. françois pouillon, directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales, s'est attaché à dresser un inventaire exhaustif de cette littérature équestre et, mieux que cela, à restituer ici certains originaux - écrits en arabe, bien sûr : bonne occasion de vérifier que les traductions publiées par daumas n'étaient pas aussi mauvaises que certains l'ont craint.
    Réunis en un seul volume ces textes constituent non seulement la somme la plus importante de l'hippiatrique arabe disponible en langue française mais aussi, au moment oú l'on célèbre le bicentenaire de sa naissance (1808), une manière d'honorer la mémoire d'abd el-kader, qui fut, outre un grand hippologue, surtout l'homme du dialogue des cultures.

  • Les multiples usages auxquels se prêta le cheval furent à l'origine de bâtiments d'une extrême diversité, construits en grand nombre et encore très présents sur l'ensemble du territoire européen : écuries, manèges, académies, casernes et écoles de cavalerie, haras privés ou nationaux, cirques, hippodromes. Si les plus beaux édifices ont reçu les plus grandes attentions, l'ensemble que constitue l'architecture équestre reste mal connu, ce qui nuit à sa conservation. Ainsi, l'École nationale d'équitation a souhaité coordonner une réflexion d'envergure européenne sur ce thème. Son objectif est de mettre en évidence les monuments et hauts lieux dédiés au cheval, de la fin du Moyen Âge à nos jours, rendre hommage à leur influence nationale ou internationale et souligner leur place dans l'histoire de l'architecture et du décor, aussi bien que leur valeur patrimoniale.
    Chaque contribution replace chacune des constructions présentées dans le contexte hippologique, politique, économique, social et culturel qui a conditionné son élaboration et son utilisation. Que ce soit à des fins militaires, académiques, économiques, de loisir ou de représentation, l'architecture équestre est abordée sous toutes ses formes. Par-delà l'étude monographique, on parvient ainsi à établir des comparaisons et à définir des typologies indispensables à une approche globale du sujet.

  • Lorenzo

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    dans la famille du spectacle équestre, lorenzo est le jeune prodige.
    avec son numéro unique de poste hongroise à huit chevaux, sur lesquels il franchit des obstacles impressionnants au grand galop, il a fait le tour de l'europe. partout, le même enthousiasme, le même public conquis. en 2005, il émerveille les spectateurs des crinières d'or à avignon, avec ses quatre juments grises, qu'il mène sans bride, en toute liberté. dans ce nouveau numéro, la poésie et l'émotion s'ajoutent à l'exploit.
    lorenzo n'a pas la trentaine, mais déjà vingt ans de carrière. vingt ans déjà, depuis les premières représentations dans les arènes des saintes-maries-de-la-mer, à côté desquelles il est né, il a grandi et il vit. pour ce livre, il a bien voulu se raconter, lui si secret. ce qu'il n'a pas dit, ce sont les autres, ses proches, qui l'ont confié. cette jeune vie, déjà très remplie, est exemplaire de ce que l'on peut arriver à faire, à force de volonté, de ténacité et de courage.
    et de talent, bien sûr. l'auteur et le photographe ont accompagné lorenzo durant un printemps. en camargue, d'abord, ils l'ont vu vivre avec ses chevaux, tandis qu'il s'entraînait avant de partir pour une série de représentations en angleterre. puis, là-bas, à sheffield où il se produisait avec ses deux numéros. a côté des belles photos de spectacle, le livre dévoile un lorenzo intime, un lorenzo en coulisses, qui permet de mieux comprendre et de mieux connaître cet artiste surdoué.


  • Dans ce livre, Buck Brannaman présente ici sa méthode de travail au sol pour débourrer un jeune cheval, De la toute première séance dans le rond de longe jusqu'à la première fois où il monte sur son dos, toutes les étapes sont clairement expliquées et illustrées de nombreuses photos. Pour Buck Brannaman, comme pour tous les nouveaux maîtres américains, le travail au sol est très important et mérite qu'on y consacre du temps. C'est à pied qu'on enseigne les bases de l'éducation et du dressage et on peut y revenir dès que nécessaire. C'est là qu'on a l'occasion de faire cette "première impression" si importante pour la suite. Un livre clair et pratique, à garder dans la sellerie ou près de son lit. Vos chevaux vous remercieront.

  • " Deux siècles avant Antoine de Pluvinel, trois siècles avant François Robichon de la Guérinière, un écuyer lettré établissait les bases de ce qui deviendra l'équitation classique.
    Cet auteur oublié n'est autre que le roi du Portugal, dom Duarte (1391-1438), qui écrivit, dans les années 1430, un ouvrage consacré à l'art et la manière d'employer les chevaux.
    Pour lui, il n'y a pas « une » équitation unique, mais plusieurs. Raison pour laquelle il utilise le pluriel dans l'intitulé de son manuel : Traité des équitations. Équitation « à la bride », équitation « à la genette », répondant à des fonctions différentes : équitation pour la guerre, équitation pour la vénerie, pour les loisirs, etc. Mais pas seulement.
    L'originalité principale de dom Duarte, en effet, consiste à attribuer à l'art équestre une dimension quasi mystique. S'il croit aux vertus de la fréquentation des chevaux, le roi écuyer considère que chaque cavalier doit suivre une formation à la fois spirituelle, intellectuelle et physique, permettant la connaissance, - et donc la maîtrise - de soi.
    Écrite dans une langue que même les Portugais d'aujourd'hui ont du mal à déchiffrer, ce Traité des équitations n'avait jamais été intégralement traduit en français. Grâce aux talents conjoints d'une linguiste, Anne-Marie Quint, et d'un passionné d'équitation, Carlos Pereira, cette carence est ici levée.
    Humaniste cultivé, grand lecteur, préoccupé par les questions théologiques, philosophiques ou morales, dom Duarte a été parfois comparé à Montaigne, dont l'oeuvre est pourtant beaucoup plus tardive (plus d'un siècle !). Par l'importance qu'il accorde aux choses de l'esprit, il se distingue en tout cas de la plupart des auteurs de ce qu'on a coutume d'appeler la littérature équestre.
    Et paradoxalement, son ouvrage, qui est le plus ancien traité d'équitation de l'Europe chrétienne, révèle un précurseur de la pédagogie sportive et de l'approche éthologique d'aujourd'hui." J.-L. Gouraud

  • L'Athénien Xénophon (environ 428 - environ 355 avant Jésus-Christ) est l'auteur d'une oeuvre considérable. Outre les Helléniques, qui raconte l'histoire du monde grec dans la première moitié du IVe siècle, ou bien les Mémorables, qui rapportent les enseignements de Socrate, il est connu pour avoir écrit l'un des premiers traités équestres du monde occidental. Ce cavalier athénien, qui a parcouru les vastes espaces de l'Empire perse lors de l'expédition des Dix Mille, et qui a combattu auprès des Spartiates tout en ayant renié quelque temps sa cité d'origine, a acquis une solide expérience équestre qu'il a voulu, par souci didactique, fixer par écrit. Outre l'Art équestre, qui donne des conseils que l'on peut suivre encore aujourd'hui, il a rédigé un traité destiné à un commandant de la cavalerie (l'Hipparque), dans lequel il conseille d'utiliser souvent la ruse dans les combats. Ce sont donc deux traités inestimables, ici mis en valeur par la belle traduction de l'helléniste Paul-Louis Courier (1772-1825).

  • L'histoire et la politique, les arts et la littérature, le sexe et la religion : ce n'est sans doute pas pour rien que les hommes ont mêlé les chevaux à toutes leurs activités, leurs croisades, leurs folies. Dans les savoureuses chroniques qu'il a rassemblées ici, Jean-Louis Gouraud part du cheval pour arriver à l'homme. 

  • French equitation,est la traduction française d'un traité d'équitation publié à Boston en 1922 après le décès de son auteur, Henry L. de Bussigny, ancien officier de cavalerie passé par Saint-Cyr et Saumur, qui se dit élève du comte d'Aure, de Baucher, de Raabe, et admirateur de Fillis. Parti s'installer aux Etats Unis après la guerre de 1870, il aura parmi ses élèves les plus prestigieux Théodore Roosevelt. Dans son ouvrage, il préconise une équitation savante toute de patience, de gentillesse, de modération, dont le principe est la force de l'effet et le refus de l'effet de la force. Au terme de dressage il préfère celui d'éducation. Une introduction sur l'influence bauchériste aux États-Unis à la charnière des 19e et 20e siècles précède la traduction de cet ouvrage, dûe à Frédéric Magnin, ainsi qu'une biographie de Bussigny, et celles d'autres écuyers de cette « French connexion ». 

  • Ready cash

    Christophe Donner

    Les chevaux de courses ne sont rien sans les hommes qui les font naître, les entraînent, ceux qui ont rêvé de leur gloire. Le propriétaire et entraîneur de Ready Cash s'appelle Philippe Allaire. C'est le fils de Pierre Allaire qui fut le propriétaire et entraîneur d'Une de Mai, célébrité du trotting mondial, que j'allais voir courir à Vincennes, il y a quarante ans.
    Entre Une de Mai et Ready Cash, quarante années de victoires, de défaites, de fortunes et de faillites, quarante années de trahisons, de bagarres, de drames. Cracks perdus, volés, estropiés, scandales de dopage et de courses truquées, il suffit de rater une marche pour passer en quelques heures du podium à la prison.
    Aujourd'hui, je ne peux pas regarder courir Ready Cash sans penser à la famille Allaire dont il est à la fois le flambeau et la revanche.
    Après l'avoir vu remporter deux Prix d'Amérique, en 2011 et 2012, et se faire battre en 2013, j'attends avec tous ses fans qu'il reprenne sa couronne cette année. Ce livre étant, comme tous les autres, un pari.

  • Le cheval : un dieu?

    Collectif

    Pour certains, "le cheval est une preuve de l'existence de Dieu". Cet ouvrage regroupant une introduction de Jean-Louis Gouraud ainsi que les contributions de sept spécialistes s'interroge à ce sujet.

  • "L'idée de livre sur l'équitation Camargue a été initiée en partie par mes élèves, désireux d'avoir un support pour continuer d'apprendre chez eux entre deux cours. Alors l'envie d'écrire un guide descriptif destiné à mes clients s'est transformée en un projet de manuel technique sur l'équitation Camargue destiné au grand public." Céline Legaz Ce manuel est dédié aux cavaliers des centres-équestres, aux cavaliers propriétaires, aux amoureux du cheval Camargue, à tous ceux qui pourraient avoir besoin d'un petit coup de pouce pour progresser dans leur apprentissage.
    Il aborde toutes les étapes de l'apprentissage de l'équitation Camargue, de la connaissance de la race et l'abord du cheval en liberté à la technique équestre à pied, à cheval, propre à cette équitation en passant par la description du harnachement, à la façon de l'ajuster et la connaissance des différentes disciplines.
    La description de chaque élément est argumentée par des photos, des dessins, des schémas.
    L'objectif est d'expliquer avec des mots simples et des illustrations tout ce qui peut l'être, et d'inculquer à la fois aux cavaliers et aux propriétaires les notions de respect du cheval, d'éducation, de sécurité. Ainsi que de donner des idées, des pistes de travail.

  • Carnets taurins

    Jacques Durand

    L'importance de jacques durand, et ce pour quoi on ne le remerciera jamais assez, c'est d'avoir installé dans la langue française les questions fondamentales de la tauromachie.
    Ce qu'il nous a amené, à nous qui ne sommes ni toreros, ni éleveurs, ni écrivains, juste des badeurs acharnés, c'est une langue qui traduise enfin la joie et la grandeur des émotions que nous ressentons dans les arènes. en s'appuyant sur deux principes: les histoires, petites et grandes, qu'il va pêcher dans les fonds de mémoire, et qu'il conte avec un talent précieux, et sa capacité magique à faire passer, dans la langue même, le grand souffle du mystère taurin.
    Des histoires, il y en a plein les pages - comme on dit plein les yeux - de ce livre qui salue les vingt années de la route des toros suivie passionnément, mais tranquillement, par jacques durand. au fond, ce n'est pas un album, c'est le fond des poches de jacques qui nous est ici entrouvert: ses photos, ses notes d'hôtel ou de restaurant, toute la petite quincaillerie du souvenir superbement mise en page et oú se découvre en prime le courrier des lecteurs de libération, haineux ou drôle, les collections de billets, de rencontres, le petit bout de toile jaune de la doublure de la dernière muleta de josé tomas avant sa retirada, offert par zocato, ou un parte medical de l'infirmerie de l'arène de cordoue.
    C'est un livre magnifique, qui résonne des fureurs, des joies et des peines, des fumées, des frôlements de la soie des capes de paseo, des odeurs de viande rôtie, des vins, rouges de rioja, ou blancs de sanlucar, de l'odeur âcre des rendez-vous ratés. ou pas. c'est un chant pour la route des toros, celle qui s'ouvre à nouveau devant nous, chaque fois, dans les étés qui commencent.

  • Publié pour la première fois en allemagne en 1834, l'ouvrage que voici y est régulièrement réédité.
    En angleterre, une traduction en a été proposée il y a déjà plus de dix ans de cela. il s'agit, en effet, d'un livre indispensable à tout amateur - un de ces grands classiques que tout honnête homme (de cheval) doit posséder dans sa bibliothèque. son auteur, karl wilhelm ammon, vétérinaire passionné, gouverneur d'un prestigieux haras de bavière, a consacré une grande partie de sa vie à se documenter sur les chevaux d'orient et a réuni l'ensemble des connaissances ainsi acquises dans l'ouvrage dont jean-pierre portmann nous donne ici une traduction en français.
    La somme de k. w. ammon est parue à un moment que l'on pourrait appeler l'âge d'or, ou la grande époque - "la belle epoque" - du cheval arabe. si napoléon n'est pas le premier européen à "découvrir" l'extraordinaire vaillance des petits chevaux orientaux, il est certain que sa campagne en egypte, menée une trentaine d'années auparavant, a suscité des vocations, et déclenché un engouement général pour ces montures vives et gracieuses.
    Cela tombe bien : c'est aussi le temps oú les bédouins d'arabie, sortant de leur désert, commencent à se rapprocher des villes de syrie, d'irak, de mésopotamie, et à proposer sur les marchés d'alep, de bagdad ou de bassora de magnifiques étalons dont l'occident, à la recherche de chevaux "améliorateurs", se met à rêver. enquêtes, missions d'achat, simples voyages de découverte, dès lors, se multiplient.
    Les relations de voyage, les rapports de mission font le miel de karl wilhelm ammon, qui les lit avec attention, les compare entre eux, les confronte à des sources plus anciennes. tout l'intéresse : son but est de retracer l'histoire du cheval oriental depuis. salomon ! il est proche de la soixantaine lorsque, réunissant l'ensemble de sa prodigieuse documentation, ammon publie ses nachrichten von der pferdezucht der araber und den arabischen pferden.
    En voici (enfin !) la version française, enrichie de nombreuses notes par un traducteur qui est, comme le fut l'auteur, à la fois un hippophile et un bibliophile.

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