J'ai tué Shéhérazade
J'ai tué Shéhérazade

Arabe J'ai tué Shéhérazade (édition en arabe)

À propos

Joumana Haddad, voluptueuse féministe, a les mains pleines de sang, celui de l'astucieuse, inventive et immémoriale conteuse, Shéhérazade, qu'elle a en fait tuée deux fois.
La première fois, dans sa tête, progressivement, comme une conséquence de son mépris du marchandage et de la compromission utilisés par la femme pour obtenir des droits qui devraient lui être acquis. Ce meurtre, l'auteure l'avait concrétisé dans l'écriture de Hâkaza qataltou Shahrazad, lors de sa première édition en 2010.
La seconde fois, de nos jours, avec cette nouvelle édition qui s'est imposée puisque rien de vraiment concret n'est venu exprimer un changement ni une amélioration de la condition de la femme dans le monde arabe.
« Aujourd'hui, dit Joumana Haddad, alors que nous sommes confrontés au massacre de la dignité humaine, comment rester indifférent au massacre de la dignité de la femme arabe ? Comment ne pas réagir face à la détestable déification du mâle qui entretient l'avilissement de la femme ? Une telle situation est une insulte qui porte atteinte à la dignité de tout homme véritable ».
Joumana Haddad a donc, une fois de plus, les mains pleines de sang, mais elle ne s'en cache pas. Elle les brandit bien haut. Car si elle a tué Shéhérazade, c'est pour que celle-ci renaisse, une fois pour toutes, libre et maîtresse d'elle-même.

Rayons : Littérature générale > Biographie / Témoignage littéraire > Témoignages

  • EAN

    9786144386231

  • Disponibilité

    Indisponible

  • Nombre de pages

    160 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    14.5 cm

  • Poids

    210 g

  • Distributeur

    Sofiadis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Joumana Haddad

Joumana Haddad est née en 1970, à Beyrouth.
Poète et écrivaine, elle est également une traductrice émérite qui parle sept langues. Journaliste culturelle et critique littéraire, elle dirige
les pages du quotidien An-Nahar dédiées à la culture.
En décembre 2008, cette féministe indocile brave les tabous et publie le premier numéro de Jasad (Corps), une revue trimestrielle qui se
propose de parler du corps arabe dans ses diverses représentations, et dont les pages sont ouvertes aux intellectuels et artistes arabes et
étrangers.
Militante de premier plan pour l'émancipation de la femme et la liberté d'expression, en 2014 elle a fait partie des 100 femmes arabes les
plus influentes du monde, sélectionnées par le magazine Arabian Business.
Détentrice de plusieurs prix et récompenses libanais et internationaux, l'oeuvre de cette « femme arabe écrivaine en colère » comprend, entre autres, Le Retour de Lilith, son écrit le plus cher ; La Mort viendra et elle aura tes yeux, une anthologie poétique sur 150 poètes suicidés ; Superman est arabe, une dénonciation de l'hypermâle ; J'ai tué Schéhérazade, le journal d'une femme libre, et Le Troisième sexe, le roman constat d'une vie d'expériences.

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