Oeuvres poétiques Tome 5 ; cahiers de voronej

À propos

Quatrième de couverture Ossip Mandelstam, né le 2 janvier 1891, fit des études à Paris, Heidelberg et Saint©Pétersbourg. En 1911/1912 il participa, avec Goumilov et Akhmatova. à la création de l'acméisme qui voulait opposer au verbe désincarné des symbolistes une architecture fondée sur le " mot©objet ". Son premier recueil La Pierre (1913) révélait toutefois la force et l'originalité d'un poète sans réelle ascendance. D'abord lié à la révolution par une sorte de " joute et attrait " où le rythme et le mythe transcendent l'époque dans une " nostalgie de la culture mondiale ", avant tout méditerranéenne (Tristia, 1923), Mandelstam allait inverser nombre des éléments de sa poétique, à partir de 1930, afin d'appréhender la réalité nouvelle, marquée par une perversion sans précédent des valeurs et des signes. Quand on vient l'arrêter en mai 1934, il est " prêt à la mort ". Mais condamné à trois ans d'exil, il va écrire à Voronej, en quelques mois les plus fertiles de son existence, les poèmes des trois Cahiers qui sont un des sommets de la poésie russe du vingtième siècle. Arrêté une nouvelle fois en mai 1938, le poète est envoyé au Goulag et meurt le 27 décembre près de Vladivostok, au seuil même de la Kolyma.


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  • Auteur(s)

    Ossip Mandelstam

  • Éditeur

    Circe

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Date de parution

    28/09/1998

  • EAN

    9782842420505

  • Disponibilité

    Indisponible

  • Nombre de pages

    356 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    2.6 cm

  • Poids

    356 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Ossip Mandelstam

Le poète russe Ossip Mandelstam (1891-1938), fils d'un commerçant juif, est un insoumis. Son premier recueil de poésies, La Pierre, rencontre un vif succès dès sa parution en 1913. Il cofonde l'école « acméiste » qui, entre autres, considère que le mot est constitutif de la forme. Il s'oppose en cela aux symbolistes français et russes. Quand la révolution éclate, il entre au ministère de la Culture et collabore avec Lounatcharsky. Or, quand la terreur stalinienne se répand, il devient un perpétuel exilé. En 1934, il publie un poème satirique sur Staline. L'intervention de Boukharine et de Pasternak le sauve alors de la déportation. Mais, en 1937, il est de nouveau arrêté et meurt l'année suivante dans un camp près de Vladivostok. Pasternak lui a envié sa liberté quand d'autres sont restés marqués par son âme d'enfant et ses célèbres fous rires.

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