Le point de vue de la mort

Le point de vue de la mort

À propos

Un monologue acide sur la vie au sud de l'Algérie, par l'unique employé de la morgue d'un petit village pétrifié entre l'ennui et la pauvreté.

Moussa est le seul employé de la morgue de BalBala, petit village perdu au sud de l'Algérie. Tous les morts du bled passent ici : femmes tuées par des hommes jaloux, personnes terrassées par des cancers provoqués par la pollution de l'importante plate-forme pétrolière voisine (à la fois distilleuse de mort et seule source de travail...), migrants, contrebandiers et autres fuyards, enfants abandonnés à eux-mêmes, suicides, victimes de scorpions... C'est à une véritable étude socio-politique sauvage à laquelle se livre Moussa, en enregistrant ses réflexions à l'aide d'un dictaphone, comme le lui a demandé Aziz, son seul confident et ami, dans le but d'écrire un livre - Aziz, qui est également le trublion du village, celui qui n'a de cesse de dénoncer les injustices,de pointer du doigt les véreux de toutes espèces : religieux, politiques, patrons, etc.
Jusqu'au jour où Aziz s'immole en plein tribunal de BalBala, et se retrouve à la morgue, en compagnie de son ami Moussa...
BalBala (mot qui veut dire tumulte en arabe) est un petit village fictif imaginé près de Ouargla, ville qui connaît une forte agitation sociale en ce moment avec le soulèvement des chômeurs du Sud (guidés par le Comité national pour la défense des droits des chômeurs, CNDDC) qui réclament un peu de justice dans l'accès au marché du travail dans les champs pétroliers. Et c'est exactement ce qu'aborde ce monologue.
Le texte repose, en partie, sur des enquêtes menées personnellement par l'auteur (reporter au quotidien algérien El Watan), à plusieurs reprises, dans le Sud algérien, où des activistes comme Aziz sont régulièrement persécutés et condamnés. L'un d'eux, un jeune juriste sans travail, avait même défrayé la chronique en s'immolant dans le bureau du directeur de l'agence de l'emploi de la ville de Ouargla...

Rayons : Littérature générale > Biographie / Témoignage littéraire > Témoignages

  • EAN

    9782847617870

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    144 Pages

  • Longueur

    17 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    1.1 cm

  • Poids

    120 g

  • Distributeur

    Les Presses Du Reel

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Mustapha Benfodil

Mustapha Benfodil est né en 1968 à Relizane, dans l'ouest de l'Algérie. Il a entamé des études de mathématiques avant de se convertir au journalisme. Il est également l'auteur de plusieurs romans et de plusieurs textes de théâtre.
L'une de ses nouvelles, Paris-Alger classe enfer (2003) a été mise en lecture par l'humoriste Fellag à la Maison de la culture de Bobigny (MC 93) en mars 2004 et par l'ancien administrateur de la Comédie Française Marcel Bozonnet au festival des Francophonies en Limousin (2007). Comme reporter, Mustapha Benfodil s'est rendu deux fois en Irak en pleine guerre, expérience qu'il relate dans un récit : Les six derniers jours de Bagdad - Journal d'un voyage de guerre. En 2008, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, il a été distingué par le prix international Omar Ouartilani décerné par le journal El Khabar.
Durant l'été 2009, il a lancé un cycle de lectures théâtrales sous le titre : Pièces détachées - Lectures sauvages. Il sillonne ainsi l'Algérie «underground», enfilant les lieux les plus improbables pour y donner lecture de ses textes. Avec un groupe d'écrivains (des «agit'auteurs» comme il les appelle), il a créé un collectif d'agitation citoyenne baptisé Bezzzef ! (C'est trop !). Mustapha Benfodil vit et travaille actuellement à Alger où il est journaliste au quotidien El Watan.

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