Au Diable Vauvert

  • La véritable découverte de la méthode de dressage pratiqué par « ceux qui murmurent », c'est que les chevaux nous révèlent des choses sur nous-mêmes quand nous cherchons à déchiffrer leur comportement.
    C'est au nom de cela que Chris Irwin, une sommité au Canada et l'un des dresseurs les plus demandés aujourd'hui en Amérique du Nord, a su construire ce petit manuel d'initiation à la méthode pratiquée par les « chuchoteurs », comme un véritable programme de développement personnel du cavalier.
    Fruit de plus de vingt années de dressage et d'observation éthologique, ce guide à lire et relire mêle réflexions sur la relation humain cheval, commentaires morphologiques, examen des langages corporels des chevaux et des hommes et explications techniques simples sur la méthode du dressage sans résistance. Irwin nous montre de façon claire et positive combien assurance intérieure, conscience de soi, honnêteté et confiance sont indispensables dans l'établissement d'une bonne relation avec le cheval, dont la sensibilité et la nature de proie face aux prédateurs que nous sommes enrichit nos propres perceptions.
    En déchiffrant nos attitudes comme les chevaux les perçoivent, en toute vérité, et en nous enseignant comment nous ouvrir à leur langage, Irwin nous montre ce que les chevaux nous apprennent en matière d'empathie et de patience. Et ce qui est vrai avec les animaux et le monde naturel, l'est tout autant avec nos semblables.
    Son livre s'achève par un programme d'entrainement pratique à destination de tout cavalier ou amoureux des chevaux, pour commencer à « parler cheval ».

  • Chris Irwin enseigne le savoir-comprendre et le savoir-être avec les chevaux depuis 30 ans. Et sa première leçon, c'est que les chevaux, si on apprend à les écouter, nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes.
    C'est ainsi qu'un échec cinglant avec une jument violente, va conduire Chris Irwin à remettre en cause son enseignement, à oser affronter sa part sombre, pour aller plus loin dans la paix intérieure et l'empathie équine.
    Riche de conseils techniques et de remarques lumineuses, son second livre approfondit la compréhension du langage corporel du cheval et du cavalier, mais aussi, en véritable ouvrage de développement personnel, propose un programme progressif pour développer l'écoute de l'autre et la conscience de soi.
    « Chris Irwin change la façon dont nous communiquons les uns avec les autres, un cheval à la fois. » - The Toronto Star

  • Yves Charnet a transformé une passion qui, comme beaucoup d'aficionados, le conduit chaque été par le train sur la route des arènes, en errance et en objet poétique.
    Avec ses Lettres à Juan Bautista, la figure du torero s'était déjà installée comme celle d'un double du poète, au centre de sa quête du sens et de soi. Trains, hôtels, femmes, attentes, gradins : la puissance du spectacle taurin fait que regarder le torero des gradins, le suivre de triomphes en échecs, le deviner, le guetter pour seulement l'entrevoir, place l'écrivain en posture de voyeur de sa propre condition, et le torero en muse de ses états d'âmes.
    Fragments dévoilés au rythme d'interrogations, de réminiscences ou de dialogues volés, de voyages, de rencontres, de choses banales, entre journal et prose... Il en résulte des pages sublimées par le dialogue intime entre littérature et tauromachie. Un accès de l'absolu à l'existence proche de « l'état de poésie » de Georges Haldas.

  • Simon Casas a produit la corrida historique donnée par le matador Jose Tomas le 16 septembre 2012 à Nîmes. Cet achèvement est pour Casas le point d'orgue d'une vie vouée au toro dès l'enfance. Il en raconte la genèse dans ce récit, qui retrouve la forme de son premier livre entre journal intime et confession.

    La corrida parfaite est le centre autour duquel se noue la réflexion existentielle en forme de retour sur soi, de bilan et d'aveu, via une correspondance sans réponse avec l'écrivain et ancien torero Alain Montcouquiol, compagnon des jeunes années. Des pages sublimes sur les faenas de Jose Tomas concluent ce livre en trois temps.

    Déjà deux livres, dont l'un du philosophe Francis Wolff, sur la Corrida du 16 septembre 2012 au cours de laquelle le matador mythique Jose Tomas mis à mort seul six taureaux de combat provenant de six élevages différents. Le maestro interdisant toute retransmission télévisuelle de ses prestations, cette corrida historique fut regardée par 18.000 spectateurs qui restent à jamais seuls témoins de ce sommet, décrit par la presse mondiale unanime comme « une corrida historique » bouleversant à jamais les canons de la tauromachie, et reçue comme un don d'esthétique universelle pour tous les présents, stupéfaits, unis par une extase muette du callejon aux amphithéâtres.

  • Le plus grand rejoneador contemporain raconte sa vie et son extraordinaire relation avec ses chevaux.

    Comptant parmi les plus grands cavaliers mondiaux, Pablo Hermoso de Mendoza est considéré comme un des toreros à cheval les plus importants de l'histoire. La relation qu'il entretient avec ses chevaux, fondée sur l'accord et l'acceptation du cheval et sa parfaite connexion en selle, ont provoqué dans les années quatre-vingt-dix une véritable révolution dans l'équitation taurine, ouvrant des horizons éthiques, techniques et esthétiques nouveaux, reculant les frontières de la performance et créant de nouveaux gestes de dressage, comme le reculer au galop.
    Il raconte ici avec ses mots, de souvenir en souvenir et de chevaux en chevaux, l'intimité austère et passionnée d'une vie de cavalier, une enfance rude et intuitive, ses débuts et sa vie de rejoneador avec ses chevaux, une carrière au sommet, un destin écrit par leurs sabots. Il a écrit les pages les plus importantes de son art avec les grands Cagancho, Chenel ou Pirata, chevaux stars dont les histoires ont ému aficionados et professionnels et qui revivent ici, parmi bien d'autres.
    C'est d'abord le récit d'un cavalier passionné qui raconte avec simplicité ce que ses chevaux lui ont appris, et le destin qu'ils lui ont offert.

  • « Dans le sud de la France la tauromachie galope dans nos prairies, nos marais abritent les manades de taureaux Camargue, les ganaderias de toros espagnol. Les murs des villages sont habillés le jour des fêtes votives de dessins réalisés avec des pochoirs aux multiples figurinestaurines, les jeunes les impriment la nuit sur les murs, ce sont les aubades. Des statuts de pierre ou de bronze représentent des taureaux qui ont été adulés et resteront célèbres pour notre histoire locale : parlez aux gens du Midi du Sanglier, de Goya, de Vovo, ils connaissent tous ces fameux bious, ça fait parti de notre patrimoine culturel ! Mon éducation taurine a démarrée de la sorte, normalement dans les rues de ma ville, dans ses arènes, dans les nombreux villages des alentours. »

  • Passionnant pour les cavaliers, ce document alterne techniques de dressage, descriptions de postures, explications sur l'élevage de chevaux et toros, réflexions nouvelles sur la corrida, dans un rythme de lecture fluide et varié.
    À la fois poétique, littéraire et technique, ce récit unique d'un Maître et d'un sage pour partager des connaissances acquises au cours d'une longue vie de rejóneador et témoigner de la corrida et ses acteurs, fera date.

  • Dialogue avec Navegante

    Collectif

    Avec la corrida historique donnée par le 16 septembre 2012 à Nîmes, le matador José Tomás est entré et dans l'histoire et dans la littérature.
    Mais il était lui aussi l'auteur d'un texte, lu en public lors de son retour après un coup de corne qui faillit lui être fatal, reçu du taureau Navegante à Aguascalientes au Mexique.
    " Quelques jours après m'être réveillé de ma blessure d'Aguascalientes, j'ai commencé à recevoir la visite de Navegante, le toro qui me l'a infligée. À vrai dire, au début cela ne m'a guère réjoui, mais, les jours passant, j'ai oublié ma rancune, une relation de confiance s'est établie entre nous, nous avons engagé la conversation et sommes même devenus collègues.
    Au cours d'une de ces conversations je lui ai demandé : "Pourquoi t'es-tu retourné sur moi de façon aussi imprévisible?" Sa réponse : "Parce qu'il te fallait payer encore une fois pour tout ce que nous, les toros, nous ne cessons de te donner. " Ce court texte, magnifique et profond, étonnant de la part d'un torero qui ne se montre pas et refuse toute déclaration ou interview comme les retransmissions télé, a frappé les esprits, en particuliers des écrivains, à commencer par Simon Casas, qui le cite dans sa Corrida parfaite...
    Et surtout, il a inspiré au prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, un " Monologue du taureau face à José Tomás " prononcé à Madrid.
    La fondation José Tomás et le maestro ont souhaité compléter et enrichir ces deux textes par des contributions d'intellectuels et critiques espagnols parmi les plus fins analystes du fait taurin, " non pas pour réaliser un livre de défense de la tauromachie, mais un livre pour la comprendre. Car la comprendre est la meilleure façon de la défendre ", comme l'a expliqué le maestro lors de sa présentation en feria de Madrid.
    Un succès immédiat et considérable en Espagne.

  • Années 1980.
    La Feria de Nîmes est à son apogée. Dans les arènes, un certain Paco Ojeda enchaîne les triomphes, alors que pendant près d'une semaine se pressent sur les boulevards et dans les rues étroites de la ville plusieurs centaines de milliers de personnes. Le très médiatique Yves Mourousi profite d'une Feria pour s'y marier. La Pentecôte nîmoise est une étape obligée sur le trajet officiel des peoples, entre Roland Garros et Festival de Cannes.

  • Onze ans après sa création, le Prix Hemingway, prix international reconnu dans l'ensemble du monde taurin et organisé par l'association les Avocats du Diable, s'affirme comme un tremplin pour les auteurs. Il multiplie les lectures publiques des nouvelles tout au long de l'année, en tous lieux et toutes saisons.
    Ce recueil rassemble des nouvelles inédites situées dans l'univers de la tauromachie. Signés par des auteurs aficionados ou néophytes, ces textes, émouvants ou drôles, décalés ou de culture taurine, parfois surprenants, toujours riches, viennent démontrer la richesse artistique et humaine de la culture tauromachique.

  • Dix ans déjà que le prix Hemingway récompense de jeunes auteurs et leur permet d'accéder à la scène littéraire! Ce recueil, dixième du Prix Hemingway, rassemble les meilleures nouvelles d'une extraordinaire compétition 2014. Il faut noter que les nouvelles, inédites, sont lues anonymement par le jury.
    Le prix est désormais envié et reconnu dans l'ensemble du monde taurin et les lectures taurines publiques initiées par l'association organisatrice les Avocats du Diable se multiplient tout au long de l'année, en tous lieux et toutes saisons, relayées par les aficionados: aujourd'hui, dix ans après sa création, littérature et tauromachie entretiennent des circulations incessantes et multipliées.
    Une fabrique à des auteurs qui a permis Au diable vauvert de découvrir rencontrer les talents d'Olivier Deck en 2005 et de Jean-Paul Didier Laurent en 2010 et de les présenter au grand public.

  • Pour fêter leur dixième année de promotion de la nouvelle, magnifier le génie de la forme courte et prouver la bravoure et la noblesse des huit lauréats du prix de la nouvelle le plus important en France, les avocats du Diable (qui portent bien leur nom) les ont mis au défi d'écrire en temps limité une nouvelle s'achevant par le mot « empreinte », et située pour chacun des lauréats dans un contexte tiré au sort !
    Les contextes : Dans un ascenseur. Un caillou dans la chaussure. 9 semaine et demi.
    Le cul entre deux chaises. Liberté, Égalité, Fraternité. Le mont St. Michel. Une grève des trains. La permanence du parti communiste...

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