Tristia

Traduit par MICHEL AUCOUTURIER

À propos

Le classicisme de l'art de la révolution, écrivait Mandelstam en 1922. Tristia - le titre est emprunté à Ovide - illustre ce paradoxe. Les années de guerre civile sont celle de l'errance dans la Russie, la Crimée, le Caucase, où se dessine le thème de l'exil et de l'adieu au passé. Michel Aucouturier, professeur à la Sorbonne et grand spécialiste de la poésie russe, en donne une traduction fidèle et musicale.


Rayons : Littérature > Poésie


  • Auteur(s)

    Ossip Mandelstam

  • Traducteur

    MICHEL AUCOUTURIER

  • Éditeur

    Actes Sud

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Date de parution

    15/03/1994

  • Collection

    Imprimerie Nationale

  • EAN

    9782110811813

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    224 Pages

  • Longueur

    20.6 cm

  • Largeur

    15 cm

  • Épaisseur

    2.1 cm

  • Poids

    347 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Ossip Mandelstam

Le poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938), fils d'un commerçant juif, est un insoumis. Son premier recueil de poésies, La Pierre, rencontre un vif succès dès sa parution en 1913. Il cofonde l'école « acméiste » qui, entre autres, considère que le mot est constitutif de la forme. Il s'oppose en cela aux symbolistes français et russes. Quand la révolution éclate, il entre au ministère de la Culture et collabore avec Lounatcharsky. Or, quand la terreur stalinienne se répand, il devient un perpétuel exilé. En 1934, il publie un poème satirique sur Staline. L'intervention de Boukharine et de Pasternak le sauve alors de la déportation. Mais, en 1937, il est de nouveau arrêté et meurt l'année suivante dans un camp près de Vladivostok. Pasternak lui a envié sa liberté quand d'autres sont restés marqués par son âme d'enfant et ses célèbres fous rires.

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